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Arrestation du chargé de communication de l’USN, Dr Kadar Abdi Ibrahim, ce jeudi 14 janvier 2016 (14/01/16)

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Dr Kadar Abdi Ibrahim : une plume fluide, forte et surtout soignée. Une manager sans pair, n’est-il celui par lequel la plus célèbre et la plus consulté page facebook (Union pour le salut Nationale) est devenu un volet d’information instantanée !

L’homme est le cerveau derrière l’Aurore. Cette unique bulletin d’information libre dans une dictature où la presse est en otage pour un seul homme !

L’homme est une figure caché, mais est la pièce maîtresse de la communication de l’USN. Normal, qu’il dérange le régime.
Dr Kadar Abdi Ibrahim est aussi un enseignant dévoué , un intègre de métier; ses étudiants vous le témoigneront !

NOUS DEMANDONS SA LIBÉRATION IMMÉDIATE !!!

 

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Communiqué de la LDDH: Arrestation de Kadar Abdi, co-directeur de publication de l’Aurore, mensuel de l’USN (14-01-16)

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Communiqué de presse
Djibouti, le 14 janvier 2016

Arrestation de Kadar Abdi, co-directeur de publication de l’Aurore, mensuel de l’USN

1. Kadar Abdi Ibrahim, co-directeur de publication de l’Aurore, arrêté par la gendarmerie

Kadar Abdi Ibrahim, co-directeur de publication de l’Aurore, mensuel de l’USN (coalition de l’opposition), journaliste, enseignant des mathématiques à l’Université de Djibouti et membre du Haut Conseil, a été arrêté ce jeudi 14 janvier 2016 vers 17h à son domicile par des gendarmes.

Il est actuellement détenu au SRD (Section des Recherches et de la Documentation) de la brigade Nord de Djibouti-ville appelé communément « Fichta ».

Nous ignorons pour le moment les raisons de son arrestation.

2. Arrestation du jeune opposant Zakaria Rirache Miguil

Nous avons appris aussi que le jeune opposant Zakaria Rirache Miguil, membre de l’USN, a été arrêté à son tour ce jeudi 14 janvier 2016 vers 17h30 par la police.

L’ODDH dénonce et condamne ces arrestations arbitraires et cette banalisation de la violence sur les membres de l’opposition.

L’ODDH dénonce et condamne les violations répétées des droits fondamentaux et la mise entre parenthèses du respect des droits humains et de la démocratie.

L’ODDH recommande au pouvoir de se conformer aux normes internationales ratifiées par Djibouti, aux dispositions constitutionnelles relatives à la protection des citoyens, au respect des libertés fondamentales, à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

L’ODDH appelle une fois encore au pouvoir public à la libération sans conditions de tous les prisonniers politiques, à la cessation des poursuites et des harcèlements aux sympathisants, aux militants de l’opposition mais aussi aux associations et aux citoyens considérés à tort ou à raison comme proche de l’opposition.

Agir pour la démocratie, la dignité et la justice

Farah Abdillahi Miguil
Président de l’ODDH

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Communiqué de presse de l’ARD: Violation des droits de l’homme à Djibouti, la vigilance internationale s’organise : Appel à présence des instances internationales à l’audience du 17 janvier (12/01/16)

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OMMUNIQUE DE PRESSE
12 janvier 2016
Violation des droits de l’homme à Djibouti,
la vigilance internationale s’organise :
Appel à présence des instances internationales à l’audience du 17 janvier

La vigilance internationale s’organise autour de la décision judiciaire qui sera rendue le 17 janvier 2016 dans le procès visant M. Omar Ali Ewado, Président de la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme, arrêté, incarcéré et mis au secret pour avoir publié la liste nominative des morts, disparus et blessés lors du massacre policier de Buldhuqo le 21 décembre dernier.

Alors que l’on s’interroge encore sur la réelle position de la France et du gouvernement français en faveur de la protection des Droits de l’Homme à Djibouti et du respect des défenseurs des droits de l’homme comme de la liberté d’expression démocratique, la vigilance internationale des ONG mais aussi d’instances officielles européennes et Internationales s’organise, et on assiste à une montée en puissance en convergence croissante en faveur de la protection des défenseurs djiboutiens des droits de l’homme, et de la prochaine échéance judiciaire du 17 janvier au Tribunal d’Instance de Djibouti.

Des ONG / associations de protection des défenseurs des droits de l’homme s’associent ce 12 janvier (d’autres ONG suivront) pour demander que toute la vigilance des ONG, des instances officielles et des représentants des gouvernements démocratiques présents à Djibouti soit mobilisée et s’affirme activement avant, et lors du rendu de la décision du Tribunal correctionnel de Djibouti le 17 janvier prochain pour le procès de M. Omar Ali Ewado, inculpé pour avoir diffusé la liste nominative des morts, disparus et blessés du massacre du 21 décembre à Buldhuqo / Balballa, selon les charges suivantes :
– diffusion de fausses informations
– diffamation publique
– tentative d’entrave à la justice

Le Rappel des faits :
Le 29 décembre 2015 au matin, M. Omar Ali Ewado, Président de la Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme, traversait le barrage filtrant mis en place par les forces de police du régime djiboutien qui stationnaient devant l’hôpital militaire français depuis les événements du 21 décembre. M. Omar Ewado venait chercher et aider le Secrétaire Général de la LDDH (Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme) et député à l’Assemblée nationale, M Saïd Houssein Robleh, grièvement blessé par balles par la police du régime le 21 décembre après-midi (après le massacre de Buldhuqo). Opéré et soigné par les médecins de l’hôpital militaire français Bouffard, M. Said Robleh était ‘sorti’ de l’hôpital le 29 au matin, sous la pression du représentant du gouvernement français à Djibouti.

C’est précisément au moment où il aidait son secrétaire général que MM. Omar Ewado a été appréhendé par la police djiboutienne, en même temps que M. Said Robleh, et qu’ils se sont vus tous deux dépouillés de tous documents et dossiers LDDH comme de leurs téléphones. Après quelques dizaines de minutes Monsieur Robleh a été libéré sans restitution de ses téléphones, documents et effets personnels. et il a pu regagner son domicile, tandis que M Omar Ewado était menotté, emmené et incarcéré au secret à la BRD de Djibouti aux motifs énoncés ci-dessus.

Après une première comparution le 31 décembre 2015, puis une première audience le 3 janvier 2016, sans la présence d’un avocat, M. Omar Ewado a comparu le 10 janvier 2016, assisté d’un avocat local, après que, alerté par l’ARDHD, Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti, Maître Emmanuel Daoud, membre du groupe d’action judiciaire de la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme), avocat au barreau de Paris, membre du Conseil de l’Ordre du barreau de Paris, inscrit sur la liste des Conseils de la Cour pénale internationale(CPI), et pénaliste de renom, avec un mandat direct de l’épouse et du fils de M. Ewado (lui-même ne pouvait s’exprimer puisqu’au secret le plus total), venait de faire parvenir deux courriers officiels, l’un au Procureur pour lui confirmer qu’il allait piloter la défense et un autre au bâtonnier du Barreau de Djibouti, pour lui demander quelles décisions il comptait prendre dans cette situation.
(cf. notre communiqué ARDHD du 9 janvier 2015)

Le 17 janvier, le tribunal de Djibouti doit rendre son jugement.
Les ONG signataires et organisations associées attirent solennellement l’attention de la communauté internationale et demandent expressément aux représentants des gouvernements démocratiques et de l’Union européenne de déléguer un représentant à l’audience du 17 janvier, pour signifier leur soutien et leur souci du respect des défenseurs des droits humains. (Liste des organisations et association signataires : ARDH,LDDH,SURVIE).

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Djibouti : lettre ouverte à ONU, UA, UE, Elysée : massacre du 21 décembre 2015 et arrêt brutal du processus électoral (12/01/16)

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Collectif de Solidarité avec les Luttes Sociales et Politiques en Afrique

Paris, le 11 janvier 2016

https://electionsafrique.wordpress.com/2016/01/12/djibouti-lettre-ouverte-a-onu-ua-ue-elysee-massacre-du-21-decembre-2015-et-arret-brutal-du-processus-electoral/

https://electionsafrique.wordpress.com

Ban Ki-Moon, United Nations Headquarter, 405 East 42nd Street, 32nd Floor, New York, NY 10017, USA

Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, UA – African Union Headquarters, P.O. Box 3243, Roosvelt Street (Old Airport Area), W21K19 Addis Ababa, Ethiopia

Mme Federica Mogherini, UE – Service Européen Action Extérieure, 242 rue de la Loi, 1049 Bruxelles, Belgique

François Hollande, Palais de l’Elysée, 55 Rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris

Lettre ouverte à l’attention de :

  • Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations unies,
  • Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine,
  • Mme Federica Mogherini, Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité‎, vice-présidente,
  • François Hollande, Président de la République française,

Objet : Djibouti : massacre du 21 décembre 2015 et arrêt brutal du processus électoral

 Monsieur le Secrétaire général des Nations unies,

Madame la présidente de la Commission de l’Union africaine,

Madame la Haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité‎,

Monsieur le Président de la République française,

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Notre silence est coupable … Par Farah Abdillahi Miguil (11/01/16)

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Djibouti, le 11 janvier 2016

« Plus grave que ceux qui se trompent, il y a ceux qui trompent : les ‘’faussaires’’. Ils recourent à des arguments aux quels ils ne croient pas eux-mêmes pour mieux convaincre téléspectateurs, auditeurs ou lecteurs. Ils peuvent croire à une cause mais emploient des méthodes malhonnêtes pour la défendre. (…)
Pire encore : les ‘’mercenaires’’. Ceux-là ne croient en rien, si ce n’est à eux-mêmes. Ils vont adhérer (ou plutôt faire semblant d’adhérer) à des causes, non parce qu’ils sont convaincus de leur bien-fondé, mais parce qu’ils estiment qu’elles sont porteuses, qu’elles vont dans le sens du vent dominant.
(…). La frontière entre ‘’faussaires’’ et ‘’mercenaires’’ n’est pas étanche. Dans tous les cas, tous sont conscients qu’ils sont aux antipodes de l’honnêteté intellectuelle, et ils ne s’en soucient pas pour deux raisons.
La première est que pour eux, la fin justifie les moyens. (…)
La seconde est qu’à partir du moment où ils défendent les thèses dominantes, leurs méthodes répréhensibles ne seront jamais sanctionnées. Pourquoi s’embarrasser de scrupules. » Pascal Boniface (les intellectuels faussaires).

Des journées d’interrogations, des nuits d’insomnies, ballotté entre colère et épuisement. L’image de la petite Soumeya vous poursuit partout. Une enfant de 7 ans. Difficile d’imaginer la douleur et la souffrance des parents. Rien ne pourra combler leur peine.

Que faire ? Que dire ? Comment vivre après avoir été témoin de l’horreur ? Les massacres que les djiboutiens avaient l’habitude de voir sur leurs petits écrans se passent tout près de leurs quartiers voire de leurs habitations. C’était le 21 décembre 2015 dans un quartier ou plutôt une favela de la banlieue de Balballa du nom de Buldhuqo. Le bilan réel des morts, des blessés et des disparus n’est toujours connu. La petite Soumeya est l’une des victimes de cette tuerie. Le lieu du drame est constamment occupé par les hommes en uniformes. C’est devenu une affaire politique. La politique, ce poison qui empoisonne l’Afrique.

Heureusement, la guerre civile que beaucoup de personnes prédisaient ou d’autres espéraient n’a pas eue lieu. Les djiboutiens ne se sont pas entre-tués. La guerre entre clans n’a pas eu lieu. Une chose est sûre. Si le destin de notre peuple reste, encore, entre les mains de ces politiciens qui ne font pas de politique mais plutôt des calculs bassement primaires, alors nous courrons vers un suicide collectif.

Et comme toujours, les professionnels du maquillage et de l’ordre établi à savoir les porte-paroles du pouvoir et les okals triés sur le volet, se sont aussitôt succédés sur les ondes des radios et télévisions nationales et internationales, évoquant des incidents au lieu d’un drame humain. En faisant preuve d’un déni de la réalité ces ‘’faussaires’’ et ces ‘’mercenaires’’ sont aussi criminels que les donneurs d’ordre.

Quelques jours après ce drame je recevais un mail d’un ex-collègue et ami très cher. Il m’écrit «En arrivant au travail, je pensais que tout le monde serait en deuil, objectifs par rapport aux faits, aux circonstances dans lesquelles cette réalité s’est produite et à leurs impacts intenses sur les familles endeuillées.
Quelle désillusion! Quel déclin!
Je n’ai rencontré qu’indifférence, banalisation de la mort, l’ancrage tribal. On parle des différents clans, de généalogie. J’ai entendu tous les noms des clans existant à Djibouti (pour la première fois, on m’apprenait les tribus existantes! Mes parents ne l’ont jamais fait!).
Peu de personnes ont évoqué les morts, les blessés, les disparus. On ne les connait pas ou on ne cherche pas à les connaitre!
On est en train de s’enliser sensiblement dans le chaos. Voilà qu’une autre peur me gagne! Je sens une mutation de l’humanité, les valeurs humanistes s’érodent. On sent une concurrence malsaine dans l’abomination en relativisant, voire en niant la souffrance de l’autre. »

C’est ainsi qu’à chaque fois qu’un drame secoue notre pays un tribalisme structurel et latent refait surface et la fraternité humaine et citoyenne est gommée d’un revers. A l’avenir, il nous faudra des êtres humains avec une conscience mais aussi des femmes et des hommes de dignité qui se lèvent pour dire ça suffit. Basta !

D’ailleurs, dans les circonstances actuelles le silence s’apparente à un crime lorsqu’on refuse à condamner l’horreur. On se doit de dénoncer le crime d’où qu’il vienne (notre parti, notre famille, …). En effet, dans ces moments, on doit prendre parti contre sa famille, son parti, ses amis, … et faire preuve de courage et de lucidité pour condamner toute forme de terreur. Nous en sortirons grandis car demain « nous serons jugés au regard de notre cohérence et de nos résistances »!

Et dire que, ceux qui, hier, brillaient, pour la plupart, par leur silence assourdissant face au drame du 18 décembre 1991 à Arhiba où des citoyens étaient tombés sous les balles des forces de l’ordre, sont ceux qui hurlent le plus aujourd’hui. Une émotion à géométrie variable qu’on doit condamner et dénoncer avec la plus grande fermeté.