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Manifestation pour les alternances démocratiques en Afrique SAMEDI 23 JANVIER 14 H à Paris

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Y’EN A MARRE ! ÇA SUFFIT COMME ÇA ! DU BALAI !

Manifestation pour les alternances démocratiques en Afrique

SAMEDI 23 JANVIER 14-16H

Devant la Maison de la Radio – Place Clément-Ader – à Paris

 


Ali Bongo, pas élu « comme on l’entend », du balai !

Nous citoyen-ne-s d’Afrique, d’Europe et d’ailleurs, épris-e-s de valeurs démocratiques et non-violentes, sommes interpellé-e-s par l’actualité politique en ce début d’année 2016. Les populations de nombreux pays d’Afrique sont prises en otage par le pouvoir en place. « Douze familles aujourd’hui au pouvoir en Afrique l’étaient déjà en 1990. 87% des Gabonais et des Togolais n’ont connu qu’une seule famille à la tête de l’Etat ! »

Est-ce avec des adversaires de la démocratie, qui s’accaparent les richesses nationales, qui violent le droit international et leurs propres constitutions pour se maintenir au pouvoir, que nous espérons bâtir un monde meilleur ?

En 2016, en Afrique, se dérouleront un maximum d’élections, 15 présidentielles et 13 législatives. Une partie des scrutins seront des mascarades électorales organisées dans des dictatures : en février en Ouganda, en mars au Congo Brazzaville, suite au coup d’Etat constitutionnel d’octobre 2015, au printemps à Djibouti, dans des conditions inacceptables suite à l’attaque de l’opposition par les forces de l’ordre fin 2015, au printemps au Tchad, puis sans doute au second semestre, au Gabon, en Angola, en Guinée Equatoriale et au Congo Kinshasa.

Gabon : la famille Bongo au pouvoir depuis 1967 !

Guinée Equatoriale : Tedoro Obiang Nguema au pouvoir depuis 1979 !

Congo Brazzaville : Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis 1979 !

Ouganda : Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986 !

Tchad : Idriss Déby au pouvoir depuis 1990 !

Congo Kinshasa : Joseph Kabila au pouvoir depuis 1997 !

Djibouti : Ismaïl Omar Guelleh au pouvoir depuis 1999 !

Y’en a marre ! Ça suffit comme ça ! Du balai !

Aujourd’hui est venu le temps de réagir pour tourner la page de ces régimes ! Nous sommes déterminé-e-s à faire vivre les conditions d’une mobilisation citoyenne pour une véritable alternance démocratique dans tous les pays d’Afrique. En 2016, les fraudes électorales sous toutes les formes ne seront plus acceptées. Les présidents qui s’imposeront par la force, créeront les conditions de crises qui aboutiront inévitablement à leurs chutes.

Ensemble, face aux yeux du monde, donnons un bon coup de balai citoyen !

Rendez-vous samedi 23 janvier de 14 à 16h

devant la Maison de la radio, Place Clément-Ader (à côté du Pont de Grenelle)

RER C Av. Pdt Kennedy Maison Radio France, M° 9 Ranelagh / 10 Javel-André Citroën, bus 72 et 82

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Communiqué de presse ODDH : Inlassablement, le pouvoir veut réduire en silence toute expression libre avant les élections présidentielles d’avril 2016 (20-01-16)

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE:
Les arrestations arbitraires et les condamnations abusives s’amplifient

Djibouti, le 20 janvier 2016

1. Omar Ali Ewado, président de la LDDH, condamné à 3 mois de prison ferme

Omar Ali Ewado, président de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), a été condamné hier, le 17 janvier 2016, à trois (3) mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Djibouti. Coupable de diffamation publique selon le juge pour avoir publié une liste nominative des victimes du massacre du 21 décembre 2015. Une fois de plus cette condamnation est une démonstration du pouvoir à vouloir réduire en silence les défenseurs des droits humains en république de Djibouti.

2. Kadar Abdi Ibrahim, condamné à 2 mois de prison avec sursis

Kadar Abdi Ibrahim co-directeur de publication de l’Aurore, mensuel de l’USN (coalition de l’opposition), journaliste, enseignant des mathématiques à l’Université de Djibouti et membre du Haut Conseil, a été condamné à deux (2) mois de sursis le 19 janvier 2016, après une journée marathon très éprouvante pour la famille, les amis et l’avocat de ce dernier.

3. L’Aurore, mensuel et organe de presse de l’USN, suspendu durant 2 mois

En plus de la condamnation de Kadar Abdi, co-directeur de publication, le journal l’Aurore a été condamné à deux (2) mois suspension. Or, comme il nous a été rapporté la famille de la petite Soumeya n’a jamais porté plainte contre l’Aurore.
Une fois de plus, le pouvoir par cette condamnation témoigne de sa volonté de réduire en silence toute expression libre et indépendante dans le pays. L’Aurore, seul journal indépendant de la presse à Djibouti, était à son 5 ème édition, son 1er numéro date de septembre 2015.

4. Zakaria Rirache Miguil en séquestration à Nagad depuis le 14 janvier 2016

Le militant USN Zakaria Rirache Miguil, arrêté le 14 janvier 2016, est toujours détenu dans l’Académie de Police de Nagad qui n’est ni un commissariat de police ni une brigade de gendarmerie. Selon les informations dont nous avons pu recueillir, il est en isolement total et n’a pu bénéficier d’aucune assistance à savoir celle d’un médecin ni d’un avocat. D’ailleurs, selon les mêmes sources aucune garde à vue ne lui a été notifiée et aucune procédure judiciaire n’a été ouverte à son encontre.

5. Procès de Mohamed Ibrahim Waiss, journaliste de la Voix de Djibouti, renvoyé pour le 24/01/16

Le journaliste Mohamed Ibrahim Waiss , de la Voix de Djibouti, arrêté le 11 janvier 2016 dans la capitale djiboutienne par la gendarmerie et placé en mandat de dépôt à la prison centrale de Gabode le 13 janvier 2016 et qui avait bénéficié d’une liberté provisoire le 17 janvier 2016 sera à nouveau devant les juges le dimanche 24 janvier 2016, date du renvoi pour le procès.
Cette radicalisation et cette intensification de la répression à Djibouti contre toutes les voix discordantes ou contraires ainsi que l’instrumentalisation de la justice par le pouvoir actuel, risquent de nous conduire vers des dérives sans précédent.

L’ODDH dénonce et condamne ces arrestations arbitraires, ces condamnations abusives et cette banalisation de la violence sur les membres de l’opposition et des citoyens en général.

L’ODDH dénonce et condamne les violations répétées des droits fondamentaux et la mise entre parenthèses du respect des droits humains et de la démocratie.

L’ODDH recommande au pouvoir de se conformer aux normes internationales ratifiées par Djibouti, aux dispositions constitutionnelles relatives à la protection des citoyens, au respect des libertés fondamentales, à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Agir pour la démocratie, la dignité et la justice

Farah Abdillahi Miguil
Président de l’ODDH

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RSF: HARCÈLEMENT CONTRE LES JOURNALISTES À DJIBOUTI (19-01-16)

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Source: RSF

Reporters sans frontières (RSF) condamne vigoureusement les mauvais traitements subis par Mohamed Ibrahim Waïss, reporter pour la radio La Voix de Djibouti injustement retenu en détention du 11 au 17 janvier, et demande aux autorités djiboutiennes de cesser de harceler les journalistes.

Arrêté et détenu 11 au 17 janvier, le journaliste djiboutien Mohamed Ibrahim Waïss aurait été victime de graves violences de la part de la Section de Recherches et de Documentation (SRD). Les gendarmes l’ont contraint par la force à signer un procès verbal contre son gré et à livrer ses identifiants et mots de passe Facebook afin de publier en son nom des images insultantes à l’encontre de l’opposition.

RSF dénonce les conditions de détention dont le journaliste a été victime : privé de tout contact avec son avocat, il n’a pas eu accès à un médecin après ces violences et a refusé de manger par peur que la nourriture de la prison de Gabode ne soit pas comestible. Face à l’absence de charges, le tribunal de Djibouti devant lequel le reporter a comparu le 17 janvier n’a pas eu d’autre choix que de le relâcher. Il est néanmoins reconvoqué le 24 janvier.

RSF avait déjà défendu le journaliste, arrêté arbitrairement à plusieurs reprises ces dernières années : il a ainsi passé plus de quatre mois dans la même prison de Gabode en 2011, quelques jours en décembre 2013 et dix jours en août 2014.

Mohamed Ibrahim Waïss n’est pas le seul journaliste dans le viseur des autorités puisque son arrestation a précédé de peu celle de Kadar Abdi Ibrahim, co-directeur de L’Aurore, un journal lancé il y a quelques mois par la principale coalition d’opposition, l’Union pour le salut national (USN). Kadar Abdi Ibrahim a été arrêté le 14 janvier pour avoir publié en Une la photo d’une victime du massacre de Buldhuquo, lors duquel les policiers ont ouvert le feu sur une manifestation interdite, faisant au moins 29 morts d’après la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme. Relâché le 16 janvier, il reste poursuivi bien que les parents de la défunte -une fillette de 7 ans- aient confirmé qu’ils ne portaient pas plainte pour l’utilisation de la photo.

« A l’approche des élections présidentielles d’avril 2016, les autorités djiboutiennes cherchent à réprimer toute voix dénonçant les agissements du gouvernement, déclare Christophe Deloire, secrétaire général de RSF. Nous demandons aux autorités djiboutiennes d’abandonner ces poursuites judiciaires et de cesser de harceler les journalistes ».

A Djibouti, les journaux sont traditionnellement les porte-paroles des différents partis politiques mais au fil des ans, les organes d’opposition ont progressivement disparu. Objets d’un harcèlement permanent et de campagnes d’intimidation orchestrées par le gouvernement, les journalistes sont régulièrement arrêtés et torturés, avant d’être relâchés et poursuivis en justice.

La situation s’est aggravée depuis le début de la campagne du président sortant Ismaël Omar Guelleh, candidat à un 4ème mandat. Les autorités djiboutiennes ne reculent devant rien pour faire taire l’opposition et les arrestations de journalistes se multiplient.

Djibouti est classé 170 sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse 2015 établi par RSF.

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Célébration du 3ème aniversaire de l’USN ce samedi 16 janvier 2016 : message du président Ahmed Youssouf Houmed (photos) (16-01-16)

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Célébration du 3ème aniversaire de l’USN ce samedi 16 janvier 2016 : message du président Ahmed Youssouf Houmed.

Posté par Union pour le Salut National – USN sur dimanche 17 janvier 2016

 

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Journalists arrested without charge in Djibouti (Comite de protection de journalistes, 16-01-16)

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Le CPJ, le Comité pour la Protection des Journalistes indépendants s’inquiètent des arrestations abusives du co-directeur du journal mensuel L’Aurore, Kadar Abdi Ibrahim et du journaliste à l’hebdomadaire La Voix De Djibouti, Mohamed Ibrahim Waiss.

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New York, January 15, 2016 – Officials in Djibouti should immediately release two journalists arrested this week, the Committee to Protect Journalists said today. Police arrested Kadar Abdi Ibrahim on Thursday, and arrested Mohamed Ibrahim Waiss on Monday, but have yet to charge either, according to the Facebook page of a local publication.

Kadar Abdi Ibrahim, a writer and the co-director of the monthly Aurore (Dawn), was arrested at his home on Thursday, US-based Djiboutian scholar Abdourahman Waberi told CPJ. Aurore is a publication of the country’s opposition party, the Union Pour Le Salut National (USN). Police arrested Ibrahim immediately after the paper’s most recent edition was published, Waberi said.

« Journalists should not be jailed for reporting or commentating on events as they see them, even if they are deemed to work for politically aligned publications, » said CPJ Africa Program Coordinator Sue Valentine. « Djibouti authorities must either explain why these journalists are detained or immediately release them. »

Mohamed Ibrahim Waiss, a journalist with the independent radio station Voix de Djibouti, was arrested on Monday afternoon, and has since been held incommunicado, denied access to either his family or his lawyer, according to a news report and the Voix de Djibouti’s Twitter account. Waberi told CPJ that Wais was covering a small political demonstration in Balbala at the time of his arrest. Waiss had previously been targeted by Djiboutian authorities, having been arrested while covering local protests in 2014, according to CPJ research.

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Le Secrétaire d’Etat à l’Asile,Théo Francken a été interpellé sur la situations des demandeurs d’Asile Djiboutiens en Belgique (15/01/16)

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Le Secrétaire d’Etat à l’Asile,Théo Francken a été interpellé sur la situations des demandeurs d’Asile Djiboutiens en Belgique par la député Grovonius Gwenaelle que nous remercions au passage.

Auteur Gwenaëlle Grovonius, PS
Département Secrétaire d’État à l’Asile et la Migration, chargé de la Simplification administrative, adjoint au ministre de la Sécurité et de l’Intérieur
Sous-département Asile, Migration et Simplification administrative
Titre La situation des réfugiés djiboutiens.

Question
J’ai été interpellée par un membre de l’opposition au régime du président Djiboutien Ismaël Omar Guelleh, dont les menaces d’emprisonnement sont sérieuses. En effet, malgré un accord-cadre signé en décembre 2014 et mettant fin à une crise politique ouverte entre le pouvoir et l’opposition suite à la crise poste-électorale du 22 février 2013, un état de non-droit perdure au détriment des règles de la justice et des libertés fondamentales, de la constitution du pays, de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, etc. La mise en oeuvre de tous les points de l’accord-cadre est au point-mort. Le ramadan et les vacances parlementaires qui commencent ramènent tout cela à la rentrée avant laquelle il ne se passera plus rien, sauf dans les rues de Djibouti où la répression a repris. Parmi les points de l’accord-cadre, celui qui a été honoré est le paiement des indemnités aux députés et les passeports de certaines personnalités ont été restitués. Il n’y a rien sur la constitution d’une commission électorale nationale indépendante et rien non plus sur la reconnaissance du statut de l’opposition, ce qui constituait les deux points essentiels de l’accord. Cette mise en contexte relève plus, sans doute, des relations extérieures. Mais elle me parait indispensable pour souligner à quel point la situation reste difficile dans ce pays, et réelles les craintes des opposants quant à leur sécurité. 1. Quel est le nombre de demandes d’asile de ressortissants de Djibouti pour l’année écoulée et la durée des délais d’attente pour le traitement de leurs dossiers? 2. Quelle est la réponse la plus largement entendue par les demandeurs d’asile djiboutien, en sachant que Djibouti ne se trouve pas sur la liste des Pays Sûrs du Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides et que leur liberté est visiblement menacée?
Statut 1 réponse normale – normaal antwoord – Réponse publiée
Publication réponse B055 – Page : Pdf pas encore disponible
Date publication 21/12/2015, 20152016
Réponse
1. En 2014, 121 demandes d’asile ont été introduites par des ressortissants djiboutiens. Pour ce qui concerne les huit premiers mois de l’année 2015, ce nombre s’élève à 65. La charge de travail (nombre de dossiers encore à traiter) du CGRA pour les dossiers djiboutiens s’élève approximativement à 66 dossiers. Les statistiques de durée de traitement par pays ne sont pas disponibles. La durée moyenne de traitement au CGRA des nouveaux dossiers d’asile (tous pays confondus) s’élève jusqu’à présent à environ trois mois (entre la transmission du dossier par les services de l’OE et la décision du CGRA). 2. À l’instar de toutes les autres demandes d’asile, les demandes émanant de ressortissants djiboutiens sont traitées et appréciées par des instances indépendantes (le CGRA et le CEE en cas de recours contre une décision de refus du CGRA) et ce, compte tenu de la situation dans les pays d’origine et de la situation individuelle des personnes concernées. – En 2014, le CGRA a pris 105 décisions de fond concernant des dossiers djiboutiens. Parmi ces 105 décisions, 44 étaient des décisions de reconnaissance de la qualité de réfugié et 61 des décisions de refus. Le taux de protection pour 2014 s’élevait donc à 41,9 %. – En 2015 (de janvier à août), le CGRA a pris 80 décisions de fond concernant des dossiers djiboutiens. Parmi ces 80 décisions, 37 étaient des décisions de reconnaissance de la qualité de réfugié et 43 des décisions de refus. Le taux de protection pour 2015 s’élève donc jusqu’à présent à 46,2 %.