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RISQUE DE TORTURES : UN DÉFENSEUR DES DROITS DE L’HOMME EN DANGER (11/01/16)

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Ali Omar Ewado, militante de la ligue djiboutienne des droits de l’homme, est détenu dans la prison de Gabode. Il est privé, jusqu’à ce jour, de toute visite. 11/01/2016

Ali Omar Ewado

Ali Omar Ewado, militant de la Ligue djiboutienne des droits de l’homme (LDDH), a été arrêté, le 29 décembre 2015 au matin par des gendarmes, devant l’hôpital militaire français Bouffard. Il était venu rencontrer un député de l’opposition, hospitalisé après avoir été gravement blessé par des policiers.

Le 26 décembre 2015, la LDDH avait appelé publiquement à la mise en place d’une commission d’enquête internationale à propos de la répression  de la cérémonie religieuse célébrée à Buldhuquo cinq jours plus tôt, le 21 décembre. Selon la LDDH, des policiers et des militaires ont, à cette occasion, eu recours à des armes létales. Le bilan provisoire est lourd : au moins 28 morts, 52 blessés, 34 disparus et 13 prisonniers.

Au cours du week-end du 26-27 décembre, M. Ali Omar Ewado s’est exprimé à ce sujet sur les antennes de Radio France Internationale (RFI). Les activités de la LDDH ne plaisent pas au régime en place à Djibouti, qui, à l’approche de l’élection présidentielle d’avril 2016, a entrepris de réprimer systématiquement l’opposition et ses soutiens populaires.

Ali Omar Ewado est détenu dans la prison de Gabode. Il est privé, jusqu’à ce jour, de toute visite. Il a comparu devant le Tribunal correctionnel le 10 janvier 2016, en présence d’un avocat local. Le procureur a requis 12 mois de prison ferme pour « diffusion de fausses nouvelles, diffamation publique et tentative d’entrave de la justice ». Le jugement a été mis en délibéré au 17 janvier.

Répression sanglante d’une cérémonie religieuse

Le 21 décembre 2015 à l’aube, des policiers sont intervenus pour disperser une cérémonie religieuse rassemblant plusieurs centaines de personnes à la mémoire du Cheik Yonis Moussa, du clan des Issas, à Buldhuquo, en périphérie de Djibouti-ville. Face à la résistance des fidèles et aux jets de pierres de ces derniers, les policiers ont tiré à balles réelles, occasionnant des affrontements violents (deux morts parmi les fidèles et plusieurs policiers blessés). Des éléments de la Garde présidentielle sont arrivés en renfort et ont ouvert le feu, tuant au moins 26 personnes supplémentaires et blessant des dizaines d’autres.

 

Descente musclée contre une réunion de l’opposition

Le 21 décembre 2015, en fin d’après-midi, plusieurs cadres de l’Union pour le Salut National (USN), coalition de sept partis de l’opposition, se sont réunis au domicile de l’un d’entre eux – Me Djama Amareh Meidal – afin de discuter de la répression survenue le matin même à Buldhuquo. Des policiers cagoulés ont interrompu cette rencontre, ont tiré sur ses participants – à l’aide de balles réelles, balles en caoutchouc et gaz lacrymogènes – et frappé plusieurs d’entre eux. M. Said Houssein Robleh, député à l’Assemblée nationale, a été gravement blessé à la gorge et a dû être opéré à l’hôpital militaire français de Djibouti. Deux autres opposants, M.Ahmed Youssouf Houmed, président de l’USN, et M. Hamoud Abdi Souldan, ont été également soignés à l’hôpital Bouffard.

Source : ACAT

Pour de plus amples informations sur la torture à Djibouti: suivre ce lien.

Vous pouvez agir en sa faveur en envoyant cette lettre.

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Droits de l’Homme menacés à Djibouti : de futures élections sous tension (10/01/16)

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Le 21 décembre 2015, au moins 27 civils sont tués à Buldhoqo, près de la capitale de la République de Djibouti. Ce « massacre » – comme le qualifie la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) – s’inscrit dans un contexte politique tendu à l’approche des élections présidentielles d’avril 2016.

Source : http://www.parlonsinfo.fr

Le 21 décembre dernier, les forces de police et l’armée intervenaient violemment lors d’une cérémonie traditionnelle organisée à Buldhoqo, un bidonville annexe à Balbala – l’un des quartiers les plus peuplé de Djibouti – en prétextant une foule hostile armée de machettes et d’armes à feu. Cette justification du ministre des Affaires Étrangères djiboutiennes est immédiatement démentie par l’opposition qui dénonce une attaque planifiée contre ce quartier connu pour rassembler les adversaires du régime. Des membres de l’Union pour le Salut National (USN), une coalition de plusieurs partis opposés au régime, auraient été blessés, arrêtés et torturés.

Le bilan — encore provisoire — est tragique. Les autorités annoncent 7 morts civils et une cinquantaine de policiers blessés alors que la FIDH annonce au moins 27 morts. La Ligue Djiboutienne des Droits de l’Homme (LDDH), elle, en comptabilise 28 en plus d’une cinquantaine de blessés et d’une dizaine d’arrestations.

Par ailleurs, ce n’est pas la première fois que ce baraquement est visé. En effet, le 26 novembre 2013, les autorités avaient déjà rasé ce bidonville et expulsé les 4000 habitants de leurs habitats de fortune. Bien que le ministre de l’Intérieur prétextait que cet événement entrait dans le cadre d’un « programme de démantèlement des occupations illégales » et aurait permis l’arrestation de contrebandiers, d’autres témoignages d’anciens habitants dénonçaient plutôt des actes d’intimidation.

Une escalade de la violence s’inscrivant dans un contexte politique tendu

Le 18 décembre 1991 avait eu lieu un massacre à Arhiba – un autre quartier peuplé de la capitale – faisant au moins 59 morts à la suite d’une succession de rafles planifiées qui furent stoppées uniquement par le survol d’un hélicoptère de l’armée française dans la zone. Le suffrage parlementaire de 2013 avait causé la mort de 6 manifestants par balle. En octobre 2015, déjà, plus d’une cinquantaine de personnes avaient été arrêtées en raison de leurs liens familiaux avec des membres du Front pour l’unité et la restauration de la démocratie (FRUD), adversaires du pouvoir. De plus, cela était sans compter la centaine de militants sympathisants d’opposition emprisonnés depuis novembre 2015, ce qui augmente le bilan d’arrestation arbitraire à 300 civils en trois mois dont une large partie serait actuellement encore en prison.

Ces circonstances avaient déjà préoccupé la FIDH qui avait très tôt tiré le signal d’alarme sur la situation et sa possible dégénérescence. Cependant, même la présence de bases militaires occidentales n’ont pas pu empêcher le drame du 21 décembre. Parmi les blessés, M. Ahmed Youssouf Houmed – le président de l’USN – serait à l’hôpital pour une fracture du col du fémur des suites de la répression et M. Said Houssein Robleh – député de l’Assemblée Nationale – aurait été atteint par des tirs à la gorge.

Le mardi 5 janvier 2016, la FIDH réclamait une enquête sur ces événements pour tenter d’apporter une lumière médiatique sur l’urgence de la situation afin d’amener la communauté internationale à se saisir du problème. Les circonstances semblent, en effet, extrêmement préoccupantes à l’approche des élections qui auront lieu en avril 2016. En effet, M. Ismaïl Omar Guelleh – actuel président de Djibouti réélu en 2011 avec 94% des voix – avait modifié la constitution en 2010 pour se permettre de concourir à un quatrième mandat après avoir pourtant renoncé publiquement à l’élection pour calmer les tensions. Ce suffrage s’annonçait déjà très tendu depuis l’annonce officielle du président de revenir sur cette déclaration un an après la fin des négociations sur la création de commissions parlementaires multipartistes. L’opposition avait alors invité à boycotter le scrutin.

Une situation préoccupante, les civils menacés

Courant 2016, l’Afrique ne verra pas moins de 16 élections présidentielles se succéder au cours de l’année, chacune amenant sont lot de tensions et d’instabilités au continent. La situation à Djibouti n’est que la cristallisation d’une situation encourue depuis plusieurs années, à force de pressions politiques et ethniques. L’inaction occidentale n’est que le résultat de l’incapacité du droit international – reposant grandement sur le consentement des États – à permettre des interventions militaires autres que celles décidées par l’Organisation des Nations Unies (ONU).

La FIDH lance à présent, le 8 janvier 2016, un appel urgent concernant M. Omar Ali Ewado – fondateur et grande figure de la LDDH – actuellement entendu par la justice djiboutienne pour diffamation publique. L’ONG dénonce une « détention » et un « harcèlement judiciaire » de celui qui a publié un compte précis et détaillé des victimes et blessés des événements du 21 décembre. Elle somme Djibouti de cesser de porter atteinte à ce « défenseur des Droits Humains » : cela ne ferait effectivement qu’aggraver ce contexte explosif et pourrait mener à de nouvelles agressions potentielles.

Les risques de violence sont imminents et bien réels. Cela fait 25 ans que Djibouti est le théâtre de brutalités répétées à l’abri du regard du monde et le destin de ce petit État ne semble pas préoccuper la communauté internationale. Pourtant, tous se souviennent de la part de responsabilité de l’inaction de l’ONU dans les événement au Rwanda en 1994 qui ne sont que le reflet de l’histoire sanglante contemporaine de l’Afrique. La France se dit inquiète de la situation et les États-Unis n’ont pas encore réagi alors que ces deux pays disposent d’une présence militaire sur le territoire djiboutien pour lutter contre les shebabs. La Chine devrait déployer des forces armées en 2017, mais il est probable que ce soit déjà trop tard.

L’état des droits de l’homme et des civils à Djibouti semble plus que préoccupant. La situation ne peut que se dégrader — encore plus à mesure qu’approchent les élections d’avril — et la réaction internationale tarde à venir alors que le monde semble, une nouvelle fois, détourner le regard.

Bastien Mollet

– See more at: http://www.parlonsinfo.fr/politique/2016/01/10/droits-de-lhomme-menaces-a-djibouti-de-futures-elections-sous-tension/#sthash.cwP3JX0A.TrvUWYT4.dpuf

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Appel urgent de la FIDH sur Djibouti : Détention et harcèlement judiciaire de M. Omar Ali Ewado (08-01-16)

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DJI 001 / 0116 / OBS 004
Détention arbitraire /
Harcèlement judiciaire

MOUVEMENT MONDIAL DES DROITS HUMAINS

Djibouti
8 janvier 2016

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante à Djibouti.

Description de la situation :

L’Observatoire a été informé de sources fiables de la détention et du harcèlement judiciaire de M. Omar Ali Ewado, membre fondateur de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH).

Selon les informations reçues, le 3 janvier 2016, M. Omar Ali Ewado a comparu devant la chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Djibouti. Il est poursuivi pour « diffamation publique » (article 425 du Code pénal) et « tentative d’entrave à l’exercice de la justice » (article 420 du Code pénal) par le Procureur de la République de Djibouti M. Maki Omar Abdoulkader, pour avoir publié une liste de victimes et de disparus lors d’un massacre perpétré par les forces de l’ordre le 21 décembre 2015 à Balbala [1].

La chambre correctionnelle a renvoyé l’affaire au dimanche 10 janvier 2016.

M. Omar Ali Ewado a été arrêté le 29 décembre 2015 en début d’après-midi près de l’hôpital militaire français Bouffard, où il était venu rencontrer un jeune député de l’opposition hospitalisé. Peu après son arrestation, M. Ewado a été embarqué à bord d’un véhicule de la Gendarmerie nationale et conduit à la Section de recherche et de documentation (SRD) de la Gendarmerie.

Le 30 décembre au matin, M. Ewado a été conduit par des gendarmes armés à son domicile, où se situe également son bureau, dans le cadre d’une perquisition. Des documents et l’unité centrale de l’ordinateur de M. Ewado ont été saisis.

Le 31 décembre, il a finalement été placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Gabode. Au 4 janvier 2016, sa famille n’aurait toujours pas été autorisée à lui rendre visite.

L’Observatoire exprime sa plus vive préoccupation quant à la détention arbitraire de M. Omar Ali Ewado, en ce qu’elle ne semble viser qu’à sanctionner ses activités de défense des droits de l’Homme. L’Observatoire appelle les autorités djiboutiennes à libérer M. Omar Ali Ewado de manière immédiate et inconditionnelle, et à mettre un terme à toute forme de harcèlement à son encontre.

Actions requises :

L’Observatoire vous prie d’intervenir auprès des autorités de Djibouti et de leur demander de :

i. Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de M. Omar Ali Ewado, ainsi que de tous les défenseurs des droits de l’Homme djiboutiens ;

ii. Libérer M. Omar Ali Ewado de manière immédiate et inconditionnelle en ce que sa détention ne semble viser qu’à sanctionner ses activités de défense des droits de l’Homme ;

iii. Mettre un terme à toute forme de harcèlement, y compris au niveau judiciaire, à l’encontre de M. Omar Ali Ewado, ainsi qu’à celle de tous les défenseurs des droits de l’Homme à Djibouti, afin qu’ils puissent mener leurs activités de défense des droits de l’Homme librement et sans entrave ;

iv. Se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus particulièrement à :
- son article 1 qui dispose que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international” ;
- son article 6(b), qui dispose que “chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres de publier, communiquer à autrui ou diffuser librement des idées, informations et connaissances su tous les droits de l’Homme et toutes les libertés fondamentales” ;
- son article 12.2, qui dispose que “l’État prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la […] Déclaration” ;

v. Plus généralement, se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par Djibouti.

Adresses :

· Son Excellence Ismail Omar Guelleh, Président de la République, Palais Présidentiel, BP 6, Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 35 50 49 / 00 253 35 02 01.
· Monsieur Ali Farah Assoweh, Ministre de la Justice, des affaires pénitentiaires et musulmanes, chargé des droits de l’Homme, BP 12, Djibouti Ville, République de Djibouti. Tel / Fax : 00 253 35 54 20
· M. Maki Omar Abdoulkader, Procureur de la République, Tel / Fax : 00 253 35 69 90, Email : likmik@caramail.com
· S.E. Mohamed Siad Doualeh, Ambassadeur, Mission permanente de Djibouti auprès de l’Office des Nations unies à Genève, 19 chemin Louis Dunant, 1202 Genève, Suisse, Tel : +41 22 749 10 90, Fax : + 41 22 749 10 91, Email : mission.djibouti@djibouti.ch
· Mr. Omar Abdi Said, Ambassadeur de Djibouti auprès des Pays du Benelux et de l’Union Européenne, 204 avenue F.D. Roosevelt, 1050 Bruxelles, Belgique, Tel : +32 2 347 69 67, Fax : + 32 2 347 69 63 ; Email : ambdjib@yahoo.be

Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de Djibouti dans vos pays respectifs.

Genève-Paris, le 8 janvier 2016

Merci de bien vouloir informer l’Observatoire de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.

L’Observatoire, programme de la FIDH et de l’OMCT, a vocation à protéger les défenseurs des droits de l’Homme victimes de violations et à leur apporter une aide aussi concrète que possible.

Pour contacter l’Observatoire, appeler La Ligne d’Urgence :
· E-mail : Appeals@fidh-omct.org
· Tel et fax OMCT : + 41 22 809 49 39 / 41 22 809 49 29
· Tel et fax FIDH : 33 1 43 55 25 18 / 33 1 43 55 18 80

 

Communiqués Dernières éditions

Des responsables politiques, des défenseurs des droits humains ainsi que des simples citoyens toujours en mandat de dépôt à la prison centrale de Gabode (06-01-16)

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Des responsables politiques, des défenseurs des droits humains ainsi que des simples citoyens toujours en mandat de dépôt à la prison centrale de Gabode

Djibouti, le 6 janvier 2016

1. Abdourahman Mohamed Guelleh dit TX, toujours en mandat de dépôt à Gabode

Abdourahman Mohamed Guelleh dit TX, secrétaire générale de l’USN et président du parti RADDE, toujours en mandat de dépôt à la prison centrale de Gabode. En effet, il a été présenté le dimanche 3 janvier 2015 devant la chambre correctionnelle du Tribunal de 1ère instance pour des accusations de provocation d’un attroupement armé. D’ailleurs, la cour s’est déclarée incompétente pour statuer le dossier et a transmis l’affaire à un juge d’instruction. Abourahman TX, sous instruction est toujours maintenu en détention provisoire à Gabode.

2. Omar Ali Ewado, toujours en mandat de dépôt à Gabode

Omar Ali Ewado, président de la LDDH, arrêté le 29 décembre 2015, a été placé en mandat de dépôt à la prison centrale de Gabode le 31 décembre 2015. Les chefs d’accusation contre Ewado sont diffamation publique et diffusion de fausses nouvelles.

Nous sommes convaincus qu’Ewado est poursuivi aujourd’hui pour ses activités de défenseurs des droits humains et surtout pour la publication d’une liste provisoire des victimes du 21 décembre 2015 dont personne ne peut contester tant qu’une commission indépendante n’a pas rendu son rapport sur le massacre de Buldhuquo. D’ailleurs sa comparution a été repoussée pour le dimanche 10 janvier 2016.

Ewado est jusqu’à présent maintenu dans un isolement total ni sa femme ni ses enfants n’ont eu accès depuis son arrestation et cela malgré la demande incessante et expresse de la famille pour leur permettre de le voir.

3. L’ancien ministre des affaires musulmanes et des biens waqfs, toujours en mandat de dépôt malgré son état de santé

Hamoud Abdi Souldan, ancien ministre des affaires musulmanes et des biens waqfs, gravement blessé le 21 décembre 2015 lors de la descente des forces spéciales au domicile de Maître Djama Amareh Meidal, arrêté à sa sortie de l’hôpital militaire Bouffard par la police ce le 30 décembre 2015 devant l’hôpital. Il a été conduit illico presto au parquet de Djibouti puis placé dans la foulée en mandat dépôt à la prison centrale de Gabode.

L’ancien ministre Hamoud a été admis en urgence à l’hôpital Général Peltier le lendemain (le 31 décembre 2015) de son placement en mandat de dépôt. Le dimanche 3 janvier Hamoud Abdi a été remis manu militari à Gabode contre de l’avis des médecins.

4. D’autres citoyens croupissent depuis les événements de Buldhuqo à Gabode sans jugements

Suite au massacre de Buldhuqo dans la périphérie de la banlieue de Balballa, des arrestations ciblées sur des simples citoyens, des fonctionnaires, des cadres de l’administration, … ont été procédées pour leur faire porter la responsabilité de la tuerie du 21 décembre 2015. La plupart de ces personnes sont toujours en mandat de dépôt à Gabode. Nous ignorons le nombre exact mais parmi eux se trouvent des hauts cadres de l’administration comme : Mohamed Abdi Farah, Conseiller du Ministre de l’Intérieur, Chirdon Khaireh Chirdon, haut fonctionnaire du Secrétariat d’Etat à la Jeunesse et aux Sports, Directeur des Sports, Abdo Daher Miguil, professeur à l’Université de Djibouti, Abdourahman Houssein, cadre au Ministère de la Santé.

L’ODDH dénonce et condamne les violations répétées des droits fondamentaux et les arrestations illégales et arbitraires des responsables politiques, des défenseurs des droits humains, des militants de l’opposition, des simples citoyens, …

L’ODDH demande l’ouverture dans les plus brefs délais d’une enquête impartiale. La lumière doit être faite sur ce massacre et les coupables devront rendre des comptes et la justice devra être rendue aux familles des victimes.

L’ODDH demande à la Communauté Internationale d’exercer son influence sur le pouvoir en place pour que justice soit faite sur cette tuerie et pour que cesse ces répressions brutales que subissent quotidiennement les responsables, militants de l’opposition et les simples citoyens.

L’ODDH recommande au pouvoir de se conformer aux normes internationales ratifiées par Djibouti, aux dispositions constitutionnelles relatives à la protection des citoyens, au respect des libertés fondamentales, à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Agir pour la démocratie, la dignité et la justice
Farah Abdillahi Miguil
Président de l’ODDH

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Communiqué ODDH:Des responsables politiques, des défenseurs des droits humains ainsi que des simples citoyens toujours en mandat de dépôt à la prison centrale de Gabode (06-01-16)

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Djibouti, le 6 janvier 2016

Des responsables politiques, des défenseurs des droits humains ainsi que des simples citoyens toujours en mandat de dépôt à la prison centrale de Gabode

1. Abdourahman Mohamed Guelleh dit TX, toujours en mandat de dépôt à Gabode

Abdourahman Mohamed Guelleh dit TX, secrétaire générale de l’USN et président du parti RADDE, toujours en mandat de dépôt à la prison centrale de Gabode. En effet, il a été présenté le dimanche 3 janvier 2015 devant la chambre correctionnelle du Tribunal de 1ère instance pour des accusations de provocation d’un attroupement armé. D’ailleurs, la cour s’est déclarée incompétente pour statuer le dossier et a transmis l’affaire à un juge d’instruction. Abourahman TX, sous instruction est toujours maintenu en détention provisoire à Gabode.

2. Omar Ali Ewado, toujours en mandat de dépôt à Gabode

Omar Ali Ewado, président de la LDDH, arrêté le 29 décembre 2015, a été placé en mandat de dépôt à la prison centrale de Gabode le 31 décembre 2015. Les chefs d’accusation contre Ewado sont diffamation publique et diffusion de fausses nouvelles.

Nous sommes convaincus qu’Ewado est poursuivi aujourd’hui pour ses activités de défenseurs des droits humains et surtout pour la publication d’une liste provisoire des victimes du 21 décembre 2015 dont personne ne peut contester tant qu’une commission indépendante n’a pas rendu son rapport sur le massacre de Buldhuquo. D’ailleurs sa comparution a été repoussée pour le dimanche 10 janvier 2016.

Ewado est jusqu’à présent maintenu dans un isolement total ni sa femme ni ses enfants n’ont eu accès depuis son arrestation et cela malgré la demande incessante et expresse de la famille pour leur permettre de le voir.

3. L’ancien ministre des affaires musulmanes et des biens waqfs, toujours en mandat de dépôt malgré son état de santé

Hamoud Abdi Souldan, ancien ministre des affaires musulmanes et des biens waqfs, gravement blessé le 21 décembre 2015 lors de la descente des forces spéciales au domicile de Maître Djama Amareh Meidal, arrêté à sa sortie de l’hôpital militaire Bouffard par la police ce le 30 décembre 2015 devant l’hôpital. Il a été conduit illico presto au parquet de Djibouti puis placé dans la foulée en mandat dépôt à la prison centrale de Gabode.

L’ancien ministre Hamoud a été admis en urgence à l’hôpital Général Peltier le lendemain (le 31 décembre 2015) de son placement en mandat de dépôt. Le dimanche 3 janvier Hamoud Abdi a été remis manu militari à Gabode contre de l’avis des médecins.

4. D’autres citoyens croupissent depuis les événements de Buldhuqo à Gabode sans jugements

Suite au massacre de Buldhuqo dans la périphérie de la banlieue de Balballa, des arrestations ciblées sur des simples citoyens, des fonctionnaires, des cadres de l’administration, … ont été procédées pour leur faire porter la responsabilité de la tuerie du 21 décembre 2015. La plupart de ces personnes sont toujours en mandat de dépôt à Gabode. Nous ignorons le nombre exact mais parmi eux se trouvent des hauts cadres de l’administration comme : Mohamed Abdi Farah, Conseiller du Ministre de l’Intérieur, Chirdon Khaireh Chirdon, haut fonctionnaire du Secrétariat d’Etat à la Jeunesse et aux Sports, Directeur des Sports, Abdo Daher Miguil, professeur à l’Université de Djibouti, Abdourahman Houssein, cadre au Ministère de la Santé.

L’ODDH dénonce et condamne les violations répétées des droits fondamentaux et les arrestations illégales et arbitraires des responsables politiques, des défenseurs des droits humains, des militants de l’opposition, des simples citoyens, …

L’ODDH demande l’ouverture dans les plus brefs délais d’une enquête impartiale. La lumière doit être faite sur ce massacre et les coupables devront rendre des comptes et la justice devra être rendue aux familles des victimes.

L’ODDH demande à la Communauté Internationale d’exercer son influence sur le pouvoir en place pour que justice soit faite sur cette tuerie et pour que cesse ces répressions brutales que subissent quotidiennement les responsables, militants de l’opposition et les simples citoyens.

L’ODDH recommande au pouvoir de se conformer aux normes internationales ratifiées par Djibouti, aux dispositions constitutionnelles relatives à la protection des citoyens, au respect des libertés fondamentales, à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Agir pour la démocratie, la dignité et la justice
Farah Abdillahi Miguil
Président de l’ODDH

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Communiqué de presse de l’ODDH: une vague d’arrestations au sein de l’opposition (01/01/16)

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Une vague d’arrestations au sein de l’opposition …
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COMMUNIQUE DE PRESSE

Une vague d’arrestations au sein de l’opposition …

Djibouti, le 1er janvier 2016

En ce début du nouvel an une vague d’arrestation s’abat sur les militants et les responsables de la coalition de l’opposition de l’USN et selon les informations que nous avons pu recueillir, ont été arrêtés depuis hier soir (jeudi 31 décembre 2015) jusqu’à ce vendredi 1er janvier 2016 : Said Abdillahi Chirdon, Saada Djama, Aicha Omar Sougueh, Mako Meidal Waiss, Ali Mohamed Ali, Fahima Omar et Nima Barkat, épouse de Cheikh Guirreh Meidal.

Par ailleurs, Saada Ahmed Houssein, proviseur-adjointe du lycée de PK13, cadre de l’USN et 2ème vice-présidente du Secrétariat Permanent (SP) de l’USN, a été interpellée ce vendredi matin 1er janvier 2016 vers 6h30 à son domicile par des gendarmes. Au moment où nous mettons sous presse ce communiqué elle est toujours détenue à la brigade de la gendarmerie d’Ambouli.

L’ODDH dénonce les violations répétées des droits fondamentaux et la mise entre parenthèses du respect des droits humains et de la démocratie.

L’ODDH recommande au pouvoir de se conformer aux normes internationales ratifiées par Djibouti, aux dispositions constitutionnelles relatives à la protection des citoyens, au respect des libertés fondamentales, à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

L’ODDH est convaincu que la seule issue possible pour instaurer un État de droit respectueux des principes démocratiques et des droits de l’Homme est le respect des valeurs démocratiques et de la volonté populaire.

Agir pour la démocratie, la dignité et la justice
Farah Abdillahi Miguil