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RSF: HARCÈLEMENT CONTRE LES JOURNALISTES À DJIBOUTI (19-01-16)

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Source: RSF

Reporters sans frontières (RSF) condamne vigoureusement les mauvais traitements subis par Mohamed Ibrahim Waïss, reporter pour la radio La Voix de Djibouti injustement retenu en détention du 11 au 17 janvier, et demande aux autorités djiboutiennes de cesser de harceler les journalistes.

Arrêté et détenu 11 au 17 janvier, le journaliste djiboutien Mohamed Ibrahim Waïss aurait été victime de graves violences de la part de la Section de Recherches et de Documentation (SRD). Les gendarmes l’ont contraint par la force à signer un procès verbal contre son gré et à livrer ses identifiants et mots de passe Facebook afin de publier en son nom des images insultantes à l’encontre de l’opposition.

RSF dénonce les conditions de détention dont le journaliste a été victime : privé de tout contact avec son avocat, il n’a pas eu accès à un médecin après ces violences et a refusé de manger par peur que la nourriture de la prison de Gabode ne soit pas comestible. Face à l’absence de charges, le tribunal de Djibouti devant lequel le reporter a comparu le 17 janvier n’a pas eu d’autre choix que de le relâcher. Il est néanmoins reconvoqué le 24 janvier.

RSF avait déjà défendu le journaliste, arrêté arbitrairement à plusieurs reprises ces dernières années : il a ainsi passé plus de quatre mois dans la même prison de Gabode en 2011, quelques jours en décembre 2013 et dix jours en août 2014.

Mohamed Ibrahim Waïss n’est pas le seul journaliste dans le viseur des autorités puisque son arrestation a précédé de peu celle de Kadar Abdi Ibrahim, co-directeur de L’Aurore, un journal lancé il y a quelques mois par la principale coalition d’opposition, l’Union pour le salut national (USN). Kadar Abdi Ibrahim a été arrêté le 14 janvier pour avoir publié en Une la photo d’une victime du massacre de Buldhuquo, lors duquel les policiers ont ouvert le feu sur une manifestation interdite, faisant au moins 29 morts d’après la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme. Relâché le 16 janvier, il reste poursuivi bien que les parents de la défunte -une fillette de 7 ans- aient confirmé qu’ils ne portaient pas plainte pour l’utilisation de la photo.

« A l’approche des élections présidentielles d’avril 2016, les autorités djiboutiennes cherchent à réprimer toute voix dénonçant les agissements du gouvernement, déclare Christophe Deloire, secrétaire général de RSF. Nous demandons aux autorités djiboutiennes d’abandonner ces poursuites judiciaires et de cesser de harceler les journalistes ».

A Djibouti, les journaux sont traditionnellement les porte-paroles des différents partis politiques mais au fil des ans, les organes d’opposition ont progressivement disparu. Objets d’un harcèlement permanent et de campagnes d’intimidation orchestrées par le gouvernement, les journalistes sont régulièrement arrêtés et torturés, avant d’être relâchés et poursuivis en justice.

La situation s’est aggravée depuis le début de la campagne du président sortant Ismaël Omar Guelleh, candidat à un 4ème mandat. Les autorités djiboutiennes ne reculent devant rien pour faire taire l’opposition et les arrestations de journalistes se multiplient.

Djibouti est classé 170 sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse 2015 établi par RSF.

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Kadar Abdi Ibrahim, co-directeur de l’Aurore, condamné à deux mois de prison avec sursis et le journal suspendu pour deux mois (19-01-16)

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Aujourd’hui 19/01/2015, après une longue et harassante journée devant la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Djibouti siégeant en matière de flagrants délits, le co-directeur de L’Aurore, mensuel de l’USN, Kadar Abdi Ibrahim, vient d’être condamné à deux mois de prison avec sursis, condamnation assortie d’une suspension pour deux mois du journal.

Le seul titre de presse libre du pays est ainsi réduit au silence.

Ce procès faisait suite à la publication par l’Aurore de la photo de la petite Soumeya tuée par balle lors du massacre du 21 décembre 2015 à Buldhuqo. Or, la famille de Soumeya n’avait jamais porté plainte contre l’Aurore, comme l’avait dit la mère devant le procureur de la République samedi 16 janvier 2016 et qu’elle l’a répété aujourd’hui devant le juge des flagrants délits.

Ainsi va l’Etat à Djibouti.

A suivre de très près.

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Sénégal : Le CPJ exige la libération de 2 journalistes détenus à Djibouti (16-01-16)

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Dakar, Sénégal (PANA) – le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a exigé des autorités de Djibouti « la libération immédiate » de deux journalistes, Kadar Abdi Ibrahim et Mohamed Ibrahim Waiss, qui ont été arrêtés au cours de la semaine.

Le CPJ a, dans un communiqué transmis, samedi, à la PANA à Dakar, au Sénégal, indiqué que Kadar Abdi et Ibrahim Waiss ont été respectivement arrêtés, jeudi et lundi et ont été placés en détention sans aucune accusation.

« Les journalistes ne devraient pas être emprisonnés pour avoir rapporté ou commenté des événements selon leur entendement même si l’on estime qu’ils travaillent pour des publications politiquement engagées », a fait remarquer la Coordinatrice de programme pour l’Afrique du CPJ, Sue Valentine. « Les autorités de Djibouti doivent soit donner les raisons de leur détention, soit les libérer immédiatement ».

Selon le CPJ, Kadar Abdi Ibrahim, un auteur et co-directeur du mensuel « Aurore » a été arrêté chez lui, jeudi.

« L’Aurore » est une publication du parti d’opposition du pays, l’Union pour le Salut national (USN) et la police l’a arrêté immédiatement après la dernière publication du journal.

Le CPJ a indiqué que Mohamed Ibrahim Waiss, un journaliste en poste à la chaîne privée de radio, « la Voix de Djibouti », a été aussi arrêté, lundi après-midi, et est depuis tenu au secret sans aucun contact avec sa famille ou son avocat.

On rapporte que Waiss avait couvert une petite manifestation politique à Balbala au moment de son arrestation.

L’organisation pour la protection de la liberté de la presse a souligné que Waiss avait précédemment été visé par des autorités djiboutiennes qui l’avaient arrêté alors qu’il couvrait des manifestations locales en 2014.

Source: PANA

-0- PANA MLJ/VAO/ASA/IS 16janv2016

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Arrestation du chargé de communication de l’USN, Dr Kadar Abdi Ibrahim, ce jeudi 14 janvier 2016 (14/01/16)

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Dr Kadar Abdi Ibrahim : une plume fluide, forte et surtout soignée. Une manager sans pair, n’est-il celui par lequel la plus célèbre et la plus consulté page facebook (Union pour le salut Nationale) est devenu un volet d’information instantanée !

L’homme est le cerveau derrière l’Aurore. Cette unique bulletin d’information libre dans une dictature où la presse est en otage pour un seul homme !

L’homme est une figure caché, mais est la pièce maîtresse de la communication de l’USN. Normal, qu’il dérange le régime.
Dr Kadar Abdi Ibrahim est aussi un enseignant dévoué , un intègre de métier; ses étudiants vous le témoigneront !

NOUS DEMANDONS SA LIBÉRATION IMMÉDIATE !!!

 

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L’édition N°5 de votre journal mensuel, L’Aurore, sera en vente demain lundi 11 janvier 2016 (10/01/16)

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[L’Aurore N°5] : L’édition N°5 de votre journal mensuel, L’Aurore, sera en vente demain lundi 11 janvier 2016.

Vous trouverez ci-dessous le sommaire de l’édition N°5 :

*****************************Editorial***********************************
Page 1 : En massacrant des concitoyens, le fuyard rattrapé sonne sa fin
***************************************************************************

******L’événement : Focus sur le massacre de Buldhuqo******

Page 3 : Un crime que rien ne peut justifier et qui doit être puni

Page 4 : Crimes, impunité mais aussi raisons d’espérer

Page 5 : Haro sur les pyromanes !

Page 6 : Réactions de la communauté internationale sur la tragédie du 21 décembre 2015

*********************************Politique*********************************

Page 7 : Le président de l’USN, Ahmed Youssouf Houmed, blessé au col du fémur, est sorti de l’hôpital samedi 9 janvier 201 6 après 20 jours d’hôpital

Page 7 : Le secrétaire général de l’USN, Abdourahman Mohamed Guelleh, en est à son 21 eme jour de détention et à son 19eme jour d’incarcération à la prison centrale Gabode

Page 8 : L’ancien ministre Hamoud Abdi Souldan, grièvement blessé, en est à son douzième jour d’incarcération à Gabode.

Page 8 : État d’urgence ou loi anti-opposition : La terreur, mode ordinaire de fonctionnement du pouvoir à Djibouti.

Page 9 : Le problème de ce pays, c’est le régime d’IOG.

Page 11 : Contre l’opposition, le régime n’a pas attendu la loi sur l’état d’urgence pour pratiquer la séquestration, la confiscation de biens et le contrôle policier.

Page 11 : Le courage politique

Page 12 : La convention de l’UMP a fait flop

Page 12 : Après Londres, le régime djiboutien perd à Bruxelles

*********************Atteintes aux droits de l’Homme*********************

Page 13 : Nous ne les oublions pas

*********************************Tribune libre**********************************

Page 14 : Lettre ouverte aux ministres des Finances et du Budget MM.Ilyas Moussa Dawaleh et Bodeh Ahmed Robleh

Lettre de détresse d’un enseignant.

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Editorial de L’Aurore n°5 : En massacrant des concitoyens, le fuyard rattrapé sonne sa fin

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[Editorial de ‪#‎L‬‪#‎Aurore‬ N°5] : Nous vous proposons, en avant première, l’éditorial de ce numéro 5. Bonne lecture.

En massacrant des concitoyens, le fuyard rattrapé sonne sa fin.

Le 21 décembre 201 5, à balles réelles, le régime d’Ismaël Omar Guelleh (IOG) a fait tirer policiers, gendarmes et militaires sur des civils sans défense, des Somalis Issas Yonis Moussa, venus célébrer leur ancêtre éponyme à Buldhuqo, à la périphérie de Balbala, banlieue de la capitale djiboutienne. Un grand nombre de membres de cette communauté et d’autres civils ont été tués. Le pouvoir a commis un massacre.

Ce, quelques jours après la commémoration d’un autre carnage, perpétré celui-là contres les Afars à Arhiba le 18 décembre 1991. Mais aussi après d’autres tueries contre d’autres composantes somalies telles que les Samaronnes. C’est le massacre de trop. Pour un mandat de trop, le 4eme d’IOG depuis 1 999, qu’il tente de s’arroger par la force et la fraude en avril 201 6.

L’USN a vigoureusement condamné ce massacre et présenté ses condoléances aux familles comme aux proches des victimes. Elle souhaite un prompt rétablissement aux blessés et demande une enquête internationale indépendante sur le drame.

En ce 21 décembre 201 5, le pouvoir s’en est aussi pris aux
dirigeants de l’opposition en réunion au domicile de l’un d’entre eux, Djama Amareh Meidal, fracturant le col du fémur au président de l’USN, Ahmed Youssouf Houmed, et blessant par balles l’ancien ministre Hamoud Abdi Souldan ainsi que le jeune député Saïd Houssein Robleh.

Lors de cet assaut policier sanglant, le secrétaire général de l’USN, Abdourahman Mohamed Guelleh dit Tx, a été arrêté par la police. Depuis le 24 décembre 201 5, il croupit à la prison centrale du pays, Gabode, avec une quarantaine d’autres détenus politiques dont l’ancien ministre Hamoud Abdi Souldan, pourtant grièvement blessé par balles.

Ce que vient de commettre le régime à Buldhuqo et contre l’opposition, nous évoque un phénomène que le pasteur
nomade connait : le comportement de l’hyène acculée. Ce carnivore à la peau tachetée ou rayée est, avec le chacal, le
fauve le plus répandu dans nos contrées où il n’a pas bonne réputation. Son nom n’est pas synonyme de courage, ni de
noblesse. L’hyène n’est pas le lion, prédateur à la crinière fournie et à la démarche majestueuse. Elle n’en a ni le cri
puissant qui secoue la savane, ni le regard qui glace sa proie, encore moins l’allure qui en impose. L’hyène n’est pas le roi des animaux. Dans la réalité comme dans la mythologie pastorale.

L’hyène, à la fois charognard et chasseur, tue, mais elle ne tue que les bêtes qui la fuient. Elle ne tue que par derrière.
Que la proie se retourne et lui plonge les yeux dans les yeux, et la voilà qui doute subitement de sa force : le face à
face la déstabilise.

A l’hyène, qui chasse seule ou en meute, il arrive d’être chassée à son tour. Par nos pasteurs nomades. Non pour sa
chair, la chair des carnivores n’entre pas dans l’ordinaire pastoral, ni pour sa peau, sauf dans de rares cas, mais pour
la mettre hors d’état de nuire.

De voir l’hyène fuyant devant celui dont elle attaque ou menace le troupeau, est édifiant. C’est un spectacle de fuite éperdue. N’ayant ni la rapidité du guépard, ni l’endurance du dromadaire, elle est assez vite rattrapée. Acculée, sentant sa fin, elle pousse des hurlements de détresse.

L’hyène est alors capable de coups mortels contre son ou ses poursuivants. Avec l’énergie du désespoir, elle peut tenter une dernière attaque, celle du quitte ou double.

Vous l’avez compris, par bien des aspects, un pouvoir qui se distingue par la prédation économique, la misère sociale et la répression politique, rappelle l’hyène. Comme elle, il manque de courage et de noblesse. Comme elle, il fonctionne à l’instinct. C’est un pouvoir primaire où la raison n’a guère droit de cité.

Telle l’hyène, ce régime ne sévit que parce que la proie le fuit. Il ne tient que par la crainte qu’il inspire. Que la peur populaire cesse, que le peuple se retourne et lui plante les yeux dans les yeux, et il est désarmé. Que le peuple s’avance vers lui, et il fuit. D’abord, par la répression classique : gaz lacrymogène, arrestations, détentions, maltraitances et autres actes de torture, persécutions professionnelles, administratives, etc. Puis, si cela ne suffit plus, il panique et manie les armes à feu. Il tire à balles
réelles. C’est là sa charge finale, celle qu’il tente avec l’énergie du désespoir. Désespoir, car il sait que si les balles réelles ne font pas reculer le peuple, c’en est fait de lui. Il est comme l’hyène qui, gueule ouverte, dans un ultime sursaut, se retourne contre le ou les pasteurs qui la poursuivent. Il mord à mort, espérant que le sang qu’il répand et les vies qu’il ôte, lui assurent quelque sursis.

Seulement, il oublie que, contre le vivant, les mêmes assauts ne produisent pas toujours les mêmes effets. Il oublie qu’aujourd’hui n’est pas hier, ne serait-ce que parce que les leçons du sang passé ont été intégrées par la conscience collective et que le peuple a changé en conséquence.

C’est dire si, en massacrant à Buldhuqo, carnage de trop, le régime crépusculaire de Guelleh a manqué son coup désespéré. Il a achevé de se condamner à la disparition.

Le sang de Buldhuqo sonne la fin d’une époque.

@Editorial de L’Aurore N°5

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L’AURORE, Organe de presse de l’USN, numéro 2, Sommaire et première page (1/10/15)

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Jeudi 1er octobre 2015, le deuxième numéro de l’Aurore sera enU vente dans les différents kiosques de la ville.Ci-dessous le sommaire de cette édition.

Page 1 : Editorial : Au réel, l’on ne peut point échapper

***************Politique*****************

Page 2 : Bref biographie d’Ismail Guedi Hared

Page 3 : Hommages à Ismail Guedi Hared par quelques leaders de l’USN

Page 4 : Analyse du discours de Ismail Omar Guelleh à la fête de l’Aïd-El-Aldha

**********Zoom sur l’éducation nationale************

Page 5 : Interview du mois : Mohamed Moussa Yabeh, ancien directeur général du CRIPEN

Page 7 : La formation initiale et continue des enseignants : un
champ de ruines

Page 9 : L’inspection de l’Enseignement Moyen et
Secondaire : au placard

Page 10 : D’enseignant à taximan

Page 11 : La ruée vers l’enseignement privé

************Social**************

Page 12 : Entretien avec docker Djiboutien

Page 13 : Bref historique du syndicalisme Djiboutien

***Atteintes aux droits de l’Homme et l’USN en images*****

Page 1 4 : Atteintes aux droits de l’Homme et l’USN en images