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L’USN appelle à se joindre à la commémoration du massacre d’Arhiba qui aura lieu jeudi 18 décembre 2014 devant l’ambassade de Djibouti à Paris

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L’Union pour le salut national (USN) appelle à se joindre à la manifestation qui aura lieu le jeudi 18 décembre 2014 de 16h30 à 18h30 devant l’ambassade de Djibouti à Paris.

La manifestation du 18 décembre commémore chaque année le massacre d’Arhiba perpétré le 18 décembre 1991 par l’armée et la police djiboutienne sur des civils sans armes provoquant la mort de 59 civils et des dizaines de disparitions.

L’USN exige une enquête internationale diligentée par la communauté internationale pour déterminer la cause exacte de cette tuerie barbare et pour reconnaître la souffrance des familles des victimes toujours sans voix et apeurées.

La manifestation est organisée par l’Association pour la démocratie et le développement (ADD), que nous remercions pour la constance dans l’hommage rendu à la mémoire des victimes de ce massacre en organisant régulièrement cette commémoration.

Maki Houmed-Gaba, Représentant de l’USN en France

Fait à Paris, le 15 décembre 2014

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Le Vizir de Tadjourah exproprié par un ministre (13/12/14)

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Le Vizir de Tadjourah exproprié par un ministre

Selon des sources concordantes, le ministre des affaires étrangères déjà propriétaire de multiples titres fonciers aurait commencé à bâtir à dans la ville blanche sur un terrain appartenant à M. Chehem Ahmed, numéro deux du Sultanat et actuel vizir de Tadjourah.

Sous ce régime de non droit les spoliations par les barons du régime sont devenues monnaie courante.

Mais cette fois c’est un ministre natif de la région qui défie les autorités traditionnelles sur un terrain glissant. L’ARD dénonce cette expropriation abusive et soutient le Vizir dans la restauration de son droit de propriété sur une parcelle léguée par ses aïeux. Non à l’arbitraire !

Le Vizir de Tadjourah, son altesse Chehem Ahmed se voit dépossédé d’ un terrain où habitait son illustre aïeul Habib Abdul Malik, au profit d’un ministre-prédateur insatiable. Lequel se permet de bâtir sur ce terrain contesté grâce à une protection policière du régime . Nous condamnons l’arbitraire du pouvoir et l’impunité assurée aux prédateurs. Cette affaire est suivie de près.

La Rédaction

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23ème commémoration du massacre d’Arhiba le jeudi 18 décembre 2014 au cimetière des martyrs d’ Arhiba à 16h. Venez nombreux !

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23ème commémoration du massacre d’Arhiba le jeudi 18 décembre 2014 au cimetière des martyrs d’ Arhiba à 16h.
Venez nombreux !

L’ARD appelle tous ses militants, sympatisants et tous les djiboutiens épris de paix et de justice à venir massivement se recueillir jeudi 18 décembre 2014 à Arhiba.

Dénonçons ensemble l’Impunité de tous les crimes de cette dictature et exigeons l’indemnisation de toutes les victimes et leurs familles à l’occasion de cette journée nationale des martyrs !.

 

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Journée des droits de l’homme : rien à célébrer mais toujours trop à dénoncer à Djibouti (10/12/14)

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Djibouti, le 10 décembre 2014

Communiqué de presse, 10 décembre 2014,

Journée mondiale des droits de l’Homme : Rien à célébrer mais toujours trop à dénoncer à Djibouti

Chaque année, les défenseurs djiboutiens des droits de l’Homme dénoncentl’état des droits humains à Djibouti. Chaque année, les organisations internationales de défense des droits de l’Homme telles que la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) relèvent des atteintes graves aux droits humains à Djibouti. Chaque année, le rapport annuel pays du Département d’État américain sur les droits de l’Homme à Djibouti dresse un tableau peu glorieux de la situation en la matière. Chaque année, opposants, journalistes, défenseurs des droits de l’Homme, opérateurs économiques et autres gens ordinaires sont victimes de toutes sortes d’atteintes à leurs droits humains à Djibouti. L’USN ainsi que ses membres et sympathisants sont une victime emblématique de ces violations multiples et variées aux droits de l’Homme à Djibouti.

Droit à la vie (y compris à la vie privée), droit à la sécurité, droit à la santé, droit à l’éducation, droit au travail, droit à l’activité économique privée, droit à la circulation, droit à l’expression dont le droit à la manifestation, droit à l’association (politique ou non), droit de choisir ses dirigeants…la liste est longue, trop longue des droits que le pouvoir en place viole directement ou ne protège pas.

Atteinte parmi les atteintes, les Djiboutiens se sont vu dénier le droit de choisir leurs députés le 22 février 2013 : ils ont massivement voté pour l’USN aux élections législatives et c’est le régime qui s’est auto-proclamé victorieux. D’où la crise postélectorale qui perdure depuis lors. Que des arrestations illégales, des détentions arbitraires, des séquestrations, des condamnations abusives, des actes de violence physique, des suspensions de fonctions, des éloignements professionnels, des mises à l’écart, des licenciements abusifs. Sans compter le maniement de la mort ou de la déchéance de la nationalité djiboutienne suivie d’expulsion.

En cette journée commémorative des droits de l’Homme, le cadre ARD/USN Houssein Hayssama et l’opposant Mohamed Ahmed Ebo dit Jabha croupissent sans jugement à la prison centrale de Gabode tandis que cinq jeunes opposants dont les leaders Mouhyadine Yacin Mohamed et Charmarke Saïd Darar sont arbitrairement détenus par la police.

C’est dire si la situation des droits de l’Homme est bien sombre sous ce régime. C’est dire qu’entre le discours et la pratique, qu’entre les signatures des instruments internationaux sur les droits de l’Homme et les pratiques, le fossé est immense.

Dès lors, cette année encore, la célébration des droits de l’Homme à travers le monde, retrouve notre pays dans une situation d’un autre âge : il n’y a rien à célébrer mais toujours trop à dénoncer.

Seul le changement démocratique redonnera son sens à l’idée de célébrer les droits de l’Homme à Djibouti.

Le président de l’USN
Ahmed Youssouf Houmed

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Communiqué ODDH: Le 10 décembre, un idéal pour les citoyens du monde et une illusion pour les Djiboutiens (10/12/14)

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COMMUNIQUE DE PRESSE
Le 10 décembre, un idéal pour les citoyens du monde et une illusion pour les Djiboutiens …

Djibouti, le 9 décembre 2014

Plus de 66 ans après la déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948, certains dirigeants pour la plupart du continent africain veulent maintenir leur population dans des situations de non-droit. Comme si l’indignité, la torture, l’humiliation, le détournement des voix des citoyens, le parti unique, le manque de démocratie, l’impunité des criminels, … sont des spécificités culturelles propres aux africains et surtout aux djiboutiens.
Le 10 décembre correspondant à l’adoption et à la proclamation par l’Assemblée Générale des Nations Unies de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en 1948, sera célébré comme à son habitude dans le monde. Cette Journée Internationale des Droits de l’Homme sera commémorée un peu partout par les dirigeants du monde entier y compris les dictateurs, les putschistes,….

A Djibouti le pouvoir ne manquera pas de fêter comme toujours cette journée en présence des représentants de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), organe officiel et chantera les avancées virtuelles des droits humains dans notre république. Pourtant, le respect de la dignité humaine et des droits de l’homme ne doivent pas être une rhétorique vide et un folklore abject jetés aux yeux des citoyens.

D’ailleurs, ce pouvoir ne cesse de violer tous les jours les droits inaliénables de Djiboutiens par des mesures abusives et contraires aux dispositions constitutionnelles relatives à la protection des citoyens, au respect des libertés fondamentales, à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
Forcément, depuis le 22 février 2013, date des élections législatives contestées par l’opposition, nous sommes témoins des violations multiples des droits humains : répressions multiformes, morts en détention, intimidations, arrestations, emprisonnements, gardes à vue illégales, placements abusifs en mandat de dépôt, harcèlements, détentions illégales, tortures, condamnations arbitraires, retraits de nationalité, extradition, interdictions de voyager et confiscations de passeports à des opposants, des défenseurs des droits humains, des simples citoyens, …. Un état de non-droit s’est accentué et s’est banalisé au fil du temps, au détriment des règles de la justice et du droit depuis cette date.
A l’occasion de cette journée mémorable :

Ø L’ODDH recommande une fois encore au pouvoir de se conformer aux normes internationales ratifiées par Djibouti, aux dispositions constitutionnelles relatives à la protection des citoyens, au respect des libertés fondamentales, à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Ø L’ODDH appelle une fois encore au pouvoir à la libération de tous les prisonniers politiques et à l’ouverture d’un dialogue politique respectueux et équitable pour sortir de la crise politique sans précédent.

Ø L’ODDH appelle une fois encore au pouvoir à la mise en place des reformes démocratiques pour poser les jalons d’un véritable Etat de droit.
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Ø L’ODDH appelle une fois encore à la Communauté Internationale et à tous les citoyens Djiboutiens à œuvrer en faveur d’une société démocratique et pacifique, dans laquelle les droits humains seront respectés.

L’ODDH saisit enfin l’occasion de cette journée pour rendre hommage à tous ceux qui luttent au quotidien pour le respect des droits de l’Homme, parfois au risque de leur propre vie.

Agir pour la démocratie, la dignité et la justice.
Le Président de l’ODDH
Farah Abdillahi Miguil

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NOTRE ECOLE, A QUELLE DISTANCE DE L’IGNORANCE ? (1) (07/12/14)

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NOTRE ECOLE, A QUELLE DISTANCE DE L’IGNORANCE ? (1)
Ecrit par Sahsan
L’ignorance est une douleur. Une maladie d’extrême souffrance. Une maladie de l’intellect. Le plus grand malheur pour celui ou celle qui en est la victime. S’il est, généralement, admis qu’un individu peut-être ignorant, on n’exclut plus l’ignorance sociale : on parle donc d’une ignorance collective. L’ignorance se propage sans être vue, c’est tel un virus qui s’endort dans nos cellules aussi longtemps qu’il en veut. Et comme ce virus peut bien mettre fin à la vie de sa victime en donnant la mort à toutes ses cellules, l’ignorance fige l’évolution de la société en rendant maladifs mentaux les individus qui la constitue. Dès lors que les individus ignorent, rien ne se construit par contre tout se démolit. Si l’ignorance est, naturellement, à combattre, elle peut être fabriquée et c’est à ce moment qu’elle devient une arme à destruction massive !

Dans nos écoles, éducation ou ignorance ? Aujourd’hui la réponse n’est pas cachée de nos esprits à moins que l’on se refuse de voir. L’évidence est que rien ne s’apprend plus dans l’école Djiboutienne. L’école est entrain de perdre ses valeurs, ses privilèges comme meilleur établissement d’éducation et d’apprentissage. Elle n’est plus nourrie par les compétences de l’enseignant talentueux et la compétitivité des élèves exemplaires. L’élève y va toujours mais en revient très peu acquis. L’enseignant ne comprend plus le système et n’est donc plus capable de mettre toutes ses compétences au service de son élève. Enfin, voilà un système dont ni l’enseignant ni l’élève n’y apparait. Il s’agit d’un échec total et totalisant que l’on refuse d’admettre, certains par intérêts, d’autres par peur de représailles. Pour ne pas avouer cet échec, les autorités se cachent derrière des expressions plus illusoires que réelles : « scolarisation massive » et « recherche de la qualité ». On construit dans la brousse des sortes des ‟birrotaba” comme pour dire que l’éducation est le premier souci du gouvernement. Quatre salles, loin du village (ou des quelques toukhoules ), sans instituteurs, sans eau, sans toilettes.

Mais qui croirait une meilleure école dans la brousse quand celle de la capitale souffre : sans hygiène, sans enseignants, sans administration… A chaque fois que l’école Djiboutienne est en question, on n’entend plus des autorités du pays que ces mots « très forte scolarisation, nous travaillons sur la qualité » ainsi s’exprimait l’actuelle ministre du département lors de la présentation du soi-disant nouveau plan d’action 2013-2016 «la réorganisation du département de l’Education sera centrée sur la recherche de la qualité à tous les niveaux ». Mais la qualité ne viendra jamais. Jamais. Elle ne viendra jamais sous ce système conçu pour aller sans qualité. Un système plus politique qu’éducatif. Parce que le système éducatif du colonisateur ne s’inscrivait pas dans la réalité Djiboutienne : telle était la grande raison qui fit que l’on abandonne le système français. L’on se demande alors qu’est-ce que réellement la réalité Djiboutienne ? Où ce nouveau système s’insère-t-il dans cette la réalité culturelle de l’environnement social Djiboutien ? Ou tout simplement pourquoi ce SYSTÈME en tant que tel ?

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