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Visite solidaire du représentant de l’USN auprès des femmes djiboutiennes en grève de la faim à Paris (28/03/16)

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Une dizaine de femmes djiboutiennes de France et de Belgique observent une grève de la faim depuis le 25 mars dans un local de Femmes solidaires dans la ville d’Arcueil en région parisienne.

Les femmes djiboutiennes regroupées au sein du Comité des femmes djiboutiennes contre les viols et l’impunité (COFEDVI) avec le soutien de Femmes solidaires entendent dénoncer les violences faites aux femmes à Djibouti et briser le mur de silence sur les viols commis dans les régions du pays touchées par la guerre civile depuis les années 1990.

La répression continue aujourd’hui pour entretenir le secret sur ces exactions et sur des arrestations parfois dénoncées par les organisations des droits de l’homme.

COFEDVI et Femmes solidaires exigent la reconnaissance de ces viols comme crimes de guerre, l’ouverture d’une enquête sur toutes les exactions commises à l’encontre des femmes en république de Djibouti, le jugement des soldats coupables de viols et enfin le respect des conventions ratifiées par Djibouti dont la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) ratifiée par Djibouti en 1998.

Vous pourrez suivre en direct sur Africa n°1 ce mardi 29 mars à 18 H heure de Paris, une présentation sur les exactions en cours à Djibouti et sur les viols des femmes spécifiquement.

Maki Houmedgaba
Paris, le 28 mars 2016

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Communiqué de la grève de la faim des Djiboutiennes à Bruxelles (21-04-16)

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Comité des Femmes Djiboutiennes Contre les Viols et l’Impunité
djiboutiennes-contrelimpunite@hotmail.fr
Tél : 0465 48 00 45 ou 0465 12 35 63
 
COMMUNIQUE
 
Contre les viols par l’armée djiboutienne et l’impunité
Grève de la faim de 10 femmes Djiboutiennes
 
Dix femmes de Djibouti, résidant en Belgique entament une grève de la faim, le 25 avril 2016, dans la continuité des actions menées à Cachan (France) pour dénoncer les viols des Femmes Afar par des soldats djiboutiens qui continuent dans l’impunité totale depuis septembre 1993, dans le Nord et le Sud-Ouest du pays.
 
Elles entendent protester contre ces violences et briser le mur de silence érigé autour des viols. Ces crimes se déroulent à quelques encablures des bases militaires française, américaine, nipponne et chinoise.
 
A Djibouti comme dans d’autres régions d’Afrique et du monde, le viol est utilisé comme une arme de guerre, visant à détruire l’identité des communautés. L’impunité érigée en système en République de Djibouti rend impossible toute reconstruction pour ces femmes.
 
Depuis le début de la guerre civile en 1991, des centaines de femmes Afars ont été violées par l’armée gouvernementale à Djibouti. Ces femmes gardent pour beaucoup d’entre elles des séquelles physiques. Elles sont toutes marquées à vie dans leur corps, leur dignité, leur conscience.
 
Malgré la répression et la honte qu’elles éprouvent, certaines victimes ont eu le courage de porter plainte. Aucune plainte n’a pu aboutir jusqu’à ce jour.
 
L’actuel Chef de l’Etat, Ismael Omar Guelleh, qui vient d’être « élu » pour un 4ème mandat, commanditaire des pires massacres à Djibouti (Arhiba, Yoboki, Barislé, Bulduko) a une responsabilité toute particulière dans les viols et l’impunité des soldats violeurs.
 
Cette grève de faim se déroule dans un contexte post-électoral, très tendu, avec une terrible répression et de nombreux accrochages entre le FRUD et l’armée : deux personnes sont décédées sous la torture des gendarmes en février 2016, (arrestations, tortures, exécutions extrajudiciaires, et toujours les viols des femmes).
 
Le Comité des Femmes Djiboutiennes contre les Viols et l’Impunité lancent un appel à la communauté internationale pour qu’elle condamne les viols des femmes djiboutiennes et l’impunité de ces crimes.
 
Nous exigeons :
 La reconnaissance de ces viols comme crimes de guerre
 L’ouverture d’une enquête internationale sur toutes les exactions à l’encontre des femmes en République de Djibouti
 Le jugement des soldats coupables des viols
 Le respect des conventions régionales et internationales ratifié par Djibouti dont le CEDAW
 
Fait à Bruxelles,
Le 24 Avril 2015
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Rapport du département d’Etat US sur les droits de l’homme à Djibouti en 2015 – Essai de résumé en français (25-04-16)

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Bien loin de féliciter Ismaël Omar Guelleh pour sa 4e réélection « holp-up », les Etats-Unis viennent de publier le Rapport sur les droits de l’homme à Djibouti en 2015. Lire ci-dessous un RÉSUMÉ traduit de l’anglais (Traduction non officielle)

Djibouti est une république avec un président élu fort et une assemblée faible.

En 2010, le Parlement a modifié la constitution pour supprimer la limitation du nombre de mandats, ce qui a permis en 2011 la réélection du président Ismaël Omar Guelleh pour un troisième mandat.

Alors que les élections législatives de Février 2013 ont permis la participation des partis de l’opposition pour la première fois depuis 10 ans, l’opposition a rejeté le vote comme étant entaché de fraudes, puis des différends sur les résultats officiels ont alimenté des mois de protestation.

Les leaders de l’opposition ont boycotté l’Assemblée nationale et formé un parlement parallèle jusqu’à ce que la signature d’un accord-cadre entre le gouvernement et l’opposition soit intervenue en décembre 2014.

Les observateurs internationaux de l’Union africaine, de l’Autorité inter-gouvernementale pour le développement (IGADD), de l’Organisation de la Coopération islamique (ACI) et de la Ligue arabe ont déclaré les élections de 2013 comme étant libres et équitables, une évaluation contestée tant au niveau national que par des observateurs internationaux.

Les autorités civiles maintiennent un contrôle effectif sur les forces armées.

Le problème le plus grave en matière de violation de droits de l’homme est la limitation du droit des citoyens de pouvoir choisir ou d’influencer de manière significative la composition de leur gouvernement.

Le gouvernement a commis cet acte en réprimant l’opposition et en déniant à plusieurs formations d’opposition le droit de constituer des partis politiques légalement reconnus; en harcelant, abusant et détenant des personnes critiques de son action; mais aussi en refusant l’accès à des sources d’informations indépendantes et en restreignant la liberté d’expression et de réunion.

D’autres violations de droits humains concernent l’usage d’une force excessive, les conditions de détentions très dures, les arrestations arbitraires et la détention préventive prolongée; l’absence de droit à un procès équitable, l’ingérence dans les affaires de la vie privée, les restrictions de la liberté d’association et de religion, l’absence de protection des réfugiés, la corruption, la discrimination et la violence faite aux femmes dont les mutilations génitales féminines / excision (MGF / E), la traite des êtres humains, la discrimination envers les personnes handicapées, et la violation publique des droits des travailleurs.

L’impunité est un problème récurrent. Le gouvernement a rarement pris des mesures pour poursuivre ou punir les fonctionnaires responsables des abus, que ce soit dans les services de sécurité ou dans d’autres services de l’Etat.

Source : Département d’Etat US

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Communiqué EELV: « La France et les pays européens doivent favoriser la transition démocratique à Djibouti » (EELV, 24-04-16)

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Communiqué EELV

Le Conseil Constitutionnel de la République de Djibouti a validé, ce mardi 19 avril, les résultats de l’élection présidentielle du 8 avril dernier. Déclarant la victoire, dès le premier tour, du président sortant, Ismaël Omar Guelleh, au pouvoir depuis 17 ans, après avoir été pendant 22 ans le bras droit du précédent chef de l’Etat, qui n’était autre que son oncle. Malgré la présence de cinq autres candidats, il a officiellement obtenu un score de 87,07%.

Cette élection, qualifiée de « mascarade électorale » par la coalition des partis de l’opposition, l’Union pour le Salut national (USN), est dans la continuité du cycle initié dès 2010 par le pouvoir djiboutien : suppression contestée de la limite du nombre de mandats présidentiels, confiscation de la victoire de l’opposition aux élections législatives de février 2013, refus d’appliquer l’accord-cadre conclu avec cette même opposition en décembre 2014 en vue de mettre fin à la crise démocratique que connaît le pays.

Les organisations de défense des droits humains n’ont eu de cesse de dénoncer depuis de nombreux mois la répression de toute voix dissidente, le point d’orgue étant la répression sanglante du 21 décembre 2015 qui a fait au moins 27 morts et 150 blessés, selon la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH). Ces attaques se sont poursuivies durant toute la campagne électorale, de nombreux membres de l’opposition ayant fait l’objet de harcèlement, d’arrestations et de détentions arbitraires. L’opposition dénonce également de nombreuses irrégularités durant le scrutin : urnes non scellées, votes multiples, non-accès aux procès-verbaux de dépouillement, représentants de candidats d’opposition empêchés d’accéder à de nombreux bureaux de vote…

EELV témoigne son soutien au peuple djiboutien dans sa lutte pacifique pour la démocratie et condamne les atteintes aux droits humains dont il est régulièrement victime.

EELV condamne le silence persistant de la France et de la communauté internationale face à un déni démocratique et à des exactions qui durent depuis bien trop longtemps.

EELV renouvelle sa demande aux pays européens disposant d’une base ou d’un contingent militaires à Djibouti de contribuer activement à une sortie par le haut de la profonde crise démocratique que connaît ce pays. Il est également de leur intérêt de favoriser son développement économique et social.

En effet, du fait du déficit aggravé de gouvernance que connaît Djibouti, sa population souffre d’un chômage massif excédant 50% et d’un taux de pauvreté avoisinant 80%, malgré les très importants revenus que le pays tire de sa position géographique, stratégique pour l’économie et la sécurité mondiales. La stabilité d’un pays occupant une telle position ne peut être assurée de manière durable que dans un pays dont la gouvernance repose sur la justice démocratique, économique et écologique.

Julien Bayou, Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux

Source : EELV

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Communiqué du parti de gauche : DJIBOUTI : IOG, le viol des femmes et le viol de la démocratie (Pierre Boutry, Parti de Gauche)

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Ismaël Omar Guelleh  cumule à ce jour 17 ans de pouvoir présidentiel qui viennent compléter 22 ans de pouvoir sur les services de police et de sécurité en sa qualité de chef de cabinet du président Hassan Gouled depuis 1977. Malgré une croissance économique de 6% le taux de chômage avoisine les 60% et la population ne bénéficie aucunement des revenus générés par les bases militaires étrangères présentes en nombre sur le territoire.  Cela ne l’empêche aucunement de proclamer sa victoire à l’élection présidentielle du 8 avril 2016 avec une abstention réelle très forte et avec un score de 86,68 % qui ne trompe personne.

États-Unis et France n’ont pas souhaité féliciter IOG dès lors que ce dernier a non seulement modifié sa constitution pour pouvoir se présenter une 4e fois mais a aussi rejeté l’offre de l’Union européenne de dépêcher une mission d’experts pour superviser le processus électoral.

Les conclusions préliminaires du 11 avril de la Mission d’observation de l’Union africaine (UA) pointent les irrégularités du processus électoral en particulier l’absence de procès-verbaux par bureau, la centralisation des résultats au ministère de l’intérieur en l’absence de CENI véritable, ce qui n’a pas empêché l’Union Africaine de juger crédible l’élection d’IOG.

L’opposition regroupée dans l’Union pour le Salut National, tout en étant partagée entre partisans ou non du boycott,  a présenté un candidat Mr Omar Elmi Khaireh contrairement à ce que des media français ont bien voulu faire accroire. Il est arrivé en deuxième position avec 7,32% des voix en dépit des manipulations du processus électoral.

Pendant ce temps une grève de la faim était observée à Paris pendant plusieurs semaines par dix femmes djiboutiennes  en lutte contre l’impunité des viols perpétrés sur des centaines de femmes afar par l’armée gouvernementale. Ces femmes courageuses et déterminées ont révélé à la face du monde le viol comme arme de guerre, un autre visage méprisable du tyran IOG, qui ne doit toutefois pas faire oublier la pratique régulière du viol dans les commissariats des femmes djiboutiennes pauvres et des femmes éthiopiennes et somaliennes qui ont fui la misère dans leur pays d’origine.

La Commission Afrique du Parti de gauche soutient la lutte des femmes djiboutiennes contre les violences qui leur sont faites par ce régime honni et exige que le gouvernement français intervienne fermement auprès des autorités djiboutiennes afin qu’elles respectent les conditions d’une vie politique démocratique.

Pierre Boutry

18/04/2016

Source : Alliance des forces démocratiques pour l’Afrique (AFPA)

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Déclaration du Porte-Parole sur les élections présidentielles en République de Djibouti, le 12/04/2016

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Suite à la publication des résultats officiels provisoires du scrutin présidentiel du 8 avril 2016, l’Union européenne appelle les autorités à garantir la transparence du processus électoral. Elle relève avec intérêt, dans ce contexte, les recommandations contenues dans le rapport préliminaire de la Mission d’observation électorale de l’Union Africaine.

Il convient désormais que l’ensemble des forces politiques djiboutiennes reprenne dès maintenant et de bonne foi le dialogue politique en vue de réformes de fond faisant progresser l’Etat de droit, mettant un terme aux tensions qu’a connues le pays ces dernières années et consolidant les bases d’un développement durable et inclusif du pays.

Source : eeas.europa.eu

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Communiqué de presse du Département d’Etat US sur les élections présidentielles de Djibouti (11-04-16)

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Djibouti Elections

Press Statement

Mark C. Toner
Deputy Department Spokesperson
Washington, DC
April 11, 2016

The United States commends the Djiboutian people for peacefully exercising their right to vote during their country’s April 8 presidential election.

While elections are an integral component of all democratic societies, democracy is also built on the foundation of rule of law, civil liberties, and open political discourse between all stakeholders. We encourage the Government of Djibouti to support the freedoms of peaceful assembly, association, and expression for all of Djibouti’s citizens.

The United States has a strong partnership with Djibouti. We look forward to advancing our shared interests and helping Djiboutians build a more prosperous, secure, and democratic future. We take note of the reports released by the Intergovernmental Authority on Development, the African Union, and others and the recommendations by the African Union on improving future electoral processes in Djibouti. We hope to work with the Government of Djibouti to advance those recommendations.

Source: US Department of State

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