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Communiqué de presse de Ligue djiboutienne des droits humais (LDDH): Déni ! (17-05-18)

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Ligue Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H)
                                                                                Le 17 MAI 2018 

Communiqué de Presse

Déni !!!

Selon les informations sûres et concordantes recueillies par la LDDH, six jeunes Tadjouriens arrêtés
lors de la manifestation du 14 MAI 2018 ont été présentés ce matin au PARQUET puis ont été mis en
détention provisoire à la Prison de GABODE.

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ARD Djibouti en droit de réponse à RFI (17-05-18)

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Droit de réponse à l’article de RFI « Djibouti: une manifestation contre le clientélisme dans l’emploi dégénère » paru le 16 mai 2018.

En premier, nous rendons hommage à RFI pour la couverture médiatique accordée à la répression policière qui a frappé les jeunes de la ville de Tadjourah, dans le nord de Djibouti, réclamant un égal accès à l’emploi au port de Tadjourah.

Mais nous regrettons que RFI en quête d’informateurs locaux ait cru bon de tendre le micro à Tadjourah à un prétendu « président de l’ARD, Hassan Mohamed » du nom de la formation politique originelle ARD, fondée en 2002, « clonée » par le ministère de l’intérieur en 2014 dans le cadre de la répression menée contre la coalition USN et singulièrement contre la formation ARD en sa qualité de premier membre fondateur de l’USN en janvier 2013.

Le défunt président de l’ARD, Ahmed Yousssouf, a été remplacée à la tête de l’ARD en 2017 par l’actuel président Adan Mohamed Abdou, présent à Djibouti.

La répression contre les formations politiques vise à empêcher le fonctionnement normal de l’opposition nationale à Djibouti, à qui il est interdit de s’opposer au gouvernement au risque de se faire retirer le statut légal aussitôt attribué à un groupe acceptant de jouer le jeu de l’opposition de façade.

Le prétendu « Hassan Mohamed, président de l’ARD » est un « président de l’ARD » choisi par le dictateur Ismaël Omar Guelleh non seulement pour punir la direction réelle de l’ARD dirigée par Adan Mohamed Abdou de son activisme à l’origine de la création de la coalition USN en janvier 2013, mais aussi pour tenter de déjouer le boycott par l’opposition djiboutienne des élections législatives de février 2018.

Nous remercions RFI de bien vouloir publier le présent droit de réponse.

Fait à Paris le 17 mai 2018

Maki HOUMED-GABA

Représentant de l’ARD en Europe

Alliance républicaine pour le développement (ARD)

ard-djibouti.org

ardeurope@yahoo.fr

06.25.52.08.85

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Port de Tadjourah : le népotisme ne passera pas ! (ARD, 14-05-18)

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La ville blanche a été secouée par une imposante manif de jeunes chômeurs ce lundi.

Motif de leur colère : la discrimination à l’embauche instituée par un régime ségrégationniste et ampliflié par le népotisme des valets locaux .

Aux dernières nouvelles, la tension ne serait pas retombée sur place où des témoins signalent des blessés et arrestations parmi les protestataires.

Nous condamnons l’usage disproportionnée de la violence à l’encontre des indignés de Tadjourah et demandons la libération des personnes arrêtées.

ARD

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Une interview du Président Dini en 2002, toujours d’actualité ! (ARD)

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Les propos des grands hommes sont intemporels ! L’interview ci-dessous du regretté Dini date d’octobre 2002 mais nous n’avons pas résisté au plaisir de vous l’exhumer tant ses propos sont toujours d’actualité, seize ans plus tard, également sur le plan national où la stabilité politique est gravement menacée par un sulfureux cocktail.

La violation systématique d’engagements souscrits nationaux comme internationaux, l’impunité et une légalité à géométrie variable au Proche-Orient où un couple pire que Sharon et Bush sème un désordre dont il n’est sur qu’il sortira gagnant.

Une interview du Président Dini en 2002

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LDDH : Note d’information du 1er mai 2018 (LDDH, Djibouti, 1/05/18)

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Note d’information
Le 1er MAI
En vertu de ses prérogatives en matière des droits sociaux, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s’est penchée sur les conditions des Travailleurs Djiboutiens à l’occasion de la Fête du Travail 1er MAI 2018.
Notre constat est plus qu’alarmant !!!
Le syndicalisme libre a disparu depuis la répression des années 1995-1996 et les travailleurs djiboutiens constituent des proies faciles tant pour les Pouvoirs Publics que pour les Privés.
La répression continue toujours à l’égard de tout syndicaliste échappant au contrôle des Pouvoirs Publics et cette situation répressive a engendré une profonde peur au sein des travailleurs et les activités des syndicats de base et des centrales syndicales ont sombré dans la léthargie.
La République de Djibouti a la fâcheuse habitude de signer et d’adhérer à toutes les conventions internationales qui ne sont jamais appliquées sur le plan national.
L’arrivée de l’opérateur Chinois aux Ports de Djibouti a tout bouleversé car toutes les agences manutentionnaires de la Place ont licencié un nombre impressionnant des travailleurs. La raison invoquée est la contrainte imposée par les Chinois qui ne leur laisseraient aucune marge pour garder ces travailleurs !
Donc de la brume aux Ports de Djibouti !!!
La Fonction Publique n’a pas organisé des élections paritaires depuis 20 années mais elle est prompte à valider des mises à l’écart suivies des suspensions salariales pour des durées indéterminées.
Le tribalisme a remplacé la compétence dans la Fonction Publique ce qui sera préjudiciable à l’avenir pour l’Education et la Santé. Des licenciements abusifs, le clientélisme et le tribalisme sont les maux administrés aux travailleurs djiboutiens dépourvus de toute couverture syndicale.
Les « clowns syndicalistes » constituent devant les Instances Internationales des alibis des Pouvoirs Publics pour court-circuiter les rares syndicalistes authentiques restés dans le pays car l’exil fut la voie choisie pour la majorité des vrais syndicalistes. Les seules activités de ces « clowns syndicalistes » consistent à accompagner les officiels dans les réunions internationales pour faire croire à l’extérieur que tout va à merveille à Djibouti. Ainsi ces « clowns » rivalisent pour cultiver la proximité avec les Pouvoirs Publics et organisent la Fête du Travail du 1er MAI avec des fonds alloués par la Présidence de la République.

Une fête sans aucune participation des travailleurs.
La défense des travailleurs n’étant les moindres de leur souci.
Il va sans dire que la Fête du travail du 1er MAI n’a aucun sens à Djibouti car les Pouvoirs Publics en ont pris le contrôle et les acteurs mise en scène ne sont autres que des « clowns » attitrés pour la circonstance.
Le chômage de la jeunesse atteint des sommets et le taux de croissance de 7% claironné par le Pouvoir en place à Djibouti n’a aucun impact positif sur le chômage de la jeunesse qui s’alourdit chaque jour davantage. En ce qui concerne les retraités l’âge pour y prétendre n’est guère respectée et souvent elle se situe au dessus de 60 ans.
Les syndicalistes licenciés dans les années 1995/96 ne sont ni réintégrés, ni indemnisés malgré les promesses des Pouvoirs Publics devant les instances internationales.
La fin de constat est révélatrice de l’état d’esprit à Djibouti : Un syndicat de base a soumis le Procès-verbal de son Assemblée Générale et la demande de récépissé relative a la suite du renouvellement de sa direction au Ministère du Travail et il leur a été répondu que seul le Président de la République délivre le récépissé en question.
Sachez désormais que seul le Chef de l’ETAT a cette nouvelle charge.
Les salaires stagnent ou reculent depuis 20 années alors que les prix des denrées des premières nécessites augmentent et ainsi la misère des travailleurs s’accentuent chaque jour sans troubler le sommeil de nos gouvernants.

A Djibouti, on travaille mais on est pauvre.

Le Président de la LDDH
Omar Ali Ewado

Source : lddh.net

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Djibouti : Represailles contre le défenseur Kadar Abdi Ibrahim à son retour d’une visite de plaidoyer à Genève (FIDH, 15-04-18)

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Kampala-Johannesburg-Paris-Genève, le 18 avril 2018 – DefendDefenders, CIVICUS et l’Observatoire dénoncent les actes de représailles à l’encontre du défenseur des droits humains M. Kadar Abdi Ibrahim en amont du grand oral du gouvernement djiboutien devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies

Le 15 avril 2018, deux jours après être rentré de Genève, où il avait mené des activités de plaidoyer en amont de l’Examen périodique universel (EPU) de Djibouti, qui se tiendra le 10 mai prochain devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, M. Kadar Abdi Ibrahim, défenseur des droits humains et Secrétaire-général du Mouvement pour la démocratie et la liberté (MoDEL), a été brièvement détenu et son passeport confisqué par des agents du Service de la documentation et de la sécurité (SDS) qui ont effectué une descente à son domicile. Les agents du SDS n’ont fourni aucune raison à son arrestation et à la confiscation de son passeport. M. Abdi Ibrahim se trouve depuis dans l’impos- sibilité de quitter le pays.

« Que Djibouti cherche à faire taire les rares voix qui dénoncent les violations des droits humains commises dans le pays montre à quel point le pouvoir d’Ismaïl Omar Guelleh est intolérant à toute critique », dénoncent nos organisations. « L’examen du 10 mai 2018 doit être utilisé pour faire la lumière sur la grave situation qui prévaut dans le pays et exiger des réformes qui permettent de garantir la protection et la promotion des droits humains.”

M. Abdi Ibrahim avait voyagé à Genève (Suisse) du 9 au 12 avril 2018 pour y mener des activités de plaidoyer, y compris en présentant les recommandations issues d’un rapport conjoint Defend- Defenders/CIVICUS/FIDH et en participant à la « pré-session » organisée par l’ONG UPR Info le 10 avril. Lors de son séjour, il a également rencontré des représentants d’une dizaine d’États ainsi que du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH).

DefendDefenders, CIVICUS et l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (un partenariat FIDH-OMCT) appellent les autorités djiboutiennes à mettre un terme à toute forme de harcèlement et de représailles à l’encontre de M. Kadar Abdi Ibrahim et de l’ensemble des défenseurs des droits humains dans le pays et à lui restituer son passeport.

Plus généralement, nos organisations appellent les autorités djiboutiennes à se conformer aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 9 décembre 1998, à celles de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et des instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits humains ratifiés par Djibouti.

Contacts :

- Pour DefendDefenders : Nicolas Agostini, Représentant auprès des Nations Unies, +41 79 813 49 91 / geneva@defenddefenders.org
- Pour CIVICUS : Clémentine de Montjoye, clementine.demontjoye@civicus.org / +33 6 58 56 26 50 – Pour la FIDH : Samuel Hanryon : +33 6 72 28 42 94
- Pour l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) : Delphine Reculeau : +41 22 809 49 39 / dr@omct.org