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ICC keeps a close eye on Djibouti (12-02-16)

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President Guelleh, who is going for a controversial fourth term, has been accused by the opposition of targeting is members, 19 of whom were killed on December 21.

Source : NEWSGHANA.COM, édition du 12/02/2016

Ibrahim Omar Guelleh
Ibrahim Omar Guelleh

In the light of the start of the trial at the ICC of the former president of Cote d’Ivoire, Laurent Gbagbo, as a result of election violence, the GNA’s London Bureau contacted the ICC by email to ask about its position on political violence in Djibouti.

The OTP sent a terse but no-nonsense reply: “Djibouti is a State Party to the International Criminal Court and The Office of the Prosecutor is following up on the developments in the country.”

At the recent African Union summit in Addis Ababa, Kenya, one of the situation countries at the ICC, led a call for African countries to walk out of the court, arguing that it is unfairly targeting countries on the continent.

But ICC Prosecutor Fatou Bensouda told London Bureau Chief Desmond Davies in The Hague last May that the cases relating to Africa were not made up.

“After all, the crimes committed by those Africans accused by the ICC were real crimes,” she said.

“What is happening is that the ICC is helping African countries to strengthen the rule of law on the continent.”

The situation in Djibouti is beginning to warrant international comment.

For instance, Prof Gregory Stanton, the founder of Genocide Watch and who drafted the UN resolution that created the International Criminal Tribunal Rwanda (ICTR), wrote last month that despite the ICC, “in Africa [today], I see worrying signs of [the] return [of genocide]”.

Writing in South Africa’s Mail and Guardian, the American noted: “Thousands of American service personnel live [in Djibouti], and we have more influence with President Ismaïl Guelleh than perhaps any other country.

“So I hang my head in shame that, after Guelleh’s troops opened fire on civilians on 21 December last year, neither the State Department nor the White House would condemn the massacre.”

Prof Stanton pointed that as in Burundi, the problem in Djibouti was “an unpopular president refusing to step down. Guelleh has already served three terms in breach of his own constitution and will stand again for election this year”.

He added: “Freedom and democracy are not about being in power. They only mean something when the ruling party shows it’s not afraid to spend a few years in opposition, regrouping and putting up a better show at the next election.

“It is often said we lament genocide in the aftermath, but not in the lead up when something could have been done.”

Prof Stanton went on: “Well, here we are, with the red flag of danger flying high in Burundi, and flapping to a softer but equally menacing breeze in Djibouti.

“The UN and the AU avoid taking forceful, preventive action by calling the massacres, ‘crimes against humanity’.

“The term that demands action – genocide – has been narrowed by international lawyers to cases of wholesale murder like the Holocaust, Cambodia, Guatemala, Rwanda, or Darfur.”

The Head of External Relations for Djibouti’s opposition Union pour le Salut National (USN), Abdourahman Boreh, told the GNA in London that he welcomed the ICC’s “notice to the government of Djibouti to observe the rule of law”.

“We at the USN hope that President Guelleh will listen to the ICC and allow Djiboutians to go to the polls without fear of intimidation from government forces,” he said.

Last December, after the killing of 19 people, including a six-year-old girl, by government forces, Mr Boreh said in a statement: “We must get to the root causes and hold those responsible to account.

“The world has a duty to intervene to ensure justice is done – and the people of Djibouti can look to a free and democratic future with confidence.”

GNA

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A Djibouti, la France n’a pas été à la hauteur (11-02-16)

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Said Houssein Robleh, jeune député djiboutien, a été blessé par balle, le 21 décembre 2015, lors d’une manifestation de l’opposition. Entretien, par Francis Sahel

Source : Mondafrique.com; édition du 11-02-2016

Serge Mucetti a quitté le 31 décembre 2015 son poste d’ambassadeur de France à Djibouti, laissant derrière lui un souvenir amer. Il aura, pour les Djiboutiens, totalement raté sa sortie à travers une gestion peu courageuse des suites de la répression d’une manifestation pacifique de l’opposition qui s’est soldée par au moins 27 morts, près d’une centaine de blessés et des dizaines d’arrestations (1).

Asile impossible

Le jeune député d’opposition Said Houssein Robled ne comprend toujours pas pourquoi l’ancien ambassadeur de France à Djibouti sur le départ a déchiré sa demande d’asile politique en France.

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COMPTE-RENDU DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE DE L’USN AU SIÈGE D’AMNESTY INTERNATIONAL FRANCE A PARIS LE 5 février 2016 (6-02-16)

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Exaction de civils et répression politique à Djibouti

Plus de 50 personnes ont répondu présent à l’appel du Comité d’initiative, le vendredi 05 février 2016, au siège d’Amnesty International France, sis au 72 boulevard de la Villette à Paris, à la conférence de presse de l’USN tenue en l’honneur du Député de l’USN Said Houssein Robleh, évacué en Europe pour raisons médicales. Il avait reçu deux balles tirées par la police djiboutienne alors qu’il se trouvait dans une réunion de crise avec les responsables du Haut Conseil de l’Union pour le Salut National (USN).

La conférence s’est tenue de 15 h 30 à 17 h 30 et s’est fixée comme objectif d’informer les journalistes sur les exactions des civils et la répression politique des dirigeants et militants de l’Union pour le salut national (USN) par les forces de police et de gendarmerie djiboutiennes.

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Djibouti : Omar Guelleh réprime, la France regarde ailleurs (27-01-16)

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Ce n’est ni au parlement, ni aux sièges des partis politiques qu’il faut chercher les opposants au président djiboutien Ismaël Omar Guelleh, l’homme qui règne sans partage sur Djibouti depuis 1999. Il y a une et unique adresse où on les retrouve : la tristement célèbre prison centrale de Gabode. On y croise dans l’enfer de ce pénitencier le Secrétaire général de l’Union nationale pour le salut (USN, coalition de l’opposition), Abdourahman Mohamed Guelleh, maire élu de Djibouti mais qui n’a jamais réussi à s’asseoir sur son fauteuil, l’ancien ministre Hamoud Abdi Souldan, jeté dans les geôles le 21 décembre 2015 malgré une grave blessure par balle.

A Gabode, on y trouve également des militants de base de l’opposition comme Zakaria Rirache Miguil qui partage la promiscuité carcérale avec des hauts fonctionnaires en rupture avec le régime tels que Mohamed Abdi Farah, conseiller du ministre de l’Intérieur, Chirdon Khaireh Chirdon, directeur des Sports au Secrétariat d’Etat à la jeunesse et au Sports ou encore Abdourahaman Houssein, cadre au ministère de la Santé.

Répression tous azimuts

Tous ont commis le même crime, celui d’avoir manifesté publiquement ou plus discrètement leur désaccord avec le pouvoir du président Guelleh, qui a encore gardé les réflexes de son passage à la tête des renseignements djiboutiens de 1977 à 1999, sous le règne de son oncle Hassan Gouled Aptidon. A examiner la liste des personnes détenues dans les commissariats de police, à la gendarmerie, à l’Académie de police de Nagad, à la prison civile de Nagode, la répression tous azimuts du pouvoir ne touche pas que les milieux politiques. Elle vise également à intimider les médias comme en témoignent la condamnation par le tribunal des flagrants délits de Djibouti du journaliste Kadar Abdi Ibrahim à deux de prison avec sur sursis le 19 janvier 2016 et la convocation du journaliste Mohamed Ibrahim Waiss.

Déterminé à réduire au silence toute voie dissonante, le pouvoir a par ailleurs suspendu le 11 janvier 2016 pour deux mois l’Aurore, l’organe d’information de l’opposition, accusé d’avoir inopportunément diffusé la photo d’une fillette de 7 ans décédée lors de la répression policière du rassemblement religieux du 21 décembre 2015. Ce jour-là 26 autres manifestants avaient trouvé la mort dans des circonstances qui n’ont fait l’objet d’aucune enquête. Comme souvent, le président Guelleh profite du climat de répression pour s’en prendre aux défenseurs des droits de l’homme, ses bêtes noires auxquelles il reproche de donner une mauvaise image de son régime. Pour avoir publié la liste nominative des personnes décédées suite à la répression du 21 décembre, Omar Ali Ewado, membre fondateur de la Ligue djiboutienne des droits de l’homme (LDDH), a écopé de trois mois de prison ferme et a aussitôt rejoint à la prison de Gabode, l’universitaire Abdo Daher Miguil.

Silence coupable

Alors qu’elle réagit habituellement pour beaucoup moins que cela, la communauté internationale préfère feindre d’ignorer la répression qui s’abat sur les 800.000 djiboutiens. Au nom des intérêts des uns et des autres, la démocratie et les droits de l’homme sont passés par pertes et profits. Ancienne puissance coloniale et premier partenaire du pays, la France ne veut pas se fâcher avec Ismaël Omar Guelleh. Elle le peut d’autant moins que son pays abrite la plus grande base militaire française à l’étranger (près de 1700 hommes).

Dans le contexte de la lutte sans merci contre Daesh en Irak et en Syrie, c’est un poste avancé stratégique pour l’armée française qui justifie donc qu’on ferme les yeux à Paris sur les atteintes aux droits de l’homme et à la mise aux pas des opposants. La France avait déjà tout fait pour ménager la susceptibilité du président Ismaël Omar Guelleh dans l’enquête sur la disparition en 1995 à Djibouti du juge français Bernard Borrel. La veuve du juge, Mme Elisabeth Borrel et son avocat Me Olivier Maurice ont toujours soutenu que le magistrat, en détachement à Djibouti, ne s’est pas suicidé mais qu’il a été victime d’un « crime d’Etat » impliquant l’actuel président Omar Guelleh alors chef de cabinet à la Présidence de la république. A l’appui de cette thèse, on souligne que l’Etat français n’a jamais accepté de déclassifier toutes les notes de renseignement consacrées à la disparition du juge Borrel.

Surfant sur le contexte international, le président Omar Guelleh a désormais revêtu l’uniforme de champion de la lutte contre le terrorisme. Il a d’ailleurs pris prétexte sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et du 20 novembre 2015 à Bamako pour décréter l’état d’urgence à Djibouti pour deux mois à compter du 24 novembre 2015. Une astuce efficace qui lui permet d’asseoir une répression implacable contre ses opposants politiques, la presse et la société civile sans risquer la moindre réprobation de la communauté internationale.

Source : MONDAFRIQUE

Seidik Abba, Rédacteur en chef de Mondafrique

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