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L’ARD exprime ses voeux de bonheur et de prospérité à l’occasion de l’Aïd el Fitr 2012

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L’Aid el Fitr clôture le dernier jours du Ramadan, qui est le 9eme mois du calendrier musulman.

Un mois sacré où les musulmans pratiquent le jeûne et qui marque le début de la révélation du Coran faite au prephète Mohamed, paix soit sur lui.

L’alliance républicaine pour le développement (ARD) et la rédaction de Réalité en ligne expriment ses meilleurs voeux du bonheur et de spiritualité retrouvée à tous les Djiboutiens et à tous les musulmans à l’occasion de l’Aid el Fitr.

Que ce jour béni soit celui où les Djiboutiens se donnent tous la main et se retrouvent en communion pour abattre définitivement la dictature que nous vivons à Djibouti depuis 35 ans.

Amin

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Communiqué du Vizir de Tadjourah : Pour la fin de la discrimination à Djibouti

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CHEHEM AHMED
VIZIR du SULTANAT de TADJOURAH
Téléphone en France : 0033256315952
Courriel : chehem.vizir@hotmail.fr

 COMMUNIQUE de PRESSE

Pour la fin de la discrimination à Djibouti !

Les autorités traditionnelles de Tadjourah s’insurgent contre la politique du pouvoir à l’égard de la population de Tadjourah et Afar en général.

Le refus d’embaucher les natifs de la région de Tadjourah pour la construction du port de Tadjourah, qui a déclenché une manifestation de jeunes le 1er  juillet 2012, est un acte grave, inadmissible et lourd de conséquence.

Les plus hautes autorités politiques du pays doivent cesser des provocations de ce genre à l’égard d’une population déjà exsangue, meurtrie par 35 ans d’une  politique de  la terre brulée.

Politique dévastatrice qui est à l’origine des guerres sanglantes et de la présence de beaucoup   jeunes Djiboutiens dans le maquis.

Il est temps pour le Président dela République  MonsieurIsmael Omar Guelleh d’établir l’égalité de Djiboutiens(nes) devant la  citoyenneté, devant l’embauche, devant les ressources de l’Etat et d’assurer l’égalité des régions.

Tel n’est pas le cas jusqu’aujourd’hui.

Nous lançons  un appel :

–         aux chefs traditionnels de toutes les communautés pour qu’ils soient solidaires de la population Afar, discriminée, marginalisée et affamée ;

–         à la communauté internationale pour qu’elle vienne en aide à toute la population djiboutiennne paupérisée dont une partie est confrontée à la famine causée en partie  par la sécheresse.

Le 3 Juillet 2012

Le VIZIR de Tadjourah

CHEHEM AHMED

 

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INTERVIEW DU SECRETAIRE GENERAL DE L’ARD, M. KASSIM ALI

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ALLIANCE REPUBLICAINE POUR LE DEVELOPPEMENT

Description : epi

Alliance Républicaine pour le Développement

      ARD

Djibouti, le 8 avril 2012

INTERVIEW DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ARD,

M. KASSIM ALI

Les nouvelles sont rares ces temps-ci depuis Djibouti.

Ce qui alimente toutes sortes de rumeurs. Réalité en ligne a donc sollicité une interview du secrétaire général de l’ARD, Kassim Ali Dini pour y voir un peu plus clair.

 

Réalité : Depuis les commémorations  du 20e  anniversaire du massacre d’Arhiba le 18 décembre dernier et celle du 18 février 2012  suivie de la tournée  dans le nord du pays il ya un mois, les dirigeants de l’ARD en général et vous-même en particulier semblez avoir disparu des écrans radars, que se passe t-il ?

Kassim Ali Dini : S’agissant de ma petite personne, je n’ai jamais cherché à crever quelque écran que ce soit, radar, cathodique ou médiatique. A l’ARD, il n’y a ni one man show ni encore moins vedettariat : chaque responsable, quel qu’il soit s’exprime en toute autorité sur quelque sujet que ce soit et engage ce faisant tout le parti. En clair, nous sommes un parti démocratique où tout se discute. De part mes fonctions, mon devoir premier est d’œuvrer au bon fonctionnement et renforcement du parti sur le terrain du concret. Car la dictature que nous combattons utilise l’argent public pour monopoliser les médias à l’intérieur et contrôler beaucoup d’autres à l’extérieur : chaînes radio-tv, et même certains sites internet commençant par DJIB… polluant également Twitter et Facebook.

 

Réalité : Face à ce régime totalitaire, comment se présente l’élargissement et le renforcement de l’opposition ?

KAD : Nous y travaillons avec tout le sérieux  qu’exige une telle entreprise ; et conformément à nos principes,  nous allons travailler avec ceux  que chaque composante de la communauté nationale à a offrir de meilleur  en termes de convictions, de détermination et de légitimité. Pour nous  la recomposition de l’opposition nationale suit son cours de façon irréversible. Des démarches concrètes verront bientôt le jour. A notre avis, tout le monde s’accorde sur la nécessité de mettre en place un cadre de lutte mieux adapté. C’est-à-dire, trouver la bonne synergie entre l’évidence nécessité du travail de terrain et l’incontournable partenariat des forces vives de la diaspora. Ce qui manque jusqu’à présent. C’est donc à cette lacune que nous avons le devoir de remédier tous ensemble dans un esprit de responsabilité.

Soyons encore plus clairs. Nous voulons instaurer la démocratie d’abord au sein de l’opposition. Donc  de notre point de vue, chaque partie désireuse de jouer un rôle constructif dans cette reconfiguration a parfaitement le droit de proposer un projet de charte constitutive étant bien entendu que la charte finale sera entérinée lors d’une rencontre plénière et dans un cadre approprié.

 

Réalité : Mais tout ça semble prendre du retard, et la crainte d’un blocage se profile…

KAD : Je ne pense pas qu’il y’ait une quelconque intention de blocage de la part de qui que ce soit. Car tout véritable démocrate sait qu’il n’ya qu’un seul adversaire : ce régime dictatorial à l’agonie qui bafoue la citoyenneté en refusant des cartes d’identité nationale à de véritables citoyens, et qui dans le même temps se permet d’offrir des passeports Djiboutiens à des individus peu recommandables … Alors qu’il retire ou refuse de renouveler ces passeports à d’éminents dirigeants de l’ARD. Ce régime qui gouverne par la famine, impose à notre peuple d’effroyables conditions de vie en tuant la Santé, en rendant l’Education analphabète,  en condamnant  nos compatriotes sans distinction à la mendicité, l’indigence, bref à l’indignité. Le seul combat dont un démocrate digne de ce nom doit se préoccuper, c’est comment rendre l’opposition la plus efficace possible pour en finir avec cette caricature bête et méchante d’Etat néocolonial. Pour avoir sacrifié de longues années de ma vie dans le maquis,  permettez-moi de rappeler une réalité que certains (à commencer par le régime) cherchent vainement à occulter : notre pays a connu de 1991à 2001 un douloureux conflit civil dont ni les causes ni les conséquences n’ont été traitées.  Or une  paix durable  ne peut ne peut exister quand s’aggravent chaque jour la ségrégation, l’arbitraire, l’injustice, en un mot, le déni de Djiboutianité.

 

Réalité : Merci d’avoir rappelé certaines vérités, mais pendant ce temps le régime ne chôme pas dans l’espoir de perdurer et semble pour cela encourager la création de nouveaux partis qui ne s’occuperont que de problèmes sociaux et religieux dans la perspective des législatives de 2013 et…

KAD : Restons sérieux ! Les problèmes sociaux sont avant tout des problèmes politiques, parce que  ce sont des politiques de développement mal pensés, conçus sur des bases sectaires et alimentant la corruption généralisée qui expliquent la situation actuelle de faillite de l’Etat djiboutien. Mais vous avez tout à fait raison de dire que comme  lors des pseudo-consultations régionales du début de cette année,  le régime cherche à mettre en place une nouvelle classe politique plus docile  pour mystifier la communauté internationale et noyer le message de la véritable opposition. Mais personne n’est dupe. Et c’est pour cela que la véritable opposition démocratique reste incontournable car elle seule pose les vraies questions et propose les vraies solutions.

Propos recueillis par Maki Houmedgaba

 

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Appel à la mobilisation générale du 18 février 2012

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Appel à une mobilisation générale

le 18 février 2012

« Debout ! Pour notre Liberté, notre Dignité !

Tous solidaires contre l’esclavage et l’arbitraire,

marquons massivement le 1er anniversaire de notre soulèvement ! »

Chers compatriotes,

Plus qu’aucun autre événement depuis 1977, le 18 février 2011 restera à tout jamais gravé dans notre mémoire collective. Ce jour-là, tous ensembles, nous avons clairement et massivement démontré que ce régime était l’ennemi dela Nation djiboutienne. Et que, malgré la répression et l’intimidation qui touchent même fonctionnaires et dignitaires, le combattre pacifiquement était et reste notre devoir le plus sacré. Ce devoir d’émancipation et plus que jamais d’actualité et sa réalisation à notre portée. Ceci pour plusieurs raisons :

 

1)      La dégradation des conditions de vie de couches sociales de plus en plus larges, aggravée par l’absence de toute liberté politique, syndicale ou associative ;

2)      La course effrénée à la corruption impunie à tous les niveaux, détruisant le minimum de légalité indispensable à la libre entreprise et à la création d’emplois ;

3)      La substitution de population, par l’octroi de la nationalité à des étrangers, constituant autant d’électeurs mobilisables pour la fraude institutionnalisé ;

4)      La dégradation de tout le système éducatif, qui produit toujours plus d’échec et condamne au chômage même les universitaires ;

5)      La fuite des cerveaux qui condamne à l’exil d’importantes forces vives de notre Nation ;

6)      Les atteintes à la paix civile et la situation de ni guerre ni paix avec un pays voisin.

 

Tous ces facteurs obèrent de plus en plus gravement notre survie en tant que Nation pluriethnique et tolérante dans sa diversité. Pour dire définitivement et concrètement NON ! à la destruction dont cette dictature est porteuse, nous devons tous impérativement renforcer notre mobilisation citoyenne et pacifique. Nous le devons et nous le pouvons !

Le 18 février 2012, 1er anniversaire de notre soulèvement doit absolument symboliser la reprise jusqu’à la victoire de toutes les formes de contestation pacifique.

C’est pourquoi nous lançons un appel solennel à toutes les forces vives de notre Nation, sans exclusive et dans une véritable Unité, par-delà les partis, mouvements et personnalités politiques de l’opposition, à une manifestation massive sur l’ensemble du territoire national le 18 février 2012.

Et chaque jour qui suivra, jusqu’à l’inéluctable victoire finale !

Nous vaincrons ! Vive notre Nation ! Vive la Paix ! Vive l’Egalité ! Vive la Démocratie !

 

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Meilleurs voeux de l’ARD pour l’année 2012

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Que 2012 soit une année pleine de sérénité, de paix et de bonheur pour chacun.

Que 2012 soit bien le feu d’artifice tant attendu qui fera s’éclater les aspirations du peuple djiboutien à la liberté  et à la démocratie.

Un peuple djiboutien qui a pris désormais pleinement conscience aujoud’hui combien il ne tient qu’a lui seul de briser les chaines de la servitude qui le maintiennent prisonnier d’un système exécré.

Plus que Jamais, l’ARD se tient fin prête pour conduire et pour contribuer, à l’avénement salutaire d’une djibouti libre et démocratique;

La redaction

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Le crépuscule des tyrans, par Caroline Fourest, journaliste au Monde

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Le crépuscule des tyrans

LEMONDE | 30.12.11 | 14h39

par Caroline Fourest (Sans détour)

Tant de têtes sont tombées en 2011 qu’on est pris de vertige. Ben Ali a dû fuir  son pays. Moubarak passe en procès, allongé sur une civière. Kadhafi a trouvé la mort qu’il redoutait. Bachar Al-Assad a définitivement perdu la tête, même si elle tient encore sur ses épaules grâce à la férocité de la répression. Il devra bien céder . Aucun tyran n’est éternel. Même Kim Jong-il a fini par mourir . Mais sans modestie. Car, dans son cas, son peuple n’a pas trouvé la force de se soulever  ni même de retenir  ses larmes.

La tyrannie mise en place en Corée du Nord n’a rien de commun avec les régimes autoritaires arabes ni même avec les dictatures soviétiques d’antan. Nous sommes devant tout autre chose : une secte de 20 millions de personnes. Les images qui nous parviennent sont irréelles. On croirait assister  à un voyage dans le temps, sur une autre planète, à la découverte d’un laboratoire où un groupe humain se trouve enfermé et soumis à une immense expérience de conditionnement. La façon dont ils pleurent nous rappelle combien l’esprit critique est fragile, combien l’humain peut être  programmé, déprogrammé, manipulé. Toujours avec la même recette : un ennemi, un récit et la peur en guise de chien de garde.

Les tyrans ont leurs nuances et leurs degrés, mais partagent l’essentiel. Qu’ils se revendiquent de la nation, de la religion ou du peuple, d’un livre rouge ou d’un livre vert, ils feront toujours passer  leurs envies de pouvoir  et de domination avant l’intérêt de tous. Le nombre de leurs victimes est si élevé qu’on se demande toujours pourquoi ils durent si longtemps. Et pourtant, avant de tomber , ils durent et sont même « populaires ».

Contrairement à l’effet d’optique entretenu comme un mythe, le « peuple » n’est jamais une masse, mais une métaphore. Le consentement tacite d’une majorité passive envers une minorité active, qui opprime ou libère. Il suffit d’un clan pour s’accaparer  le sommet et terroriser  la base, par une chaîne de dominations et de lâchetés successives. Mais aussi d’une minorité, courageuse, pour défaire  la pyramide et même la renverser . C’est à la fois tragique et réconfortant. Après une année où tant de tyrans sont tombés, 2012 offre un monde en transition, où tous les chemins sont possibles.

Entre une fin des « printemps », le début d’hivers intégristes et la crise économique, la boussole mondiale est sens dessus-dessous. Les frontières entre l’Est et l’Ouest, entre l’Orient et l’Occident, entre le Sud et le Nord ne sont plus si claires. Toutes les nations et tous les grands ensembles, l’Union européenne en tête, doivent lutter  pour tenir  leur place dans le monde, ou céder  au repli et sortir  de la carte. Voire de l’histoire, qui marche si vite.

En chemin, les « peuples » n’ont pas fini d’osciller , entre le désir de croire  aux fables et l’envie de discours de vérité. A chaque tournant, il faudra choisir  entre la moins mauvaise des routes, fût-elle difficile, ou se griser  d’épopées. Toujours douces à écouter , parfois nécessaires pour surmonter  l’adversité, mais parfois aussi destinées à préparer  le lit d’apprentis tyrans. Comment se repérer  ? S’il existait une carte, absolument fiable, de 2012, ce serait trop simple. Et bien moins passionnant.


Essayiste et journaliste, rédactrice en chef de la revue « ProChoix », elle est l’auteure notamment de « La Tentation obscurantiste » (Grasset, 2005) et de « Libres de le dire », avec Taslima Nasreen (Flammarion, 2010).