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2e étape de la tournée de l’ARD dans les fédérations. Après Arhiba, Obock (ARD, 23-11-17)

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Deuxième étape de la tournée de l’ARD dans les fédérations
Après Arhiba, les obockois ont accueilli chaleureusement l’ARD.

Une délégation des dirigeants de l’ARD conduite par le président Adan Mohamed Abdou s’est déplacée à Obock le Mercredi 22 Novembre 2017 dans le cadre d’une réunion de travail avec les militants de cette ville historique.
La réunion s’est tenue au siège de la fédération ARD d’Obock et les membres du comité ainsi que les représentants des cellules des quartiers ( Qale, Fantihero, Badaf, cité PNUD etc …) ont participé massivement à la réunion où les débats étaient consacrés sur la situation politique et économique du pays, les conditions sociales des habitants d’Obock et la vie du parti.
La délégation a ensuite visité les deux quartiers les plus démunis de la ville à savoir Fantihero et Cité PNUD. Nous vous réservons la description sociale de ces banlieues dans notre prochain article.

PS : Selon les habitants d’Obock, l’exécutif aurait ordonné le démantèlement manu militari du barrage de Adow, symbole de l’oppression le Mardi après midi à la veille de l’arrivée de notre délégation. Une information que la délégation a ensuite vérifié et constaté. Une victoire de plus pour l’ARD.

Ci dessous les photos de la séance.

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Compte rendu de la réunion des militants de l’opposition djiboutienne à Lyon le samedi 11 mars 2017 (ARD, USN, 13-03-17)

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Une réunion de l’opposition djiboutienne s’est tenue à Lyon le samedi 11 mars 2017 de 16 h 30 à 18 h 30 à l’espace Emmanuel Mounier, 13 bis, rue Delandine, 69002 Lyon.

Quinze participants djiboutiens et une invitée de la Côte d’Ivoire Monique Berthollet ont honoré la réunion de leur présence.

Le thème central abordé a été la mise en place d’une équipe de l’opposition djiboutienne à Lyon, une ville qui veut défendre son statut de deuxième ville de France et qui veut construire un grand pôle de l’opposition pour tout le Rhône et au-delà.

Sur proposition des participants, la réunion a été présidée par Maki Houmed-Gaba, représentant de l’ARD et de l’USN, en déplacement depuis Paris où une rencontre préparatoire avait eu lieu le samedi 25 février en marge de la manifestation de la diaspora djiboutienne contre la réception de Guelleh à l’Élysée.

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MOBILISATION GENERALE ! L’ARD appelle à la mobilisation générale (10/02/17)

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C’est en résumé l’essentiel des discours des intervenants de l’ARD.

L’A.R.D. boycotte la mascarade à venir et invite le peuple Djiboutien à en faire autant.

Les Conseils Régionaux ayant déjà été nommés ! L’A.R.D. boycotte cette mascarade parce que :

– Le gouvernement a violé la Loi sur la Décentralisation annexée à l’Accord de Paix du 12 mai 2001 en la vidant de sa substance et en privant les Conseils Régionaux des prérogatives régaliennes (Etat-Civil, Police, Budget,

– Le gouvernement a modifié les délimitations des Régions en amputant les Régions de Tadjourah de deux ressources économiques (Port de Dankalélo et Lac Assal : Géothermie et banquise de sel) et Dikhil de Karta au bénéfice de la Région d’Arta, ce qui constitue comme l’avait rappelé le regretté Ahmed Dini, un Casus Belli que les populations concernées ont déjà condamné comme tel en manifestant à deux reprises à Tadjourah . L’A.R.D. est solidaire de ces populations et met en garde le pouvoir contre cette fitna !

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LA VRAIE PROBLEMATIQUE (ARD)

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Le problème Djiboutien a été identifié comme tel dès le lendemain de la violation d’un Accord de Paix signé avec nous et ayant mis fin à dix ans d’une triste page de notre Histoire. Le président du R.P.P. a ainsi affiché son mépris pour la Paix.

Il a été plus clairement identifié comme tel, lorsqu’Il a enterré un Accord sur le Dialogue et de Réformes, ayant impliqué la plus large coalition politique de l’histoire du pays dirigée par l’A.R.D. Il a ainsi affiché son mépris pour la cohésion nationale…

Inutile donc de nous attarder ici sur le bilan de trois mandats, car il y a plus urgent !

LA FITNA : Le dernier messager d’Allah a dit dans un hadith authentique au sujet de la Discorde : « Elle sommeille, quiconque la réveille encourt la malédiction d’Allah ! ». Elle étale aujourd’hui  son hideux visage à la veille de Régionales de tous les dangers. Flanqué de ses guerriers d’Ab’a, le président du R.P.P. entend concrétiser la violation de la Décentralisation et imposer sur le terrain la nouvelle délimitation des districts. Ainsi donc, au terme de ces Régionales 2017, le Conseil régional de la « Région » d’Arta ainsi délimitée se verrait confier la gestion de deux ressources économiques subtilisées à la Région de Tadjourah : l’exploitation du Lac Assal ainsi que le port de Dankalélo. Et en prévision des Législatives 2018, ce serait la Région la plus peuplée du pays avec une population fictive de 45000h à en croire les chiffres fournis par le site officiel de la Présidence, pour en toute logique  voir à cette échéance sa représentation parlementaire augmenter en conséquence. Dans le même temps, la Région de Tadjourah voit sa population, décimée par on ne sait quelle épidémie, passer de 89000h au recensement de 2009, à 45OOOh (toujours selon le même site), pour en toute logique, voir sa représentation  parlementaire réduite en conséquence à la même échéance après s’être fait subtiliser la gestion de deux ressources économiques et ses limites territoriales réduites.

L’A.R.D. qui a fait la preuve de son attachement à la cohésion nationale en dirigeant avec succès deux coalitions nationales à deux reprises en dix ans, se fera un devoir de renvoyer cette Discorde nationale qui n’a que trop duré dans le coma profond qui doit être le sien.

Semer la Discorde nationale pour régner ! Tel est pour le court terme, l’agenda officiel, légal et limpide du président du R.P.P. Tout aussi légal et officiel que sans équivoque, nous avons le notre !

LA MOTION WUTA

Ayant fait le choix définitif de la Paix (symbolisé par le bucher du même nom) et du combat démocratique légal, nous ne ferons pas au président du R.P.P. le cadeau d’un autre conflit armé. Parce que ce serait entretenir une discorde qu’il crée pour perdurer. Parce que viendraient aussitôt s’y greffer les intérêts commerciaux et militaires divergents des puissances régionales et internationales. Parce que ce serait aussi offrir un terreau fertile aux fous d’Allah qui sèment la mort sans discernement…Notre pacifique peuple ne mérite pas de connaitre le sort peu enviable de ses frères syrien ou yéménite. 0ù d’ailleurs se réfugierait-il dans ce monde devenu inhospitalier en proie à une islamophobie savamment orchestrée et entretenue ?

Mais notre peuple n’a pas non plus vocation à vivre apatride sur son sol. Ceux qui ont la chance de posséder la nationalité de vivre la peur au ventre, avec la menace permanente de de plus en plus fréquentes déchéances arbitraires de la nationalité par décret présidentiel. De voir ses  démocrates interdits de  voyage. De voir ses jeunes mourir en prison, exécutés par balles, jetés au bagne pour simple dénonciation citoyenne de pénurie d’eau. Ses ressortissants, intellectuels ou manifestants pacifiques  traités de mercenaires étrangers, de comploteurs islamistes ou de pachtoune et le croyant investi pour cinq ans, la prétention à sa succession qui gouverne déjà par procuration se s’autorise avec sa bénédiction à semer en toute impunité une anarchie sans précédent dans l’administration…… la liste est interminable de droits bafoués et de procès en sorcellerie, dénis de justice, d’arbitraires, de deux poids deux mesures qui font de ce pays un baril de poudre…

Déjà retenue comme unique perspective de lutte lors du dernier congrès en cas d’échec des négociations (entamées à l’époque et qui ont abouti à un Accord aussitôt enterré !), l’exigence du départ immédiat du « chef de l’état » s’impose désormais à tous les partis politiques légaux ou pas comme une nécessité vitale !

Cette motion sera immédiatement débattue au grand jour dans toutes les annexes de la capitale et des régions pour être soumise par les signataires de l’Accord de Paix violé, au vote de tous les militants de l’A.R.D. nécessairement unie dans sa riche diversité.

Afin qu’elle soit dans les plus brefs délais assortie d’un projet politique fédérateur et d’un programme  commun d’action, il sera nécessaire et suffisant qu’elle recueille  la plus large adhésion possible au sein de l’opposition. C’est qu’il n’y a pas d’autre alternative lorsque chaque victoire électorale est spoliée et tout Accord politique violé et enterré pour tous ceux qui refusent le suicide anomique vers lequel on se dirige tout droit faute de règles communes appliquées à tous les membres de la société  et à tous ceux qui refusent de se laisser mourir à petit feu…

Aucune crainte à avoir ! Cette mobilisation est le libre exercice du droit constitutionnel de manifester pacifiquement et donc un recours légal !

Ne craignons pas non plus les forces armées. Parce qu « elles n’ont jamais été et ne seront jamais la cible de notre mobilisation. Parce qu’il n’y a pas de précédent dans l’Histoire de forces armées nationales qui aient collectivement consenties à se transformer en garde prétorienne d’un homme et sa famille. Parce qu’enfin y consentiraient-elles, qu’au grand jamais elles ne pourraient obstruer la marche pacifique d’un peuple pour la conquête de ses droits car il est bien et bien révolu le temps des boucheries impunies.

En attendant il nous faut rester vigilant car il y a périls en la demeure qui viennent compliquer la situation nationale :

  • L’Accord de défense signé avec l’Ethiopie, qui n’est pas le premier du genre, a été présenté comme visant à lutter contre l’insécurité (crée et entretenue par ce pouvoir) dans le nord du pays. Les forces armées de ce pays voisin et pour l’instant ami n’ayant reçu aucun mandat pour exercer le rôle de gendarme sur quelque portion que ce soit de notre territoire, ce sont surtout nos forces armées que cet Accord de défense expose dangereusement en les impliquant inutilement dans un conflit qui n’est pas le leur.
  • Toujours au nord, objet de toutes les convoitises au cours de ce mandat, la Chine se prépare à installer un contingent de dix mille hommes avec une base navale. Ce qui n’était pas prévu par les Accords précédents. Cette augmentation aurait été acceptée et négociée suite au retard du paiement de la colossale dette commerciale Nous ne serions donc plus souverains ? INACCEPTABLE !

La diaspora sera amenée à jouer un  rôle prépondérant partout où elle se trouve pour relayer la mobilisation qui se prépare.

Quoiqu’il en soit que nul ne doute de notre détermination. Celle d’un peuple acculé dans ses derniers retranchements !

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Compte rendu de la conférence du 27 Septembre 2015 à Bruxelles organisée par l’ USN-Belgique (30/09/15)

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Une Conférence marquée par la disparition d’ une figure importante de l’ opposition, placée sous l’ égide du président de l’USN, Ahmed Youssouf Houmed accompagné par le délégué aux affaires extérieures ,Djama Amareh Meidal membre du Haut-Conseil de l’ USN, du Cheikh Guirreh Maidal ;membre du Haut-Conseil de l’ USN, du député de l’ opposition Doualeh Egueh Ofleh , de Mahdi Ibrahim God;Adjoint au représentant des relations extérieurs à l’ extérieur et vice-président de l’ ARD,de Yonis Houssein représentant de l’ UDJ en Europe et doyen des opposants à UK , de Maki Houmed-Gaba représentant de l’ USN en France et du président du CRP-USN en Belgique Ali Aboubaker que s’ est tenue cette importante réunion publique sans précédent à Bruxelles.Le tout animé par le jeune Mohamed Amin ,président du Mouvement des jeunes de l’ USN en Belgique.
C’ est en présence d’ un parterre de personnalités politique de l’ opposition djiboutienne et d’ une salle comble que la conférence a débuté par un dou’a récité par le cheikh Guirreh en faveur du défunt président de l’ UDJ et membre du Haut-Conseil de l’ USN, le regretté Ismail Guedi Hared décédé quelques jours avant à Paris.

Après avoir rendu un vibrant hommage au défunt Guedi Hared (Allah Yarhamou), le président Ahmed Youssouf a brièvement rappelé la situation politique du pays antérieur à l’ indépendance et post-indépendance. Les divisions tribales et ethniques héritées de l’ ère coloniale se sont accentuées après l’ indépendance, d’ ou sa démission du premier gouvernement à peine 6mois après. Il a souligné l’apport considérable de Dini dans la lutte pour l’ indépendance de notre pays et ses actions politiques pour l’ instauration d’ un Etat de Droit et démocratique après que l’ indépendance fut confisquée par une horde d’ irresponsables.Saluant au passage la présence de deux personnalités opposantes au régime depuis plus de 40 ans dans la salle: Abdi Osman dit INDHABUUR et Ahmed Ali Aras.
Il a expliqué que le boycott par l’ opposition des élections pendant 10 ans résultait d’ un constat de manque de transparence et de fraudes massives observé lors des élections législatives de 2003. Que l’ Union pour le Salut National née d’ une volonté popuplaire il y a 3 ans et soutenue pleinement par la grande majorité du peuple djiboutien est déterminée à mettre fin à l’ absence d’ un Etat démocratique à Djibouti.En ce qui concerne l’ accord-cadre du 30 Décembre 2014 signée entre l’ USN et le gouvernement Djiboutien, il a rappelé qu’ il revient à tout djiboutien de prendre ses responsabilités pour réclamer l’ application intégrale, car il en va du devenir du pays ,donc de l’ avenir de chaque djiboutien.
Cheikh Guirreh Maidal a quant à lui affirmé que la présence de nombreux djiboutiens en exil est dûe à l’ absence d’ un véritable Etat de Droit à Djibouti pouvant répondre aux besoins du peuple djiboutien. Quant aux récentes déclarations du ministre du travail et de la réforme s’ adressant aux fonctionnaires et employés du service public sur un ton menaçant en les dissuadant de soutenir une autre politique que celle menée par le gouvernement “cela nous démontre encore une fois le cynisme de ce régime qui court à sa perte” a déclaré Cheikh Guirreh.

L’ honorable député Doualeh a encouragé les djiboutiens à l’ intérieur comme à l’ extérieur à soutenir financièrement l’ USN pour parvenir le plus rapidement au changement tant souhaité par les djiboutiens.

L’ ancien président du FUOD et actuel responsable de l’ USN à l’ extérieur, Mahdi God à pris la parole en invitant les personnes à observer une minute de silence pour les martyrs djiboutiens assassinés , portés disparus ou décédés des suites de tortures depuis l’ indépendance à ce jour et particulièrement les victimes du Café de Paris, dont le 27 Septembre coincide avec le 24ème anniversaire des tueries et tortures de la communauté gadabourcie visée .Ce qui fut fait.Ensuite , il a invité les militants USN à se concentrer sur l’ essentiel pour parvenir à bout de ce régime.

Enfin, Le délégué aux affaires extérieurs, emparé par l’ émotion a rendu à son tour un hommage appuyé au défunt Guedi (Allah yarhamou). Il a indiqué par la suite à l’ assistance qu’ aucune question n’ était taboue ,les combattants pour la liberté qu’ ils étaient ne pouvaient se permettre d’ esquiver les questions à l’ instar de ceux aux commandes du pays.

Pour ce qui est des critiques provenant de la diaspora, elles sont souvent infondées et leurs auteurs manquent d’ informations pour apprécier les actions politiques que mènent les responsables sur le terrain à leur juste valeur.

Après une séance remarquable d’ échanges fructueux avec le public, le mot de la fin fut pour le président Ahmed youssouf qui invita les djiboutiens à ne pas agir en ordre dispersé mais bien en étant uni comme les cinq doigts d’ une main car c’ est ainsi que nous envisageons le futur de notre pays: Une,Indivisible avec un peuple uni et en harmonie.

La conférence s’ est clôturée à 18h30 par un dou’a du président.
Pour l’ USN-Belgique
L’ équipe du CRP-USN Belgique

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Compte rendu de la rencontre djiboutienne du 11 août 2015 à Paris avec la direction de l’USN

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L’USN France a invité le président de l’USN, Monsieur Ahmed Youssouf, le délégué de l’USN aux relations extérieures, Monsieur Djama Amareh Meidal et l’adjoint au représentant itinérant aux relations extérieures de l’USN à l’étranger, Monsieur Mahdi Ibrahim God, pour une rencontre avec des militants et sympathisants de l’USN en France.

Étaient présents en qualité de coorganisateurs de la rencontre Monsieur Hachin Loita Ahmed, représentant de l’UDJ en France et porte-parole et Monsieur Elmi Diraneh, représentant du RADD en France.

Monsieur Djama Amareh Meidal a introduit la rencontre en présentant la situation générale qui prévaut dans le pays depuis l’accord cadre du 30 décembre 2014 entre l’USN et le gouvernent djiboutien.

Alors que le gouvernement feint de poursuivre le dialogue politique, les exactions n’ont jamais cessé.
« Le gouvernement est malmené de par les coups qu’il reçoit à l’intérieur du pays ou depuis l’extérieur par la diaspora. Nous sommes convaincus d’être à un tournant décisif de l’histoire de notre pays ».

Djibouti n’est pas une République où nous pouvons lutter pour notre droit en toute légalité, mais un pays où nous sommes condamnés à lutter pour la survie même de ce pays, compte tenu de la politique menée par le régime de réduire à néant le peuple djiboutien.

Ismaël Omar Guelleh projette de faire de Djibouti une province éthiopienne, le premier ministre éthiopien ayant déjà déclaré à l’Assemblée nationale qu’il ne restait à accomplir que l’intégration politique à réaliser dans cette perspective. Cela relève typiquement du « après moi le déluge » que nous vivons déjà au quotidien.

S’agissant du dialogue politique, un accord a bien été signé le 30 décembre dernier. Dans la conduite du dialogue, certains points ont pu paraître incompris par certains. Nous comprenons très bien les critiques et les reproches qui nous sont faits. Mais pour porter des jugements pertinents, il est important de disposer de tous les éléments d’information nécessaires.

Nous savons bien qu’IOG veut faire subir à cet accord le même sort qu’aux accords passés. Mais cela n’arrivera pas, puisque nous nous sommes inspirés des leçons du passé. A force d’observation et de consignation de tous les actes accomplis par IOG, nous avons la preuve de l’absence totale de volonté d’appliquer l’accord.

Pour IOG il s’agit d’un jeu pour tirer les ficelles et il avait commencé par renier tout statut légal à l’USN, jusqu’à la signature de l’accord qui engendre la reconnaissance légale de l’USN.

Au lendemain du 22 février 2013, si ce n’était la présence des bases occidentales, IOG aurait été sur le point de demander à la Garde républicaine de raser la ville de Djibouti. Notre conviction est que nous arriverons de toutes les façons à sauver notre pays du plan machiavélique pensé par ce régime.

Et La diaspora a une place à part dans le changement et la préservation de l’existence de notre pays, et nous sommes convaincus qu’elle ne faillira pas à son rôle.

Mahdi Ibrahim God

M. Djama Amareh a brossé le schéma général. Je reviendrai plus particulièrement sur la situation de la diaspora djiboutienne, dont certains membres se trompent de combat en remettant en cause la légitimité de la direction de l’USN à Djibouti. Chaque avancée est toujours accompagnée par des imputations de suspicion de la part d’une certaine diaspora.

La diaspora serait mieux inspirée de s’interroger sur la raison de son exil, chacun ayant ses raisons, mais le point commun demeurant la défaillance constatée dans tel ou tel domaine. C’est pourquoi le combat commun devrait être de dénoncer la situation qui prévaut à Djibouti en fonction des domaines de défaillance vécus ou identifiés.

Soit un appui physique en termes de disponibilité, soit un appui matériel en terme logistique ou financier doit être apporté pour épauler son frère de lutte. Ce sont les deux aspects dont la lutte a grandement besoin. Depuis 2013, à chaque venue du dictateur Guelleh dans un pays d’Europe, il a été accueilli par une dénonciation en règle pilotée par la diaspora. L’euphorie née des élections a mobilisé énormément la diaspora et a permis de chasser et pourchasser le dictateur à chaque déplacement en Europe ou en Amérique.

Nous devons continuer à nous mobiliser et à ne pas faillir dans cette mobilisation. Un soutien financier et un soutien physique sont nécessaires pour faire vivre les comités de soutien de l’USN à l’étranger. En France notamment où beaucoup de Djiboutiens résident et qui doit constitue un point pivot.

Nous souhaitons que vous mettiez en place votre comité de soutien France pour vous retrouver et dégager une plate forme ainsi qu’une équipe pour le diriger. S’il y a anarchie ici, l’USN à Djibouti n’aura pas d’interlocuteurs fiables avec qui travailler. De l’Amérique à l’Europe, on doit pouvoir réussir la mise en place de cette diaspora.

Ahmed Youssouf Houmed

Aujourd’hui, au-delà de la lutte pour la démocratie, c’est la lutte pour la survie de Djibouti et de l’avenir des Djiboutiens qui est en cause. En tant Djiboutiens, vous connaissez suffisamment la situation malgré votre éloignement géographique. Si Djibouti existe encore aujourd’hui, la gravité est telle qu’on se demande sérieusement si demain, en tant qu’État et même en tant qu’entité nationale, nous existerons.

Économiquement, nous sommes absorbés par la Chine qui achète à grands frais les infrastructures de Djibouti comme le port qui passe désormais de Doubaï à la Chine.

Dès l’arrivée de l’actuel président Guelleh, le chemin de fer a été abandonné et remplacé par la route de Galafi empruntée par des camions souvent propriétés des amis de ce président.

Nous avons la conscience d’exister encore, mais des accords secrets semblent avoir fait que l’eau et l’électricité nous viennent de l’Éthiopie dont Djibouti est présenté comme un prolongement naturel.

La base militaire française a permis de préserver l’intégrité de la république de Djibouti face aux velléités de l’Éthiopie et de la Somalie lors de l’accession à l’indépendance. De nouveau, l’existence de Djibouti en tant qu’entité indépendante de l’Éthiopie est aujourd’hui en jeu.

La politique de l’USN consiste à sauver Djibouti de sa dissolution dans l’Éthiopie. Il est urgent que le pays soit préservé de cette intégration alors que le pouvoir en place travaille à brader le territoire et ses infrastructures pour un intérêt privé et tente de même de se débarrasse des Djiboutiens en les harcelant et en les poussant à fuir le pays.

La création de l’USN a été une grande surprise pour le pouvoir tout comme sa participation aux élections législatives de février 2013. Le régime n’a pas accepté de reconnaitre sa défaite aux élections et pour punir l’USN de cette participation, la caution des députés USN n’a été remboursée que tout dernièrement.

Depuis l’avènement de l’USN, nous avons essayé de rétablir les règles du jeu. Auparavant, M. Guelleh avait l’habitude de gagner avec 70% à 80 % des voix. Deux jours avant les élections de 2013, celui-ci ne reconnaissait même pas l’USN et disait ne leur accorder que 10% de siège. Or nous avons rassemblé 80 % des votes grâce au ras le bol de la population, et cela fut le début de la mort du régime.

Une mobilisation importante s’en est suivie, que vous connaissez, certains l’ayant payé de leurs vies, d’autres ayant été emprisonnés, nous avons été traités de terroristes ; puis une grave crise politique est née de cette situation faisant suite à la belle lutte menée par tous les Djiboutiens.

C’est pourquoi le régime a fini par accepter l’ouverture d’un dialogue sur proposition de l’USN. Le régime avait exigé au préalable que pour dialoguer il fallait intégrer les 10 sièges de l’Assemblée, chose inacceptable pour la population. Le président proposait alors en contrepartie de prendre l’engagement de veiller à l’application de cet accord, mais il n’en sera rien.
Aujourd’hui nous sommes plus forts que lors des élections de 2013 et ce dialogue ne nous a pas été imposé. Nous l’avons voulu pour sauver le pays et nous avons toujours voulu l’application de l’accord dans la paix et l’unité. C’est le cheval de bataille de l’USN. Les Djiboutiens ont suffisamment souffert, on ne peut pas leur imposer d’autres luttes. Si on sait où cela commence, on ne sait pas où cela s’arrêtera.

Nous prenons à témoins les Djiboutiens et les membres de la communauté internationale présents à Djibouti. Nous voulons réussir ce dialogue dans la paix et l’unité. Djibouti est une plate forme pour la paix dans le monde. Nous demandons une compréhension de la part de nos concitoyens pour orienter leurs actions dans le sens de l’unité et l’action pacifique, et d’agir en responsables pour la survie de notre pays.

La séance de questions et réponses a suivi les trois interventions.
Les Djiboutiens présents ont soulevé des questions relatives aux thèmes de l’unité d’action de l’USN, de la situation actuelle du déroulement du dialogue, du projet de participation aux élections présidentielles d’avril 2016, ou encore de la forme de lutte à mener sur le terrain dans le temps à venir.

En réponse, il a été rappelé que l’unité d’action de l’USN devrait être préservée en priorité, car il s’agit du moyen unique d’agir avec efficacité pour gagner contre cette dictature. On ne peut se permettre le luxe de combattre dans le désordre sans tomber dans le jeu du régime.

Le dialogue est dans une impasse depuis plusieurs semaines mais la pression intérieure cumulée avec celle de la communauté internationale sont en passe de produire des résultats, pour preuve le communiqué d’IOG du 27 juillet dernier appelant à la reprise du dialogue au lendemain de sa rencontre avec le ministre français de la Défense Le Drian.

Une question consistait à interroger sur la réalité du 4e mandat pour IOG. La pression sur le régime est telle qu’aujourd’hui, si un 4e mandat devait être envisagé par IOG, il ne pourra le faire sans signer l’accord sur la CENI, faute de quoi il serait confronté à un soulèvement refusant toute mise en place de l’élection présidentielle elle-même.

IOG pourra-t-il utiliser une marionnette pour son 4e mandat ? C’est non, il n’y aura pas plus de place pour la marionnette que pour IOG lui-même. Puisque si « Pas de CENI », alors « Pas d’élection ».

Pour parvenir à mettre fin à ce régime, une mobilisation populaire pacifique par la rue est absolument nécessaire.

Parmi les réflexions avancées, le président du FRUD Monsieur Mohamed Kadami a rendu hommage à l’effort déployé par l’USN depuis février 2013, accompagné d’un hommage appuyé au président de l’USN Ahmed Youssouf qui est dans la lutte politique depuis les années 1970 et à l’activisme et à la constance de Monsieur Ismaël Guedi Hared aujourd’hui en convalescence.
« Il faut tenir compte des luttes des autres, l’USN est une avancé considérable. Il faut préserver cet outil, même si on peut critiquer l’accord cadre du 30 décembre qui est un accord du fort au faible, ce qui fait qu’il ne comporte pas de garantie ».

Monsieur Kadami s’est dit solidaire de l’USN, « même si les actions de l’USN sont limitées et c’est pourquoi certains luttent les armes à la main ». « Une offensive militaire est en cours dans le nord du district pour pourchasser des combattants. » « Toutes les formes de lutte sont nécessaires pour empêcher le 4e mandat. »
Monsieur Kadami a rappelé enfin que le plus vieux prisonnier politique de Djibouti, Mohamed Ahmed dit Jabha, croupit toujours à la prison de Gabode depuis le 1er mai 2010, sans jugement et sans accès aux soins.

Le président de l’USN de rappeler, qu’on ne pourra jamais étaler le mérite de Monsieur Mohamed Kadami qui a consacré toute sa vie à défendre Djibouti et le peuple de Djibouti. « Nous ne sommes pas loin du dénuement de cette lutte pour tous les citoyens ».

A une question sur une éventuelle évolution de la forme de la lutte de l’USN vers l’action armée, le choix de la lutte pacifique par l’USN a été clairement rappelé, en ajoutant que l’USN n’aurait aucun moyen de s’opposer au peuple djiboutien si celui-ci faisait un jour le choix de la lutte armée.

A une question sur la reprise des manifestations, la direction a rappelé que les Djiboutiens avaient déjà repris le chemin des manifestations de rue et que cela n’ira qu’en s’amplifiant si le dialogue politique n’avançait pas.

Djibouti est un pays fragile, ne serait-ce que par ses maisons en planche où un incendie peut prendre des proportions dramatiques. Cela justifiant pourquoi l’USN appelle instamment à une lutte pacifique qui ne détruise pas ce qui tient encore debout à Djibouti.

Une conférence de presse sera organisée prochainement à Paris pour un point d’étape décisif sur le dialogue politique.

Fait à Paris, le 12/08/2015

Pour l’USN France
Le Représentant de l’USN
Maki Houmed-Gaba

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Succès de la rencontre à Bruxelles du président du MRD et porte-parole de l’USN, Monsieur Daher Ahmed Farah (DAF), avec la Diaspora djiboutienne ((1/05/15)

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Succès de la rencontre à Bruxelles du président du MRD et porte-parole de l’USN, Monsieur Daher Ahmed Farah (DAF), avec la Diaspora djiboutienne

La diaspora a répondu en grand nombre hier vendredi 1er Mai 2015 à l’invitation du président du MRD et porte-parole de l’USN, Monsieur Daher Ahmed Farah (DAF). Pas moins de 150 personnes ont fait le déplacement pour informations et échanges distanciés avec DAF à Bruxelles sur la situation politique, sociale et économique qui prévaut dans notre pays, Djibouti. Outre ceux de la Belgique, des Djiboutiens de France, de Grande Bretagne, de Hollande mais aussi de Suède étaient présents.

C’est devant une salle comble que DAF a pris la parole, exposant la situation et ses derniers développements puis lançant le débat sur les voies et moyens d’avancer sur le chemin du changement démocratique. Il a ainsi rappelé que la mise en œuvre par la partie gouvernementale de l’accord-cadre du 30 décembre 2014 avec l’USN reste à venir sur les réformes démocratiques (CENI, statut de l’opposition, code de conduite des partis politiques, etc.) comme sur la plupart des questions immédiates (amnistie de tous les membres de l’USN victimes de condamnations judiciaires à caractère politique, rétablissement dans leurs droits des élus locaux, réintégration des travailleurs licenciés, rétablissement dans leurs droits des autres personnes lésées, y compris le rétablissement dans sa nationalité djiboutienne de Mohamed Daher Robleh et le respect du droit au passeport de Cheik Abdourahman Souleiman Bachir). Il a, en bonne logique, insisté sur la nécessité, pour l’immense majorité des Djiboutiens aspirant au changement, de rester mobilisés à la fois individuellement et collectivement. ‘’Face aux moments de doute pouvant survenir dans une lutte telle que la nôtre, un examen re-mobilisateur de soi, me semble utile, car il aide à rester au clair ou à être plus au clair avec soi et avec la cause’’, a notamment souligné le porte-parole de l’USN et président du MRD.

Les échanges ont été riches et constructifs tout au long de la rencontre, signe de l’aspiration ardente de la Diaspora djiboutienne au changement démocratique à Djibouti.

Modérée avec maestria par Harbi Amir, venue de Suède à la tête d’une délégation de démocrates djiboutiens, la rencontre DAF-Diaspora s’est déroulée de 17 heures à 19 heures 45.

Félicitations à tous celles et ceux qui ont contribué à l’organisation et au succès de cette rencontre militante.

La lutte continue.