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Communiqué EELV: « La France et les pays européens doivent favoriser la transition démocratique à Djibouti » (EELV, 24-04-16)

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Communiqué EELV

Le Conseil Constitutionnel de la République de Djibouti a validé, ce mardi 19 avril, les résultats de l’élection présidentielle du 8 avril dernier. Déclarant la victoire, dès le premier tour, du président sortant, Ismaël Omar Guelleh, au pouvoir depuis 17 ans, après avoir été pendant 22 ans le bras droit du précédent chef de l’Etat, qui n’était autre que son oncle. Malgré la présence de cinq autres candidats, il a officiellement obtenu un score de 87,07%.

Cette élection, qualifiée de « mascarade électorale » par la coalition des partis de l’opposition, l’Union pour le Salut national (USN), est dans la continuité du cycle initié dès 2010 par le pouvoir djiboutien : suppression contestée de la limite du nombre de mandats présidentiels, confiscation de la victoire de l’opposition aux élections législatives de février 2013, refus d’appliquer l’accord-cadre conclu avec cette même opposition en décembre 2014 en vue de mettre fin à la crise démocratique que connaît le pays.

Les organisations de défense des droits humains n’ont eu de cesse de dénoncer depuis de nombreux mois la répression de toute voix dissidente, le point d’orgue étant la répression sanglante du 21 décembre 2015 qui a fait au moins 27 morts et 150 blessés, selon la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH). Ces attaques se sont poursuivies durant toute la campagne électorale, de nombreux membres de l’opposition ayant fait l’objet de harcèlement, d’arrestations et de détentions arbitraires. L’opposition dénonce également de nombreuses irrégularités durant le scrutin : urnes non scellées, votes multiples, non-accès aux procès-verbaux de dépouillement, représentants de candidats d’opposition empêchés d’accéder à de nombreux bureaux de vote…

EELV témoigne son soutien au peuple djiboutien dans sa lutte pacifique pour la démocratie et condamne les atteintes aux droits humains dont il est régulièrement victime.

EELV condamne le silence persistant de la France et de la communauté internationale face à un déni démocratique et à des exactions qui durent depuis bien trop longtemps.

EELV renouvelle sa demande aux pays européens disposant d’une base ou d’un contingent militaires à Djibouti de contribuer activement à une sortie par le haut de la profonde crise démocratique que connaît ce pays. Il est également de leur intérêt de favoriser son développement économique et social.

En effet, du fait du déficit aggravé de gouvernance que connaît Djibouti, sa population souffre d’un chômage massif excédant 50% et d’un taux de pauvreté avoisinant 80%, malgré les très importants revenus que le pays tire de sa position géographique, stratégique pour l’économie et la sécurité mondiales. La stabilité d’un pays occupant une telle position ne peut être assurée de manière durable que dans un pays dont la gouvernance repose sur la justice démocratique, économique et écologique.

Julien Bayou, Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux

Source : EELV

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Communiqué du parti de gauche : DJIBOUTI : IOG, le viol des femmes et le viol de la démocratie (Pierre Boutry, Parti de Gauche)

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Ismaël Omar Guelleh  cumule à ce jour 17 ans de pouvoir présidentiel qui viennent compléter 22 ans de pouvoir sur les services de police et de sécurité en sa qualité de chef de cabinet du président Hassan Gouled depuis 1977. Malgré une croissance économique de 6% le taux de chômage avoisine les 60% et la population ne bénéficie aucunement des revenus générés par les bases militaires étrangères présentes en nombre sur le territoire.  Cela ne l’empêche aucunement de proclamer sa victoire à l’élection présidentielle du 8 avril 2016 avec une abstention réelle très forte et avec un score de 86,68 % qui ne trompe personne.

États-Unis et France n’ont pas souhaité féliciter IOG dès lors que ce dernier a non seulement modifié sa constitution pour pouvoir se présenter une 4e fois mais a aussi rejeté l’offre de l’Union européenne de dépêcher une mission d’experts pour superviser le processus électoral.

Les conclusions préliminaires du 11 avril de la Mission d’observation de l’Union africaine (UA) pointent les irrégularités du processus électoral en particulier l’absence de procès-verbaux par bureau, la centralisation des résultats au ministère de l’intérieur en l’absence de CENI véritable, ce qui n’a pas empêché l’Union Africaine de juger crédible l’élection d’IOG.

L’opposition regroupée dans l’Union pour le Salut National, tout en étant partagée entre partisans ou non du boycott,  a présenté un candidat Mr Omar Elmi Khaireh contrairement à ce que des media français ont bien voulu faire accroire. Il est arrivé en deuxième position avec 7,32% des voix en dépit des manipulations du processus électoral.

Pendant ce temps une grève de la faim était observée à Paris pendant plusieurs semaines par dix femmes djiboutiennes  en lutte contre l’impunité des viols perpétrés sur des centaines de femmes afar par l’armée gouvernementale. Ces femmes courageuses et déterminées ont révélé à la face du monde le viol comme arme de guerre, un autre visage méprisable du tyran IOG, qui ne doit toutefois pas faire oublier la pratique régulière du viol dans les commissariats des femmes djiboutiennes pauvres et des femmes éthiopiennes et somaliennes qui ont fui la misère dans leur pays d’origine.

La Commission Afrique du Parti de gauche soutient la lutte des femmes djiboutiennes contre les violences qui leur sont faites par ce régime honni et exige que le gouvernement français intervienne fermement auprès des autorités djiboutiennes afin qu’elles respectent les conditions d’une vie politique démocratique.

Pierre Boutry

18/04/2016

Source : Alliance des forces démocratiques pour l’Afrique (AFPA)

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Communiqué de presse du Département d’Etat US sur les élections présidentielles de Djibouti (11-04-16)

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Djibouti Elections

Press Statement

Mark C. Toner
Deputy Department Spokesperson
Washington, DC
April 11, 2016

The United States commends the Djiboutian people for peacefully exercising their right to vote during their country’s April 8 presidential election.

While elections are an integral component of all democratic societies, democracy is also built on the foundation of rule of law, civil liberties, and open political discourse between all stakeholders. We encourage the Government of Djibouti to support the freedoms of peaceful assembly, association, and expression for all of Djibouti’s citizens.

The United States has a strong partnership with Djibouti. We look forward to advancing our shared interests and helping Djiboutians build a more prosperous, secure, and democratic future. We take note of the reports released by the Intergovernmental Authority on Development, the African Union, and others and the recommendations by the African Union on improving future electoral processes in Djibouti. We hope to work with the Government of Djibouti to advance those recommendations.

Source: US Department of State

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Des Djiboutiennes en France cessent leur grève de la faim le 12 avril 2016 (AFP, 12-04-16)

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PARIS (AFP) – 12 avril 2016 – 19H45

Huit Djiboutiennes, en grève de la faim depuis 19 jours en France pour dénoncer des viols commis selon elles par des soldats dans leur pays, ont annoncé mardi mettre un terme à leur mouvement en estimant avoir réussi à alerter sur leur situation.

« Cette grève était une première étape et le combat contre l’impunité continue », a déclaré à l’AFP Aïcha Dabalé, porte-parole en France du Comité des femmes djiboutiennes contre les viols et l’impunité. « Dix Djiboutiennes ont décidé de prendre le relai et d?entamer à leur tour une grève de la faim à Bruxelles » à partir de mercredi, selon elle.

Dix femmes originaires de Djibouti, aujourd’hui réfugiées en France et en Belgique, avaient entamé un jeûne le 25 mars pour dénoncer des viols – démentis par les autorités djiboutiennes – et l’absence de poursuites contre leurs auteurs. Deux d’entre elles l’avaient interrompu ces derniers jours pour des raisons de santé.

Ces femmes Afar – une ethnie qui vit dans une zone à cheval sur l’Ethiopie, Djibouti et l’Erythrée – accusent les soldats djiboutiens combattant depuis 1991 la rébellion Afar du Front pour la restauration de l’unité et la démocratie (FRUD armé) de se venger sur les populations civiles, notamment par des viols.

Des « allégations sans crédibilité », selon un porte-parole du gouvernement de Djibouti, selon lequel « depuis 1991, aucune preuve n?a été fournie aux autorités djiboutiennes ». Les autorités djiboutiennes ont dénoncé une opération politique, soulignant que Aïcha Dabalé est l’épouse de l’actuel dirigeant du FRUD armé, Mohamed Kadamy.

Hébergées depuis le début de leur grève de la faim dans des locaux de l’association Femmes solidaires à Arcueil, en région parisienne, ces militantes ont reçu la visite et le soutien de nombreux parlementaires français, de députés européens et de féministes du mouvement Femen.

L?ambassadrice des droits de l?Homme au ministère français des Affaires étrangères, Mme Sparacino-Thiellay, est venue les rencontrer lundi.

Ces soutiens « ont permis de faire entendre » leurs revendications, ajoutent les Djiboutiennes.

Ces dernières disent avoir notamment obtenu que « les intolérables viols et violences massifs à Djibouti soit révélés dans le monde » et l’assurance que la question « des viols et de l?accès à la justice des victimes » soit « évoquée dans les échanges bilatéraux entre la France et Djibouti ».

Un comité de suivi des plaintes pour viols, constitué notamment des anciennes ministres française Yvette Roudy et Marie-George Buffet, a également été créé.

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Points de Presse Quai d’Orsay sur les élections au Tchad, Comores et Djibouti (11-04-16)

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Points de Presse Quai d’Orsay sur les élections : ‪#‎Tchad‬‪#‎Comores‬‪#‎Djibouti‬ – Élections présidentielles (8-10 avril 2016)

Plusieurs scrutins (Tchad, Comores, Djibouti) ont eu lieu les 8 et 10 avril 2016 en Afrique. Ils se sont, dans l’ensemble, déroulés sans incidents majeurs, le plus souvent avec une participation importante qui témoigne des fortes aspirations démocratiques des populations.

Nous sommes, comme le reste de la communauté internationale, dans l’attente des résultats définitifs.

Dans tous les cas, nous appelons les instances électorales à consolider les résultats dans la transparence et à l’abri des pressions et à tenir compte des recommandations émises par les missions d’observation.

Nous sommes vigilants quant au respect de la liberté de la presse.

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Rapport complet de la Mission d’observation de l’Union africaine pour l’élection présidentielle du 8 avril 2016 en république de Djibouti – Conclusions préliminaires (11-04-16)

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