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L’Heure de vérité sur la gestion des affaires publiques par Ismael Omar Guelleh (partie 1) (ARD, 11/12/17)

 L’HEURE DE VERITE(1)

  » Un mensonge peut tout détruire. La vérité ne fait mal qu’un instant »
Affaire de coeur de DANIELLE STEEL

Honni soit qui lirait dans les lignes qui suivent et la suite à venir de ce texte, , une incitation au soulèvement ou quelque autre arrière pensée…

Il s’agit seulement de froidement et objectivement tirer les leçons qui s’imposent d’un passé récent pour gérer le présent et éviter le pire pour le proche avenir.

C’est la gestion par le chef de l’Etat des affaires à tous les sens du terme, du Lac Assal et Port de Tadjourah qui méritent pour leur gravité et le report aux calendes grecques de leur règlement concerté, qui méritent qu’on s’y intéresse de près, qu’on s’y attarde, et qu’on y revienne sans cesse…

Notre patience (qui a atteint ses limités) et que le pouvoir aurait tort de mal interpréter, aura au moins permis à tout le monde d’y voir plus clair sur ses intentions…

– Ces propos dans la vidéo ci-jointe ont été tenus pendant une campagne électorale à Arta malgré les mises en garde du regretté Dini( et après son décès) qui l’avait saisi par courrier pour qu’il use de son autorité afin qu’en seconde lecture, l’assemblée nationale adopte tel quel l’Accord de Paix qu’elle venait de violer d’une manière irresponsable. Il n’a à l’époque donné aucune suite à ce courrier.. Dans cette vidéo, il démontre qu’il était bien l’instigateur de la violation de cet Accord par l’assemblée, en décrivant les limites territoriales unilatéralement amendées du district d’Arta nouvellement crée.

– Un an après le solennel KOUKTA lancé par la plus haute autorité traditionnelle, aucune clarification officielle n’a encore été apportée. A part les échos d’une simple promesse verbale qui aurait été faite en aparté, aucune clarification officielle n’a encore été apportée dans ce brulant dossier… Quand on connait les suites données par le chef de l’Etat à ses engagements écrits et ses serments solennels, la plus grande vigilance s’impose même si, parce qu’un officiel n’est pas censé mentir, il se trouvera toujours une oreille crédule pour le prendre au mot. Cet appel qui avait le mérite de canaliser une colère grandissante offrait au pouvoir une occasion idéale de régler ce dossier.

– Il n’en a rien été et le mépris affiché de ce pouvoir irresponsable à cet avertissement a conduit à un vendredi de la colère à Tadjourah( provoqué par une autre affaire concoctée sans concertation dans la capitale) qui failli dégénérer… : pour qui sait décrypter cette colère, elle est et demeure une sérieuse alerte de ce qui pourrait se passer n’importe où, n’importe quand tant sont grandes les injustices et les frustrations: une explosion de colère populaire spontanée que ni le pouvoir et son appareil répressif ni la plus sage des oppositions ne pourraient contrôler…
N’importe quel pouvoir soucieux de stabilité et de concorde civile aurait immédiatement apporté une solution concertée pour le règlement de ces dossiers

– Or plusieurs mois après, rien de sérieux et palpable ne venant le démentir, il est clair que ce pouvoir cherche à gagner du temps, espère un essoufflement de la contestation, les Législatives 2018 venant à point nommé avec ses lots de mensonges et de petits bakchichs pour distraire et démobiliser… Quand on sait que, de l’aveu des bénéficiaires, ce sont près de deux milliards de nos francs qui ont été budgétisés pour une dizaine de mesures individuelles en guise de règlement d’une crise improprement qualifiée de postélectorale, on mesure le mépris affiché du pouvoir envers des Régions marginalisées depuis quarante ans, envers les populations qui y habitent et plus gravement envers ceux qui sont censés les représenter en son sein…Mais c’est leurs affaires ! Car la jeunesse de Tadjourah a apporté pour sa part sans l’incitation de personne, d’une manière spontanée une réponse proportionnelle à ce mépris. Et il n’y aura probablement plus d’autre avertissement…

– Le retard injustifié et considérable pris dans l’avancement de la route Randa-Balho et du Poort de Tadjourah démontrent encore si besoin était la mauvaise volonté de ce gouvernement pour la réalisation de projets qui lui ont été imposés par l’Ethiopie voisine et le défunt Premier ministre Meles Zenawi

Le pouvoir criera, à tort, car nous ne sommes pas en campagne à « la récupération politique », nous rétorquerons à juste titre que nous tirons la sonnette d’alarme…
Ces lignes doivent donc se lire comme, une alerte et un appel à la plus grande vigilance non pas aux intéressés déjà mobilisés, mais surtout à nos voisins et aux puissances présentes sur notre sol, les sensibiliser en les prenant à témoins sur les risques incalculables que font courir à la stabilité et la sécurité nationale et régionale, les agissements et les fuites en avant de ce régime irresponsable.
Car quand sonnera l’Heure qui approche à grand pas, il sera trop tard …

 

ARD 

 

 

 

 

 

 

 

 

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