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Des responsables politiques, des défenseurs des droits humains ainsi que des simples citoyens toujours en mandat de dépôt à la prison centrale de Gabode (06-01-16)

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Des responsables politiques, des défenseurs des droits humains ainsi que des simples citoyens toujours en mandat de dépôt à la prison centrale de Gabode

Djibouti, le 6 janvier 2016

1. Abdourahman Mohamed Guelleh dit TX, toujours en mandat de dépôt à Gabode

Abdourahman Mohamed Guelleh dit TX, secrétaire générale de l’USN et président du parti RADDE, toujours en mandat de dépôt à la prison centrale de Gabode. En effet, il a été présenté le dimanche 3 janvier 2015 devant la chambre correctionnelle du Tribunal de 1ère instance pour des accusations de provocation d’un attroupement armé. D’ailleurs, la cour s’est déclarée incompétente pour statuer le dossier et a transmis l’affaire à un juge d’instruction. Abourahman TX, sous instruction est toujours maintenu en détention provisoire à Gabode.

2. Omar Ali Ewado, toujours en mandat de dépôt à Gabode

Omar Ali Ewado, président de la LDDH, arrêté le 29 décembre 2015, a été placé en mandat de dépôt à la prison centrale de Gabode le 31 décembre 2015. Les chefs d’accusation contre Ewado sont diffamation publique et diffusion de fausses nouvelles.

Nous sommes convaincus qu’Ewado est poursuivi aujourd’hui pour ses activités de défenseurs des droits humains et surtout pour la publication d’une liste provisoire des victimes du 21 décembre 2015 dont personne ne peut contester tant qu’une commission indépendante n’a pas rendu son rapport sur le massacre de Buldhuquo. D’ailleurs sa comparution a été repoussée pour le dimanche 10 janvier 2016.

Ewado est jusqu’à présent maintenu dans un isolement total ni sa femme ni ses enfants n’ont eu accès depuis son arrestation et cela malgré la demande incessante et expresse de la famille pour leur permettre de le voir.

3. L’ancien ministre des affaires musulmanes et des biens waqfs, toujours en mandat de dépôt malgré son état de santé

Hamoud Abdi Souldan, ancien ministre des affaires musulmanes et des biens waqfs, gravement blessé le 21 décembre 2015 lors de la descente des forces spéciales au domicile de Maître Djama Amareh Meidal, arrêté à sa sortie de l’hôpital militaire Bouffard par la police ce le 30 décembre 2015 devant l’hôpital. Il a été conduit illico presto au parquet de Djibouti puis placé dans la foulée en mandat dépôt à la prison centrale de Gabode.

L’ancien ministre Hamoud a été admis en urgence à l’hôpital Général Peltier le lendemain (le 31 décembre 2015) de son placement en mandat de dépôt. Le dimanche 3 janvier Hamoud Abdi a été remis manu militari à Gabode contre de l’avis des médecins.

4. D’autres citoyens croupissent depuis les événements de Buldhuqo à Gabode sans jugements

Suite au massacre de Buldhuqo dans la périphérie de la banlieue de Balballa, des arrestations ciblées sur des simples citoyens, des fonctionnaires, des cadres de l’administration, … ont été procédées pour leur faire porter la responsabilité de la tuerie du 21 décembre 2015. La plupart de ces personnes sont toujours en mandat de dépôt à Gabode. Nous ignorons le nombre exact mais parmi eux se trouvent des hauts cadres de l’administration comme : Mohamed Abdi Farah, Conseiller du Ministre de l’Intérieur, Chirdon Khaireh Chirdon, haut fonctionnaire du Secrétariat d’Etat à la Jeunesse et aux Sports, Directeur des Sports, Abdo Daher Miguil, professeur à l’Université de Djibouti, Abdourahman Houssein, cadre au Ministère de la Santé.

L’ODDH dénonce et condamne les violations répétées des droits fondamentaux et les arrestations illégales et arbitraires des responsables politiques, des défenseurs des droits humains, des militants de l’opposition, des simples citoyens, …

L’ODDH demande l’ouverture dans les plus brefs délais d’une enquête impartiale. La lumière doit être faite sur ce massacre et les coupables devront rendre des comptes et la justice devra être rendue aux familles des victimes.

L’ODDH demande à la Communauté Internationale d’exercer son influence sur le pouvoir en place pour que justice soit faite sur cette tuerie et pour que cesse ces répressions brutales que subissent quotidiennement les responsables, militants de l’opposition et les simples citoyens.

L’ODDH recommande au pouvoir de se conformer aux normes internationales ratifiées par Djibouti, aux dispositions constitutionnelles relatives à la protection des citoyens, au respect des libertés fondamentales, à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi qu’à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Agir pour la démocratie, la dignité et la justice
Farah Abdillahi Miguil
Président de l’ODDH

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