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Editions mensuelles- juillet 2011

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Editions mensuelles – Juillet 2011

                  « La seule vraie politique est la politique du vrai » EDGAR FAURE

 

 Directeur de publication : Mohamed Ali Abdou.   Codirecteur : Mahdi Ibrahim A. God.   Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e

JE SIGNE la pétition pour la libération des prisonniers politiques de Djibouti

 


20/06/2011 Rapport de la Conférence internationale du travail concernant Djibouti

Rapport de la Conférence internationale du travail concernant Djibouti

Conférence internationale du Travail

Compte rendu provisoire 5D

100e session, Genève, juin 2011

 

Troisième rapport de la Commission de vérification des pouvoirs

 

Djibouti

 

6. La Conférence, à sa 99e session (2010), a décidé de renouveler et de renforcer les mesures de suivi concernant Djibouti (Compte rendu provisoire no 19, 2010) et a ainsi demandé au gouvernement de:

 

a) soumettre au Directeur général du Bureau international du Travail, à la fin de l’année 2010 au plus tard, un rapport détaillé sur les progrès accomplis à Djibouti en ce qui concerne l’établissement de critères permettant la représentation indépendante des travailleurs du pays et les actions entreprises de manière concrète pour parvenir à un

règlement définitif du problème;

 

et b) soumettre à la présente session de la Conférence, en même temps qu’il déposera les pouvoirs de la délégation de Djibouti, un rapport détaillé étayé de documents pertinents sur la procédure suivie pour désigner le délégué et les conseillers techniques des travailleurs, en précisant les organisations qui ont été consultées à ce sujet et selon quels critères, le pourcentage de la main-d’œuvre que les organisations consultées représentent, la date et le lieu de ces consultations et le nom des personnes désignées par les organisations au cours des consultations ainsi que la fonction qu’elles exercent dans ces organisations. Cette demande a été faite sur la base d’une proposition de la Commission de vérification des pouvoirs qui, à l’unanimité, a estimé que la procédure relative à la composition de la délégation des travailleurs de Djibouti à la Conférence devait faire l’objet d’un nouveau suivi en vertu des dispositions de l’article 26bis, paragraphe 7, du Règlement de la Conférence.

 

7. Le gouvernement n’a pas présenté les rapports demandés par la Conférence.

 

8. Des éclaircissements sollicités par la commission ont été fournis oralement au nom du gouvernement par M. Mohamed Siad Doualeh, Ambassadeur, Représentant permanent et délégué gouvernemental à la Conférence. Il était accompagné de M. Djama Mahamoud Ali, conseiller auprès de la Mission permanente à Genève et conseiller technique à la Conférence. Le représentant permanent a précisé qu’en l’absence de certains membres de la délégation gouvernementale attendue à Genève pour la semaine suivante, il ne pouvait que se limiter à des remarques préliminaires. Il a présenté les excuses du gouvernement pour n’avoir pas fourni les rapports demandés et tenu à rassurer les membres de la commission sur le sérieux avec lequel le gouvernement entendait remplir ses engagements, ce dernier se disant scrupuleusement attaché au respect des recommandations de la mission de contacts directs de 2008.

 

9. Notant que le gouvernement a manqué, une fois de plus, à son obligation de fournir des rapports, la commission déplore son manque de coopération, d’autant plus que, cette année encore, la désignation de la délégation des travailleurs à la Conférence fait l’objet d’une protestation sur le même sujet (voir paragr. 30 à 41). En outre, la seconde audition du gouvernement dans le cadre de la protestation (paragr. 32) ne permet pas de conforter la commission dans le sens que le gouvernement serait prêt à remplir ses obligations.

 

10. Compte tenu de l’examen de la protestation, la commission considère que la situation justifie de renouveler le suivi décidé par la Conférence, dans les mêmes termes qu’à sa dernière session (voir paragr. 41).

 

Protestation concernant la désignation de la délégation des travailleurs de Djibouti

 

30. La commission a été saisie d’une protestation concernant la désignation de la délégation des travailleurs de Djibouti, présentée par MM. Adan Mohamed Abdou, secrétaire général de l’Union djiboutienne du travail (UDT), et Kamil Diraneh Hared, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs djiboutiens (UGTD). Les auteurs de la protestation, qui estiment que l’UDT constitue l’organisation la plus représentative de travailleurs du pays, allèguent que le gouvernement a, une fois de plus, refusé de tenir compte de la liste des représentants désignés par leurs organisations respectives en vue de leur participation à la présente session de la Conférence. Selon eux, le gouvernement usurpe le nom de l’UGTD et continue à faire fi de ses engagements pris devant la commission. Se référant à la déclaration du gouvernement adressée à la Commission de vérification des pouvoirs lors de sa 99e session (2010), à propos des élections syndicales de l’UGTD prévues en août 2010 en collaboration avec la Fédération syndicale mondiale (FSM) et la Confédération internationale des syndicats arabes (CISA), les auteurs de la protestation demandent que des informations soient fournies à cet égard par la FSM, comme par le Bureau des activités pour les travailleurs (ACTRAV). Ils demandent à la commission de prendre une décision effective et définitive à l’égard de la délégation de Djibouti. Dans des documents portés tardivement à la connaissance de la commission, l’organisation protestataire fait état d’un procès verbal non signé indiquant que les affiliés de l’UDT ont tenu leur congrès, dans la crainte et la discrétion, au siège de l’UDT, les 17 et 18 janvier 2010.

 

31. Dans une communication écrite adressée à la commission en réponse à sa demande, le gouvernement indique que l’UGTD a organisé son congrès ordinaire les 8 et 9 août 2010 à Djibouti. La tenue de ce congrès a été marquée par la présence d’observateurs nationaux et internationaux. Il souligne que l’UGTD est affiliée à la FSM et que le secrétaire général adjoint de la FSM, M. Adib Miro, a assisté personnellement au congrès. Pour le gouvernement, l’UGTD devient la seule centrale syndicale ayant une représentation légitime. S’agissant de la désignation des représentants des travailleurs à la Conférence, le gouvernement indique avoir saisi par écrit l’UGTD et l’UDT en leur demandant de désigner leurs représentants par courrier daté du 3 mai 2011. L’UGTD a désigné MM. Abdo Dikieh Dirieh et Hassan Ali Doualeh, respectivement secrétaire général et premier secrétaire général adjoint de l’organisation. Quant à l’UDT, le gouvernement indique avoir reçu trois réponses distinctes portant sur la désignation des délégués. M. Mohamed Youssouf et M. Ahmed Djama Egueh ont demandé par courriers séparés à être inclus dans la délégation. M. Mohamed Abdou a quant à lui adressé une liste comprenant un délégué (lui-même) et quatre conseillers techniques, dont trois de l’UDT (M. Hassan Cher Hared, également délégué suppléant; M. Farah Abdillahi Miguil; M. Souleiman Ahmed Mohamed) et M. Kamil Diraneh Hared, secrétaire général de l’UGTD. Il est indiqué que le directeur du travail et des relations avec les partenaires sociaux, en sa qualité de secrétaire de la Commission permanente du Conseil national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle a adressé un courrier au président de l’UDT, le 25 juillet 2010, l’invitant à prendre des mesures pour déterminer la représentativité de l’organisation. Le gouvernement précise que la lettre est restée sans réponse et que l’UDT n’a toujours pas organisé son congrès. Selon le gouvernement, M. Kamil Diraneh Hared, co-signataire de la protestation, a été officiellement invité à participer au congrès de l’UGTD, mais il ne l’a pas fait. D’après le gouvernement, les auteurs de la protestation ne disposeraient d’aucun mandat syndical, comme les autres représentants des travailleurs proposés par MM. Mohamed Abdou et Kamil Diraneh Hared. Il n’existerait pas non plus d’intersyndicale UDT-UGTD.

 

32. La commission a entendu, au nom du gouvernement, M. Hassan Houmed Ibrahim, directeur de l’emploi et des relations avec les partenaires sociaux et délégué gouvernemental à la Conférence. Il était accompagné de deux conseillers techniques, Mme Koina Omar Dahelo, inspectrice du travail et des lois sociales, et M. Djama Mahamoud Ali, conseiller auprès de la Mission permanente à Genève. Tout en déclarant ne pas être au courant des conclusions formulées l’an dernier par la Commission de vérification des pouvoirs, il a souligné que le gouvernement s’était borné à saisir l’UGTD et l’UDT en leur demandant de désigner leurs représentants; le fait que les lettres sont adressées au président pour une centrale syndicale (UDT) et au secrétaire général pour l’autre (UGTD) relèverait de la structure interne des organisations concernées qui désignent elles-mêmes les destinataires des communications du gouvernement. Il a confirmé que, dans la mesure où l’UDT n’avait pas tenu de congrès, bien qu’il l’ait invitée à le faire, et que le gouvernement était en présence de trois réponses différentes de la part de l’UDT, le délégué et son conseiller technique ont été désignés dans les rangs de l’UGTD, seule centrale ayant une existence légale aux yeux du gouvernement. En ne nommant pas de représentants issus de l’UDT, il entend ainsi ne pas s’immiscer dans un problème de dissensions internes au sein de l’UDT. Selon lui, M. Abdou est secrétaire général d’un parti politique, ce qui serait incompatible avec l’exercice d’un mandat syndical.

 

33. Mme Osiris Oviedo de la Torre, secrétaire générale adjointe de la FSM, a fourni des éclaircissements à la demande de la commission. Elle a confirmé la tenue du congrès de l’UGTD les 8 et 9 août 2010 à Djibouti. Elle a présenté une déclaration de la FSM datée du 7 juin 2011 confirmant la légitimité de l’élection de MM. Abdo Dikieh Dirieh et Hassan Ali Doualeh à la tête de l’UGTD, pour la période 2010-2013. La FSM, représentée lors du congrès par M. Adib Miro, secrétaire général adjoint, atteste de la régularité de la procédure électorale et des actes adoptés lors du congrès.

 

34. La commission prend note de la déclaration de la FSM concernant la tenue du congrès de l’UGTD et de l’élection de ses dirigeants pour la période 2010-2013. Elle note que MM. Abdo Dikieh Dirieh et Hassan Ali Doualeh ont été respectivement élus secrétaire général et premier secrétaire général adjoint. Elle relève néanmoins que la protestation dont elle est saisie est co-signée par M. Kamil Diraneh Hared, en tant que secrétaire général de l’UGTD. Elle note que trois membres de l’UDT figurent sur la liste des représentants de la CSI à la présente session de la Conférence.

 

35. La commission exprime sa profonde préoccupation devant l’absence de progrès sur plusieurs points, ce qui ne permet pas de lever le doute sur la situation du mouvement syndical djiboutien. La commission regrette profondément l’absence d’engagement du gouvernement vis-à-vis du respect des procédures devant la commission, et plus généralement vis-à-vis de ses obligations en tant que membre de l’Organisation internationale du Travail.

 

36. La commission déplore que le gouvernement ne soumette pas les rapports qui lui sont demandés (voir paragr. 7). L’absence de coopération a pour effet de jeter le doute sur la volonté du gouvernement de mettre un terme aux problèmes récurrents soulevés à chaque session de la Conférence. Le doute est d’autant plus grand au regard de l’absence de coopération du gouvernement, en dépit d’un appel pressant, dans un cas en instance devant le Comité de la liberté syndicale qui concerne des allégations de violations graves de la liberté syndicale à l’encontre de l’UDT et de ses dirigeants (cas no 2753, 359e rapport). La commission note que dans ce cas le comité a exprimé dans les termes les plus forts son attente de voir le gouvernement prendre sans délai des mesures concrètes pour améliorer la situation.

 

37. Les auditions du gouvernement par la commission ne permettent pas non plus de lever les incertitudes qui pèsent notamment sur la situation de l’UDT. Le fait que l’UDT n’ait pu tenir son congrès, pour des raisons qui demeurent obscures, ne saurait préjuger de sa légitimité en tant qu’organisation syndicale. De même, le fait que M. Abdou soit dirigeant d’un parti politique ne l’empêche pas a priori d’exercer un mandat syndical (Compte rendu provisoire no 17, 2001). La commission rappelle qu’il ressort des éléments d’information à sa disposition, notamment des recommandations des organes de contrôle de l’OIT depuis une décennie, des rapports des missions de contacts directs qui se sont rendues à Djibouti, et d’autres sources concordantes, que l’existence de l’UDT, dirigée par M. Abdou, dans le mouvement syndical de Djibouti, est une réalité (voir Compte rendu provisoire no 4C, 2009).

 

38. La commission considère, une fois de plus, que la protestation soulève des questions qui vont au-delà de celles qui concernent exclusivement la désignation de la délégation des travailleurs à la Conférence et, partant, qui échappent au mandat de la commission. La commission attire l’attention des organisations protestataires sur l’intérêt qui est le leur de présenter des allégations précises, étayées de documents pertinents, en lien avec la compétence de la Commission de vérification des pouvoirs.

 

39. Prenant note des élections qui se sont tenues au sein de l’UGTD, la commission veut croire que les mesures nécessaires seront prises pour clarifier rapidement l’ensemble du paysage syndical à Djibouti. La commission exhorte le gouvernement à prendre les mesures qui s’imposent pour que l’UDT puisse tenir son congrès, en toute indépendance. Elle veut croire qu’un tel congrès permettra aux travailleurs de désigner leurs représentants en toute liberté, sans intervention des autorités publiques, que ce soit dans la détermination des conditions d’éligibilité des dirigeants ou dans le déroulement des élections elles-mêmes.

 

40. Dans un cadre qui respecte pleinement la capacité d’agir des organisations de travailleurs, le gouvernement sera ainsi en mesure de déterminer avec ces dernières des critères objectifs et transparents aux fins de la désignation des représentants des travailleurs à la Conférence internationale du Travail (cf. cas no 2450, 359e rapport du Comité de la liberté syndicale). Se référant aux recommandations du comité dans ce cas, la commission prie le gouvernement d’accepter une mission tripartite.

 

41. A la lumière de ce qui précède, la commission considère que la situation justifie de renouveler le suivi décidé par la Conférence à sa dernière session, c’est-à-dire un suivi renforcé. En vertu des dispositions des articles 26quater et 26bis, paragraphe 7, du Règlement de la Conférence, la commission propose à l’unanimité à la Conférence de demander au gouvernement de Djibouti de:

 

a) soumettre au Directeur général du Bureau international du Travail, d’ici à la fin de l’année 2011, un rapport détaillé sur les progrès accomplis à Djibouti en ce qui concerne l’établissement de critères permettant la représentation indépendante des travailleurs du pays et les actions entreprises de manière concrète pour parvenir à un règlement définitif du problème; et

 

b) soumettre à la prochaine session de la Conférence, en même temps qu’il déposera les pouvoirs de la délégation de Djibouti, un rapport détaillé étayé de documents pertinents sur la procédure suivie pour désigner le délégué et les conseillers techniques des travailleurs, en précisant les organisations qui ont été consultées à ce sujet et selon quels critères, le pourcentage de la main-d’œuvre que les organisations consultées représentent, la date et le lieu de ces consultations, et le nom des personnes désignées par les organisations au cours des consultations ainsi que la fonction qu’elles exercent dans ces organisations.



*  *  *

Dernières éditions

Editions mensuelles- juin 2011

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Editions mensuelles – Juin 2011

                      « La seule vraie politique est la politique du vrai » EDGAR FAURE

 

 Directeur de publication : Mohamed Ali Abdou.   Codirecteur : Mahdi Ibrahim A. God.   Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e

JE SIGNE la pétition pour la libération des prisonniers politiques de Djibouti

 


20/06/2011 Rapport de la Conférence internationale du travail concernant Djibouti
12/06/2011 Rapport de la LDDH à l’attention de Madame Kadija Abeba, président de la Cour Suprême de la république de Djibouti et aux organisations internationales et régionales de défense des droits de l’homme
07/06/2011 LDDH : École de la Police de Nagad ou École de la Torture ?
04/06/2011 Djibouti, Notre petite dictature
03/06/2011 Communiqué de la LDDH du 2 juin 2011 : le dictature Ismaël Omar Guelleh s’acharne contre le défenseur Farah Abadid Hildid et cinq autres prisonniers politiques et d’opinion
02/06/2011 Rapport de la LDDH du 1er juin 2011 à l’attention de l’OMCT
14/05/2011 Compte rendu de la réunion de concertation de l’ARD le 13 mai 2011 à Balbala

Rapport de la Conférence internationale du travail concernant Djibouti

Conférence internationale du Travail

Compte rendu provisoire 5D

100e session, Genève, juin 2011

 

Troisième rapport de la Commission de vérification des pouvoirs

 

Djibouti

 

6. La Conférence, à sa 99e session (2010), a décidé de renouveler et de renforcer les mesures de suivi concernant Djibouti (Compte rendu provisoire no 19, 2010) et a ainsi demandé au gouvernement de:

 

a) soumettre au Directeur général du Bureau international du Travail, à la fin de l’année 2010 au plus tard, un rapport détaillé sur les progrès accomplis à Djibouti en ce qui concerne l’établissement de critères permettant la représentation indépendante des travailleurs du pays et les actions entreprises de manière concrète pour parvenir à un

règlement définitif du problème;

 

et b) soumettre à la présente session de la Conférence, en même temps qu’il déposera les pouvoirs de la délégation de Djibouti, un rapport détaillé étayé de documents pertinents sur la procédure suivie pour désigner le délégué et les conseillers techniques des travailleurs, en précisant les organisations qui ont été consultées à ce sujet et selon quels critères, le pourcentage de la main-d’œuvre que les organisations consultées représentent, la date et le lieu de ces consultations et le nom des personnes désignées par les organisations au cours des consultations ainsi que la fonction qu’elles exercent dans ces organisations. Cette demande a été faite sur la base d’une proposition de la Commission de vérification des pouvoirs qui, à l’unanimité, a estimé que la procédure relative à la composition de la délégation des travailleurs de Djibouti à la Conférence devait faire l’objet d’un nouveau suivi en vertu des dispositions de l’article 26bis, paragraphe 7, du Règlement de la Conférence.

 

7. Le gouvernement n’a pas présenté les rapports demandés par la Conférence.

 

8. Des éclaircissements sollicités par la commission ont été fournis oralement au nom du gouvernement par M. Mohamed Siad Doualeh, Ambassadeur, Représentant permanent et délégué gouvernemental à la Conférence. Il était accompagné de M. Djama Mahamoud Ali, conseiller auprès de la Mission permanente à Genève et conseiller technique à la Conférence. Le représentant permanent a précisé qu’en l’absence de certains membres de la délégation gouvernementale attendue à Genève pour la semaine suivante, il ne pouvait que se limiter à des remarques préliminaires. Il a présenté les excuses du gouvernement pour n’avoir pas fourni les rapports demandés et tenu à rassurer les membres de la commission sur le sérieux avec lequel le gouvernement entendait remplir ses engagements, ce dernier se disant scrupuleusement attaché au respect des recommandations de la mission de contacts directs de 2008.

 

9. Notant que le gouvernement a manqué, une fois de plus, à son obligation de fournir des rapports, la commission déplore son manque de coopération, d’autant plus que, cette année encore, la désignation de la délégation des travailleurs à la Conférence fait l’objet d’une protestation sur le même sujet (voir paragr. 30 à 41). En outre, la seconde audition du gouvernement dans le cadre de la protestation (paragr. 32) ne permet pas de conforter la commission dans le sens que le gouvernement serait prêt à remplir ses obligations.

 

10. Compte tenu de l’examen de la protestation, la commission considère que la situation justifie de renouveler le suivi décidé par la Conférence, dans les mêmes termes qu’à sa dernière session (voir paragr. 41).

 

Protestation concernant la désignation de la délégation des travailleurs de Djibouti

 

30. La commission a été saisie d’une protestation concernant la désignation de la délégation des travailleurs de Djibouti, présentée par MM. Adan Mohamed Abdou, secrétaire général de l’Union djiboutienne du travail (UDT), et Kamil Diraneh Hared, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs djiboutiens (UGTD). Les auteurs de la protestation, qui estiment que l’UDT constitue l’organisation la plus représentative de travailleurs du pays, allèguent que le gouvernement a, une fois de plus, refusé de tenir compte de la liste des représentants désignés par leurs organisations respectives en vue de leur participation à la présente session de la Conférence. Selon eux, le gouvernement usurpe le nom de l’UGTD et continue à faire fi de ses engagements pris devant la commission. Se référant à la déclaration du gouvernement adressée à la Commission de vérification des pouvoirs lors de sa 99e session (2010), à propos des élections syndicales de l’UGTD prévues en août 2010 en collaboration avec la Fédération syndicale mondiale (FSM) et la Confédération internationale des syndicats arabes (CISA), les auteurs de la protestation demandent que des informations soient fournies à cet égard par la FSM, comme par le Bureau des activités pour les travailleurs (ACTRAV). Ils demandent à la commission de prendre une décision effective et définitive à l’égard de la délégation de Djibouti. Dans des documents portés tardivement à la connaissance de la commission, l’organisation protestataire fait état d’un procès verbal non signé indiquant que les affiliés de l’UDT ont tenu leur congrès, dans la crainte et la discrétion, au siège de l’UDT, les 17 et 18 janvier 2010.

 

31. Dans une communication écrite adressée à la commission en réponse à sa demande, le gouvernement indique que l’UGTD a organisé son congrès ordinaire les 8 et 9 août 2010 à Djibouti. La tenue de ce congrès a été marquée par la présence d’observateurs nationaux et internationaux. Il souligne que l’UGTD est affiliée à la FSM et que le secrétaire général adjoint de la FSM, M. Adib Miro, a assisté personnellement au congrès. Pour le gouvernement, l’UGTD devient la seule centrale syndicale ayant une représentation légitime. S’agissant de la désignation des représentants des travailleurs à la Conférence, le gouvernement indique avoir saisi par écrit l’UGTD et l’UDT en leur demandant de désigner leurs représentants par courrier daté du 3 mai 2011. L’UGTD a désigné MM. Abdo Dikieh Dirieh et Hassan Ali Doualeh, respectivement secrétaire général et premier secrétaire général adjoint de l’organisation. Quant à l’UDT, le gouvernement indique avoir reçu trois réponses distinctes portant sur la désignation des délégués. M. Mohamed Youssouf et M. Ahmed Djama Egueh ont demandé par courriers séparés à être inclus dans la délégation. M. Mohamed Abdou a quant à lui adressé une liste comprenant un délégué (lui-même) et quatre conseillers techniques, dont trois de l’UDT (M. Hassan Cher Hared, également délégué suppléant; M. Farah Abdillahi Miguil; M. Souleiman Ahmed Mohamed) et M. Kamil Diraneh Hared, secrétaire général de l’UGTD. Il est indiqué que le directeur du travail et des relations avec les partenaires sociaux, en sa qualité de secrétaire de la Commission permanente du Conseil national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle a adressé un courrier au président de l’UDT, le 25 juillet 2010, l’invitant à prendre des mesures pour déterminer la représentativité de l’organisation. Le gouvernement précise que la lettre est restée sans réponse et que l’UDT n’a toujours pas organisé son congrès. Selon le gouvernement, M. Kamil Diraneh Hared, co-signataire de la protestation, a été officiellement invité à participer au congrès de l’UGTD, mais il ne l’a pas fait. D’après le gouvernement, les auteurs de la protestation ne disposeraient d’aucun mandat syndical, comme les autres représentants des travailleurs proposés par MM. Mohamed Abdou et Kamil Diraneh Hared. Il n’existerait pas non plus d’intersyndicale UDT-UGTD.

 

32. La commission a entendu, au nom du gouvernement, M. Hassan Houmed Ibrahim, directeur de l’emploi et des relations avec les partenaires sociaux et délégué gouvernemental à la Conférence. Il était accompagné de deux conseillers techniques, Mme Koina Omar Dahelo, inspectrice du travail et des lois sociales, et M. Djama Mahamoud Ali, conseiller auprès de la Mission permanente à Genève. Tout en déclarant ne pas être au courant des conclusions formulées l’an dernier par la Commission de vérification des pouvoirs, il a souligné que le gouvernement s’était borné à saisir l’UGTD et l’UDT en leur demandant de désigner leurs représentants; le fait que les lettres sont adressées au président pour une centrale syndicale (UDT) et au secrétaire général pour l’autre (UGTD) relèverait de la structure interne des organisations concernées qui désignent elles-mêmes les destinataires des communications du gouvernement. Il a confirmé que, dans la mesure où l’UDT n’avait pas tenu de congrès, bien qu’il l’ait invitée à le faire, et que le gouvernement était en présence de trois réponses différentes de la part de l’UDT, le délégué et son conseiller technique ont été désignés dans les rangs de l’UGTD, seule centrale ayant une existence légale aux yeux du gouvernement. En ne nommant pas de représentants issus de l’UDT, il entend ainsi ne pas s’immiscer dans un problème de dissensions internes au sein de l’UDT. Selon lui, M. Abdou est secrétaire général d’un parti politique, ce qui serait incompatible avec l’exercice d’un mandat syndical.

 

33. Mme Osiris Oviedo de la Torre, secrétaire générale adjointe de la FSM, a fourni des éclaircissements à la demande de la commission. Elle a confirmé la tenue du congrès de l’UGTD les 8 et 9 août 2010 à Djibouti. Elle a présenté une déclaration de la FSM datée du 7 juin 2011 confirmant la légitimité de l’élection de MM. Abdo Dikieh Dirieh et Hassan Ali Doualeh à la tête de l’UGTD, pour la période 2010-2013. La FSM, représentée lors du congrès par M. Adib Miro, secrétaire général adjoint, atteste de la régularité de la procédure électorale et des actes adoptés lors du congrès.

 

34. La commission prend note de la déclaration de la FSM concernant la tenue du congrès de l’UGTD et de l’élection de ses dirigeants pour la période 2010-2013. Elle note que MM. Abdo Dikieh Dirieh et Hassan Ali Doualeh ont été respectivement élus secrétaire général et premier secrétaire général adjoint. Elle relève néanmoins que la protestation dont elle est saisie est co-signée par M. Kamil Diraneh Hared, en tant que secrétaire général de l’UGTD. Elle note que trois membres de l’UDT figurent sur la liste des représentants de la CSI à la présente session de la Conférence.

 

35. La commission exprime sa profonde préoccupation devant l’absence de progrès sur plusieurs points, ce qui ne permet pas de lever le doute sur la situation du mouvement syndical djiboutien. La commission regrette profondément l’absence d’engagement du gouvernement vis-à-vis du respect des procédures devant la commission, et plus généralement vis-à-vis de ses obligations en tant que membre de l’Organisation internationale du Travail.

 

36. La commission déplore que le gouvernement ne soumette pas les rapports qui lui sont demandés (voir paragr. 7). L’absence de coopération a pour effet de jeter le doute sur la volonté du gouvernement de mettre un terme aux problèmes récurrents soulevés à chaque session de la Conférence. Le doute est d’autant plus grand au regard de l’absence de coopération du gouvernement, en dépit d’un appel pressant, dans un cas en instance devant le Comité de la liberté syndicale qui concerne des allégations de violations graves de la liberté syndicale à l’encontre de l’UDT et de ses dirigeants (cas no 2753, 359e rapport). La commission note que dans ce cas le comité a exprimé dans les termes les plus forts son attente de voir le gouvernement prendre sans délai des mesures concrètes pour améliorer la situation.

 

37. Les auditions du gouvernement par la commission ne permettent pas non plus de lever les incertitudes qui pèsent notamment sur la situation de l’UDT. Le fait que l’UDT n’ait pu tenir son congrès, pour des raisons qui demeurent obscures, ne saurait préjuger de sa légitimité en tant qu’organisation syndicale. De même, le fait que M. Abdou soit dirigeant d’un parti politique ne l’empêche pas a priori d’exercer un mandat syndical (Compte rendu provisoire no 17, 2001). La commission rappelle qu’il ressort des éléments d’information à sa disposition, notamment des recommandations des organes de contrôle de l’OIT depuis une décennie, des rapports des missions de contacts directs qui se sont rendues à Djibouti, et d’autres sources concordantes, que l’existence de l’UDT, dirigée par M. Abdou, dans le mouvement syndical de Djibouti, est une réalité (voir Compte rendu provisoire no 4C, 2009).

 

38. La commission considère, une fois de plus, que la protestation soulève des questions qui vont au-delà de celles qui concernent exclusivement la désignation de la délégation des travailleurs à la Conférence et, partant, qui échappent au mandat de la commission. La commission attire l’attention des organisations protestataires sur l’intérêt qui est le leur de présenter des allégations précises, étayées de documents pertinents, en lien avec la compétence de la Commission de vérification des pouvoirs.

 

39. Prenant note des élections qui se sont tenues au sein de l’UGTD, la commission veut croire que les mesures nécessaires seront prises pour clarifier rapidement l’ensemble du paysage syndical à Djibouti. La commission exhorte le gouvernement à prendre les mesures qui s’imposent pour que l’UDT puisse tenir son congrès, en toute indépendance. Elle veut croire qu’un tel congrès permettra aux travailleurs de désigner leurs représentants en toute liberté, sans intervention des autorités publiques, que ce soit dans la détermination des conditions d’éligibilité des dirigeants ou dans le déroulement des élections elles-mêmes.

 

40. Dans un cadre qui respecte pleinement la capacité d’agir des organisations de travailleurs, le gouvernement sera ainsi en mesure de déterminer avec ces dernières des critères objectifs et transparents aux fins de la désignation des représentants des travailleurs à la Conférence internationale du Travail (cf. cas no 2450, 359e rapport du Comité de la liberté syndicale). Se référant aux recommandations du comité dans ce cas, la commission prie le gouvernement d’accepter une mission tripartite.

 

41. A la lumière de ce qui précède, la commission considère que la situation justifie de renouveler le suivi décidé par la Conférence à sa dernière session, c’est-à-dire un suivi renforcé. En vertu des dispositions des articles 26quater et 26bis, paragraphe 7, du Règlement de la Conférence, la commission propose à l’unanimité à la Conférence de demander au gouvernement de Djibouti de:

 

a) soumettre au Directeur général du Bureau international du Travail, d’ici à la fin de l’année 2011, un rapport détaillé sur les progrès accomplis à Djibouti en ce qui concerne l’établissement de critères permettant la représentation indépendante des travailleurs du pays et les actions entreprises de manière concrète pour parvenir à un règlement définitif du problème; et

 

b) soumettre à la prochaine session de la Conférence, en même temps qu’il déposera les pouvoirs de la délégation de Djibouti, un rapport détaillé étayé de documents pertinents sur la procédure suivie pour désigner le délégué et les conseillers techniques des travailleurs, en précisant les organisations qui ont été consultées à ce sujet et selon quels critères, le pourcentage de la main-d’œuvre que les organisations consultées représentent, la date et le lieu de ces consultations, et le nom des personnes désignées par les organisations au cours des consultations ainsi que la fonction qu’elles exercent dans ces organisations.

 


 

Rapport de la LDDH à l’attention de Madame Kadija Abeba, président de la Cour Suprême de la république de Djibouti et aux organisations internationales et régionales de défense des droits de l’homme

http://www.ardhd.org/photos/lddh/lddh01.jpg
Le Président

Djibouti, le 10 juin 2011Rapport de la LDDH
A L’ATTENTION DE
Madame KADIJA ABEBA
Présidente de la Cour Suprême
de la République de Djibouti
et à toutes les Organisations Internationales
et Régionales de Défense des droits de l’Homme.

Rapport présenté par NOEL ABDI Jean-Paul

« L’agréable vent de Tunisie a soufflé à Djibouti le vendredi 18 février 2011 » Parole d’un Djiboutien

Cadre des violations des Droits fondamentaux, politiques et sociaux.

Après la première élection de l’Assemblée nationale en même temps que le Référendum populaire du 8 mai 1977 pour accéder à la Souveraineté nationale, la République de Djibouti n’a plus jamais connu des élections libres, transparentes et équitables.

En effet, dès 1981, en vue de s’acquérir des élections présidentielles, feu Hassan Gouled Aptidon avait pris unilatéralement la décision à faire barrage au multipartisme en prenant une Ordonnance interdisant la constitution des divers Partis, mise à part le RPP, instaurant par là le Parti Unique.

Toutes les élections présidentielles et législatives de 1982 à 1992 ont été des élections organisées uniquement par la Parti Unique, le RPP encore au pouvoir, c’était donc des élections acquises sans des concurrences effectives et démocratiques et sans alternance politique.

Durant cette même période, il a été crée une Police politique surnommée « Sécurité Intérieure et Extérieure, puis SDS) dirigée directement par le Chef de Cabinet neveu de feu Hassan Gouled.

Qu’immédiatement, Monsieur Ismaël Omar Guelleh a commencé à diriger les répressions impitoyables, avec parfois des méthodes sanguinaires contre des hommes politiques et autres civils considérés comme des opposants et taxés de dangereux pour le pays.

Le « rouleau compresseur de la Présidence » commença à s’abattre notamment sur nos populations du Nord et de l’Ouest de la République et à Arhiba.

La « chasse aux Afars » n’a pas cessé de s’amplifier et, hélas, elle perdure avec les répressions sur les Gadabourci depuis l’attentat du Café de Paris dont les principaux commanditaires au pouvoir bénéficient de l’Impunité et des civils qui n’ont rien avoir ont été sauvagement réprimés en majorité Gadabourci.

Qu’aujourd’hui, l’Accord de Paix des armes du 12 mai 2001 n’a jamais été respecté par le Chef du Gouvernement ;

Que depuis cette période les Djiboutiens et les Djiboutiennes n’ont jamais obtenu la Paix sociale.

Que, depuis les années 1980 la gangrène de la corruption n’a pas cessé à s’étendre rendant pourri les hautes sphères de l’Etat, tout en donnant à Djibouti, le surnom de la « République au deux (2) super milliardaires, au quatre (4) milliardaires, au quatre cents (400) millionnaires et aux quatre cent mille (400 000) mendiants ».

Que les détournements des Fonds public et des Biens sociaux intempestifs et le bradage du patrimoine national vont traîner notre pays vers la banqueroute.

Les faits du contexte actuel.

Que, la Constitution Djiboutienne a été adoptée par la voie du Référendum du 4 septembre 1992 puis promulguée par le Chef de l’Etat ;

Que, des dispositions illégales limitant à quatre (4) le nombre des partis politiques ont été jointes à la Constitution, mais ces dispositions illégales, en contradiction au principe du multipartisme intégral, n’ont jamais été promulguées, car effectivement elles étaient contraires aux promesses du Chef de l’Etat lors du Sommet de la Baule sous la Présidence de Mitterrand ;

Que, même si ces dispositions illégales n’avaient jamais été promulguées, le Ministère de l’Intérieur, jusqu’à la signature des Accords de Paix du 12 mai 2001, avec l’aval des Services de la Police Politique et de l’Administration aux ordres du Chef de l’Etat, les différents Ministres de l’Intérieur avaient toujours bafoué le multipartisme prévu par la Constitution et la Loi Organique relative aux élections de 1992 ;

Que, le régime dictatorial, encore au pouvoir, avait constamment refusé d’enregistrer des demandes pour l’ouverture d’un Parti politique légal conforme à la Constitution et à la Loi relative aux Partis Politiques

Que, la tendance à cette période, mais malheureusement, qui continue encore, ne cesse d’imposer une tendance politique dominante par des fractions tribales dites politiquement majoritaires à la direction car depuis 1983 aucun recensement indépendant n’a plus eu lieu;

Que, cette Constitution adoptée directement par les électeurs Djiboutiens et Djiboutiennes a été manipulée le 8 avril 2010 par un groupe d’une soixantaine de mal élus aux ordres d’une mouvance présidentielle ;

Que, cette manipulation est en infraction et doit être considérée comme un crime contre le principe fondamental du respect des Institutions républicaines et en violation de l’Alternance démocratique ;

Que, la République de Djibouti a été parmi les premiers pays africain à signer le 15 juin 2007 la Charte Africaine de la Démocratie, des élections et de la Gouvernance ;

Que, l’article 23 de la Constitution Djiboutienne stipule : « Le président de la République est élu pour six ans au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours. Il n’est rééligible qu’une seule fois »a été modifiée à l’article 88 de la Constitution du 4septembre 1992, mais aussi, en violation de l’article 23 de la Charte Africaine de la Démocratie, des élections et de la Gouvernance qui stipule en son 5ème alinéa : « Les Etats parties conviennent que l’utilisation, entre autres, des moyens ci-après pour accéder ou se maintenir au pouvoir constitue un changement anticonstitutionnel de gouvernement et est passible de sanctions appropriées de la part de l’Union…

…Tout amendement ou toute révision des Constitutions ou des instruments juridiques qui porte atteinte aux principes de l’alternance démocratique » ;

Qu’il est du devoir de tous les citoyens Djiboutiens à déposer des plaintes auprès des Juridictions aux Compétences Universelles contre cette manipulation de la Constitution et de tous les Crimes contre l’humanité et autres crimes organisés encore et toujours Impunis ;

Que, la population de notre pays qui attendait patiemment la fin des répression après le deuxième mandat électif, s’est vu brusquement devant le fait accompli d’une poignée de personnes au pouvoir qui tiennent par la force et la terreur la République de Djibouti ;

Que, suite aux appels de l’Opposition les citoyens Djiboutiens ont manifesté pacifiquement, l’élan populaire a eu son apogée le vendredi 18 février 2011 ;

Que, cette vaste manifestation de plus de 80 000, composés en majorité de jeunes patriotes, « les SCHABAAB » pratiquement tous des chômeurs ;

Que, cette vaste manifestation populaire a été sauvagement réprimée par les Forces de Sécurité sur les ordres directs du dictateur Ismaël Omar Guelleh passible de Crimes contre l’Humanité et autres Crimes Organisés ;

Que, des centaines de patriotes, en majorité des jeunes, ont été arrêtés, torturés, séquestrés dans des divers centres des Forces de sécurité sous le commandement de la Police politique, d’autres mis en détention Arbitraire et abusive ;

Que, ces répressions dans la capitale se sont amplifiées exponentiellement dans la capitale depuis le 9 février 2011 avec l’incarcération de 7 personnalités dont deux défenseurs des Droits de l’Homme, quatre journalistes du Renouveau et probablement pour d’autres secteurs, ainsi qu’un syndicaliste de la Centrale Syndicale UGTD-UDT ;

Que, cette incarcération s’est effectuée dans un cadre politique afin d’étouffer la campagne populaire contre un troisième mandat illégal et inconstitutionnel

Qu’actuellement, tous les détenus politiques ont été soit libérés directement des Centres de détentions illégales comme Nagad et autres centres des Forces de Sécurité, soit relaxés par le Juge Souleiman Cheick Osman du Tribunal des Flagrants délits, ou soit par la Cour d’Appel.

Qu’actuellement, les six détenus avec le défenseur NOEL ABDI Jean-Paul « coffrés » sous le fallacieux motif « de participation à insurrection » et quatre autres détenus pour le motif d’un soit disant « port d’armes », ces deniers ne sont pas encore entendus

Qu’actuellement, le statut quo des répressions d’ordre politique ou syndical sont toujours là.

Que, dans ce contexte actuel : La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à la Présidente de la Cour Suprême d’ordonner le non lieu pure et simple des inculpés pour insuffisance des charges, avant les vacances judiciaires, aux six Détenus Arbitraires qui vont comparaître le 12 juin 2011 auprès de votre Haute Cour et dont les noms sont :

1) FARAH ABADID HILDID défenseur associé à la LDDH à titre individuel :
2) HOUSSEIN AHMED FARAH le frère de DAF ;
3) HOUSSEIN ROBLEH DABAR ;
4) ABDILLAHI ADEN ALI dit CORBEAU ;
5)MOUSTAPHA ABDOURAHMAN HOUSSEIN;
6) MOHAMED IBRAHIM WAISS.

Ces six détenus arbitraires ont été incarcérés abusivement avec NOEL ABDI Jean-Paul le 9 février 2011 et nos dossiers sont totalement vides, aucune preuve n’est signalée dans nos dossier.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant à la Communauté nationale et internationale pour mettre fin à l’Impunité du régime dictatoriale qui règne par la force, la terreur et la peur en République de Djibouti,

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à l’OMCT, à l’Observatoire des Prisons, à la FIDH, à l’Observatoire des Défenseurs, à Amnesty International, à Human Rights Watch, à Front Line à l’UIDH, aux Réseaux de East and Horn of Africa, à suivre avec une attention particulière la situation désastreuse en matière des droits fondamentaux et d’envoyer une Mission d’Enquête Internationale.

NOEL ABDI Jean-Paul

 


 

 


LDDH : École de la Police de Nagad ou École de la Torture ?

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Le Président

Note d’information du 7 juin 2011 de la LDDHÉcole de la Police de Nagad ou École de la Torture ?

Dimanche soir 5 juin une vingtaine d’employés avaient été licenciés récemment par de la société maison Alliance Construction ont été arrêtés et incarcérés depuis jeudi dernier à Nagad pour avoir réclamé le paiement de leurs indemnités de licenciement alors que l’inspection du travail s’était engagé à exiger de leur employeur.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains dénonce avec vigueur ce déni de justice.

L’incarcération de ces travailleurs à l’Ecole de Police qui est aussi un Centre de Rétention et non de Détention, nous font penser au Centre secret de Torture en Amérique latine d’une École de la Marine.

Faut-il rappeler que cet École aurait recruté des tortionnaires de la Police de Mogadiscio formés en Ouganda.

Voici les noms des employés d’Alliance Construction détenus arbitrairement à Nagad depuis le 05 juin 2011 :

1. HOUSSEIN OSMAN ILLEH
2. ABDI GUEDI IYALEH
3. ILLEH GUELLEH GUEDI
4. ABDI MOUSSE ABDILLAHI
5. MOHAMED ABDI HASSAN
6. OMAR MOHAMOUD GUELLEH
7. HOCHE ELMI SOUBAGLEH
8. ADEN SAAD AHMED
9. MOUMINE GUELLEH OMAR
10.ADEN HASSAN ABAR
11.MOUHOUMED YOUSSOUF OMAR;
12.RACHID SOULEYMANE AHMED;
13.AHMED ELMI ADEN
14.DAHER ABDI AHMED
15.YAHYA AHMED YAHYA
16.HASSAN MEGANEH FARAH
17.DJAMA OMAR SOUGUEH
18.MOHAMED DJIBRIL SOUGUEH
19.MOUSSA IBRAHIM OSMAN
20.FARAH DJIBRIL HOUFANEH

La ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel à l’OMCT pour l’envoi d’une Mission d’Enquête Internationale en République de Djibouti afin de mettre fin à l’Impunité.

NOEL ABDI Jean-Paul 

 

 


 

Djibouti, Notre petite dictature

paru dans CQFD n°88 (avril 2011), par Jean-Sébastien Mora
mis en ligne le 3 juin 2011

Pour les Occidentaux, l’ex-côte française des Somalis est une base géostratégique de la mer Rouge, aux portes du Moyen-Orient et du Golfe d’Aden. Le parcours d’Abdil [1], flibustier puis garde républicain, y est un concentré de Françafrique. Rencontre sur place.

À Djbouti, l’élection présidentielle du 8 avril a pris la forme d’une nouvelle mascarade. En 2005, Ismaël Omar Guelleh était le seul candidat à sa succession. Cette fois, celui que l’on surnomme IOG a remporté l’élection présidentielle avec 79,26 % des voix contre un candidat de façade censé donner une illusion de démocratie. Fin janvier, l’ouragan libérateur qui souffle sur le monde arabe n’a pas épargné l’ancienne colonie française.

La révolution semblait en marche, mais la répression du régime a été très vive dans ce petit pays de 800 000 habitants. Djibouti abritant la première implantation militaire française à l’étranger, avec un effectif de près de 3 000 hommes, les principaux médias ont sûrement préféré rendre compte des glorieux bombardements tricolores en Libye.

Dans ce contexte, les six dernières années de la vie d’Abdil [2] sont un concentré éloquent de la transcription djiboutienne de la Françafrique. Originaire de la capitale, Abdil rejoint à 17 ans son cousin dans le golfe d’Aden et devient « flibustier », comme il s’amuse à se décrire lui-même. À cette époque, sur les mers, tout est bon pour faire de l’argent : trafic d’alcool, d’armes et de mercure rouge (un colorant) mais aussi abordage, vol et séquestration de navires occidentaux et chinois. Abdil soutient que, s’il s’en est bien sorti, c’est grâce à la tolérance du régime d’Ismail Omar Guelleh à l’égard du milieu mafieux.

En 20 ans, le président est devenu la sixième fortune évaluée d’Afrique en faisant main basse sur l’important commerce du port de Djibouti City. Il aurait aussi investi dans la piraterie somalienne. Les Français s’en doutent, mais considèrent l’ancienne colonie comme « le complément idéal des implantations en Afrique », permettant de surveiller la voie maritime utilisée par les pétroliers en provenance du Moyen-Orient.

En 2005, Abdil, l’ancien pirate, intègre la garde républicaine djiboutienne, la milice à la solde du dictateur. Si son parcours professionnel paraît insolite, il reste classique en Afrique de l’Est. Et puis, Abdil a déjà bien des atouts : à 23 ans, il maîtrise parfaitement les armes à feu et parle couramment le somali, le français ainsi que l’arabe classique et dialectal. Au fil des missions, Abdil ne s’offusque pas de toutes les tâches qui lui sont confiées, puisque ses formateurs semblent légitimes et démocratiques : ce sont des officiers français.

Rappelons aussi que l’armée et la garde républicaine djiboutiennes reçoivent régulièrement le soutien logistique de l’armée tricolore. De leur côté, les forces hexagonales apprécient le désert djiboutien qui sert à la fois de terrain d’entraînement en conditions extrêmes et de champ de tir grandeur nature pour de nombreuses armes.

Abdil affirme avoir sillonné, en 2006, les rues et les hôtels de la capitale afin de débusquer les journalistes français qui enquêtent sur l’affaire Borrel. Peu après, grâce à sa victoire sur les légionnaires à l’occasion d’une course marathon organisée par l’armée française dans le désert du grand Barra, Abdil devient membre de l’élite de la garde républicaine. Dès lors, il dit avoir assisté à tous les trucages du régime IOG, comme l’assassinat d’un colonel érythréen pendant des pourparlers de paix en 2008. Las !

Grandeur et servitude du métier de sbire, quelques mois plus tard, il plante une mission au Yémen, et sa hiérarchie le lâche. Passeport diplomatique en main, il était censé surveiller un opposant qui venait de faire des déclarations fracassantes contre le régime. Assurant avoir été un temps détenu et torturé par les autorités au Yémen, Abdil est aujourd’hui considéré comme un « bras cassé », c’est-à-dire un homme dont on achète le silence. À Djibouti, ils seraient nombreux comme l’ancien policier-pirate.

Quant à la population, elle est littéralement intoxiquée : le régime d’IOG favoriserait légalement l’importation de khat, cette plante aux effets psychotropes entraînant une accoutumance rapide. Le peuple djiboutien a enduré la colonisation, puis trente longues années d’oppression et d’humiliation. Pour sa prochaine révolte, malheureusement, il risque d’attendre les revirements de Paris en matière de géopolitique. 


Communiqué de la LDDH du 2 juin 2011 : le dictature Ismaël Omar Guelleh s’acharne contre le défenseur Farah Abadid Hildid et cinq autres prisonniers politiques et d’opinion


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Le Président

Communiqué de la LDDH le 2 juin 2011

Le Dictateur Ismaël Omar Guelleh s’acharne contre le défenseur FARAH ABADID HILDID et cinq autres prisonniers politiques et d’opinion

L’individu Ismaël Omar Guelleh passible de crimes contre l’Humanité et autres crimes organisés, règne par la peur et la terreur depuis 1995 après les vastes manifestations organisées par l’UDT et l’UGTD.

Les vagues des répressions sauvages n’ont pas cessé sur toute la République de Djibouti.  Tous les crimes d’extermination à caractère ciblé contre nos populations dans certaines régions du territoire voire même dans notre sous-région de la Corne d’Afrique doivent être répertoriés. Toutefois, tous ses crimes (la liste risque d’être longue) ne resteront pas impunis pour des raisons d’intérêts géostratégiques, qui sont actuellement en perte de vitesse :
* avec les révolutions araboafricaines de Tunisie à l’Ouganda, sans oublier le vaillant Peuple Somali, toutes ces révolutions populaires sont les fondations de la fin dans le monde araboafricain des dictateurs tortionnaires  imposés de l’extérieur encore pour certains ;
* avec la fin de la complicité des anciennes puissances coloniales et néocoloniales, ces dernières vont, elles aussi, être confrontées par d’autres forces régionales émergeantes.

La Justice djiboutienne est périodiquement utilisée par le Premier magistrat du Conseil Supérieur de la Magistrature, usurpateur du pouvoir avec l’appui des Forces armées depuis mai 1999, par des arrestations et mises en détention avec des dossiers vides et des motifs d’inculpation basé sur des faux.

Il faut  aussi garder en mémoire des procès bidon et expéditifs depuis ces deniers années. Depuis 2010, les opérations politico-judiciaires contre les populations civiles dans la capitale ont pris des tournants franchement inacceptables et intolérables.

C’est ainsi qu’actuellement, le Ministère Public (sur ordre du Premier Magistrat) garde en otage dans la sinistre prison de Gabode des personnalités et dirigeants politiques et d’opinion à savoir :

1) FARAH ABADID HILDID défenseur associé à la LDDH à titre individuel :

2) HOUSSEIN AHMED FARAH le frère de DAF ;

3) HOUSSEIN ROBLEH DABAR ;

4) ABDILLAHI ADEN ALI dit CORBEAU ;

5) MOUSTAPHA ABDOURAHMAN HOUSSEIN;

6) MOHAMED IBRAHIM WAISS.

En effet, les détenus dont les noms sont ci-dessus, ont été incarcérés en même temps que le défenseur des Droits de l’Homme NOEL ABDI Jean-Paul le 9 février 2011 sur le faux motif d’inculpation de « participation à insurrection » ;

que, ce dernier a été mis en liberté pour des raisons de santé le 21 février 2011 et qu’il a ensuite obtenu la levée du contrôle Judiciaire ;

que, dans le cadre de son départ du 10 mai 2011, pour lui permettre d’effectuer des analyses médicales, il a été enquêté sur le fond par la juge du Cabinet A ;

que, normalement la Juge du Cabinet A devrait aussi  procéder à l’enquête sur le fond pour les six autres détenus qui ont, à maintes reprises, demandé leur liberté, et permettre à la Juge du Cabinet A de prendre une décision judiciaire de non lieu ou de mise en liberté ;

que, jusqu’à présent et depuis le mercredi 9 févier 2011, les (6) prisonniers politiques et d’opinion en détention arbitraire à Gabode sur le passage qu’emprunte régulière le Premier magistrat, sont maintenus abusivement probablement sur ordre du Ministère Public.

Par conséquent :

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un appel pressant aux Organisations Internationales des Droits de l’Homme, à l’OMCT, à l’Observatoire des prisons, à l’Observatoire des Défenseurs des Droits de l’Homme aux Médecins Sans Frontières d’envoyer une mission d’enquête dans les meilleurs délais pour mettre fin à l’impunité qui sévit en république de Djibouti ;

Demande à toutes les organisations internationales de faire pression pour que la justice djiboutienne puisse agir en toute liberté sans aucune pression du Ministère Public ;

Demande au Premier magistrat de réintégrer rapidement, dans sa fonction de magistrat, le Juge Souleiman Cheick Osman qui avait procédé à la relaxe de plusieurs dizaines de prisonniers politiques arrêtés après la vaste manifestation populaire du Vendredi 18 février 2011 contre le Coup d’Etat électoral du 8 avril 2011 ;

Dénonce que les violations de la Constitution du 4 septembre 1992, notamment l’inamovibilité des magistrats, la violation de l’inamovibilité des Juges est un crime contre les institutions républicaines, tout comme la modification illégale et inconstitutionnelle de l’article 23 fixant à deux mandats électifs pour le Chef de l’Etat.

Demande la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus politiques arrêtés dans le cadre de l’usurpation du pouvoir pour la 3èmefois.

En  tant que défenseur des droits fondamentaux, il est de mon devoir de dénoncer et d’attirer les crimes d’Etat perpétrés par l’équipe politique, administrative ainsi que des forces dites de sécurité aux ordres et à la solde directe du chef des armées encore au pouvoir par la force et la terreur.

Rappelle que:
1. le Premier magistrat usurpateur du pouvoir, l’individu Ismaël Omar Guelleh a, depuis 1996, par le limogeage de trois magistrat de la Cour d’Appel, créé l’instabilité  dans le Corps de la Magistrature, instabilité accouplée par un fort climat de peur au sein du Corps des magistrats périodiquement, instabilité entretenue par le patron de la Police politique et autres Forces de sécurité chargées des répressions physiques et autres sévices intolérables avant et après le règne de son oncle feu Hassan Gouled Aptidon.
2. plus récemment, les arrestations collectives, les tortures, les disparitions forcées dans des camps militaires (SDS, Garde Présidentielle et Gendarmerie) et en brousse dans les camps reculés de l’AND sont sans précédent dans notre pays.
3. que la LDDH a constamment lancé des appels pressants aux organisations des défenseurs des Droits de l’Homme pour que des missions d’enquêtes sur les tortures et les disparitions forcées en république de Djibouti pour mettre fin à l’impunité et par là aux détournements des fonds et des biens publics, ainsi que le l’usurpation du pouvoir avec la complicité des forces étrangères.

NOEL ABDI Jean-Paul

En annexe les documents suivants :
1. Brève information du 5 mai 2011 : La Cour Suprême a donné lecture de son délibéré ;
2. Le dimanche 17 avril 2011, la Cour d’Appel de Djibouti a confirmé, sur forte recommandation du Procureur Maki, le rejet de la demande d’appel  du Juge d’instruction du 28 mars 2011.

PS.
« Bonsoir Mr Abdi, je tiens à vous informer que l’affaire des 6 détenus est classée sans suite.
Tout d’abord, la juge d’instruction n’a pas donné le jour de jeudi 19 mai (jour du dernier délai)  sa réponse aux demandes de libertés provisoires individuelles déposées par ces derniers et n’a donné aucun argument ni cause.

De ce fait, dépassé ce délai et considérant comme un refus juridiquement, ils ont déposé, Me Foulié et autres avocats-défenseurs le jour de lundi 23 mai une autre demande de liberté provisoire individuelle de tous les détenus arbitraires à la chambre d’accusation comme l’a suggéré la présidente de la cour suprême et nous attendons la réponse le 8 juin 2011.

Je crois à mon avis à une parodie de justice dont il y a l’ingérence du <<Grand Voleur Autorisé>> et que la fin est la victoire pour nous et pour les défenseurs de la dignité humaine, de la liberté et de la justice.

Enfin, vous remerciant à l’avance, je vous adresse mes meilleures salutations chaleureuses et vous souhaite un bon voyage de succès. Wasalamoualaykoum. »


Rapport de la LDDH du 1er juin 2011 à l’attention de l’OMCT

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Le Président

RAPPORT A L’ATTENTION DE L’OMCT DU 1er JUIN 2011SUR LES SITUATIONS CARCERALES EN REPUBLIQUE DE DJIBOUTI

RAPPORT A L’ATTENTION DE L’OMCT DU 1er JUIN 2011

SUR LES SITUATIONS CARCERALES EN REPUBLIQUE DE DJIBOUTI
Présenté par Jean-Paul NOEL ABDI Défenseur des Droits Humains

Ayant passé presque deux semaines dans la sinistre prison de Gabode (du 9 au 21 février 2011), et dans le cadre d’apporter mon témoignage à l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT), aux Organisations Internationales des Droits de l’Homme, à l’Observatoire des Prisons et à l’Observatoire des Droits de l’Homme, je vous soumets un Rapport sur les situations carcérales en République de Djibouti.

Tout d’abord, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) avait à maintes reprises soulevé les cas des Détention Arbitraires, mais aussi les détentions abusives de plusieurs dizaines de prisonniers présumés « criminels, violeurs, trafiquants d’armes, trafiquants de drogues etc ».

Parmi ces dizaines et dizaines de prisonniers en « détention provisoire » certains d’entre eux attendent leur jugement depuis l’usurpation du pouvoir en 1999.

Pourtant une bonne partie des présumés criminels reconnaissent leurs crimes lorsque je les ai rencontrés et passés deux nuits avec eux. En effet, l’ancien tortionnaire de la Gendarmerie, qui m’avait menacé de me torturer alors qu’il était lieutenant, officier de la police judiciaire de la Gendarmerie ce rappel bien de ma réponse après ces menaces, je lui avais répondu poliment en disant : « Vous êtes libre de disposer de ma vie, mais je n’ai rien d’autres à déclarer ».

Après une longue absence le temps de contacter d’après un autre gendarme, le Procureur Djama Souleiman à cette période Procureur de la République.

Après deux heures de détention sans être inquiété, je fus relâché par le Lieutenant Ali Aden, en rigolant, m’a dit : « que c’est ton cousin qui t’a relâché ».

Ce même Lieutenant qui a passé Capitaine après mon arrestation et mis en garde à vue pour quelques heures et devenu le patron de la prison de Gabode. Quelques jours après mon incarcération à Gabode, il est venu en personne dans la cellule Afar pour me transférer dans la grande salle de 102 prisonniers sans  aucune explication de ce transfert.

Je suis resté pendant deux nuits dans cette grande salle, pour encore « être trimballé » à la cellule Afar et cette fois avec tous les six autres détenus arbitraires emprisonnés le 9 février 2011.

C’était sa manière à lui de nous isoler (forme de torture morale), mais ce tortionnaire n’a pas été radin dans ses visites et ses provocations mais aussi et surtout de son refus de transmettre à la Juge d’Instruction du Cabinet A la décision du médecin le cardiologue Ougas pour une urgente analyse cardiovasculaire de la et son attention particulière à mon égard.

D’ailleurs, pour mieux se justifier, il a été franc des instructions qu’il avait reçues, mais il ne comprenait pas qu’un « allogène comme moi puisse se permettre de mettre en cause l’individu Ismaël Omar Guelleh, d’autant plus que cet individu est marié avec ma petite fille, tribalement parlant (awoowo en somali) ».

Cette mentalité de l’époque coloniale ne m’affecte nullement car très jeune,  j’ai combattu pour mon Peuple et j’ai œuvré activement à la mise en place des Institutions Républicaines avec le Regretté AHMED DINI AHMED Premier Président et  ce en tant que Premier Secrétaire du Bureau de l’Assemblée Nationale élu lors du Référendum pour l’Indépendance du 8 mai 1977.

Il n’est donc pas question à mon âge avancé de renier mon passé comme, hélas, certains de mes « amis ».

Conscients que, plusieurs détenus présumés criminels sont souvent mis en détention « provisoire » en général par le Cabinet C, ces présumés criminels croupissent sans être interrogés sur le fondpour une/des Affaire(s) criminelle(s), ces prisonniers passent des années et des années à attendre leur jugement.

Mon passage dans cette grande salle m’a permis de constater que sur les 102 prisonniers 63 attendaient que la Cour Criminelle les convoque. Il est difficile de connaître la liste exacte car c’est un d’après un Membre du Parquet c’est « un Secret Judiciaire ».

Pourtant cette Liste est probablement entre les mains de la Croix Rouge car avant de quitter la grande salle j’avais pris la précaution de leur dire qu’une dame de la Croix venue du Kenya sera avec eux et que c’est le moment idéal de lui présenter vos condoléances sur ces oublis du Ministère Public.

Faut-il rappeler que la dernière Note d’Information du 13 décembre 2010 (en annexe) sur une détention abusive sont des mesures inacceptables et nécessitent une Mission d’Enquête Internationale.

Rien qu’entre 2003 et 2007, j’ai appris en prison, que trente quatre (34) présumés criminels sont abusivement incarcérés sans aucun Jugement de la Cour Criminelle.

Les tortures morales et physiques sont régulières dans cette prison de Gabode. Les tortures physiques sont flagrantes dans les divers centres secrets des forces armées chargés de la sécurité, ou plus exactement des milices à la solde du dictateur au pouvoir depuis plusieurs décennies.

NOEL ABDI Jean-Paul

En Annexe neuf (9) documents sur certains crimes sous l’égide du dictateur Ismaël Omar Guelleh passible de Crimes Organisés et autres Crimes contre l’Humanité :

Liste nominative de mai 2011 sur les Disparitions, les Détentions Abusives, les Crimes de Tortures en République de Djibouti ;

Note d’Information du 29 mai 2011. Un mort dans la Brigade de la Gendarmerie à Cheick Oman à Balbala ;

Note d’Information du 13 décembre 2010. Sept ans de Détention Abusive, çà  suffit !

Communiqué du 11 décembre 2010. L’Ecole de Nagad est un centre de détention arbitraire illimitée.

Réquisitoire ouvert du 10 décembre 2010 sur les Crimes du Dictateur passible de poursuite auprès des Tribunaux aux Compétences Universelles ;

Diffusion d’Information du 28 novembre 2010. Les risques collatéraux de la rencontre dans un stade de foot au Yémen ;

Note d’Information du 14 juin 2010. Crimes de disparitions forcées, crimes de détention abusives et crimes de tortures ;

Note d’Information du 6 mai 2010. Lettre Ouverte au Premier Magistrat.

Note d’Information du 1er mai 2010. Solidarité au Peuple opprimé de la République de Djibouti

 


Compte rendu de la réunion de concertation de l’ARD le 13 mai à Balbala

 epi

ALLIANCE RÉPUBLICAINE POUR LE DÉVELOPPEMENT

ARD

Après la mascarade électorale du 8 avril dernier suivie de l’investiture ubuesque d’un président autoproclamé, l’Alliance Républicaine pour le Développement (ARD) a convoqué une réunion de concertation le vendredi 13 mai à Balbala.

Une centaine de participants venus de toutes les fédérations du parti, ont pris part à cet important évènement.

Quatre points étaient à l’ordre du jour:

– analyse de la situation nationale à la lumière du nouveau contexte régional et international,

– bilan critique des activités du parti depuis le congrès de février 2010,

– perspectives de lutte,

– questions diverses.

Les dirigeants, cadres et militants (jeunes, femmes et sages) ont débattu quatre heures durant des voies et moyens d’insuffler une nouvelle dynamique à la lutte en vue d’imposer le changement démocratique auquel aspire le peuple djiboutien.

I) ANALYSE DE LA SITUATION

Cette réunion de concertation s’inscrivait dans un contexte crucial :

a) au niveau national

– Renforcement du dispositif répressif rendant toute consultation électorale encore plus décorative et toute vie partisane encore plus virtuelle

– Harcèlement de l’UAD accompagné d’une répression sauvage (meurtres, tirs à balles réelles, tortures, emprisonnements, etc.) dont ses cadres et militants ont été victimes ;

b) au niveau régional

– Ingérences des voisins du Sud et de l’Ouest, eux-mêmes déchirés par leurs propres contradictions intercommunautaires, dans les affaires djiboutiennes, avec des incidences prévisibles dans notre pays ;

– Bruits de bottes entre les deux frères ennemis, Ethiopie et Erythrée accentuant une instabilité régionale ayant déjà atteint un seuil dangereux.

c) au niveau international

– Essoufflement des révolutions arabes car résistance des dictateurs, malgré implication multiforme de la communauté internationale. Ce qui réduit leur effet d’entrainement à Djibouti, au moins jusqu’à la chute d’un d’eux ;

– Prise en compte du caractère dictatorial du régime djiboutien par les Etats-Unis d’Amérique suite au sabotage de la mission de Democracy International mais, d’une manière générale, pérennité de la complicité du silence.

A la lumière de ces multiples contraintes, un bilan a été dressé des activités du Parti.

II) BILAN CRITIQUE

a) dans le pays

Après avoir vigoureusement dénoncé le projet de modification constitutionnelle en faveur d’un troisième mandat présidentiel lors de son congrès de février 2010, l’ARD a entrepris dès le mois de mai 2010 une campagne de mobilisation contre cette forfaiture. Le premier meeting populaire contre le troisième mandat a été organisé par notre parti à Balbala. Par la suite avec nos alliés de l’UAD, plusieurs grands rassemblements publics ont été organisés avec succès dans plusieurs quartiers de la capitale et dans tous les districts de l’intérieur. Ebranlé par les manifestations historiques du 1er janvier 2011 et surtout celles du 18 février suivant, le régime a instauré depuis lors un quasi état de siège au cours duquel une campagne de répression sans précédent a été déclenchée contre l’opposition démocratique. La permanence de cette situation d’urgence se traduit par un harcèlement quotidien des forces démocratiques, qui pose avec encore plus d’acuité la question des limites de l’action pacifique et à laquelle une réponse concrète devra rapidement être trouvée. A ce chapitre, la réunion a vigoureusement dénoncé les meurtres, tortures et arrestations des manifestants, réaffirmé la solidarité sans faille des forces démocratiques avec les détenus politiques et exigé leur libération immédiate et inconditionnelle.

b) avec l’extérieur

Les participants à la réunion de concertation ont examiné le rapport d’activités adressé par la Direction du Parti à l’extérieur. Les actions entreprises au sein de la diaspora pour rassembler toutes les composantes de la communauté nationale dans un même combat démocratique ont été encouragées. De même que les difficultés rencontrées dans l’accomplissement de ces actions ont été minutieusement étudiées et des solutions proposées.

c) avec les autres forces démocratiques

Prenant acte de la rupture de l’alliance UAD-UMD, l’effectivité de la coordination des activités dans le cadre de l’UAD a été analysée à l’aune des résultats. De même la contribution des mouvements politiques, qui se sont constitués aussi bien dans le pays qu’à l’extérieur, a été appréciée à sa juste mesure et des modalités de sa dynamisation retenues.

III) RESOLUTIONS

A l’issue des débats il a été décidé de mettre en œuvre les mesures suivantes :

1) Remobiliser la jeunesse et toutes les forces vives de la nation dans l’optique d’une vaste contestation victorieuse,

2) Accroître la représentativité nationale de notre Parti,

3) Renforcer la coordination des activités du parti à l’intérieur et à l’extérieur,

4) Renforcer la visibilité et l’action du parti,

5) Redéfinir et optimiser l’alliance avec les autres forces de l’opposition nationale,

6) Nouer des alliances avec les forces démocratiques au plan régional et international en vue d’isoler la dictature clanique de Djibouti,

7) Réfléchir aux voies et moyens nouveaux afin de hâter la fin de cette dictature crépusculaire qui met en péril l’existence même de la République de Djibouti en tant que Nation pluriethnique et qui constitue un danger pour la stabilité régionale.

IV) QUESTIONS DIVERSES

Cette réunion s’étant tenue, à un jour près, dix ans après l’accord de paix du 12 mai 2001, et au moins à la mémoire du fondateur de notre parti, évocation en a été faite pour en rappeler l’impérieuse nécessité à l’époque comme l’obligation de le renégocier aujourd’hui, la situation à laquelle il était censé remédier s’étant aggravée depuis.

Le Président de l’ARD

Ahmed Youssouf



*  *  *

Dernières éditions

Editions mensuelles – mai 2011

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Editions mensuelles –  Mai 2011

                      « La seule vraie politique est la politique du vrai » EDGAR FAURE
                     

 

 Directeur de publication : Mohamed Ali Abdou.   Codirecteur : Mahdi Ibrahim A. God.   Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e

JE SIGNE la pétition pour la libération des prisonniers politiques de Djibouti

 


18/05/2011 Elections présidentielles en Afrique : la pandémie du K.O., par James-William GBAGUIDI
14/05/2011 Compte rendu de la réunion de concertation de l’ARD le 13 mai à Balbala
12/05/2011 LDDH : Lettre ouverte du 11 mai 2011 au procureur du tribunal international de la Haye
12/05/2011 Communiqué de presse : l’ARD condamne les arrestations de manifestants
10/05/2011 Soudan : Présence indécente d’un ministre de la République française aux côtés d’Omar El-Béchir à Djibouti
07/05/2011 La FIDH à la 49e session de la commission africaine des droits de l’homme
05/05/2011 LDDH : Brève information du 5 mai 2011
03/05/2011 Brève information de la LDDH du 3 mai : la Cour suprême a remis sa délibération au 4 mai
02/05/2011 Brève information de la LDDH du 2 mai : la Cour suprême va délibérer demain 3 mai
29/04/2011 Brève information de la LDDH : un mort dans la Brigade de la Gendarmerie de Cheick Osman
28/04/2011 Brève information de la LDDH du 28 avril : réfugié de Mogadiscio battu et dépouillé de tout
28/04/2011 Mise au point adressée au président d’Uguta-Toosa par le conseiller politique du président de l’ARD


Elections présidentielles en Afrique : la pandémie du K.O.
Écrit par James-William GBAGUIDI, La Nouvelle Tribune, Dimanche 15 mai 2011

Alerte ! Alerte ! Un nouveau « mal » s’abat sur l’Afrique. Une épidémie d’un type nouveau se propage sur le continent africain. A chaque siècle, son mal ; à chaque décennie, sa spécificité. Le malheureux continent reste le terrain ‘expérimentation de toutes les sordides trouvailles de ses hommes politiques férocement accrochés à un pouvoir qui pourtant les rejette. La dernière semble être inoculée aux processus électoraux en cours. Les tenants en sont similaires, les aboutissants semblables.

 

De la corne à la pointe sud de l’Afrique, d’Est en Ouest, la victoire des sortants au premier tour des élections présidentielles laisse un arrière-goût d’inachevé. Centrafrique, Burkina Faso, Bénin, Nigeria, Ouganda, Djibouti, Tchad. Et bientôt ailleurs. Le constat est le même. Les élections présidentielles ont perdu leur suspense. Il ne fait plus bon se présenter à une élection en Afrique quand on n’est pas au pouvoir. A moins d’avoir quelques milliards de francs CFA à gaspiller ou d’être le faire-valoir d’un candidat assuré de sa réélection. Autrement dit, l’allure que la plupart des élections présidentielles ont prise ces derniers mois est d’une nature hautement suspecte pour les esprits retors. Et pour cause.
Scientifiquement, il est malaisé de démontrer que la série de victoires au premier tour lors des récents scrutins présidentiels en Afrique au sud du Sahara n’est pas le fait du hasard le plus complet. Chaque élection est en effet pour chaque pays un cas sui generis dont l’observation minutieuse révèle les caractères propres ayant dans une certaine mesure contribué à la victoire du candidat, président sortant, lors du premier tour de vote.

 

Au Bénin par exemple, les réalisations du Président Boni Yayi, son populisme et sa propension à demander pardon pour un oui ou pour un non, ont pesé d’un poids énorme dans une balance électorale sur la seconde tablette de laquelle l’opposition a voulu mettre en exergue les nombreux scandales économiques et la gouvernance approximative qui ont caractérisé tout le premier mandat. Au surplus, la tendance régionaliste du front d’opposition a renforcé le président sortant dans son fief traditionnel du Nord tandis que ses partisans lui ont assuré un grignotage en règle dans bon nombre de bastions de  l’opposition ancrée dans le sud du pays.
Dans un autre pays comme le Tchad, l’absence de transparence dénoncée par l’opposition dans la confection du fichier électoral a convaincu les principaux challengers habituels du président Idriss Deby Itno de se tenir à l’écart de ce qu’ils ont appelé une mascarade électorale. Tandis qu’au Nigeria, la victoire nette de Jonathan Goodluck n’a pas laissé sceptique que son adversaire et les partisans zélés de ce dernier. Sans compter que le bilan pour le moins mitigé d’un François Bozizé ne laissait pas entrevoir en toute quiétude une réélection au premier tour.

 

Il n’en demeure pas moins qu’il y a de quoi, à y regarder avec des yeux inquisiteurs et fourbes, se demander si les chefs d’Etat africains, après l’inflation des élections truquées au moyen de bourrages d’urnes, après les révisions opportunistes de la constitution aux fins de conserver le pouvoir d’Etat, après les éliminations politico-militaires de toute forme d’opposition, n’ont pas enfin trouvé un moyen subtil d’arriver à leurs fins sans paraître violer les règles élémentaires du jeu démocratique.

On eut dit que c’est désormais le fichier électoral qui sert les causes inavouées. Il y a d’ailleurs de quoi. Il comporte les noms de ceux qui doivent et de ceux qui peuvent voter.

Pour peu que les dirigeants en aient la maîtrise, le tour est forcément joué. Plus question de se trémousser les méninges et de déverser des centaines de millions de francs CFA dans un électorat dont on connait la réalité de l’aversion et de la versatilité. Il y a peut-être aussi un autre élément sans lequel le nouveau moyen de réélection systématique serait inopérant : les juges constitutionnels chargés de donner l’onction suprême aux élus. Sans doute ne sont-ils pas tous à manger dans la même soupe, mais quand même !

Dans les circonstances actuelles, il serait peut-être mieux pour les dirigeants soucieux de se faire réélire d’y parvenir seulement à l’issue d’un second tour âprement disputé. Pour éloigner ce vent de suspicion qui souffle irrémédiablement sur les « K.O. premier tour » de plus en plus nombreux. Mais bof. A quoi bon ? Quelle que puissent être les circonstances de l’élection ou surtout de la réélection d’un Chef d’Etat africain par ces temps derniers, il se trouvera toujours des gens tant dans son pays, qu’en dehors, pour suspecter ce scrutin de manque de transparence. Le monde est ainsi fait, on ne peut plaire à tout le monde.


Compte rendu de la réunion de concertation de l’ARD le 13 mai à Balbala

 epi

ALLIANCE RÉPUBLICAINE POUR LE DÉVELOPPEMENT

ARD

Après la mascarade électorale du 8 avril dernier suivie de l’investiture ubuesque d’un président autoproclamé, l’Alliance Républicaine pour le Développement (ARD) a convoqué une réunion de concertation le vendredi 13 mai à Balbala.

Une centaine de participants venus de toutes les fédérations du parti, ont pris part à cet important évènement.

Quatre points étaient à l’ordre du jour:

– analyse de la situation nationale à la lumière du nouveau contexte régional et international,

– bilan critique des activités du parti depuis le congrès de février 2010,

– perspectives de lutte,

– questions diverses.

Les dirigeants, cadres et militants (jeunes, femmes et sages) ont débattu quatre heures durant des voies et moyens d’insuffler une nouvelle dynamique à la lutte en vue d’imposer le changement démocratique auquel aspire le peuple djiboutien.

I) ANALYSE DE LA SITUATION

Cette réunion de concertation s’inscrivait dans un contexte crucial :

a) au niveau national

– Renforcement du dispositif répressif rendant toute consultation électorale encore plus décorative et toute vie partisane encore plus virtuelle

– Harcèlement de l’UAD accompagné d’une répression sauvage (meurtres, tirs à balles réelles, tortures, emprisonnements, etc.) dont ses cadres et militants ont été victimes ;

b) au niveau régional

– Ingérences des voisins du Sud et de l’Ouest, eux-mêmes déchirés par leurs propres contradictions intercommunautaires, dans les affaires djiboutiennes, avec des incidences prévisibles dans notre pays ;

– Bruits de bottes entre les deux frères ennemis, Ethiopie et Erythrée accentuant une instabilité régionale ayant déjà atteint un seuil dangereux.

c) au niveau international

– Essoufflement des révolutions arabes car résistance des dictateurs, malgré implication multiforme de la communauté internationale. Ce qui réduit leur effet d’entrainement à Djibouti, au moins jusqu’à la chute d’un d’eux ;

– Prise en compte du caractère dictatorial du régime djiboutien par les Etats-Unis d’Amérique suite au sabotage de la mission de Democracy International mais, d’une manière générale, pérennité de la complicité du silence.

A la lumière de ces multiples contraintes, un bilan a été dressé des activités du Parti.

II) BILAN CRITIQUE

a) dans le pays

Après avoir vigoureusement dénoncé le projet de modification constitutionnelle en faveur d’un troisième mandat présidentiel lors de son congrès de février 2010, l’ARD a entrepris dès le mois de mai 2010 une campagne de mobilisation contre cette forfaiture. Le premier meeting populaire contre le troisième mandat a été organisé par notre parti à Balbala. Par la suite avec nos alliés de l’UAD, plusieurs grands rassemblements publics ont été organisés avec succès dans plusieurs quartiers de la capitale et dans tous les districts de l’intérieur. Ebranlé par les manifestations historiques du 1er janvier 2011 et surtout celles du 18 février suivant, le régime a instauré depuis lors un quasi état de siège au cours duquel une campagne de répression sans précédent a été déclenchée contre l’opposition démocratique. La permanence de cette situation d’urgence se traduit par un harcèlement quotidien des forces démocratiques, qui pose avec encore plus d’acuité la question des limites de l’action pacifique et à laquelle une réponse concrète devra rapidement être trouvée. A ce chapitre, la réunion a vigoureusement dénoncé les meurtres, tortures et arrestations des manifestants, réaffirmé la solidarité sans faille des forces démocratiques avec les détenus politiques et exigé leur libération immédiate et inconditionnelle.

b) avec l’extérieur

Les participants à la réunion de concertation ont examiné le rapport d’activités adressé par la Direction du Parti à l’extérieur. Les actions entreprises au sein de la diaspora pour rassembler toutes les composantes de la communauté nationale dans un même combat démocratique ont été encouragées. De même que les difficultés rencontrées dans l’accomplissement de ces actions ont été minutieusement étudiées et des solutions proposées.

c) avec les autres forces démocratiques

Prenant acte de la rupture de l’alliance UAD-UMD, l’effectivité de la coordination des activités dans le cadre de l’UAD a été analysée à l’aune des résultats. De même la contribution des mouvements politiques, qui se sont constitués aussi bien dans le pays qu’à l’extérieur, a été appréciée à sa juste mesure et des modalités de sa dynamisation retenues.

III) RESOLUTIONS

A l’issue des débats il a été décidé de mettre en œuvre les mesures suivantes :

1) Remobiliser la jeunesse et toutes les forces vives de la nation dans l’optique d’une vaste contestation victorieuse,

2) Accroître la représentativité nationale de notre Parti,

3) Renforcer la coordination des activités du parti à l’intérieur et à l’extérieur,

4) Renforcer la visibilité et l’action du parti,

5) Redéfinir et optimiser l’alliance avec les autres forces de l’opposition nationale,

6) Nouer des alliances avec les forces démocratiques au plan régional et international en vue d’isoler la dictature clanique de Djibouti,

7) Réfléchir aux voies et moyens nouveaux afin de hâter la fin de cette dictature crépusculaire qui met en péril l’existence même de la République de Djibouti en tant que Nation pluriethnique et qui constitue un danger pour la stabilité régionale.

IV) QUESTIONS DIVERSES

Cette réunion s’étant tenue, à un jour près, dix ans après l’accord de paix du 12 mai 2001, et au moins à la mémoire du fondateur de notre parti, évocation en a été faite pour en rappeler l’impérieuse nécessité à l’époque comme l’obligation de le renégocier aujourd’hui, la situation à laquelle il était censé remédier s’étant aggravée depuis.

Le Président de l’ARD

Ahmed Youssouf


LDDH : Lettre ouverte du 11 mai 2011 au procureur du tribunal international de la Haye

http://www.ardhd.org/photos/lddh/lddh01.jpg
Le Président

LETTRE OUVERTE DU 11 MAI 2011
AU PROCUREUR DU TRIBUNAL
INTERNATIONATION DE LA HAYE

« Quel scandale : la Dignité du  Peuple Djiboutien a été violée par le Dictateur Ismaël Omar. quel scandale : de voir les deux dictateurs danser face aux importantes délégations de la France, ainsi en particulier des Chancelleries de l’Europe et des Etats-Unis dont  les Chefs d’Etats avaient dénoncé le Génocide et autres Crimes contre l’Humanité du sanguinaire El  BECHIR ».

Cri de révolte d’un Juriste Djiboutien.

Monsieur le Procureur de la Cour Pénale Internationales (CPI)

En tant que Défenseur des Droits de l’Homme en République de Djibouti, j’avais à maintes reprises sollicité pour l’envoie d’une Commission d’enquête internationale qui viendrait dans notre pays, la République de Djibouti, dans le cadre d’une Enquête afin de déterminer les responsabilités du présumé criminel Ismaël Omar Geulleh Usurpateur du pouvoir à Djibouti depuis 1999, et par là, procéder à l’évaluation des Crimes contre l’Humanité  et autres crimes organisés du Régime dictatorial.

Principaux points des motifs d’inculpation. L’objectif de notre demande d’une Enquête internationale est de permettre à la Cour Pénale de lancer un mandat d’arrêt contre le présumé dictateur passible des Crimes suivants :

1. Viol portant Ratification par le Parlement Djiboutien du Code Pénal International 2007, par la non arrestation d’El BECHIR du Soudan. Le présumé Criminel responsable de l’extermination de plus de 300 000 victime au DARFOUR a participé à la cérémonie d’auto-intronisation  du dictateur Ismaël Omar Guelleh ;

2. Viol le 8 avril 2010 de la Constitution Djiboutienne, notamment l’article 23 fixant à deux mandats les élections présidentielles, en infraction aussi à l’article 23 du Pacte Africain sur les Droits de l’Homme sur l’interdiction de violer une Constitution pour des raisons électorales ;

3. Crimes de Guerre au Nord et à l’Ouest de la République de Djibouti de 1991 jusqu’à à la signature d’un Accord de Paix du 12 mai 2001 ;

4. Crimes de Génocide avec les blocus alimentaires et sanitaires des populations ciblées de la Région d’Obock au Nord-est de la République de Djibouti durant la même période que les Crimes de Guerre ;

5. Crimes Organisés avec les mêmes méthodes de la Mafia pour les blanchiments d’argent, le trafic des armes essentiellement en direction de la Somalie du Sud, du Puntland et du Somaliland en association avec les mafieux de la sous-région de la Corne d’Afrique, des interactions financières avec les Pirates de mer, même si les Forces combinées dans la lutte contre les Pirates de mer sont présents aux côtés des Forces Etrangères Pré positionnées avec des rentes financières d’environ 1000 millions d’Euros utilisées essentiellement par le dictateur Ismaël Omar membre de la Mafia transrégionale avec des actions jusqu’en Afrique du Sud en passant par l’Ethiopie, le Soudan et l’Ouganda ;

6. Les Crimes financiers comme les détournements des fonds publics, des biens sociaux, les aides et assistance financières (le cas du détournement de quelques millions de Dollars pour la lutte contre le Sida et la plainte déposée par les donateurs comme la Banque Mondiale est restée classée sine die par le Tribunal de Djibouti, le Bradage par le Chef du Gouvernement du patrimoine immobilier de l’Etat Djiboutien ;

7. Exécutions extrajudiciaires depuis plus de deux décennies dans l’ensemble du Territoire national en particulier au Nord ;

8. Disparitions Forcées depuis plus de deux décennies de Djiboutiens, des Réfugiés et/ou des Immigrés  dans l’ensemble du Territoire National en particulier au Nord ;

9. Déportations forcées de Djiboutiens Afars vers l’Ethiopie essentiellement ;

10. Déportations forcés de plusieurs centaines d’OGADEN et d’OROMOS qui ont fui l’Ethiopie et toutes ces victimes du Génocide qui ont réussi à quitter leur pays ont été remises aux Forces tueuses Ethiopiennes dont certains sont venus opérer directement à Djibouti.

Par ces motifs :

Un Appel pressant est lancé au Procureur de la Cour Pénale Internationale de se saisir afin d’envoyer une Mission d’Enquête Internationale en République de Djibouti et mettre fin à l’Impunité qui perdure depuis plus d’une décennie dans notre pays.

Un Appel pressant est lancé aux Organisations Internationales des Droits de l’Homme pour nous assister auprès du Procureur de la Cour Pénale Internationale.

NOEL ABDI Jean-Paul


Communiqué de presse : l’ARD condamne les arrestations de manifestants

Au nom de la seule communauté Afar, de nombreux jeunes ont manifesté mardi 10 mai 2011 à Djibouti-ville. Certes, au lieu d’évoquer le problème fondamental de la citoyenneté, leur seule revendication peut prêter à sourire : il n’est pas crédible de demander plus de portraits dans la galerie ministérielle. Certes, leur précaution de neutralité peut paraître insolite : nulle part au monde, surtout à l’heure des révolutions arabes, les manifestants n’ont jamais scandé qu’ils n’étaient « pas opposants ».

Mais l’essentiel est là, qui nous unit tous et que nous avons le devoir de condamner : 18 de ces jeunes manifestants ont été arrêtés ce jour même et actuellement détenus de façon complètement arbitraire pour avoir juste dénoncé une criante marginalisation, qui touche pourtant d’autres communautés.

Au  nom de la liberté d’expression, l’ARD

Dénonce ces arrestations et cette entrave à la liberté d’expression,

Exige la libération immédiate et inconditionnelle de tous ces détenus politiques,

Exhorte le régime à trouver un terrain d’entente avec toute l’opposition pacifique afin de ne pas précipiter cette jeunesse dans des formes d’action plus violentes

Appelle la communauté internationale à prendre toute la mesure du conflit armé qui se profile dans notre pays du fait de rétrécissement de l’espace démocratique à Djibouti.

Cassim Ahmed Dini

Conseiller Politique du Président et membre du Comité Exécutif de l’ARD, le 12/05/2011


Soudan : Présence indécente d’un ministre de la République française aux côtés d’Omar El-Béchir à Djibouti

Amnesty International, 09/05/2011

Amnesty International France, la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), Human Rights Watch, la Ligue française des droits de l’Homme (LDH) et la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) s’indignent de la présence du ministre français chargé de la coopération, Henri de Raincourt, aux côtés d’Omar el Béchir à l’investiture du président djiboutien le 8 mai dernier.

« La France, dont la présence et l’influence à Djibouti sont considérables, aurait dû appeler les autorités djiboutiennes à respecter leur engagement auprès de la CPI. Elle aurait dû s’opposer publiquement à la venue d’Omar El-Béchir et appeler les autorités de Djibouti à arrêter le président soudanais sur leur territoire » souligne Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

Omar El-Béchir fait l’objet de deux mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis au Darfour. Dijbouti et la France, tous deux Etats parties au Statut de Rome qui régit la CPI, ont pour obligation l’exécution de ces mandats d’arrêt.

« L’accueil du président soudanais à Djibouti est un affront aux victimes des crimes terribles dont il porterait la responsabilité au Darfour », rappelle Francis Perrin, vice-président d’Amnesty International France. « Djibouti a violé son obligation internationale d’arrêter Omar El-Béchir. Nous appelons les juges de la CPI à demander des comptes aux autorités djiboutiennes quant à leur refus de coopérer avec la Cour. »

Les récents événements en Côte d’Ivoire et en Libye, dans lesquels la France a choisi d’occuper une position centrale, ont rappelé le rôle de la justice internationale dans la prévention et la répression des crimes internationaux. Il est crucial que la France conserve une attitude cohérente à l’égard de la CPI et s’engage – y compris par des prises de position publiques – à soutenir l’action de la Cour, sous peine de sacrifier les efforts conduits pour rendre justice aux victimes darfuris.

« Il est inadmissible que la France se fasse représenter par son ministre chargé de la coopération dans de telles circonstances, » s’indigne Jean-Marie Fardeau, directeur de Human Rights Watch en France. « La France aurait dû condamner l’invitation d’Omar El-Béchir par les autorités djiboutiennes, éviter au maximum une présence officielle de la France et décourager les autres Etats parties de participer à un événement aux côtés d’une personne suspectée de très graves crimes ».

CONTACT

Organisations signataires :
– Amnesty International France
– Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH)
– Human Rights Watch
– Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH)
– Ligue française des droits de l’homme (LDH)

 


La FIDH à la 49e session de la commission africaine des droits de l’homme

La FIDH et ses organisations membres d’Algérie, de Côte d’Ivoire, d’Égypte, de Tunisie, du Burkina Faso, du Togo, de Guinée-Conakry, du Sénégal, du Soudan et du Zimbabwe présentes à l’ouverture de la 49ème session de la CADHP, le 28 avril 2011, appellent la Commission à soutenir les mouvements démocratiques sur le continent en adoptant des résolutions sur la situation en Afrique du Nord et condamnant les violations des droits de l’Homme perpétrées notamment en Libye, au Burkina-Faso, à Djibouti, en Côte d’Ivoire et au Burundi.

La FIDH et ses ligues libyenne et burkinabé appellent la Commission à adopter des résolutions sur ces pays, dont les rapports périodiques seront examinés lors de cette session. afin qu’au Burkina-Faso, le droit de manifestation, le droit de ne pas être détenu arbitrairement ou la droit à la vie et à l’intégrité physique encore récemment bafoués soient enfin garantis. Concernant la Libye, la FIDH et sa ligue libyenne renouvellent leurs félicitations à la Commission pour avoir transmis leur communication à la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples concernant les violations massives et systématiques des droits de l’Homme perpétrées par le pouvoir de Mouhamar Khadafi. Au vu de la poursuite des attaques systématiques contre les civils en Libye et du refus des autorités libyennes de se conformer aux préconisations de la Commission et de la Cour pour arrêter les violences, la Commission doit adopter une nouvelle résolution condamnant la fuite en avant du régime criminel de Mouhamar khadafi.

La Commission a par ailleurs l’occasion de renouveler, par une résolution, son soutien au vent de démocratie qui souffle notamment en Tunisie et en Égypte. La Commission devrait ainsi décider de se rendre dans ces pays, de soutenir l’établissement d’institutions démocratiques et les aider enfin à garantir de façon effective les droits reconnus par la Charte africaine et les instruments africains de protection des droits de l’Homme. « Les mouvements démocratiques d’Afrique du Nord constituent un moment et une opportunité historique pour l’Afrique dans son ensemble. En ce 30ème anniversaire de la Charte africaine, la Commission a rendez-vous avec l’histoire, en soutenant les aspirations des africaines et des africains à vivre libre et en paix » a déclaré Me Sidiki KABA, président d’Honneur de la FIDH, qui a ouvert le Forum des ONG par ces mots.

Face aux situations de violations graves des droits de l’Homme en période pré ou post-électorale comme en Côte d’Ivoire, à Djibouti ou au Burundi, la Commission doit condamner ces violations et appeler les pays à ratifier et se conformer aux dispositions de la Charte africaine sur la démocratie, les élections et la bonne gouvernance. La Commission doit renouveler sa réprobation de toute impunité pour les auteurs de ces crimes.

Depuis 2005, la FIDH et ses ligues ont accompagné la Commission et son groupe de travail sur la peine de mort dans la rédaction d’un rapport sur la peine capitale en Afrique qui doit recommander la rédaction d’un protocole prohibant la peine de mort sur le continent africain. « La Commission doit adopter le rapport du groupe de travail sur la peine de mort à cette session pour permettre aux instituons africaines de se doter d’un instrument juridique pour en finir avec la peine de mort en Afrique » a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

Enfin, la FIDH et ses ligues appellent les États de l’Union africaine à ne pas entraver le travail de la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples comme certains l’ont fait au dernier sommet des chefs d’États et de gouvernement qui s’est tenu à Addis Abeba en Janvier 2011 en n’adoptant pas le rapport de la Commission en raison de la condamnation par celle-ci des violations des droits de l’Homme dans certains pays africains. Au contraire, « les États de l’UA se doivent de garantir et soutenir l’indépendance et le mandat de la Commission en particulier au moment où de nombreux peuples africains recherchent leur liberté et revendiquent légitimement les droits qui leur sont garantis par les instruments africains de protection des droits de l’Homme » a ajouté Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.

Le 28 avril 2011

 


LDDH : Brève information du 5 mai 2011

http://www.ardhd.org/photos/lddh/lddh01.jpg
Le Président

BREVE INFORMATION DU 5 MAI 2011

Sur les élections. Entraves à la liberté d’association. Législation ou pratique administrative visant à entraver la liberté d’association

Certains États parties ne laissent que peu ou pas d’espace à la liberté d’association.

Sur les élections. Entraves à la liberté d’association. Législation ou pratique administrative visant à entraver la liberté d’association. Certains États parties ne laissent que peu ou pas d’espace à la liberté d’association.

La Commission a par ailleurs l’occasion de renouveler, par une résolution, son soutien au vent de démocratie qui souffle notamment en Tunisie et en Égypte. La Commission devrait ainsi décider de se rendre dans ces pays, de soutenir l’établissement d’institutions démocratiques et les aider enfin à garantir de façon effective les droits reconnus par la Charte africaine et les instruments africains de protection des droits de l’Homme. « Les mouvements démocratiques d’Afrique du Nord constituent un moment et une opportunité historique pour l’Afrique dans son ensemble. En ce 30ème anniversaire de la Charte africaine, la Commission a rendez-vous avec l’histoire, en soutenant les aspirations des africaines et des africains à vivre libre et en paix » a déclaré Me Sidiki KABA, président d’Honneur de la FIDH, qui a ouvert le Forum des ONG par ces mots.

Face aux situations de violations graves des droits de l’Homme en période pré ou post-électorale comme en Côte d’Ivoire, à Djibouti ou au Burundi, la Commission doit condamner ces violations et appeler les pays à ratifier et se conformer aux dispositions de la Charte africaine sur la démocratie, les élections et la bonne gouvernance. La Commission doit renouveler sa réprobation de toute impunité pour les auteurs de ces crimes.

La partie concernant Djibouti.

De même, à Djibouti, le 9 février 2011, M. Jean-Paul Noël Abdi, président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), a été arrêté par des éléments de la Gendarmerie nationale et conduit dans les locaux de la Direction de la Gendarmerie nationale de Djibouti ville. Le même jour, M. Jean-Paul Noël Abdi et M. Farah Abadid Heldid, membre de la LDDH arrêté le 5 février, ont été déferrés devant le parquet de Djibouti, et accusés de participation à un mouvement insurrectionnel en relation avec leur soutien présumé au mouvement des étudiants et lycéens qui manifestent depuis décembre 2010 dans les rues de Djibouti, qui a été sévèrement réprimé. M. Jean-Paul Noël Abdi avait dénoncé la répression par les autorités de Djibouti de ces manifestations, au cours du mois de décembre 2010[3].

Le 9 février 2011, M. Jean-Paul Noël Abdi a été placé en libération provisoire pour raisons de santé [4]. M. Farah Abadid Heldid (toujours détenu) et M. Noël Abdi encourent jusqu’à quinze ans de réclusion criminelle et une amende de 7 000 000 francs djiboutiens (environ 27 404 euros).

Situation alarmante de la sécurité des défenseurs des droits de l’Homme. Sur le continent, les assassinats et autres atteintes au droit à la vie et à l’intégrité physique des défenseurs des droits de l’Homme demeurent un problème majeur, d’autant qu’ils restent en général impunis. Le manque d’indépendance de certains systèmes judiciaires nationaux empêche les victimes et les organisations des droits de l’Homme les représentant d’obtenir justice et de rompre le cycle de la violence, incitant ainsi à la commission de nouveaux actes de violence.

Recommandations:

1) Au regard de la persistance des violations des droits de l’Homme commises à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme dans les États parties à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, l’Observatoire appelle les États à :

· Garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et psychologique de tous les défenseurs des droits de l’Homme ainsi que de leur familles ;
· Libérer les défenseurs des droits de l’Homme arbitrairement détenus et mettre fin au harcèlement judiciaire à leur encontre ;

· Prendre toutes les mesures nécessaires afin de mettre un terme à toute forme de répression menée à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme et de leurs organisations, quel que soit la qualité de leurs auteurs, agents de l’Etat ou acteurs non étatiques conformément à leur obligation de respecter et de protéger les droits des défenseurs ;

· Mettre en place des mécanismes nationaux de protection des défenseurs des droits de l’Homme, en coopération avec les défenseurs et la Rapporteure spéciale de la CADHP sur la situation des défenseurs en Afrique ;

· Garantir aux défenseurs des droits de l’Homme les droits et libertés reconnus dans la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et la Déclaration de Nations unies sur les défenseurs des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998 ;

· Reconnaître le rôle primordial des défenseurs des droits de l’Homme dans la mise en œuvre de la Déclaration universelle des droits de l’Homme des Nations unies et des autres instruments relatifs aux droits de l’Homme, dont la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, ainsi que dans la prévention des conflits, l’avènement de l’État de droit et de la démocratie ;

· Se conformer aux dispositions de la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’Homme, notamment à son article 1 qui prévoit que chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, de promouvoir la protection et la réalisation des droits de l’Homme et des libertés fondamentales aux niveaux national et international et à son article 12.2 qui prévoit que l’État prend toutes les mesures nécessaires pour assurer que les autorités compétentes protègent toute personne, individuellement ou en association avec d’autres, de toute violence, menace, représailles, 0discrimination de facto ou de jure, pression ou autre action arbitraire dans le cadre de l’exercice légitime des droits visés dans la présente Déclaration ;

· Se conformer aux dispositions de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, du protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des femmes, de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, ainsi qu’aux dispositions des instruments internationaux relatifs aux droits de l’Homme auxquels ils sont parties ;

· Faciliter le mandat de la Rapporteure spéciale de la CADHP sur les défenseurs des droits de l’Homme en Afrique, en lui adressant une invitation permanente afin quelle puisse effectuer des visites officielles dans leurs pays et, en mettant à sa disposition des moyens financiers et humains suffisants en vue du bon accomplissement de son mandat ;

· Faciliter le mandat de la Rapporteure spéciale des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’Homme, notamment en lui adressant une invitation permanente afin quelle puisse effectuer des visites officielles dans les Etats parties.

2) L’Observatoire appelle en outre la Rapporteure spéciale de la CADHP sur la situation des défenseurs en Afrique à :

· Continuer à mettre pleinement en œuvre son mandat, dans un souci de protection des défenseurs des droits de l’Homme et de la société civile indépendante et de promotion de leurs activités ;

· Mettre en place un système d’alerte précoce afin de prévenir toute violation à l’encontre de défenseurs en prenant en considération les situations de risque d’escalade de la violence tels que les contextes de protestation sociale, de période électorale, de crises politiques et de conflits armés internes ;

· Offrir son assistance technique aux Etats parties dans l’élaboration de mécanismes nationaux de protection des défenseurs des droits de l’Homme ;

· Communiquer davantage sur les cas de défenseurs harcelés et attaqués, notamment par voie de communiqués de presse et de déclarations publiques ;

· Appeler les Etats parties à prendre toutes les mesures nécessaires afin de lutter contre l’impunité des auteurs d’assassinats de défenseurs des droits de l’Homme ;

· Rendre public le rapport sur la mise en uvre de son mandat ;

· Contribuer à la finalisation de l’étude de la CADHP sur les lois et pratiques relatives à la liberté d’association, telle que prévue par la résolution CADHP/Res.151(XLVI)09, notamment au travers d’une consultation des défenseurs et organisations de défense des droits de l’Homme.

3) L’Observatoire appelle également la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples à :

· Aborder la situation des défenseurs des droits de l’Homme de manière systématique lors de l’examen des rapports périodiques des Etats parties à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples ainsi qu’à l’occasion de toutes visites conduites dans un Etat partie ;

· S’assurer de la mise en œuvre effective de ses observations conclusives afin d’assurer à tous, y compris aux défenseurs des droits de l’Homme, la jouissance effective de tous les droits et libertés reconnus par la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples et la Déclaration universelle des droits de l’Homme ;

· Garantir lors l’examen des demandes de statut d’observateur auprès de la CADHP, un traitement équitable à toutes les ONG y compris aux ONG travaillant sur les minorités sexuelles et les droits des LGBT, conformément aux critères d’octroi et de jouissance du statut d’observateur auprès de la CADHP de 1999 ainsi que du droit à la non-discrimination dans la jouissance des droits de la Charte tel que consacré en son article 1 ;

· Appeler les Etats parties à adopter toutes les mesures nécessaires y compris législatives et administratives afin de respecter et protéger les droits de tous les défenseurs des droits de l’Homme en toutes circonstances ;

· Appeler les Etats parties à prévenir et faire cesser les violations des droits de l’Homme à l’encontre des défenseurs en enquêtant sur toutes les violations commises à leur encontre et en poursuivant leurs auteurs indépendamment de leur statut ;

· Renforcer les moyens de la Rapporteure spéciale de la CADHP sur la situation des défenseurs afin de l’aider à poursuivre ses actions de promotion et de protection des défenseurs des droits de l’Homme en Afrique ;

· Poursuivre et approfondir la collaboration avec la Rapporteure spéciale des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’Homme, ainsi qu’avec les autres mécanismes régionaux de protection des défenseurs des droits de l’Homme.

 

Brève information de la LDDH du 3 mai : la Cour suprême a remis sa délibération au 4 mai

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Le Président

BREVE INFORMATION DU 3 MAI 2011

La Cour Suprême a remis sa délibération au 4 mai 2011

L’audience prévue pour le 3 mai 2011 de la Cour Suprême dans l’Affaire de FARAH ABADID HELDID et consorts, n’a pas eu lieu et cette Affaire est reportée pour demain matin 4 mai 2011.

La Cour Suprême a remis sa délibération au 4 mai 2011

L’audience prévue pour le 3 mai 2011 de la Cour Suprême dans l’Affaire de FARAH ABADID HELDID et consorts, n’a pas eu lieu et cette Affaire est reportée pour demain matin 4 mai 2011.

Rappelant que, le dossier de cette Affaire judiciaire est :

– basée sur un Faux Motif d’inculpation ;

– que les avocats dans leur Mémoire Ampliatif ont soulevé un grand nombre de nullités et autres défauts ;

– que ce Procès est un procès purement politique contre des responsables de Partis politiques de l’Opposition et deux Défenseurs des Droits de l’Homme, ces derniers ont été incarcérés afin de faire obstruction aux activités de témoignages surtout sur les refus populaires contre le 3ème mandat illégal et anticonstitutionnel, sur les divers répressions notamment contre les universitaires, les cheminots, les dockers etc…

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande aux membres de la Cour Suprême d’ordonner un non lieu des inculpés pour insuffisance des charges basées sur un faux motif imaginé par le Ministère Public.

Rappelant que, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) témoigne sa  Solidarité aux détenus depuis 9 février 2011 encore incarcérés arbitrairement à Nagad, à savoir :

1) FARAH ABADID HILDID défenseur associé à la LDDH à titre individuel :

2) HOUSSEIN AHMED FARAH le frère de DAF ;

3) HOUSSEIN ROBLEH DABAR ;

4) ABDILLAHI ADEN ALI dit CORBEAU ;

5) MOUSTAPHA ABDOURAHMAN HOUSSEIN;

6) MOHAMED IBRAHIM WAISS;

Les Défenseurs des Droits de l’Homme ne vous oublient pas.

NOEL ABDI Jean-Paul


Brève information de la LDDH du 2 mai : la Cour suprême va délibérer demain 3 mai

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Le Président

BREVE INFORMATION DU 2 MAI 2011

La Cour Suprême va délibérer demain 3 mai 2011 pour la mise en Liberté du Défenseur FARAH ABADID HELDID et consorts.

Le dimanche 17 avril 2011, la Cour d’Appel  de Djibouti  avait confirmé, sur forte recommandation du Procureur Maki, le rejet de la demande d’Appel du Juge d’Instruction du 28 mars 2011.

Rappelant que, les avocats Maître Foulié et Maître Zakaria avaient déposé immédiatement un Recours, contre cette Décision, devant la Cour Suprême.

Rappelant que, le dossier de ces cinq détenus est totalement vide, d’ailleurs la juge d’Instruction avait, dans l’Ordonnance de rejet, soulevé  le point suivant : « Vu les réquisitions du Ministère Public tendant à s’y opposer;…

… Attendu que la détention provisoire est I ‘unique moyen :

De mettre fin au trouble exceptionnel et persistant à l’ordre public qu’à provoquer l’infraction en raison… ».

Qu’aucune insurrection n’a eu lieu en République de Djibouti  depuis son indépendance ;

Que, seul un conflit armé de 199O à 2001, s’est opéré dans le Nord et l’Ouest de notre République avec le lot des Crimes de Guerre, Crimes de Génocide avec les blocus alimentaires et sanitaires, les Crimes d’Exécutions Extrajudiciaires, les Crimes de disparitions forcées, tous ces Crimes restent jusqu’à présent impunis ;

Que dans le contexte actuel, et depuis la première et dernière manifestation sauvagement réprimée, le vendredi 18 février 2011, aucune autre manifestation n’a été constatée sur l’ensemble du Territoire national.

Que, NOEL ABDI Jean-Paul Défenseur des Droits de l’Homme libéré pour raison de santé, Farah ABADID HELDID Défenseur des Droits de l’Homme et cinq autres détenus arbitraires ont été incarcérés le 9 février 2011 sur un motif imaginé par le Ministère Public chargé par le Premier Magistrat candidat illégal et inconstitutionnel, afin de semer la peur et la terreur dans un contexte de préparation d’un complot du Chef de l’Etat, afin de mettre en exécution un Coup d’Etat Electoral, afin de se maintenir au pouvoir et bénéficier de l’immunité
présidentielle et par là tenter d’échapper aux procès auprès des juridictions
pénales aux Compétences Internationales, sans oublier le Procès sur l’assassinat du Juge Borel à Paris.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à la Présidente de la Cour Suprême d’accorder une attention particulière à cette « sérénade judiciaire » sous la houlette d’un Tortionnaire, qui continue ses Abus de pouvoir grâce aux Forces armées depuis 1999.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à tous les Défenseurs des Organisations Internationales des Droits de l’Homme, ainsi que l’Observatoire des Droits de l’Homme et l’Observatoire des prisons d’accorder une attention particulière à tous les Abus de pouvoir du Dictateur Ismaël Omar Guelleh.

NOEL ABDI Jean-Paul


Brève information de la LDDH : un mort dans la Brigade de la Gendarmerie de Cheick Osman

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Le Président

BREVE INFORMATION DU 29 AVRIL 2011

Un mort dans la Brigade de la Gendarmerie de Cheick Osman…

La  Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a appris avec stupéfaction la mort de feu DIRIR  IBRAHIM BOURALEH, après vérifications, en tant que Défenseur des Droits de l’Homme, j’ai vivement conseillé à la famille de déposer une plainte et de prendre éventuellement dans la mesure de leur moyen un avocat.

Les  faits :

La Gendarmerie de Cheick Osman de Balbala ont arrêté le 23 avril 2011 DIRIR IBRAHIM BOURALEH suite à une plainte d’une vendeuse de Khat à qui il devait la somme de quinze mille francs Djibouti (15 000FD).

Après deux jours de Garde à vue probablement sans l’autorisation du Parquet, le frère de la victime Monsieur Ali IBRAHIM BOURALEH est parti, pour  payer les 15 000 FD.

Il a vu le Commandant de la Brigade de la Gendarmerie l’Adjudant Chef Abdourahman Omar Saïd, qui a refusé d’accepter le règlement à l’amiable de cette dette.

Après quatre jours de garde à vue dans des conditions insoutenables la victime est décédée, son corps n’a pas jusqu’à présent été remis à la famille, même si le Procureur a du constater le mort.

Ce père de cinq enfants et d’un sixième en cours se trouve toujours à la morgue de l’Hôpital et la famille ne sait plus quoi faire. A combien se chiffre le nombre de disparitions forcés, de décédés dans les cellules de la Gendarmerie ?

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel à tous ses compatriotes dans la mesure du possible de collaborer avec nous Défenseurs des Droits de l’Homme, pour que nous puissions, noms, dates et lieux à l’appui saisir les Organisations Internationale pour la Défense des Droits de l’Homme et de l’Observatoire des Prisons et lieux de détentions secrètes et illégales, l’observatoire des Défenseurs des Droits de l’Homme et de l’Organisation contre la Torture et les Disparitions Forcées.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) suit avec attention cette Affaire.

NOEL ABDI Jean-Paul

 

 

 


Brève information de la LDDH du 28 avril : réfugié de Mogadiscio battu et dépouillé de tout

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Le Président

BREVE INFORMATION DU 28 AVRIL 2011

« Battu et dépouillé de tout, le Réfugié de Mogadiscio face à la prépondérance de la Police »

La prépondérance de la Police et les épreuves que subissent le Réfugiés dans les camps mais aussi dans la capitale, cette prépondérance de la Police est tout à fait contraire au rôle de la Police en principe chargée de la protection des Réfugiés et au soutien humanitaire en faveur de ces personnes fragilisées.

A entendre les paroles  et le ton insolent devant la Cour Correctionnelle de l’Adjudant Abdillahi Farah Mohamed connu par les Réfugiés de la Somalie du Sud au Camp d’Ali ADEY non loin d’Ali Sabieh, il est difficile de ne pas constater l’une des formes de violations récurrentes des droits des justiciables. Au cours  de ces deux dernières années  dans le cadre de la mise en place du Coup d’Etat Electoral du 8 avril 2011,  on assiste à une « passivité quasi-systématique de la part  du pouvoir judiciaire face aux dénonciations de pratiques de torture par des agents de l’Etat lors des interrogations, des arrestations, ou en détention. Les enquêtes et les poursuites à l’encontre d’agents accusés de ces crimes sont quasiment inexistantes ».

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) diffusera, dans les jours qui suivent, le Rapport de la FIDH sur l’Instrumentalisation de la Justice et mettra en relief les points comparatifs avec notre Justice, hélas encore, sans  aucun Syndicat de la Magistrature, et un Parquet de la République qu’il est normal de considérer comme des « complices silencieux », qui à notre connaissance n’ont jamais déclenché des poursuites pour Crimes de Disparition forcée, de Crimes de Torture,  de Détention et de Garde à vue Arbitraire, de violations de domicile abusive, des rafles brutales,  incontrôlés et quotidiennes.

Aujourd’hui, jeudi 28 avril 2011, l’Affaire du Réfugié de Mogadiscio a été renvoyée au 5 mai 2011 à la demande du Cabinet de Maître Dini absent du Territoire.

La vraie victime dont les cicatrices ont été montrées en pleine audience la semaine dernière a mis en relief le fait qu’il a été dépouillé de tout son argent en sa possession, avant d’être battu farouchement directement dans le Camp d’Ali ADDE. La disparition de son fils mineur a été soulevée, par la Police ou ?

La LDDH réitère sa demande au HCR de Djibouti de suivre ce procès inique, dilatoire et de prendre soins du Réfugié ABDI NOUR ALI OMAR encore arbitrairement incarcéré, et faire appel à un Médecin pour le consulter, afin de prouver au monde entier les conditions intolérables de certains éléments de la Police et de la Gendarmerie, qui outrepasse leurs prérogatives d’Institutions Républicaines.

NOEL ABDI Jean-Paul

 

 

 


 

Mise au point adressée au président d’Uguta-Toosa par le conseiller politique du président de l’ARD 

Monsieur le Président d’Uguta-Toosa et cher ami,

Dans la dernière livraison de votre journal en ligne, vous m’avez nommément cité et avez commenté certaines de mes récentes prises de position : je vous prie donc de bien vouloir mettre en ligne cette mise au point. :

je constate avec regret que vous passez sous silence la situation en Ethiopie que j’évoquais, il y a pourtant urgence : je ne crois pas exagérer en pensant qu’une partie de notre destin se jouera  dans l’inévitable réaction de défense à cette ambition coloniale pour laquelle aucun Etat n’a les moyens. Peut-être considérez-vous que c’est politiquement incorrect. Mais si nous ne nous disons pas la vérité entre Djiboutiens désireux de vivre ensemble, c’est que nous ne nous donnons aucune raison de vouloir vivre ensemble. Auquel cas, il est inutile de parler d’unité d’action, qu’elle soit pacifique ou armée ; ce que je ne crois pas. Par contre, vous avez préféré dresser un réquisitoire contre l’opposition intérieure et évoquer certaines divergences que vous semblez réduire à des rivalités personnelles. Evacuons déjà cet aspect.

I) Remarque préliminaire

 

II) ARD et FRUD-armé : une animosité artificielle qui cache un vrai problème

Vous jugez trop sévères mes propos suite au  » témoignage de solidarité exprimé par Maki Houmed Gaba au FRUD armé « . En aucun cas notre Représentant n’a témoigné ni n’est habilité à témoigner une quelconque solidarité dans ce cadre puisque cela n’émane d’aucune instance supérieure de son parti que seuls Mahdi Ibrahim et moi engageons à l’extérieur. Tout ce qu’il a voulu dire, et c’est notre position officielle, c’est que nous comprenons que certains jeunes en viennent à opter pour des voies radicales. Ni plus, ni moins. Au surplus, ce qui se prétend être FRUD-armé n’est pas une ONG humanitaire nécessitant un « témoignage de solidarité » sentimental : notre brousse n’est pas Haïti et la lutte armée n’est pas une distribution de denrées alimentaires. Savez-vous exactement ce qui se passe là-bas ? Ignorez-vous que certains de ces prétendus « combattants de la liberté  » ont récemment rejoint le régime avec armes et bagages et travaillent aujourd’hui comme indicateurs du SDS chargés de dénoncer les civils qui les accueillaient dans leurs pauvres campements ? Contactez le pays et informez-vous : vous verrez que cette lutte est totalement à reconstruire et que cela ne se fera pas avec une « Direction » exilée donc déconnectée, même si elle en a la volonté, ce qui est un autre problème.

Vous n’êtes pas loin de la vérité en écrivant que ce qui peut lui être reproché, c’est  » de se comporter en parti politique plutôt qu’un front armé « . De 2006 à 2009, lorsque j’ai quitté mon parti pour me mettre à sa disposition, c’est ce que j’ai vainement tenté d’expliquer à mon ancien compagnon de lutte et ami Mohamed Kadamy : la lutte ne peut réussir qu’avec des cadres politiques physiquement présents sur le terrain et en se basant sur de vraies solidarités de destin ; pas dans un esprit de coterie avec des vidéo-commandos, même sincères, ni en jouant au poker menteur avec des alliés de circonstance, même victimes. La lutte armée est chose trop grave pour la prôner avec une légèreté qui s’apparente à une constance dans l’erreur politique : seuls ses vrais amis de l’ARD lui rappellent cette vérité, pas ses anciens pour lesquels il cherche vainement restauration. Surtout que, pour convaincre, il faut d’abord avoir une position claire sur tout ce qui s’est passé, de 1991 à 2001, dont la trahison d’Aba’a que beaucoup ont aujourd’hui le courage d’admettre, car on n’est naïf qu’une fois. Et cela dans le cadre d’un congrès où les erreurs du passé sont reconnues, les nouvelles stratégies politiques et militaires définies et, accessoirement, les nouveaux dirigeants élus.

Enfin, vous vous contentez d’une version Hollywood en affirmant que  » L’organisation politico-militaire n’a pas failli à l’acte de solidarité de principe envers les forces démocratiques ». Sans entrer dans certains détails, permettez-moi de vous rappeler ceci : mon ami a publié en décembre dernier un communiqué dans lequel il déclarait que les cadres et militants de l’ARD arrêtés à Tadjourah lors d’une manifestation pacifique étaient en fait des sympathisants du FRUD-armé ! C’est tout à fait irresponsable car c’est donner à la dictature un argument juridique pour les emprisonner durablement en invoquant les articles 145 et suivants du Code Pénal et interdire toute autre manifestation, si ce n’est pas le parti lui-même. Aussi irresponsable et faux étant le fait d’affirmer sur Paltalk que certains dirigeants de l’ARD à Djibouti travaillent avec la lutte armée. Pour une guérilla, révéler ses soutiens intérieurs, c’est aider le SDS. Soyons sérieux ! Ce que le privilège de l’exil incite certains à qualifier de « frilosité légaliste » a un autre nom pour l’ARD : le sens des responsabilités qui consiste à ne pas inutilement mettre en danger la vie d’autrui ! Cela n’engage que moi, mais je reste malheureusement persuadé qu’un nouveau conflit armé se profile et si je m’y engage, je n’aurai besoin ni d’autorisation ni de GPS : je sais comment me rendre sur le terrain et sur qui compter une fois sur place. Mais ceci est accessoire comparé aux autres défis que toute l’opposition doit relever.

 

III) Considérations générales sur l’opposition civile

Ce n’est peut-être pas un hasard si vous vous en prenez à Ismaël Guedi et Ahmed Youssouf : vous estimez être leur pair puisque, comme vous, ce sont deux Présidents ! Sérieusement, dois-je vous rappeler que le nôtre a été démocratiquement élu, ce qui n’est pas le cas de tous ? D’une façon générale il y a une propension d’une certaine opposition à vouloir singer le régime d’au moins deux manières.

1) l’imposition, l’intériorisation et l’acceptation d’une division ethnique du travail politique en vertu de laquelle la naissance prédétermine le destin : les uns appelés à toujours dominer et les autres condamnés à n’être que d’éternels concierges politiques. Peut-être que la mobilisation réussirait vraiment si l’on se débarrassait de ces présupposés et éduquait en ce sens nos concitoyens qui eux, souffrent sans discrimination et cherchent avant tout des opposants justes intègres dans toutes les communautés. La vraie candidature du docteur Abbaté lors de la présidentielle de 1999 et la vraie-fausse de Mohamed Daoud en 2005 et 2011 ont-elles au moins eu le mérite de poser une partie de ce problème, qui concerne d’autres composantes de la communauté djiboutienne

2) la véritable question qui se pose n’est pas tant de savoir, comme vous l’écrivez, « qui est membre de l’opposition djiboutienne », mais plutôt qu’est-ce qu’un opposant djiboutien ? Un tri plus sévère devra s’opérer entre vrais opposants et les faux : entrepreneurs de la 25 heure, nomades opportunistes et autres cyber-rebelles squattant Internet (certes, Ahmed Youssouf n’a pas de vidéo sur YouTube mais il parcourt le pays du Nord au Sud ; au fait, il y a combien d’ordinateurs avec connexion Internet dans les quartiers populaires ou dans les districts ?). Considérez-vous que vous fassiez de la politique ? Moi pas. Si oui cela reviendrait à dire que tous les serviteurs et courtisans cooptés par le régime sont également des politiciens : nous sommes des résistants qui combattons une dictature.

ème

Vous proposez enfin plusieurs pistes pour expliquer « pourquoi la transition démocratique a échoué à Djibouti ». Permettez-moi de lever ce qui semble être un malentendu : la recherche de cette transition démocratique ne s’est pas arrêtée le 8 avril 2011 et, à ma connaissance, la véritable opposition s’y emploie encore afin d’éviter un nouveau conflit armé et c’est tout à son honneur. Quant aux facteurs causaux que vous avancez, il nous semble prématuré de dresser un bilan. Trois remarques toutefois :

1) Certes, comme l’écrivait Borges, « , certes l’Education Nationale agonise du fait de suppléants qui inculquent leur inculture aux écoliers, mais le niveau d’instruction est bien plus élevé aujourd’hui qu’en 1958, 1967 ou 1975, lors des luttes pour l’Indépendance et ne peut expliquer une quelconque faiblesse de la mobilisation. Il y a conflit entre la rationalité du citoyen dépossédé de ses droits fondamentaux et la loyauté traditionnelle : l’ennemi est plus difficile à identifier et à combattre quand il est l’un des nôtres ;

 » les dictatures fomentent l’oppression, la servilité et la  mais le plus abominable est qu’elles fomentent l’idiotiecruauté ;

2) plus que la démographie, le problème est celui de la citoyenneté. Comme le reconnaissait un diplomate occidental, « Djibouti est le seul pays au monde qui refuse la citoyenneté à ses habitants et l’accorde à des étrangers, dont certains sont impliqués dans des entreprises terroristes ». Pas le seul pays au monde : avec Israël !

3) un facteur important, sinon fondamental, me semble absent : le rôle des forces répressives. Un Etat se définissant par l’exercice du « monopole de la violence physique légitime » (Max Weber), un changement pacifique est difficilement concevable tant que ces forces se comportent en milices partisanes, tribales devrais-je dire, considérant le monolithisme de leur composition, issu des conditions d’accession du pays à l’Indépendance. Et aucune paix ne sera réelle tant que l’AND se comportera en armée d’occupation dans le pays et en corps expéditionnaire en Ethiopie.

S’il me fallait résumer tout cela en deux formules, les voici :

1) Comme au vrai dictateur, il est temps de dire au faux opposant « Dégage ! »

2) Hormis le soutien aux réfugiés en Ethiopie, celui aux actuels prisonniers politiques et les initiatives fédérant toutes les communautés, impliquant l’ARD et nos compatriotes conscients au Canada et en Belgique, la contribution politique et financière de notre diaspora tient en trois mots : ARBASH AL BADOW !

Soyons sérieux !

Cassim Ahmed Dini

Conseiller politique du Président et membre du comité exécutif de l’ARD

PS : quant aux rapports entre l’ARD et Uguta-Toosa, je n’en dirai pas plus qu’Adan Mohamed Abdou : c’est vous qui êtes attendu, Monsieur le Président et cher ami.

  

 

 



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Dernières éditions

Editions mensuelles- Avril 2011

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S  o  m  m  a  i  r  e

JE SIGNE la pétition pour la libération des prisonniers politiques de Djibouti

 


28/04/2011 Mise au point adressée au président d’Uguta-Toosa par le conseiller politique du président de l’ARD
25/04/2011 Départ d’un homme et un peuple en deuil
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24/04/2011 LDDH : Note d’information du 24 avril 2011
23/04/2011 Intervention de Farah Abdallah Miguil, Secrétaire général adjoint de l’UDT
22/04/2011 LDDH : Note d’information du 22 avril 2011
21/04/2011 LDDH : Note d’information du 21 avril 2011
18/04/2011 Que fait la France à Djibouti ?, article paru dans Politis
18/04/2011 Réponse du Conseiller politique de l’ARD au président du MRD
18/04/2011 Réponse à correspondance du président du MRD au Conseiller politique du président de l’ARD
18/04/2011 Courrier du Conseiller politique du président de l’ARD au président du MRD
18/04/2011 Djibouti, dictature oubliée, par Aly Verjee
17/04/2011 Brève note d’information de la LDDH du 17 avril 2011
14/04/2011 LDDH  : Note d’information du 14 avril 2011
14/04/2011 Why the world should keep an eye on Djibouti, The Economist
14/04/2011 LDDH : Note d’information du 13 AVRIL 2011
13/04/2011 LDDH : DIFFUSION D’INFORMATION DU 13 avril 2011
12/04/2011 Note d’information de l’ARD, 8 avril 2011: réélection truquée d’un candidat illégal !
11/04/2011 Interview de Cassim Ahmed Dini, Conseiller politique du président de l’ARD, par Jean-Loup Schaal
11/04/2011 LDDH : Brève information du 11 avril 2011, six détenus politiques en détention arbitraire
10/04/2011 Djibouti : encore une poudrière francophone en perspective ?
09/04/2011 Compte-rendu et photos de la manifestation du 8 avril 2011 à Paris contre la mascarade électorale
09/04/2011 Les Djiboutiens ont manifesté le 2 avril contre Jeune Afrique à Paris
08/04/2011 Diffusion d’information de la LDDH du 10 avril 2011
08/04/2011 Communiqué de presse de Democracy International
08/04/2011 LDDH : Djibouti ville : capitale déserte. Mais où sont passés les Djiboutiens ?
07/04/2011 FIDH : Djibouti : Elections présidentielles tronquées
07/04/2011 DJIBOUTI Une élection présidentielle à l’ancienne, alerte de LOI
07/04/2011 Le 08 avril, boycottons !
07/04/2011 COMMUNIQUE de l’intersyndicale UDT/UGTD
06/04/2011 Interview de Mahdi Ibrahim God, Vice président de l’ARD, par Jean-Loup Schaal
06/04/2011 Manifestation à Paris contre la mascarade électorale du 8 avril 2011 à Djibouti
06/04/2011 Mise en ligne d’une pétition pour exiger la libération des prisonniers politiques de Djibouti, par le Collectif de soutien aux prisonniers politiques de Djibouti
06/04/2011 Note d’information de l’ARD : Non à la forfaiture et à l’imposture !
04/04/2011 Les violences visant l’opposition peu avant les élections du 8 avril doivent cesser, par Human Rights Watch
03/04/2011 CDS : Compte-rendu et vidéos de la manifestation du 1er avril 2011 à Bruxelles
02/04/2011 IOG à Obock: défaite de l’imposture !
31/03/2011 Communiqué de presse : le calvaire de la population d’As-Eyla et de sa région Gobaad
31/03/2011 Note d’information de l’Alliance républicaine pour le développement (ARD)
30/03/2011 Compte-rendu de la première réunion du comité de coordination du collectif international tenue à Paris le 25/03/11
30/03/2011 Pétition pour la libération des prisonniers politiques djiboutiens
30/03/2011 Collectif international de soutien aux prisonniers politiques de Djibouti – documentation mise à jour
31/03/2011 L’ADD appelle à une manifestation contre le dictateur Guelleh et son complice Jeune Afrique samedi 2 avril à Paris à partir de 15 heures
30/03/2011 CDS : appel à manifester le 1 avril 2011 à Bruxelles
31/03/2011 Conférence de presse sur Djibouti à Bruxelles vendredi 1er avril 2011 par l’Association Cultures et Progrès (ACP)
31/03/2011 Note d’information de la DDDH du 31 mars 2011 sur les mascarades électorales
31/03/2011 Note d’information de la DDDH du 31 mars 2011 sur la libération des prisonniers politiques
30/03/2011 Communiqué de l’ARD du 30 mars 2011
30/03/2011 Vidéo de la manifestation du 18 février 2011 à Djibouti
30/03/2011 Cassim Ahmed Dini nommé conseiller politique du président de l’ARD, Ahmed Youssouf Houmed
31/03/2011 Mémorandum de l’A.R.D du 1er février 2011

Mise au point adressée au président d’Uguta-Toosa par le conseiller politique du président de l’ARD 

Monssieur le Président d’Uguta-Toosa et cher ami,

Dans la dernière livraison de votre journal en ligne, vous m’avez nommément cité et avez commenté certaines de mes récentes prises de position : je vous prie donc de bien vouloir mettre en ligne cette mise au point.

I) Remarque préliminaire : je constate avec regret que vous passez sous silence la situation en Ethiopie que j’évoquais, il y a pourtant urgence : je ne crois pas exagérer en pensant qu’une partie de notre destin se jouera  dans l’inévitable réaction de défense à cette ambition coloniale pour laquelle aucun Etat n’a les moyens. Peut-être considérez-vous que c’est politiquement incorrect. Mais si nous ne nous disons pas la vérité entre Djiboutiens désireux de vivre ensemble, c’est que nous ne nous donnons aucune raison de vouloir vivre ensemble. Auquel cas, il est inutile de parler d’unité d’action, qu’elle soit pacifique ou armée ; ce que je ne crois pas. Par contre, vous avez préféré dresser un réquisitoire contre l’opposition intérieure et évoquer certaines divergences que vous semblez réduire à des rivalités personnelles. Evacuons déjà cet aspect.

II) ARD et FRUD-armé : une animosité artificielle qui cache un vrai problème

Vous jugez trop sévères mes propos suite au  » témoignage de solidarité exprimé par Maki Houmed Gaba au FRUD armé « . En aucun cas notre Représentant n’a témoigné ni n’est habilité à témoigner une quelconque solidarité dans ce cadre puisque cela n’émane d’aucune instance supérieure de son parti que seuls Mahdi Ibrahim et moi engageons à l’extérieur. Tout ce qu’il a voulu dire, et c’est notre position officielle, c’est que nous comprenons que certains jeunes en viennent à opter pour des voies radicales. Ni plus, ni moins. Au surplus, ce qui se prétend être FRUD-armé n’est pas une ONG humanitaire nécessitant un « témoignage de solidarité » sentimental : notre brousse n’est pas Haïti et la lutte armée n’est pas une distribution de denrées alimentaires. Savez-vous exactement ce qui se passe là-bas ? Ignorez-vous que certains de ces prétendus « combattants de la liberté  » ont récemment rejoint le régime avec armes et bagages et travaillent aujourd’hui comme indicateurs du SDS chargés de dénoncer les civils qui les accueillaient dans leurs pauvres campements ? Contactez le pays et informez-vous : vous verrez que cette lutte est totalement à reconstruire et que cela ne se fera pas avec une « Direction » exilée donc déconnectée, même si elle en a la volonté, ce qui est un autre problème.

Vous n’êtes pas loin de la vérité en écrivant que ce qui peut lui être reproché, c’est  » de se comporter en parti politique plutôt qu’un front armé « . De 2006 à 2009, lorsque j’ai quitté mon parti pour me mettre à sa disposition, c’est ce que j’ai vainement tenté d’expliquer à mon ancien compagnon de lutte et ami Mohamed Kadamy : la lutte ne peut réussir qu’avec des cadres politiques physiquement présents sur le terrain et en se basant sur de vraies solidarités de destin ; pas dans un esprit de coterie avec des vidéo-commandos, même sincères, ni en jouant au poker menteur avec des alliés de circonstance, même victimes. La lutte armée est chose trop grave pour la prôner avec une légèreté qui s’apparente à une constance dans l’erreur politique : seuls ses vrais amis de l’ARD lui rappellent cette vérité, pas ses anciens pour lesquels il cherche vainement restauration. Surtout que, pour convaincre, il faut d’abord avoir une position claire sur tout ce qui s’est passé, de 1991 à 2001, dont la trahison d’Aba’a que beaucoup ont aujourd’hui le courage d’admettre, car on n’est naïf qu’une fois. Et cela dans le cadre d’un congrès où les erreurs du passé sont reconnues, les nouvelles stratégies politiques et militaires définies et, accessoirement, les nouveaux dirigeants élus.

Enfin, vous vous contentez d’une version Hollywood en affirmant que  » L’organisation politico-militaire n’a pas failli à l’acte de solidarité de principe envers les forces démocratiques« . Sans entrer dans certains détails, permettez-moi de vous rappeler ceci : mon ami a publié en décembre dernier un communiqué dans lequel il déclarait que les cadres et militants de l’ARD arrêtés à Tadjourah lors d’une manifestation pacifique étaient en fait des sympathisants du FRUD-armé ! C’est tout à fait irresponsable car c’est donner à la dictature un argument juridique pour les emprisonner durablement en invoquant les articles 145 et suivants du Code Pénal et interdire toute autre manifestation, si ce n’est pas le parti lui-même. Aussi irresponsable et faux étant le fait d’affirmer sur Paltalk que certains dirigeants de l’ARD à Djibouti travaillent avec la lutte armée. Pour une guérilla, révéler ses soutiens intérieurs, c’est aider le SDS. Soyons sérieux ! Ce que le privilège de l’exil incite certains à qualifier de « frilosité légaliste » a un autre nom pour l’ARD : le sens des responsabilités qui consiste à ne pas inutilement mettre en danger la vie d’autrui ! Cela n’engage que moi, mais je reste malheureusement persuadé qu’un nouveau conflit armé se profile et si je m’y engage, je n’aurai besoin ni d’autorisation ni de GPS : je sais comment me rendre sur le terrain et sur qui compter une fois sur place. Mais ceci est accessoire comparé aux autres défis que toute l’opposition doit relever.

III) Considérations générales sur l’opposition civile

Ce n’est peut-être pas un hasard si vous vous en prenez à Ismaël Guedi et Ahmed Youssouf : vous estimez être leur pair puisque, comme vous, ce sont deux Présidents ! Sérieusement, dois-je vous rappeler que le nôtre a été démocratiquement élu, ce qui n’est pas le cas de tous ? D’une façon générale il y a une propension d’une certaine opposition à vouloir singer le régime d’au moins deux manières.

1) l’imposition, l’intériorisation et l’acceptation d’une division ethnique du travail politique en vertu de laquelle la naissance prédétermine le destin : les uns appelés à toujours dominer et les autres condamnés à n’être que d’éternels concierges politiques. Peut-être que la mobilisation réussirait vraiment si l’on se débarrassait de ces présupposés et éduquait en ce sens nos concitoyens qui eux, souffrent sans discrimination et cherchent avant tout des opposants justes intègres dans toutes les communautés. La vraie candidature du docteur Abbaté lors de la présidentielle de 1999 et la vraie-fausse de Mohamed Daoud en 2005 et 2011 ont-elles au moins eu le mérite de poser une partie de ce problème, qui concerne d’autres composantes de la communauté djiboutienne

2) la véritable question qui se pose n’est pas tant de savoir, comme vous l’écrivez, « qui est membre de l’opposition djiboutienne« , mais plutôt qu’est-ce qu’un opposant djiboutien ? Un tri plus sévère devra s’opérer entre vrais opposants et les faux : entrepreneurs de la 25ème heure, nomades opportunistes et autres cyber-rebelles squattant Internet (certes, Ahmed Youssouf n’a pas de vidéo sur YouTube mais il parcourt le pays du Nord au Sud ; au fait, il y a combien d’ordinateurs avec connexion Internet dans les quartiers populaires ou dans les districts ?). Considérez-vous que vous fassiez de la politique ? Moi pas. Si oui cela reviendrait à dire que tous les serviteurs et courtisans cooptés par le régime sont également des politiciens : nous sommes des résistants qui combattons une dictature.

Vous proposez enfin plusieurs pistes pour expliquer « pourquoi la transition démocratique a échoué à Djibouti« . Permettez-moi de lever ce qui semble être un malentendu : la recherche de cette transition démocratique ne s’est pas arrêtée le 8 avril 2011 et, à ma connaissance, la véritable opposition s’y emploie encore afin d’éviter un nouveau conflit armé et c’est tout à son honneur. Quant aux facteurs causaux que vous avancez, il nous semble prématuré de dresser un bilan. Trois remarques toutefois :

1) Certes, comme l’écrivait Borges,  » les dictatures fomentent l’oppression, la servilité et la cruauté ; mais le plus abominable est qu’elles fomentent l’idiotie« , certes l’Education Nationale agonise du fait de suppléants qui inculquent leur inculture aux écoliers, mais le niveau d’instruction est bien plus élevé aujourd’hui qu’en 1958, 1967 ou 1975, lors des luttes pour l’Indépendance et ne peut expliquer une quelconque faiblesse de la mobilisation. Il y a conflit entre la rationalité du citoyen dépossédé de ses droits fondamentaux et la loyauté traditionnelle : l’ennemi est plus difficile à identifier et à combattre quand il est l’un des nôtres ;

2) plus que la démographie, le problème est celui de la citoyenneté. Comme le reconnaissait un diplomate occidental, « Djibouti est le seul pays au monde qui refuse la citoyenneté à ses habitants et l’accorde à des étrangers, dont certains sont impliqués dans des entreprises terroristes« . Pas le seul pays au monde : avec Israël !

3) un facteur important, sinon fondamental, me semble absent : le rôle des forces répressives. Un Etat se définissant par l’exercice du « monopole de la violence physique légitime » (Max Weber), un changement pacifique est difficilement concevable tant que ces forces se comportent en milices partisanes, tribales devrais-je dire, considérant le monolithisme de leur composition, issu des conditions d’accession du pays à l’Indépendance. Et aucune paix ne sera réelle tant que l’AND se comportera en armée d’occupation dans le pays et en corps expéditionnaire en Ethiopie.

S’il me fallait résumer tout cela en deux formules, les voici :

1Comme au vrai dictateur, il est temps de dire au faux opposant « Dégage ! »

2) Hormis le soutien aux réfugiés en Ethiopie, celui aux actuels prisonniers politiques et les initiatives fédérant toutes les communautés, impliquant l’ARD et nos compatriotes conscients au Canada et en Belgique, la contribution politique et financière de notre diaspora tient en trois mots : ARBASH AL BADOW !

Soyons sérieux !

Cassim Ahmed Dini

Conseiller politique du Président et membre du comité exécutif de l’ARD

PS : quant aux rapports entre l’ARD et Uguta-Toosa, je n’en dirai pas plus qu’Adan Mohamed Abdou : c’est vous qui êtes attendu, Monsieur le Président et cher ami.


Départ d’un homme et un peuple en deuil

Le sage Soultane :   ALI MIREH HANFAREH  soultan d’Awsa a répondu l’appelle de son Seigneur , Seigneurde l’univers.  le dimanche soir 24avril 2011 à Addis-abeba.

 إنّا لله وإنا إليه راجعون

Nous prions qu’ALLAH le couvre de sa miséricorde et qu’il l’accueille dans sa paradis al-firdausal ala. Et qu’il donne à sa famille, et peuple Afar la patience et le courage de surmonter cette terrible épreuve. Amine amine amine .

Les membres de la direction du   Congrès djiboutiens pour la solidarité  (CDS) adressent ses sincères condoléances à sa famille, au peuple Afar et aux tous les peuples  de la Corne d’Afrique.

Ismail BOUH Robleh

Mohamed ROBLEH BOURALEH

Moustapha KHERH DRARAR

Ahmed SAMATAR

Bruxelles, le 25 avril 2011

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Le sultan Ali Mirah nous a quittés

                               « La seule vraie politique est la politique du vrai » EDGAR FAURE

Nous avons appris avec tristesse le décès survenu à Addis Abeba dimanche soir du sultan Ali Mirah Hanfaré. Le défunt monarque s’est éteint à l’âge de 89 ans des suites d’une longue maladie après avoir régné durant plus d’un demi-siècle.

Autorité traditionnelle et politique connue et respectée dans toute la région, le sultan Ali Mirah était une personnalité charismatique pieuse et généreuse, profondément attachée à la coexistence pacifique dans notre sous-région. Au cours de son long règne, il a beaucoup contribué à faire connaitre le peuple Afar et son histoire lors de ses multiples voyages à l’étranger et de son exil politique de 17 années en Arabie saoudite.

Il disparait au moment où les peuples de notre sous-région sont confrontés aux défis de toutes sortes.

Au nom du président Ahmed Youssouf Houmed, de tous ses cadres et militants, l’ARD adresse ses condoléances attristées à toute la nombreuse famille du sultan Ali Mirah et au peuple Afar.

Qu’Allah l’accueille en son paradis éternel. Amin.

INNA LILLAH WA INNA ILEYHI RAAJI’UUN !


LDDH : Note d’information du 24 avril 2011

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Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 24 avril 2011

Le Budget de la Santé est effrité d’une manière éhontée. Les infirmières matrones de la Maternité Dar el Hanan entassées à Nagad

Le Budget de la Santé est effrité d’une manière éhontée. Les infirmières matrones de la Maternité Dar el Hanan entassées à Nagad.

Le Ministre de Santé en association avec la Secrétaire Générale de l’UNFD semblent suivre de près les finances et les dépenses de cette maternité, tandis que le personnel médical et paramédical, ainsi que les matrones surtout à Djibouti crèvent la dèche.

La grogne est de plus en plus perceptible et les risques d’une prochaine grève de grande ampleur, et cette fois combinée et organisée par l’ensemble des travailleurs djiboutiens qui n’ont pas eu leur salaire depuis des mois comme une partie du Corps de la Santé, les Cheminots, les Dockers etc…

Déjà, hier samedi 23 avril 2011, les infirmières et matrones de la Maternité de DAR El Hanan ont déclenché une grève pour exiger le paiement des huit (8) mois d’arriérés de salaire. En effet le personnel paramédical n’a pas perçu 8 mois de salaire tout comme les cheminots.

Ces infirmières ont affiché les slogans, sur les murs de la maternité, contre le Ministre de la Santé qui s’approprie la quasi-totalité des recettes journalières de cette maternité construite par le Colonel Kadafi.

Ces braves infirmières qui se  sont mises debout devant la Maternité de Dar El Hanan, ces courageuses femmes djiboutiennes ont été embarquées de force par les forces antiterroristes de la Police alors qu’elles exprimaient pacifiquement leur mécontentement face à la dégradation de leur situation et au non paiement de huit (8) mois de salaires, certainement « bouffés » en association avec le mal élu : auteur du vol des élections mascarades et du Coup d’Etat Electoral du 8 avril 2011.

Moralité : Ce n’est pas « en achetant » quelques responsables syndicaux « clonés ou de la maison » que la solution miracle se réalisera. Bien au contraire, les Travailleurs semblent bien décidés à durcir leur position et les risques d’un enlisement généralisé ne manqueront pas à surgir du jour au lendemain.

Les travailleurs djiboutiens ont marre de ce mal élu qui continue à dégoiser ses mensonges, qui ne font qu’empirer le drame social et la pauvreté généralisée.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains lance un appel pressant aux chancelleries de la place, pour qu’elles demandent à leur Gouvernement respectif le gel des avoirs du dictateur qui s’approprie allégrement des fonds publics et des biens sociaux de la république de Djibouti.

NOEL ABDI Jean-Paul


Intervention de Farah Abdallah Miguil, Secrétaire général adjoint de l’UDT

 

L’autonomisation des populations et des communautés dans la Corne de l’Afrique

UN Conference, Employment for Peace, Stability and Development

 

Par Farah Abdillahi Miguil

Secrétaire General Adjoint de l’UDT

Addis Abeba, le 11 avril 2011

 

Au nom de ma centrale syndicale, au nom des travailleurs djiboutiens et en mon nom personnel mes remerciements s’adressent avant tout à l’OIT, l’UA et l’IGAD pour nous avoir associé à cette conférence capitale pour l’avenir de notre région.

Il est bien spécifié dans le résumé analytique de la Stratégie régionale pour la grande Corne de l’Afrique (Période 2011-2015) que les défis que doit faire face la région, risquent d’amplifier les problèmes de sécurité, de cohésion sociale et de développement au sein et à l’extérieure de cette dernière si des solutions adéquates ne sont pas apportées. L’OIT pour s’attaquer aux causes profondes des crises récurrentes dans la région, propose un agenda avec le Programme pour l’Emploi, la Paix, la Stabilité et le Développement en partenariat avec l’IGAD, l’Union africaine, la Communauté internationale et les organisations locales. La stratégie se fera sur 3 axes selon un triangle vertueux

1.      Création de possibilités d’emplois

2.      Protection des plus vulnérables

3.      Autonomisation des personnes et des populations

Dans ce travail d’exploration la première tâche à faire est de diagnostiquer les vraies causes des crises récurrentes dans la Corne de l’Afrique afin de mieux solutionner. Une bonne compréhension du problème est la moitié de la solution comme on le dit souvent.

Avant de parler de l’autonomisation des populations et des communautés, j’évoquerai le concept d’autonomie de la personne ou de l’individu.

A.    Concept d’autonomie de la personne

Le concept d’autonomie de la personne est une notion philosophique qui s’est imposée aux Européens depuis le siècle des Lumières et qui a apporté beaucoup aux pays occidentaux.

Par exemple, la démocratie ou la liberté d’expression dont chaque citoyen occidental peut bénéficier, résulte plus ou moins directement de l’introduction dans les mœurs du respect de l’autonomie de chaque individu et de son droit de l’exercer. Le concept d’autonomie de la personne a atteint son apogée avec la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen de 1789, un apport considérable pour les sociétés occidentales. Incitant les esprits à s’émanciper en se détachant de toutes les formes de totalitarisme, ce concept a permis à la démocratie de s’installer.

Dans ce sens, il nous semble intéressant de nous interroger sur la position qu’occupe ce concept dans les mœurs africaines et le rapport des Africains avec cette notion d’autonomie de la personne.

Contrairement à l’Occident parmi les différentes caractéristiques de la culture africaine nous en distinguerons deux qui interagissent avec la notion d’autonomie de la personne. Il s’agit de la primauté de la communauté sur l’individu et de l’attachement des Africains à leurs coutumes et traditions. En effet, très tôt dans son enfance il apprend l’importance du clan ainsi que celle des coutumes et traditions. C’est l’effacement de l’individu face à la communauté c’est le don de soi, c’est l’altruisme, c’est la solidarité humaine mais malheureusement ces valeurs véhiculent un certain nombre de freins à l’autonomisation de l’individu. Alors, il serait temps que les africains se penchent réellement sur leurs traditions et leurs coutumes pour mettre en valeur ce qui est positif et abandonner ce qui est négatif.

En général, cette primauté de la communauté est exploitée de façon perverse en Afrique et dans notre région en particulier. En effet, on socialise les mauvais comportements et les défiances. Si je prends l’exemple des mœurs en vigueur dans mon pays Djibouti, l’individu n’existe pas et n’est pas responsable même en cas de crime c’est sa tribu qui répond à sa place et c’est la même chose en Somalie. L’écrivain somalien Nurradin Farah aime répéter que l’homme somalien est un éternel mineur à l’égard de sa communauté. Sa responsabilité individuelle est diluée dans celle du groupe.

Cette pratique est loin de la définition de Kant pour qui un individu est autonome, si, réfléchissant à sa conduite, il choisit volontairement et librement de se comporter de la façon qu’il juge être universellement la meilleure.

Une fois que nous avons évoqué la question de l’autonomie de la personne, nous pouvons aborder l’autonomisation des personnes car si l’individu n’est pas autonome on ne peut pas parler d’autonomisation des populations.

B.     Autonomisation des personnes et des populations

Premièrement, il est temps de remettre en question les pratiques d’assistanat, de paternalisme hérité de l’époque coloniale, d’infantilisation des citoyens et autoritaires qui ont prévalu depuis l’Indépendance. Ces remarques s’adressent à la Communauté Internationale et à ceux qui détiennent aujourd’hui le pouvoir dans nos pays de la région.

Secundo, la vulgarisation de l’éducation sur les droits humains doit être la règle. En effet, l’éducation sur les droits humains est un processus permettant d’acquérir des connaissances, aptitudes et valeurs afin de savoir, faire valoir et revendiquer ses droits en vertu des normes internationales sur le droit humain.  Cette définition implique que les droits humains sont des outils permettant de s’autonomiser.  Par conséquent, de par sa nature même, l’éducation sur les droits humains doit être une intervention positive dans la vie des populations.

Et enfin, j’évoquerai ce que nous considérons comme les vrais problèmes qui se posent aujourd’hui en Afrique en général et dans la région en particulier et qui sont :

· Un problème de gouvernance

· Un problème de corruption généralisé

· Un problème des droits humains

· Un problème de représentativité

· Un problème de justice sociale

· Un problème de culture et de déficit démocratiques.

C.     Conclusion

Nous sommes convaincus qu’il est temps de questionner nos indépendances et nos souverainetés en Afrique en général et dans notre région en particulier. Ces indépendances qui ont fait que les citoyens soient infantilisés, traités comme des sujets voire comme des objets par ceux qui ont considéré et considèrent toujours le pouvoir non comme une délégation dont on doit rendre des comptes un jour mais comme une propriété privée où la famille, les amis, les proches, … sont appelés à jouir sans limites et sans restriction.

Après plus d’un siècle de colonisation traumatisante et dégradante, et après 30, 40 voire pour certains plus de 50 ans des pseudo-indépendances où ces pouvoirs se sont comportés souvent comme des dérivatifs des pays coloniaux, le chantier de reconstruction de la confiance en soi pour ces peuples, est immense.

Tant qu’on  ne s’attaquera pas aux vrais problèmes on pourra mettre en place autant d’agendas soutenus par les Nations Unies et les problèmes demeureront. Tant que les citoyens ne seront pas associés aux décisions qui les concernent on ne pourra pas parler d’autonomisation des populations. Et tant que les organisations indépendantes de la société civile seront combattues par les pouvoirs en place qu’elles soient associatives ou syndicales, les citoyens n’auront aucune confiance en leurs institutions, en leurs dirigeants et par ricochet en leur pays.

Nous avons la ferme conviction que la réussite de l’Agenda de l’OIT sur l’Emploi, la Paix, la Stabilité et le Développement dans la Corne de l’Afrique pour faire face à une crise à venir si rien n’est fait et dont les conséquences auront des répercutions dans le continent et même au-delà, passera pour un renforcement de la culture démocratique.  Nous proposons qu’on intègre dans cet agenda un volet pour le renforcement de la démocratie et de l’éradication de toutes les formes de dictatures dans la région.



LDDH  : Note d’information du 22 avril 2011

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Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 22 avril 2011

La Répression reprend de l’ampleur, les rafles nous font penser au LUNDI NOIR DU 20 MARS 1967

Mercredi 20 avril 2011, une cinquantaine de Cheminots, qui sont venus à pieds de Galileh, d’Ali Sabieh, Dacaas Biyo, de Holl Holl, de Goubbato, de Shebelle en suivant les rails, sont venus à Djibouti pour manifester leur mécontentement et exiger le paiement des 8 mois d’arriérés de salaires.

Cinquante cinq (55) Cheminots ont été embarqués face au domicile du Premier Ministre par intérim Monsieur Dilleita et immédiatement conduits au Centre de Rétention et non de Détention de Nagad.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)attend la liste de tous les Cheminots en Détention Arbitraire dans le Centre secret de l’Ecole de Police de Nagad, car d’autres Cheminots les ont rejoints.

Les Cheminots n’ont pas encore bien compris qu’avec le falsificateur des promesses, il faut tout simplement s’attendre à des Mensonges. Ce n’est pas par quelques jours d’emprisonnement à Nagad qu’ils règleront leurs problèmes, ce n’est pas par des simples manifestations d’humeur qu’ils auront leurs salaires.

Les Cheminots n’ont qu’une seule issue avec un Dictateur passible de Crimes contre l’Humanité et Crimes Organisés, n’ont qu’une seule issue à savoir repenser une nouvelle stratégie pour arracher l’intégralité de leurs salaires.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains lance un Appel pressant aux Chancelleries de la place à demander à leur Gouvernement respectif le gel des avoirs du Dictateur qui s’approprie allégement des Fonds Publics et des Biens Sociaux de la République de Djibouti.

NOEL ABDI Jean-Paul


LDDH  : Note d’information du 21 avril 2011

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Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 21 AVRIL 2011

« NON BIS IN IDEM »

« NON BIS IN IDEM »

Non pour deux fois pour la même chose. Cet axiome de jurisprudence connu de tout Juriste qui se respecte, en vertu duquel on ne peut être jugé deux fois pour le même délit, le Parquet de la République semble l’oublier car le Procureur est probablement occupé par d’autres « préoccupations plus importantes ou plus intéressantes ».

Cet axiome est connu par le commun des mortels et  lorsque Maître Dini avait soulevé ce point, je m’attendais à ce que les juges de la Cour Correctionnelle s’exclament à l’unisson en disant « NON DECET » (cela ne convient pas) pour exprimer leur désapprobation face à une telle erreur judiciaire.

Aujourd’hui, la Cour Correctionnelle a encore renvoyé, au jeudi 28 avril 2011, l’Affaire du Réfugié ABDI NOUR ALI OMAR qui avait fui les bombardements aveugles des Forces tueuses du Burundi et de l’Ouganda tendant à l’extermination des populations de cette République de Somalie sur proposition du Chef de l’Etat de Djibouti lors de sa dernière visite aux Nations Unies de New York.

Le Président de la Cour a encore renvoyé cette Affaire après que l’Adjudant de la Police eut sur un ton menaçant dit qu’il y avait un Colonel dans la salle, qui intervient pour ABDI NOUR ALI OMAR. Ce dernier avait montré à la Cour ses cicatrices en soulevant sa chemise encore ensanglantée qu’il n’a pas pu changer car aucun réfugié ne peut venir le voir de peur de répressions sanglantes.

Comme l’a si bien souligné l’avocat Me DINI face à un « homme en tenu, qui ne respecte même pas la Cour, doit être très dangereux lorsqu’il a la garde  des Réfugiés » qu’il est censé protéger en tant que responsable du Camp d’Ali ADDE.

En tant que Défenseur des Droits Humains, je me demande si tous ces renvois ont pour seul objectif de bloquer l’établissement d’un certificat médical pour coups et blessures prouvant clairement que la torture est bien une monnaie courante au Camp d’ALI ADDE, où d’ailleurs plusieurs familles de Réfugiées ont réussi de se sauver vers le Yémen où le conditions des Réfugiés une fois dans le Camp sont très correctes contrairement  à Djibouti financée par l’Union Européenne et les Etats-Unis, et au Kenya.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très préoccupée de ces renvois incompréhensibles qui correspondent à des tortures morales et psychiques sur un citoyen Somali qui a fui avec son enfant les atrocités des Forces d’occupation Etrangères d’une République et de sa capitale Mogadiscio.

La LDDH demande au HCR de Djibouti de suivre de près ces manœuvres dilatoires et de prendre soins du Réfugié ABDI NOUR ALI encore arbitrairement incarcéré, et faire appel à un Médecin pour le consulter.

NOEL ABDI Jean-Paul


LDDH  : Note d’information du 14 avril 2011

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Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 14 AVRIL 2011

Le Réfugié de Mogadiscio n’a pas droit à la liberté, son « bourreau » est absent !

A entendre la Cour Correctionnelle il est normal de se demander qui est en fait la véritable victime ? Est-ce l’adjudant  Abdillahi Farah Mohamed connu par les Réfugiés de la Somalie du Sud au Camp d’Ali  ADEY non loin d’Ali Sabieh, ou est-ce Nour Ali Omar réfugiés de Mogadiscio, qui a fui avec son fils mineur les bombardements aveugles et les Crimes de Génocide des Forces d’Amison, en principe à vocation Onusienne ?

Dans tous les cas, la Cour Correctionnelle a renvoyé cette Affaire à la semaine prochaine, jeudi 21 avril 2011 tout en refusant la liberté provisoire demandé par Maître Dini avocat du HCR.

NOEL ABDI Jean-Paul

 

Que fait la France à Djibouti ?

Politis, jeudi 14 avril 2011, par Jean Sébastien Mora

Avec sa principale base militaire à l’extérieur, la France continue de soutenir le régime dictatorial face aux aspirations démocratiques. Jusqu’à quand ?

À Djibouti, la police offre une image qui est un fidèle reflet du régime, un des plus durs et des plus mafieux d’Afrique. Alors qu’une vague d’aspiration démocratique secoue le monde arabo-musulman, le seul pays francophone d’Afrique de l’Est demeure un territoire d’exception, où la répression reste virulente. Très désertique, le pays ne compte que 800 000 habitants, principalement afars, arabes et issas.

Mais, pour les Occidentaux, l’ex-Côte française des Somalis est avant tout une base géostratégique dans la mer Rouge, aux portes du Moyen-Orient et du golfe d’Aden. Ave environ 3 000 soldats français, une dizaine de Mirage, des hélicoptères et des navires de combat, Djibouti est la première implantation militaire française à l’étranger. La France y a favorisé comme ailleurs la captation du pouvoir par un dictateur local. Au fil des années, les marines (après le 11-Septembre), des militaires allemands et espagnols, et même des Japonais s’y sont installés. Une véritable manne financière pour le régime.

En 1999, le chef de la sécurité intérieure, Ismail Omar Guelleh, se voit offrir le pouvoir par le Président sortant. Surnommé IOG, ce sexagénaire somali mène depuis une politique mafieuse fondée sur la distinction ethnique et l’enrichissement de sa « tribu », les Somali Massaman. Il a exclu du pouvoir la plupart des cadres afars et arabes, et a laminé toute presse indépendante, même RFI. « Des élections libres et transparentes sont devenues impossibles », explique Kassim Ali Dini, secrétaire général de l’Alliance républicaine pour le développement.

Fin janvier, la tension est montée d’un cran, lorsque la population a emboîté le pas de la révolution tunisienne. Le régime a coupé court à toute aspiration démocratique : l’importante manifestation du 18 février s’est soldée par deux morts. Depuis, les rassemblements sont interdits, les arrestations politiques se sont multipliées, et les actes de torture sont systématiques.

Fin mars, on apprend la mort par balles d’Ahmed Abdillahi Faray, un des permanents de Democracy International, une ONG qui y a diligenté une mission d’observation. « On est sans nouvelles de plus de 80 militants détenus dans les prisons officieuses du régime », dénonce Jean-Paul Noël, président de la Ligue des droits de l’homme djiboutienne.

Le régime est tout aussi méprisant à l’égard de la communauté internationale. En toute impunité, le ministre de la Santé djiboutien vient de détourner pas loin de 15 millions de dollars alloués par le Fonds mondial de lutte contre le sida. Alors que la croissance du PIB frôle les 5 % par an, la grande pauvreté concerne 48 % de la population. « Ce décalage signifie que les performances économiques ne profitent qu’à la famille du chef de l’État et à ses proches », confie Ali Coubba, président d’un autre parti d’opposition, l’Uguta-Toosa.

En une vingtaine d’années, IOG aurait accumulé une fortune considérable. S’il a fait main basse sur l’important commerce du port de Djibouti City, seule entrée maritime pour l’Éthiopie, les dernières révélations de WikiLeaks l’accusent d’être un trafiquant d’armes et d’alcool. Dans le début des années 2000, quelques médias anglo-saxons ont aussi démontré ses liens étroits avec la piraterie somalienne, alors même que c’est à Djibouti qu’est basée l’opération Atalante contre ces mêmes pirates.

« La France est attentive au respect des droits fondamentaux à Djibouti », a assuré Alain Juppé, le 20 mars. Difficile à croire ! Certes, depuis l’affaire Borrel, du nom de ce magistrat français retrouvé mort en 1995, les relations entre Djibouti et Paris se sont compliquées. Mais, la France forme toujours la garde républicaine, cette milice « à tout faire » à la solde du dictateur.

Dans les années1990, l’armée française a appuyé la politique de répression contre la rébellion afar. Interrogés dans leurs bases, les soldats français reconnaissent volontiers Djibouti comme une dictature. Certains évoquent même la corruption d’officiers français par le régime. Ainsi cette affaire concernant l’un des plus hauts gradés des forces françaises de Djibouti, qui, pour remplir sa piscine, a privé d’eau tout un quartier.

Le 8 avril, IOG a remporté sans problème la présidentielle avec 76 % des suffrages. En cas de révolte démocratique, dans quel camp se placera la France ?

Jean Sébastien Mora


Réponse du Conseiller politique de l’ARD au président du MRD

Monsieur le Président et cher ami,

Merci pour votre réponse aussi prompte que constructive.
Je prends bonne note de votre disposition à construire avec l’ARD un cadre de travail respectueux de la charte qui nous unit dans le cadre de l’UAD; laquelle, à ma connaissance, ne prévoit aucune forme de collaboration avec une lutte armée, si tant est qu’elle existe.
Pour ce qui est de la présentation des propos de notre Représentant en Europe, vous connaissez aussi bien que moi la formule italienne selon laquelle « Traduttore, traditore« , c’est-à-dire « traduire, c’est trahir ». Dans le cas d’espèce, on peut dire que le monteur (de cette série de positions) est un menteur puisque son déroulement laisse à penser que l’ARD reconnaît que l’ « on ne peut pas combattre un fauve les mains nues » donc que la lutte pacifique a atteint ses limites.
C’est peut-être ma position personnelle, mais en aucun cas celle de mon parti. Surtout que les propos en question tranchaient avec les autres car ne proposant aucune analyse de la situation prévalant actuellement dans notre pays.
Pour ne pas jouer à un ping-pong d’une mise au point sur une mise au point, je vous propose de discuter de tout cela de façon sereine et conviviale dans le monde réel, après que vous nous ayez précisé ce que vous entendez par  » procédures appropriées ».
Bien amicalement,

Cassim Ahmed Dini

Conseiller politique du Président de l’ARD et membre du Comité Exécutif

Paris, le 18/04/2011


Réponse à correspondance du président du MRD au Conseiller politique du président de l’ARD

Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement

(MRD)

Cité Poudrière Avenue Nasser

Tel: 34 23 99 /Www.mrd-djibouti.com

BP : 3570 Djibouti

Bruxelles, le 18 avril 2011

Le président du MRD

à

Monsieur Cassim Ahmed Dini

Conseiller politique du président de l’ARD

Objet: Réponse à correspondance

Monsieur le Conseiller et cher ami,

Par message émail du 17 avril 2011, vous m’avez adressé, en votre nouvelle qualité de conseiller politique du président de l’ARD, Ahmed Youssouf Houmed, une lettre dont vous dites qu’elle sera publiée sur le site de l’ARD et que vous souhaitez également voir publiée sur celui du MRD. Ce courrier, dont copie est donnée plus bas, contient un démenti de propos que la radio La Voix de Djibouti aurait prêtés à tort à Maki Houmed Gaba, représentant de l’ARD en Europe, dans son édition du jeudi 14 avril 2011, démenti transmis à l’équipe de la Voix de Djibouti, mais aussi un certain nombre d’autres éléments. Je voudrais, outre la réponse de la Voix de Djibouti (LVD) que je vous fais parvenir en premier, réagir à cette correspondance par quelques mots.

La LVD a simplement repris des propos publics du représentant de l’ARD en Europe

«Dans son édition du jeudi 14 avril 2011, votre radio La Voix de Djibouti (LVD) prétend en somali que, selon notre Représentant en Europe, l’ARD apporte son soutien à la lutte armée», écrivez-vous dans votre correspondance. L’équipe de la Voix de Djibouti vous fait observer que les seuls propos de Maki Houmed Gaba qu’elle a diffusés le jeudi 14 avril 2011 en français et en langue somalie (par traduction) ont été extraits d’un entretien de ce dernier publié dans un récent livre collectif intitulé «La situation des droits de l’Homme à Djibouti à la veille des élections présidentielles de 2011», ouvrage coordonné par l’ONG Cultures et Progrès (ACP) et paru aux Éditions du même nom. Ces propos, qui ont été diffusés par la LVD sans mauvaise intention, en même temps que ceux d’autres auteurs de l’ouvrage, figurent même en relief dans ledit entretien. «L’ARD a des relations de respect et de compréhension à l’égard du FRUD auquel elle peut le mieux s’identifier, étant elle-même issue de la lutte armée», peut-on lire en page 60 sous la photo de Maki Houmed Gaba. Du reste, cet ouvrage collectif a fait l’objet d’une conférence de présentation à Bruxelles le 1er avril 2011 avec participation et prise de parole du représentant de l’ARD en France, Hamad Daoud.

Sur les méfaits de la dictature d’Ismaël Omar Guelleh

Dans la mesure de ses modestes moyens, le MRD a toujours combattu et continue de combattre les méfaits du régime dictatorial de Djibouti, que ces méfaits affectent les Djiboutiens ou des habitants de la région. Nous sommes très attachés à la fraternité et à la coexistence harmonieuse des Djiboutiens, des peuples de la région mais aussi entre les premiers et les seconds. Et c’est parce que le MRD s’oppose fermement à la dictature et à ses pratiques parmi lesquelles le divisionnisme, refusant ainsi de céder au chantage à la «légalité», que le régime redouble de persécutions contre lui. Comme vous le savez, le pouvoir en place est allé jusqu’à dissoudre le MRD sans motif par décret présidentiel le 9 juillet 2008. Ces dernières semaines, il a arrêté arbitrairement un grand nombre de nos cadres et militants, torturé la plupart d’entre eux avant de les jeter en détention. De sorte qu’à l’heure où j’écris ces mots, plusieurs de nos cadres et militants les plus dynamiques croupissent toujours à la prison de Gabode, sans compter celles et ceux illégalement détenus dans les cellules de la police, de la gendarmerie et des services spéciaux. Mais nous tenons et tiendrons bon.

Ne pas se laisser tétaniser par la peur et le chantage à la «légalité», voilà l’un des principes d’action du MRD. Je ne vous apprends pas qu’un parti n’est pas réductible à un bout de papier suspendu à l’arbitraire d’un dictateur, qu’il est fait de femmes et d’hommes animés par des valeurs et des convictions et que ce sont eux qui décident de son sort en dernier ressort.

Sur nos rapports avec le FRUD

Conscient que l’union fait la force, le MRD entretient de bonnes relations avec toutes les organisations crédibles de l’opposition et de la société civile. A ce titre, le FRUD demeuré armé, ne nous paraît pas «infréquentable» dans le cadre de notre combat contre la dictature et pour le changement démocratique à Djibouti. C’est une composante crédible de l’opposition, qui lutte comme nous mais par d’autres moyens pour la démocratie, l’État de droit et la concorde nationale à Djibouti. Du reste, le MRD ne se singularise point par cette position à l’endroit du FRUD puisque tous les partis membres de l’UAD parlent avec le «FRUD» (comme cet été à Paris, par exemple) et du «FRUD, mouvement armé djiboutien d’opposition» (cf Appel de l’UAD au peuple djiboutien et à la communauté internationale, 26 septembre 2009). Le rapport au FRUD, pensons-nous, devrait être serein et constructif pour tous les démocrates djiboutiens crédibles.

Sur nos relations avec l’ARD

L’ARD est un parti ami avec lequel nous avons des relations anciennes d’alliance. Cette alliance est régie par le cadre pacifique de notre coalition Union pour l’alternance démocratique (UAD) dont nous sommes tous deux membres fondateurs avec l’UDJ, étant évident que ce cadre n’exclut pas l’autonomie des organisations membres et une vie de parti propre à chacune d’elles. Vous savez aussi bien moi que cette alliance au sein de l’UAD se traduit, entre autres signes d’unité, par des actions communes de nos formations politiques à Djibouti comme hors de Djibouti. C’est ainsi que nous agissons de concert ici en Europe, comme en témoignent la conférence de Londres (20 novembre 2010), la conférence de Bruxelles autour de l’ouvrage collectif sur Djibouti mentionné plus haut (1er avril 2011), la dernière manifestation de Bruxelles (1er avril 2011) à laquelle a participé le représentant de l’ARD en France, Hamad Daoud, mais aussi les protestations de Paris (2 et 8 avril 2011) où était notamment présent votre représentant en Europe, Maki Houmed Gaba, pour ne citer que ces quelques actions.

Bien entendu, comme pour toute entreprise humaine, des améliorations peuvent toujours être apportées à cette collaboration dans le cadre de l’UAD, notamment à l’étranger, et nous sommes comme toujours, mes amis du MRD et moi-même, disposés à en discuter et à en proposer avec les instances et responsables de l’ARD dont notre ami et vice-président de votre parti Mahdi Ibrahim A. God et vous-même, mais selon les procédures appropriées.

Avec mes sincères salutations.

Daher Ahmed Farah,

Président du MRD


Courrier du Conseiller politique du président de l’ARD au président du MRD

Monsieur le Président et cher ami,

des  événements de la plus haute gravité se déroulent actuellement en Ethiopie, qui nous concernent directement. Au prétexte d’instaurer une paix juste et durable en Issa et Afar, les autorités fédérales proposent au derniers de céder aux premiers une partie de leurs terres ancestrales, l’axe routier et les berges du fleuve Awash sur plusieurs centaines de kilomètres, aux fins de mise en valeur.

Vous savez pertinemment que, par définition, le mode de vie pastoral ne produit aucune tradition agricole : il s’agit tout simplement d’une confiscation de terres fertiles pour les mettre à la disposition des colossaux moyens financiers dérivés de toutes les richesses dont le Peuple djiboutien a été dépossédé.

Pourquoi je vous entretiens de tout cela ? Parce que le bras armé de cette annexion territoriale, ce sont des éléments de l’Armée Nationale Djiboutienne (AND) et des milices entrainés, armés et financés par la dictature djiboutienne. Pour vous dire que, comme en Israël l’occupation des territoires palestiniens relève non plus de la seule idéologie sioniste mais davantage de la spéculation immobilière, ce qui se passe en Ethiopie renvoie plus à une logique d’Etat(s) qu’aux traditionnelles luttes pastorales pour l’accès aux points d’eau et aux pâturages. L’implication du régime djiboutien dans ce conflit est un secret de Polichinelle et nous ne devons pas ignorer la dimension régionale du combat que nous menons: il existe une relation dialectique entre l’apartheid djiboutien (au sens de ségrégation basée sur l’origine ethnique ou tribale) et les différents conflits intercommunautaires chez nos voisins du Sud et de l’Ouest.

Or, quand l’AND et les milices djiboutiennes projettent d’attaquer un campement Afar, en Ethiopie bien sûr, les notables Issa de cette région sont sollicités pour conclure un semblant de paix avec la tribu Afar voisine. Stratégie de division aussi rudimentaire qu’efficace : le narcissisme des petites différences, pour parler comme Freud, par lequel on trouve toujours une raison d’en vouloir au proche, est la première démarche d’un suicide collectif.

Mais quel rapport entre l’ARD et le MRD, me direz-vous encore.

Peut-être aucun directement, mais j’ai depuis quelque temps la fâcheuse impression que certains jouent aux pleureuses professionnelles en jurant être victimes d’une partie de l’ARD et ceci pour mieux affaiblir toute l’ARD. Votre Organisation n’est pas concernée par cette puérile tentative de division et vous m’en voyez ravi. Toutefois, ce qui va sans dire allant encore mieux en le disant (Talleyrand), permettez-moi, Monsieur le Président et cher ami, d’être tout à fait explicite.

Dans son édition du jeudi 14 avril 2011, votre radio La Voix de Djibouti (LVD) prétend en somali que, selon notre Représentant en Europe, l’ARD apporte son soutien à la lutte armée. Déjà, oser dire que FRUD-armé-exilé-clandestin (qui, au passage, m’accuse d’avoir livré des noms au SDS) incarne cette option militaire relève de la forfaiture la plus inadmissible. Associer le nom de l’ARD à une telle malhonnêteté constitue de la part de votre radio  une contradiction absolue avec, non seulement la réalité djiboutienne observable sur le terrain, mais aussi la charte qui lie nos deux parties (et l’UDJ) dans le cadre de l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) résolument attachée à l’action pacifique.

Même si, comme l’a justement rappelé Adan Mohamed Abdou, notre parti n’interdit à personne de prendre les armes pour résister contre ce régime sanguinaire, encore faut-il que ce soit pour de vrai et non en se limitant à  justifier la condamnation de certaines régions à l’abandon et au sous-développement ainsi que leurs habitants à l’embargo et aux exactions ; le temps, peut-être, d’être convoqué par la dictature pour un accord de paix!

Incarnant, comme votre parti officiellement, les aspirations de nombre de nos concitoyens à un changement pacifique, l’ARD vous prie instamment d’inviter votre radio LVD à ne plus associer son nom à une telle fumisterie d’un FRUD-armé-exilé-clandestin dont la fréquentation, soit dit en passant, n’est peut-être pas tout à fait étrangère à la délégalisation du MRD. Loin de contribuer au renforcement de notre lutte, le seul bénéficiaire d’un tel amalgame est pour le moment notre ennemi commun : la dictature qui asservit notre Peuple.

Monsieur le Président et cher ami, je vous saurai enfin gré de bien nous proposer, à Mahdi Ibrahim et moi, une date à votre convenance afin que, dans le respect de la charte de l’UAD à laquelle nous appartenons tous, un cadre de travail harmonieux soit clairement défini à l’étranger, étant bien évident que les cadres et militants de votre parti, injustement emprisonnés et torturés, comptent sur la cohésion de nos actions unitaires et nullement, pour le moment tout au moins, sur une quelconque lutte armée. Au demeurant, l’engagement de toutes les composantes de la communauté nationale dans cette option ultime y  confèrerait ce qui lui manque actuellement : crédibilité et efficacité.

Avec mes salutations militantes et amicales

Cassim Ahmed Dini

Conseiller politique du Président de l’ARD et membre du Comité Exécutif

Paris, le 18/04/2011


Djibouti, dictature oubliée

Pourquoi la planète ne s’intéresse pas au régime autocratique de Djibouti.

Au vu des extraordinaires évènements qui agitent le Moyen-Orient, les élections présidentielles de Djibouti risquaient fort de ne guère attirer l’attention du reste du monde. De fait, la détresse de ce minuscule pays, coincé entre la Somalie et le Yémen, passe aujourd’hui presque totalement inaperçue. Pour autant, Djibouti demeure à la fois le principal port de pêche de 85 millions d’Ethiopiens enclavés, le centre de la lutte contre la piraterie dans la Corne de l’Afrique, et un allié fidèle de l’Occident dans la guerre contre le terrorisme. Un pays d’une importance stratégique cruciale, au cœur d’une région instable.

Comparée au chaos électoral d’un pays comme le Nigéria (la plus grande démocratie d’Afrique), la relative tranquillité des élections djiboutiennes du 8 avril 2011 pourrait être perçue comme une agréable surprise. Ce petit pays revendique moins d’un million d’habitants; il y a donc plus d’électeurs dans un seul district de la ville nigériane de Lagos que dans l’ensemble de Djibouti.

Guelleh l’autocrate

Mais la démocratie djiboutienne présente de nombreuses failles. Son Parlement ne compte aucun député d’opposition. Le seul organisme de radiodiffusion national, Radio-Television Djibouti, est le porte-parole du gouvernement. Servile, il se borne à faire le compte-rendu des visites et des rendez-vous du président. La société civile ne compte pratiquement aucune organisation indépendante, et la quasi-totalité des emplois dépendent de l’Etat —autrement dit, il n’est pas conseillé de critiquer le régime si l’on tient à sa carrière. Dans ces conditions, l’essentiel de la campagne électorale de cette année s’est résumée au culte du «héros»: le président en exercice,Ismail Omar Guelleh.

Ne pouvant exercer plus de deux mandats consécutifs, Guelleh a modifié la Constitution en 2010 afin de pouvoir rester à la tête de l’Etat cinq années de plus. Guelleh est arrivé au pouvoir en 1999, succédant à son oncle, Hassan Gouled Aptidon, qui fut le premier président du pays (après avoir obtenu l’indépendance de la France en 1977). Son administration a signé des accords commerciaux et a stimulé l’investissement étranger, mais n’a pour autant pris presque aucune mesure pour enrayer le chômage massif qui, selon certaines estimations, dépasserait les 60%. Il fut à nouveau candidat en 2005 et obtint (officiellement) 100% des suffrages. Guelleh faisait face à un candidat indépendant et l’opposition a décidé de boycotter les élections; sa victoire était dès lors presque certaine.

Si l’histoire s’arrêtait là, Djibouti serait une autocratie comme tant d’autres; un pays au destin triste, mais prévisible —assez proche de celui du Gabon, de la Syrie, ou de l’Azerbaïdjan. Ne disposant d’aucunes ressources naturelles notables, ce micro-Etat plus connu pour ses sites de plongée sous-marine que pour sa diversité politique est clairement en marge de la politique internationale.

Un allié précieux de l’Occident

Mais pour l’Occident —et notamment les Etats-Unis et la France—, Djibouti est important. Très important. Le camp Lemonnier de Djibouti, base d’opérations avancée de l’US Africa Command (commandement unifié des Etats-Unis pour l’Afrique), est une zone accueillante au sein même de la Corne de l’Afrique, qui comprend l’Erythrée, la Somalie et le Yémen. Le camp Lemonnierabrite environ 2.000 soldats américains, en plus des forces navales qui font parfois escale dans le port de la capitale. Le port d’accueil le plus proche étant celui de Mombasa, au Kenya (à 2.700 kilomètres de distance…), les Etats-Unis, l’Otan et l’Union européenne n’ont pas le choix: il leur faut une base pour monter leurs opérations anti-piraterie, et le port de Djibouti demeure leur seul refuge de la région.

En acceptant, sans retenue, de coopérer aux opérations anti-piraterie, Djibouti a gagné l’amitié de nombreux membres de la communauté internationale. Sans son port, nombre de pays (notamment le Japon, l’Allemagne et la Russie) ne pourraient maintenir une présence navale dans les eaux de l’Afrique de l’Est. Située au débouché de la mer Rouge et du golfe d’Aden, Djibouti occupe une position stratégique permettant de protéger l’un des ensembles de voies maritimes les plus fréquentés au monde —voies maritimes de plus en plus vulnérables face à l’ambition croissante des pirates. Et ce problème n’est pas près de disparaître.

On est certes parvenu à mettre à mal les «pirate action groups » [groupes d’attaque pirates, ndt], comme les dénomment les forces internationales, mais selon les chiffres du centre d’observation de la piraterie (du Bureau maritime international), on dénombre déjà quatorze détournements de navires dans le golfe d’Aden depuis le début de l’année.

Djibouti abrite la seule base militaire américaine d’Afrique; ce pays représente donc un indispensable maillon de la guerre contre le terrorisme. C’est à partir du camp Lemonnier que les Etats-Unis lancent leurs drones antiterroristes visant des cibles situées dans la péninsule arabique et en Somalie. La CIA disposerait d’installations sur le territoire: selon le Washington Post, un ancien détenu a intenté un procès aux autorités djiboutiennes, qu’il accuse d’avoir trempé dans sontransfert extraordinaire (enlevé en Tanzanie, il aurait transité par Djibouti, puis serait passé par un réseau de prisons de la CIA en Europe de l’Est et en Afghanistan).

La France a elle aussi des intérêts dans ce pays. Cette ancienne colonie abrite sa plus importante présente militaire à l’étranger: elle y accueille une demi-brigade de la Légion étrangère. L’aéroport d’Ambouli abrite des avions de chasse français. Un accord mutuel de défense lie les deux pays.

Un peuple bâillonné

Mais Djibouti, qui est membre à part entière de la Ligue arabe, n’a pas été épargné par la vague d’agitation qui a récemment déferlé sur la région. Une manifestation d’environ 4.000 personnes —la plus importante depuis des années— s’est réunie devant le stade national de Djibouti le 18 février dernier pour protester contre le probable troisième mandat de Guelleh. En l’absence de médias internationaux et d’une presse locale indépendante, les mouvements populaires ont été rapidement étouffés. Comme me l’a expliqué l’ambassadeur de France au lendemain des manifestations pro-démocratie (qui ont été dispersées à grand renfort de gaz lacrymogène et de charges policières):

«Ces troubles locaux ne nous inquiètent pas. Le terrorisme, la piraterie, voilà les vrais problèmes.»

Les citoyens de Djibouti payent le prix de l’apathie occidentale. Comme le faisait récemment remarquer Human Rights Watch, le gouvernement a mis en place une interdiction des réunions publiques, criminalisant tout rassemblement —ce qui est contraire à la Constitution du pays. Plutôt que de permettre un examen indépendant de l’intégrité du processus électoral, le gouvernement de Djibouti a décidé d’emprisonner des militants des droits de l’Homme et fait expulser des observateurs internationaux. Plusieurs militants politiques sont aujourd’hui détenus sans jugement; leur nombre exact n’a pas été confirmé.

Certes, Djibouti est un petit pays —et un allié précieux de l’Occident au sein d’une région des plus instables. Mais il devrait être considéré de la même manière, et jugé selon les mêmes critères, que le reste des Etats au passé douteux. Djibouti ne fait peut-être pas la une de nos journaux, mais la nature de sa relation avec l’Occident mérite tout autant d’être réévaluée.

Aly Verjee

Traduit par Jean-Clément Nau, 18/04/2011


Brève note d’information de la LDDH du 17 avril 2011

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Le Président

BREVE INFORMATION DU 17 AVRIL 2011

Le dimanche 17 avril 2011, la Cour d’Appel de Djibouti a confirmé, sur forte recommandation du Procureur Maki, le rejet de la demande d’Appel du Juge d’Instruction du 28 mars 2011.

 

Le Défenseur des Droits de l’Homme FARAH ABADID HELDID et les cinq autres détenus arbitrairement depuis le 9 février 2011 aient interjeté Appel. Les avocats Maître Foulié et Maître Zakaria ont déposé immédiatement un Recours, contre cette Décision, devant la Cour Suprême.

Le dossier de ces cinq détenus est totalement vide, d’ailleurs la juge d’Instruction avait, dans l’Ordonnance de rejet, soulevé  le point suivant :

« Vu les réquisitions du Ministère Public tendant à s’y opposer;…  … Attendu que la détention provisoire est I ‘unique moyen : De mettre fin au trouble exceptionnel et persistant à l’ordre public qu’à provoquer l’infraction en raison… ».

Depuis la première et dernière manifestation sauvagement réprimé, le vendredi 18 février 2011, aucune autre manifestation n’a été constatée sur l’ensemble du Territoire national.

C’est à se demander où vit le Procureur Maki ? Le véritable refus à la liberté pour les six (6) prisonniers politiques émane directement du couple présidentiel, dans le cadre tribal, car ils veulent donner une leçon non seulement au clan tribal de FARAH ABADID HELDID, mais à travers la famille tribale l’ensemble de l’Opposition Djiboutienne qui ne bouge pas suffisamment.

A force de réprimer les Afars et les Fourlaba, l’éclatement tribal avec tous ses conséquences dangereuses risquent d’entraîner dans un très proche avenir des conflits armés dans la capitale, aux conséquences incalculables.

Dans le contexte actuel, le Chef de l’Etat suite à son Coup d’Etat Electoral du 8 avril 2011 a perdu toute crédibilité, ce qui rend très fragile la stabilité de notre pays.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exige la libération immédiate de ces prisonniers politiques qui ont vaillamment combattu et ont lancé le refus populaire d’un 3èmemandat imposé par les Forces Armées Djiboutiennes dont une partie non négligeable est à la solde du groupe mafieux encore au pouvoir par la force.


Why the world should keep an eye on Djibouti

Source : The Economist, Apr 13th 2011, by C.H. | LONDON

The Horn of Africa

WITH the world’s Africa-watchers distracted by bloody events in Libya and Côte d’Ivoire, and elections in giant and chaotic Nigeria, it’s easy to forget about a presidential election in Djibouti. The tiny state in the Horn of Africa, wedged between Eritrea, Ethiopia and Somalia, has only 860,000 inhabitants. But Djibouti’s importance is underscored by the presence of 5,000 or so French and American troops, a legacy of its status as a former French colony (it won independence in 1977) and a current western ally in the wars against terror and piracy.

Results from the election on April 8th were swift and predictable: President Ismail Guelleh of the People’s Rally for Progress, who has ruled since 1999 (when he took over from his uncle), was re-elected by a landslide. According to Djibouti’s electoral commission, around 80% of the votes were cast for Mr Guelleh, slightly down on the 100% he officially achieved in 2005. Turnout was also reported as high, with 70% of the 150,000 registered turning up to vote. Polling day itself was, according to most accounts, a serene affair by sub-Saharan African standards.

Closer examination reveals a less serene picture. Mr Guelleh’s victory came in the face of weak opposition with only one candidate, an independent, standing against him. Last year, he forced through constitutional changes to allow himself a third six-year term in office. Opposition groups had called for a boycott of the election after the suppression in February of Middle-East-inspired protests, partly provoked Djibouti’s high rate of unemployment, in which two people were killed. In early March, the president kicked a team of international election observers out of the country.

All sad, but should the world worry? Despotic behaviour is hardly unusual in Djibouti’s neighbourhood. But as the presence of all those troops suggests, it should. Aly Verjee, one of the observers evicted in March, spells it out in an article in Foreign Policy:

Djibouti matters. It matters a lot. As the forward operating base of U.S. Africa Command, Djibouti’s Camp Lemonnier is a friendly piece of real estate in the Horn of Africa, which includes Eritrea, Somalia, and Yemen. Approximately 2,000 U.S. troops are based at Lemonnier, in addition to the naval forces that periodically call at the port of Djibouti. With the nearest friendly African port located in Mombasa, Kenya—1,700 miles away—the United States, NATO, and the European Union have no alternative to using Djibouti’s harbor as a sanctuary to conduct anti-piracy operations.

Its unfettered cooperation on anti-piracy operations has endeared Djibouti to many other members of the international community. A score of countries—including Japan, Germany, and Russia—rely on the port of Djibouti to sustain their naval presence in East African waters. At the mouth of the Red Sea and the Gulf of Aden, Djibouti is strategically located to protect some of the world’s busiest shipping lanes, which have become increasingly vulnerable to ever more ambitious pirates. And the problem is not going away.  Despite some success in disrupting « pirate action groups, » as they are termed by the multinational forces, 14 ships have already been hijacked in the Gulf of Aden and Indian Ocean this year, according to figures from the International Maritime Bureau’s Piracy Reporting Center.

As the only US military toehold on the continent, Djibouti is also a vital link in the war on terror.  Unmanned anti-terrorism drones are deployed from Lemonnier against targets in the Arabian Peninsula and Somalia.

With the likes of Human Rights Watch lining up to condemn Mr Guelleh, and after the collapse of friendly regimes in the Middle East, the West may want to take a bit more interest in the actions of one of its few allies in a no less volatile and equally vital region further south too.

 

LDDH : Note d’information du 13 AVRIL 2011

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Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 13 AVRIL 2011

Répressions indignes des réfugiés de Mogadiscio au Camp d’Ali ADEH en république de Djibouti.

 

Répressions indignes des réfugiés de Mogadiscio au Camp d’Ali ADEH en république de Djibouti.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a, à maintes reprises, dénoncé les comportements indignes des Forces de Police à l’égard des Réfugiés en général, mais en particulier les répressions incompréhensibles, ou plutôt aux objectifs douteux.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a appris avec étonnement qu’Abdi Nour Ali Omar réfugié de Mogadiscio, qui a fui avec son fils mineur les bombardements aveugles et les Crimes de Génocide des Forces d’Amison, en principe à vocation Onusienne ;

Qu’Abdi Nour aurait été torturé par l’Adjudant Abdillahi Farah Mohamed connu par les réfugiés de la Somalie du Sud au Camp d’Ali ADEY non loin d’Ali Sabieh ;

Qu’ensuite Abdi Nour Ali Omar a été arrêté puis déféré au Parquet sur un faux motif ;

Que la Chambre Correctionnelle des flagrants délits du Tribunal de Première instance du 11 avril 2011 :

– Déclare la procédure diligentée à l’encontre du prévenu est nulle et irrégulière.

– Par conséquent la relaxe des fins de poursuites.

Qu’immédiatement après, le même Procureur ABDOULKADER ABDALLAH HASSAN aurait ordonné son arrestation et le Réfugié ABDI NOUR ALI OMAR sera encore déféré demain 14 avril 2011.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très inquiète des acharnements et des persécutions à l’égard des Personnes fragilisées comme les réfugiés politiques en général et ceux de la Somalie du Sud en particulier.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce la politique d’extermination des Populations Somalies de Mogadiscio à l’initiative du dictateur Ismaël Omar Guelleh encore abusivement et illégalement au pouvoir.

NOEL ABDI Jean-Paul


LDDH : DIFFUSION D’INFORMATION DU 13 avril 2011

Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH)
Ligue ivoirienne des droits de l’Homme (LIDHO)
Mouvement ivoirien des droits Humains (MIDH)

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), apprécie l’arrestation de Laurent  Gbagbo dictateur usurpateur et sanguinaire de la Côte d’Ivoire tout comme « le Gbagbo Djiboutien » Ismaël Omar Guelleh auteur du coup d’Etat électoral du 8 avril 2011.

 

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s’associe à la FIDH, à la  MIDH et à  la LIDHO,  pour que le Peuple ivoirien retrouve sa dignité, et que la justice et la réconciliation devra prévaloir après l’arrestation de Laurent Gbagbo.

 

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) accorde une attention particulière à la déclaration de la Présidente Souhayr Belhassen de la FIDH : « Les droits de l’Homme pour tous doivent être le sens de la politique menée par les autorités ivoiriennes sous peine de voir ce pays replonger dans la douleur ».

 

NOEL ABDI Jean-Paul

 

Note d’information de l’ARD, 

8 avril 2011: réélection truquée d’un candidat illégal !

 



Interview de Cassim Ahmed Dini, Conseiller politique du président de l’ARD, par Jean-Loup Schaal

Cassim Ahmed Dini, conseiller politique du Président de l’ARD Ahmed Youssouf, répond aux questions de Jean-Loup Schaal lundi 11 avril 2011 à Paris à propos de l’élection du 8 avril, des mesures pour redresser l’économie du pays et des relations avec les pays voisins, en particulier la résistance au Yémen.

Lien avec la vidéo sur Youtube


LDDH : Brève information du 11 avril 2011, six détenus politiques en détention arbitraire

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Le Président

BREVE INFORMATION DU 11 AVRIL 2011

Six détenus politiques en détention arbitraire
depuis le 9 février 2011 à Gabode.

 

Six détenus politiques en détention arbitraire depuis le 9 février 2011 à Gabode.

Aujourd’hui  dimanche 10 avril 2011, la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel a tenu son audience afin de se prononcer  sur l’Affaire des six détenus politiques incarcérés abusivement  le 9 février 2011.

Après avoir ouvert l’audience, la Présidente de la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel a entendu le Procureur du Parquet Général ainsi que Maître Foulié et Maître Zakaria.

Les deux avocats de la Défense ont soulevé tous les points de nullités qui sont importants, et, avant  leur incarcération aucune insurrection n’avait eu lieu, qu’ils n’ont pas participé à une quelconque insurrection, donc qu’une Liberté d’office ou une Liberté provisoire est demandée à la Cour.

Quant au Procureur du Parquet Général, il s’est opposé à la Liberté provisoire « compte tenu des faits reprochés ».

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) considère que le dictateur-candidat illégal commençait à paniquer car il avait peur du témoignage des défenseurs des Droits de l’Homme et de certains militants de l’opposition très actifs, courageux et au franc parler lors des discours  publics.

D’ailleurs, le boycott généralisé du 8 avril 2011 sans aucune tendance politique montre à quel point cet individu Ismaël Omar Guelleh doit-être passible  de crimes de guerre, de crimes contre l’Humanité, de crimes organisés. Cet individu est définitivement rejeté par l’ensemble de nos compatriotes. Il ne pourra pas durer longtemps, d’autant plus que son image est complètement ternie.

C’est dans ce cadre que la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) va introduire rapidement auprès de ses avocats internationaux des plaintes auprès des Juridictions aux compétences internationales, ainsi qu’au Tribunal de la Haye.

L’Affaire des six détenus politiques a été mise en délibéré au 17 avril 2011. Il s’agit de :

1) FARAH ABADID HILDID défenseur associé à la LDDH à titre individuel :

2) HOUSSEIN AHMED FARAH le frère de DAF ;

3) HOUSSEIN ROBLEH DABAR ;

4) ABDILLAHI ADEN ALI dit CORBEAU ;

5) MOUSTAPHA ABDOURAHMAN HOUSSEIN;

6) MOHAMED IBRAHIM WAISS.

Les défenseurs des droits de l’Homme ne vous oublient pas.

NOEL ABDI Jean-Paul 


Djibouti : encore une poudrière francophone en perspective ?

Dimanche 10 avril 2011  par Georges Samir© AfriSCOOP8 avril 2011

(AfriSCOOP Analyse) — Encore et toujours l’Afrique francophone ! Après la mascarade électorale en Centrafrique, voici un autre Etat de l’espace francophone sur le continent noir qui va s’illustrer négativement, en matière d’organisation d’un scrutin. Il s’agit de Djibouti. Il n’a pas droit à la démocratie parce qu’il abrite deux importantes bases militaires de l’Occident…

Le gros Omar Guelleh persiste et signe. Au pouvoir depuis 12 années, il briguait ce vendredi un nouveau mandat. Le troisième et le dernier selon ses propres mots ! Pour se dégager la voie vers cette nouvelle candidature, le président Guelleh a pratiqué le sport politique favori des dictateurs d’Afrique francophone : la modification constitutionnelle. Ce coup de chirurgie donné au texte fondamental de Djibouti, M. Guelleh et ses proches collaborateurs l’ont fait en avril 2010.

Encore un peuple victime de son atout : sa situation géographique

L’élection de ce vendredi 08 avril dans cet Etat membre de la Francophonie ne se singulariserait pas si elle offrait tous les gages démocratiques garantissant le pluralisme ! Devant O. Guelleh, il n’y a qu’un adversaire ; presque fantoche. L’ex-patron du Conseil constitutionnel de Djibouti, Mohammed Ragueh, jugé proche du clan Guelleh par les observateurs de la politique dans l’ancienne Côte française des Somalis (l’ancien nom de Djibouti). Un statut de présidentiable manipulé que vient conforter le boycott de cette présidentielle par les principaux opposants au régime de Djibouti. Ces politiques contestent les conditions d’organisation de cette joute électorale. C’est dire que les 152.000 électeurs de ce vendredi ont encore voté en l’air !!!

Le seul motif de satisfaction des opposants dans ce pays d’Afrique orientale ne peut qu’être le raccourcissement du mandat présidentiel. Le troisième bail de M. Guelleh passe de 6 à 5 ans, depuis la modification constitutionnelle sus-citée.

Une fois encore, Paris et Washington ferment les yeux sur des contorsions à la démocratie dans un Etat dans lequel se trouvent leurs intérêts stratégiques. Le penseur Pascal avait donc raison : « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà ». Le malheur des opposants djiboutiens réside dans le fait que leur terre natale abrite deux bases militaires, hautement stratégiques dans la Corne de l’Afrique. L’une appartient aux Gaulois, et l’autre aux Yankees. Un séjour des Français et des Américains qui constitue une importante source de revenus et de protection pour l’Etat djiboutien. En avant donc les coups de canif à la démocratie !!

Les principes et vertus pour lesquels MM. Sarkozy et Obama sont prêts à faire la guerre à L. Gbagbo et M. Khadafi disparaissent, comme par enchantement, dans le contexte djiboutien. C’est hélas la règle implacable de la conduite des affaires internationales sur la planète. C’est également au nom des services que lui rend le régime Guelleh que Paris n’a jamais fait la véritable lumière sur l’affaire du juge Borrel.

Devant de tels immobilismes politiques entretenus par les Occidentaux, le monde s’étonnera et se montrera ému si les opposants de Djibouti choisissent la voie des armes… Pourquoi, encore et toujours de tels cycles infernaux en Afrique francophone ?


Compte-rendu de la manifestation du 8 avril 2011 à Paris contre la mascarade électorale

Une manifestation solennelle s’est tenue le vendredi 8 avril 2011 devant l’ambassade de Djibouti à Paris, de midi à 17 heures, pour dénoncer la mascarade électorale instituant le troisième mandat d’Ismaël Omar Guelleh.

Une trentaine de manifestants se sont rassemblés face à l’ambassade de Djibouti à l’appel de l’Association pour la démocratie et le développement (ADD).

Les mouvements Alliance républicaine pour le développement (ARD), Mouvement pour le renouveau démocratique et le développement (MRD), Intersyndicale UGTD-UDT, Front pour la restauration de l’unité et la démocratie (FRUD), Observatoire pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (ORDHD), mais aussi Djiboutiennes et Djiboutiens vivant en Europe ont joint leurs efforts pour dire non à la mascarade.

A noter aussi la présence très appréciée de membres du PDD et du PND qui ont répondu à l’appel, en dépit des consignes de leurs dirigeants qui ont demandé à leurs sympathisants de s’exprimer en faveur du deuxième candidat.

De nombreux slogans étaient repris en chœur : « Démocratie à Djibouti », « Non à l’impunité », « Non au troisième mandat », « Justice à Djibouti », ou encore « Libérer les prisonniers politiques ». En effet, nombre de prisonniers politiques croupissent toujours à la prison de Gabode, dans les commissariats de police et dans les brigades de gendarmerie à Djibouti depuis leur arrestation dans la foulée des manifestations publiques de février et mars derniers.

Les photos ci-dessous illustrent la charge de la mobilisation citoyenne de Paris.

ARD Europe

Paris, le 9 avril 2011

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Photos de la manifestation du 8 avril 2011 à Paris contre la mascarade électorale

 


Les Djiboutiens ont manifesté le 2 avril contre Jeune Afrique à Paris

A l’appel de l’Association pour la démocratie et le développement (ADD), les démocrates djiboutiens de France et de Belgique, soutenus par des démocrates européens et africains, ont protesté en nombre samedi 2 avril 2011 de 15 à 17 heures contre le journal Jeune Afrique et contre son ami et dictateur Ismaël Omar Guelleh. Ils ont manifesté devant les locaux de Jeune Afrique à Paris, 57 bis rue d’Auteuil, 75016.

Pas moins d’une centaine de personnes ont participé à cette vive protestation contre les complaisances de Jeune Afrique avec les dictateurs africains et en particulier avec le djiboutien Ismaël Omar Guelleh.

Honte à Jeune Afrique qui se fait support de propagande pour le dictateur Guelleh ! Jeune Afrique, complice du dictateur Guelleh ! Halte à la complaisance de Jeune Afrique à l’égard des dictateurs africains ! L’information ne doit pas obéir à l’argent ! Non à la propagande dictatoriale relayée par Jeune Afrique !, tels étaient quelques-uns des slogans scandés par les manifestants.

Parmi les formations djiboutiennes présentes, il y avait le MRD, le FRUD, l’ARD, ou encore le PND. Et parmi les organisations européennes et africaines venues soutenir cette action, l’on peut citer l’AFASPA, Femmes solidaires, ADD, ou encore l’Amicale panafricaine.

Cette manifestation sans précédent contre les errements de Jeune Afrique a été un succès. Et elle peut inspirer d’autres démocrates africains qui eux aussi reprochent à Jeune Afrique de manquer d’objectivité dans la couverture de leurs pays. En tout cas, les Djiboutiens n’entendent pas baisser leur garde.

Jeune Afrique est prévenu.

Photos de la manifestation devant le siège de Jeune Afrique à Paris samedi 2 avril 2011

 

 


Diffusion d’information de la LDDH du 10 avril 2011

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Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 10 AVRIL 2011

Le candidat dictateur Ismaël Omar

outrepasse le tolérable :

cet individu est passible de crimes contre l’Humanité.

Face à la vulgarité de la parodie des élections inconstitutionnelles qui s’est déroulée le 8 avril  2011 en République de Djibouti occupée par un régime dictatorial et mafieux ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) :

1.      déplore le comportement partisane choquant  des Observateurs régionaux, qui sont bien connus à Djibouti et aux résultats farfelus comme d’habitude, prises de positions incompréhensibles, à maintes reprises, favorables au candidat Djiboutien aux mains sales, car il est difficile de classer ces personnalités de la Ligue Arabe et consorts dans la ligne des personnalités vénales ;

2.      Constate que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) n’a jamais été Indépendante car composée pratiquement à 99% d’Individus sélectionnés par la Police politique, d’ailleurs son Président Assowé avait pris fait et cause, pour celui qui l’avait obligé de s’exiler à Londres, sur les ondes de Voice Of America en 2010 juste après la manipulation de la Constitution du 4 septembre 1992 ;

3.      Reste perplexe quant à la Décision du Conseil Constitutionnel composé et largement nommé par le Gouvernement passible de Crimes Organisés  et lance un Appel pressant à tous nos Compatriotes à saisir es juridictions aux Compétences Internationales, car à Djibouti le Parquet du Tribunal est aux ordres d’un Individu ;

4.      Condamne avec fermeté les décisions du Dictateur-usurpateur d’interdire les travaux préélectoraux des Observateurs de DEMOCRATY INTERNATIONAL connus pour leurs objectivités, travaux en très grande partie  déjà financés par l’USAID ;

5.       Propose de bloquer tous les avoirs du Dictateur-usurpateur à l’Etranger en condamnant les élections du 8/04/11.

NOEL ABDI Jean-Paul


Communiqué de presse de Democracy International

Vendredi 8 April 2011 — DEMOCRACY INTERNATIONAL DENONCE SON EXPULSION DE DJIBOUTI ET APPELE AU GOUVERNEMENT DJIBOUTIEN DE RESPECTER LES DROITS DE SES CITOYENS, Washington, D.C.-

À la veille d’une élection présidentielle à Djibouti le 8 avril, Democracy International (DI), organisation basée aux États-Unis, a appelé au gouvernement de la République de Djibouti de respecter les droits de ses citoyens de s’engager dans l’assemblée paisible, d’exercer la liberté d’expression, et de participer à un scrutin libre et équitable. DI a également dénoncé la décision injustifiée du gouvernement d’empêcher l’organisation de continuer sa mission d’observation du processus électorale de Djibouti.

Depuis juillet 2010, Democracy International, financé par l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID), a suivi de près le processus électoral 2011 de Djibouti. DI a déployé quatre missions d’observation pré-électorales et a publié des rapports préélectoraux en novembre 2010 et en janvier 2011. Le 4 mars, un mois avant le jour du scrutin, le gouvernement de Djibouti a faussement accusé DI de partialité et d’avoir  fournir d’assistance aux manifestants anti-gouvernementaux le 18 février et a déclaré illégal les activités du DI.

Par la suite, le gouvernement a ordonné à DI de quitter  le pays. Conformément à cet ordré, DI a terminé sa mission et est partie. Ce n’était pas la première fois que DI a fait face à la pression significative du gouvernement ; en octobre 2010 le personnel de sécurité a interrompu les délibérations de groupes de discussion de DI et a arrêté des leaders de ces mémés groupes.

“La décision prise par le gouvernement de Djibouti d’expulser notre mission d’observation internationale est juste le dernier exemple de l’intolérance du gouvernement envers l’expression libre, » a déclaré Glenn Cowan, le Directeur de DI. « Les citoyens de Djibouti ne sont pas différents que d’autres peuples à travers le monde qui exigent du changement démocratique. Ils manifestent contre le régime autocratique et ne sont plus enclin à rester silencieux. »

Le gouvernement de Djibouti parait de plus en plus réticents à tolérer une véritable opposition et a supprimé l’expression démocratique paisible. Le 18 février, des milliers de Djiboutiens ont participé à une manifestation contre le régime du président initialement pacifique. En réponse, les forces de sécurité ont commandé aux gens de se disperser, ont tiré le gaz lacrymogène et ont arrêté des dizaines de manifestants.

 « Le peuple Djiboutien méritent une chance de participer au processus politique, » a ajouté M. Cowan. « Le gouvernement devrait respecter les droits de ses citoyens de se rassembler paisiblement et exercer la liberté d’expression et devrait s’acquitter de son obligation de tenir une élection sérieuse et démocratique. »

DI regrette énormément que son expulsion peu avant l’élection du 8 avril a éliminé la possibilité d’une vraie’ observation électorale. DI n’a jamais  mener des actions incompatibles  avec ses obligations comme  mission indépendant et impartial conformément a la Déclaration des Principes pour l’Observation Internationale d’Elections et le Code de Conduit des Observateurs des Elections Internationaux, promulgué pas les Nations Unies en 2005, et accepte dans l’accord bilatéral entre les gouvernements des Etats-Unis d’Amérique et de la République de Djibouti.

Democracy International, Inc. (DI), organisation basée aux Etats-Unis, fournit des services analytiques, offre l’aide technique et met en œuvre des projets de la démocratie et la bonne gouvernance à travers le monde avec le soutien de l’USAID et d’autres partenaires de développement.  DI offre  son expertise à travers la gamme complète de la promotion de gouvernance et démocratie. DI a conduit des missions d’observation internationales d’élections en Afghanistan en 2009 et 2010 et au Pakistan en 2008.

Depuis sa création en 2003, Democracy International a travaillé sur les programmes de la démocratie et la gouvernance dans plus de 40 pays et dans toutes régions du Monde. Au cours des dernières 25 ans,  DI et ses directeurs ont conseillé et travaillé avec les  institutions d’administration des élections, la société civile, et des organisations de surveillance des élections, des partis politiques, des législatures, des agences gouvernementales et d’autres associations dans plus de 70 pays.



LDDH : Djibouti ville : capitale déserte. Mais où sont passés les Djiboutiens ?

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Le Président

BREVE D’INFORMATION DU 8 AVRIL 2011

Djibouti ville : capitale déserte.

Mais où sont passés les Djiboutiens ?

Mais qui a instauré, qui a décrété le couvre-feu depuis hier soir 7 avril. Pas un chat ne bouge, 87% des électeurs de la capitale ne sortent pas de chez eux. Pourtant aucun bombardement n’a eu lieu en ce vendredi 8 avril 2011, aucune balle ne siffle, c’est la plate situation, et le calme le plus absolu depuis hier soir, c’est le calme  impressionnant. Calme étrange qui fait peur depuis ce matin.

Toute la journée la circulation des véhicules des fonctionnaires, des Forces armées sont insignifiants, même à l’heure de la prière de 13 heures, les Mosquées étaient quasiment vides. Comment la RTD va-t-elle falsifier les images des scrutins d’aujourd’hui. L’Ambassade du Yémen et des Etats-Unis et les forces armées Etrangères pré positionnées.

Le témoignage sera certainement Top Secret Défense.

Les Observateurs de la Ligue Arabe de l’Union Africaine sont les premiers à avalisés les fraudes électorales et le Coup d’Etat électoral. Par conséquent les Européens et les américains pourront continuer, « le cœur net » le financement du régime de la mafia transrégionale. Voilà la stricte réalité.

NOEL ABDI Jean-Paul


FIDH : Djibouti : Elections présidentielles tronquées

 

La FIDH et son organisation membre à Djibouti, la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH), dénoncent les conditions dans lesquelles vont se dérouler l’élection présidentielle du 8 avril 2011, contraires aux dispositions des instruments internationaux et régionaux de protection des droits de l’Homme, et appellent les autorités djiboutiennes à respecter les libertés publiques.

«  Le pouvoir djiboutien doit arrêter sa fuite en avant et stopper immédiatement les violations des droits de l’Homme afin de permettre aux djiboutiennes et aux djiboutiens de manifester librement sans craindre d’être arrêtés, détenus et torturés comme c’est le cas actuellement » a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.Depuis plusieurs mois, des manifestions populaires sans précédant dans l’histoire de ce pays ont été organisées pour contester les conditions non-transparentes de l’organisation du scrutin présidentiel et les manipulations constitutionnelles d’avril 2010 permettant au président sortant Ismaël Omar Guelleh de briguer un 3ème mandat. Le gouvernement a répondu à cette contestation par l’interdiction de toute manifestation et par des arrestations, des détentions et des poursuites arbitraires de manifestants pacifiques, de défenseurs des droits de l’Homme et de dirigeants de l’opposition [1].. Dans ces conditions, les partis d’opposition on décidé de boycotter l’élection présidentielle.« Il reste au moins 71 prisonniers politiques arbitrairement emprisonnés à Djibouti et un défenseur des droits de l’Homme, Farah Abadid Heldid, membre de la LDDH qui a été arrêté le 5 février et emprisonné le 9 février en même temps que moi » a déclaré Jean-Paul Noël Abdi, président de la LDDH.Depuis, le ministre de l’Intérieur, M. Yacin Elmi Bouh, a systématiquement refusé d’autoriser les rassemblements ou manifestations des partis d’opposition, comme ce fut le cas le 25 février et le 3 mars dernier, en prétextant que seuls les partis présentant un candidat à la présidentielle étaient en droit d’en organiser.La FIDH et la LDDH rappellent que cette interdiction générale de manifester contrevient à l’article 15 de la Constitution djiboutienne, qui protège le droit à la liberté d’expression ; aux articles 19 et 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, et aux articles 8 et 11 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples auxquels Djibouti est partie, qui consacrent le droit à la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique.«  Les élections qui vont se dérouler le 8 avril sont une farce électorale. Face aux violations des droits de l’Homme perpétrées chaque jour à Djibouti et particulièrement en cette période électorale, la communauté internationale doit réagir et en premier lieu l’Union africiaine. l’Union européenne, la France et les États-unis, qui sont des partenaires importants de Djibouti, ne peuvent pas avaliser ce déni de démocratie » a déclaré Roger Bouka, secrétaire général de la FIDH.

Notes [1] Le 18 février 2011, une manifestation de grande ampleur a été réprimée à balles réelles entraînant la mort d’au moins 5 manifestants et une centaine de blessés. Plus d’une centaine de personnes ont été arrêtés dont 3 dirigeants de partis politiques d’opposition. Si ces derniers ont été relâchés, ils ont fait l’objet d’enquêtes judiciaires pour « sédition » sans qu’ils n’aient été finalement inculpés. Les manifestants ont, eux, été inculpés « d’atteintes à l’intégrité physique ou psychique d’individu » et de « participation à une manifestation non autorisée » prévus par les articles 336 et 182 du Code pénal. Le 27 février, environ 80 personnes ont été présentées devant la Cour des flagrants délits, et alors que le juge Souleiman Cheick Moussa avait déjà relaxé 40 accusés sur le fondement de plusieurs nullités, les audiences ont été suspendues et le ministre de la Justice, Mohammed Barkat Abdillahi, a révoqué le juge et l’a remplacé. Les avocats des accusés ont signalé que le nouveau juge s’était empressé de condamner 25 autres accusés à des peines d’emprisonnement.


DJIBOUTI Une élection présidentielle à l’ancienne, alerte de LOI

Extrait de La Lettre de l’Océan Indien, Alerte du 7 avril 2011
07/04/2011 – Le vent démocratique qui a soufflé sur plusieurs pays du Maghreb et du Moyen-Orient n’a fait qu’effleurer Djibouti lors des manifestations de jeunes du 18 février. D’abord affolé par cette protestation inattendue, le président Ismaïl Omar Guelleh (IOG) s’est vite ressaisi pour étouffer toute velléité de contestation de son pouvoir durant la campagne pour le scrutin présidentiel du 8 avril. Dès lors, cette élection à l’issue courue d’avance se tiendra à l’ancienne : avec des dizaines d’opposants emprisonnés en quelques semaines, des partis d’opposition tétanisés par la stratégie répressive du pouvoir et une société civile atone.

De plus, l’unique choix électoral, en dehors du président sortant, est celui d’un candidat « indépendant », Mohamed Warsama Ragueh, qui était le numéro 4 du régime jusqu’en 2009 et dont la candidature a été suscitée en sous-main par le régime. D’ailleurs, le directeur de campagne de Warsama est un cadre de la Banque pour le commerce et l’industrie mer Rouge (BCIMR), Abdourahman Elmi Djibril, considéré comme un proche du couple présidentiel. Dans les derniers jours de la campagne électorale, ce candidat a pourtant réussi le tour de force de durcir un peu son discours envers le pouvoir et d’obtenir le soutien de certains dirigeants de l’opposition légale totalement désorientés.

 

(…)

 


Le 08 avril, boycottons !

À la veille du 8 avril 2011, je vous invite à vous remémorer les différentes élections, présidentielles et législatives, du passé. Ont-elles été transparentes ? Nous le saurions non ? Je dirai plus, nous la vivrions l’alternance n’est-ce pas ?

A quoi ça sert de s’abstenir si ça ne procure pas le changement ? Voilà un faux-fuyant des pseudo-démocrates auquel je répondrais, à quoi ça sert de jouer un match si mon adversaire amène et paie l’arbitre ? Perdu d’avance !

Malgré les acquis hérités des luttes multiformes pour la démocratie du Frud, des partis de l’opposition et des Syndicats dans les années quatre-vingt-dix, le RPP, le parti qui a porté la dictature ces trente dernières années, est toujours là.

Vendredi prochain, il aura peut-être gain de cause grâce à ceux et celles qui, par ignorance ou indifférence, voudrons se déplacer pour aller voter et ainsi consolider la monocratie destructrice de la liberté de presse, de la transparence politique, du respect de nos institutions gouvernementales.

Aussi, s’abstenir de voter le 08 avril est-il un geste profondément salvateur pour notre pays. Refuser de voter c’est appuyer la volonté de la grande majorité de nos concitoyennes et concitoyens qui chérissent les vraies valeurs de solidarité que nous ont légués nos ancêtres.

Pourquoi choisir le cynisme ? Pourquoi adopter une attitude suicidaire au plan social et au plan de la liberté ? Pourquoi hypothéquer l’avenir de nos enfants en redonnant la confiance à un parti noyauté par des mangecrates et un tribalisme primaire ?

Alors que les Égyptiens savourent massivement dans les rues les fruits de leur révolution, nous, brouteurs de khat allons-nous nous laisser berner par le programme rance du candidat solitaire ?

Pendant que les Tunisiens recouvrent les droits démocratiques fondamentaux, nous djiboutiens, ébahis, applaudissons des promesses creuses qui n’ont pas été remplies dans les deux mandats précédents.

Que le président de la république dénonce le laxisme chronique de l’administration, sonadministration, à deux jours du scrutin présidentiel est une farce ! Que faisait-il ces douze dernières années ? Discours-garaaba que mâchent tous les qagaabas et les rentiers du système inégalitaire.

Les vrais démocrates ne broutent pas de cette herbe-là. Ils boycottent. Allons à la plage ce jour-là. Nous avons des plages formidables. Pourquoi les laisser aux seuls apatrides.

La vérité est que le bilan de ce gouvernement-Rpp est négatif. La tribalisation de l’administration publique, l’absentéisme, l’autorité inexistante de l’Etat…etc. Ce n’est pas nouveau. Ça dure 33 ans ! C’est la marque de fabrique du RPP et ses acolytes réunis sous le sigle plagié d’UMP. Et l’on voudrait voter pour les tares de ces enfants gâtés et embourgeoisés ? Réveillons-nous avant qu’il ne soit trop tard. Boycottons cette mascarade pour sauver notre pays.

Quand après douze ans de pouvoir et au 3ieme congres du Afar pen, IOG décide de lire trois phrases en afar c’est encore la même farce. Je ne vous parlerai pas ici de l’applaudimètre indécent de certains dans la salle, ni de l’orgasme buccal de la speakerine du JT afar du soir.

Simitril haw yah dimbotou hinnah, ambbo kah rifeen bokoolu hinah, mabakaqtaa rabtaway lakqo tuble inti (chanté par Abdalla lee gannat gey, citation de Toola Canfaxé ). Avant de balbutier l’afar, fallait donner un nom afar à au moins un de ces nouveaux quartiers construits dans les mandats épuisées monsieur le président.

Parmi les Barwaqho,les Hodans, les Wadajiirs et autres hommages aux cheicks du Golfe, fallait glisser un Wagari non ? Surtout que Arhiba et Einguela sont à l’agonie.

Il vous est facile monsieur le président de rendre hommage, dans J.A au vrai père de la Nation Ahmed Dini. Mais très difficile de l’honorer dans son pays où route, aéroport ou stade ne portent son nom.

Quand le Nord reste toujours une zone militarisée et que les natifs de cette région constituent moins de 1% de cette armée, ne parle-t-on pas d’une armée d’occupation ? Faut-il alors s’étonner qu’il y ait un climat de peur et parmi les nomades et parmi les militaires. Une bavure est vite arrivée !

Pour toutes ces raisons, boycottons !

Boycottons pour quitter la servitude volontaire.

Si le RPP détient arbitrairement le pouvoir et en abuse c’est parce que nous avons accepté d’abdiquer sans conviction ou de protester en silence.

Quand allons-nous dépasser le mur de la peur et sortir du mutisme de convenance pour arracher notre part de dignité et de justice à ceux qui nous croient à jamais asservis à une survie sans dignité ?

Sans contre-pouvoirs, aucune liberté ne s’octroie. Et ce ne sont pas les afars complices par cooptation et carriéristes, habillés en vert dans cette campagne qui parleront en notre nom.

Abdoulkader Mohamed.

Blog de Abdoulkader

Membre du CODED


COMMUNIQUE de l’intersyndicale UDT/UGTD

Djibouti : une dictature maintenue par la rente stratégique payée par les pays

Occidentaux

Après la chute de Ben Ali en Tunisie, de Moubarak en Egypte et la menace de renversement qui pèse sur Khadafi en Libye, un régime présentant les mêmes caractéristiques semble échapper à l’attention du monde. Il s’agit de l’autocratie anachronique et totalitaire mise en place par Ismael Omar Guelleh (IOG) à Djibouti.

 

Ce petit pays, qui accueille trois bases militaires importantes des pays démocratiques (La France, Les Etats –unis et le Japon) et des troupes d’autres pays européens (Allemagne, Espagne), est soumis depuis quelques décennies à une dictature familiale sous l’oeil complaisant du « monde libre ».

 

Vivant de la rente stratégique (plus de 60 millions de dollars par an environ) payée par les locataires des bases et des facilités portuaires, le régime d’IOG vient de lancer une offensive pour pouvoir se maintenir. Violant toutes les promesses données, IOG a modifié la Constitution en 2010 pour pouvoir briguer un 3eme mandat qui lui ouvrira la présidence à vie.

 

Une reconduite du régime d’IOG sera une catastrophe pour Djibouti, qui réunit tous les ingrédients pour provoquer une révolte généralisée : misère de la majorité de la population dont plus de 42% sont dans l’extrême pauvreté, taux de chômage de plus de 60%, absence totale des libertés, corruption institutionnalisée, inégalités sociales exacerbées, etc.

 

La manifestation historique qui a réuni le 18 février 2011 plus de 40 000 personnes et qui fut réprimée dans le sang a montré le rejet des Djiboutiens pour ce régime. Trois personnes au moins ont été tuées par la garde présidentielle, des dizaines d’autres blessées par des balles réelles et plus de 350 militants des partis politiques et des syndicats croupissent encore dans les prisons.

 

A bien des égards, le régime d’IOG s’apparente à celui de Ben Ali, le développement de l’éducation, de la santé et des infrastructures en moins. Comme le président tunisien déchu, IOG est un ancien de la sécurité politique formé ayant hérité des pratiques répressives de la colonisation, qui a profité de la maladie et la haine populaires. Et comme en Tunisie, sa belle-famille et sa famille proche ont mis en place le même système mafieux que les Trabesti pour contrôler les rouages de l’Etat et de l’économie en vue de piller les ressources du pays.

 

Comme pour la Tunisie, le régime djiboutien passe pour être un allié de l’Occident dans sa lutte contre le terrorisme et la piraterie dans l’Océan indien. Ce régime choisi par les démocraties occidentales et honni par le peuple djiboutien accumule tous les maux d’une dictature familiale qui interpellent tous les démocrates du monde entier :

 

– appropriation personnelle des ressources nationales et notamment de la rente stratégique par le Président, son clan et sa belle-famille

 

– destruction systématique de l’administration publique et toutes les règles républicaines remplacées par des procédures parallèles contrôlées par le président et son épouse

 

– institutionnalisation de la corruption et ouverture du pays à des banques et des investisseurs douteux pratiquant le blanchissement d’argent douteux.

 

– inexistence du moindre organe de presse indépendant suite à la politique systématique de harcèlement et d’emprisonnement des journalistes menée par le régime

 

– démantèlement des syndicats djiboutiens par l’interdiction de leurs actions, l’intimidation et l’emprisonnement des syndicalistes et leur remplacement par des fantoches à la solde du régime

 

– mise sous tutelle des associations de la société civile et suspicion et découragement de toute initiative autonome de quelque nature que ce soit.

 

Ainsi, contrairement à d’autres gouvernements autoritaires qui ont su laisser quelques espaces de liberté et d’activités entrepreneuriales, le régime djiboutien se distingue par son acharnement à interdire toute possibilité d’expression démocratique, politique, syndicale, associative et académique. L’étouffement et la terreur imposés par IOG et ses sbires sont aggravés par le fait que Djibouti est un petit pays où tout le monde se connaît.

 

C’est dans ces conditions que le président Guelleh prépare sa réélection le 8 avril 2011 pour un troisième mandat. A un moment où un vent de changement démocratique souffle dans le monde, un dictateur est en train de bâillonner son peuple et violer toutes les nouvelles normes démocratiques adoptées par l’Union africaine et l’Organisation internationale de la Francophonie pour se maintenir au pouvoir. Et ce sous le regard indifférent et même complaisant du monde entier et grâce à la rente stratégique payée par les démocraties occidentales.

 

Nous appelons à la solidarité et au soutien des démocrates français et européens pour aider le peuple djiboutien à se libérer de cette dictature et prendre en main son avenir comme en Tunisie, en Egypte.

 

Le porte-parole de l’Intersyndicale UDT/UGTD

Paris le 5/04/2011

Mohamed Doubad Wais


Interview de Mahdi Ibrahim God, Vice président de l’ARD, par Jean-Loup Schaal

Mahdi Ibrahim God, Vice-président de l’ARD, répond le mercredi 6 avril 2011 aux questions de Jean-Loup Schaal, président de l’ARDHD,  sur les élections du 8 avril 2011 à Djibouti. A deux jours de ces prétendues élections présidentielles, l’ARD explique sa position et appelle les Djiboutiens à boycotter cette mascarade ainsi qu’à manifester pacifiquement.

Lien avec la vidéo sur Youtube


Manifestation à Paris contre la mascarade électorale du 8 avril 2011 à Djibouti

Une manifestation contre la dictature du président Ismaël Omar Guelleh et contre sa mascarade électorale du 8 avril prochain à Djibouti, est organisée à Paris ce même vendredi 8 Avril 2011, devant l’ambassade de Djibouti, 26 rue Emile Menier, 75016 (Métro Porte Dauphine). La manifestation débutera à 11 heures.

Les forces démocratiques djiboutiennes, soutenues par des organisations démocratiques africaines et européennes, participeront à cette action de masse.

De nombreux Djiboutiens de France, de Belgique et du reste de l’Europe sont attendus.

Venons-y nombreux pour crier de nouveau à cette occasion notre rejet du dictateur Guelleh et de son régime.

La lutte continue.

Paris, le 6 avril 2011


Mise en ligne d’une pétition pour exiger la libération des prisonniers politiques de Djibouti, par le Collectif international de soutien aux prisonniers politiques de Djibouti

Cliquez ici pour signer la pétition pour la libération des prisonniers politiques de Djibouti

Texte de la pétition pour la libération des prisonniers politiques de Djibouti

Le Comité international pour la libération des prisonniers politiques de Djibouti demande la libération immédiate de tous les prisonniers politiques détenus arbitrairement à la prison centrale de Gabode, et illégalement dans les locaux de la police et de la gendarmerie où ils sont systématiquement torturés.

Plus de 90% de ces personnes ont été emprisonnées avant, pendant et après les manifestations pacifiques des 18 février et 4 mars 2011, les autres ayant été arrêtées lors des ratissages militaires menés par le gouvernement dans le Nord du pays à partir de mai 2010.

L’OMCT (Organisation mondiale contre la torture) et la FIDH (Fédération internationales des Droits de l’Homme) ont dénoncé ces arrestations et détentions arbitraires ainsi que les tortures infligées à ces prisonniers politiques.

Exigeons la libération de tous les prisonniers

collectifdesoutien@hotmail.fr

Le comité de coordination du Collectif international


Note d’information de l’ARD : Non à la forfaiture et à l’imposture !

                                          « La seule vraie politique est la politique du vrai » EDGAR FAURE

Djibouti, le 6 avril 2011

Lors de son troisième congrès de février 2010, l ‘Alliance Républicaine pour le Développement (ARD) avait vigoureusement dénoncé le coup d’état constitutionnel en préparation et ouvrant la voie à un troisième mandat illégal d’Ismaël Omar Guelleh.

 

Sur cette même lancée, notre parti solidement ancré au sein de l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) appelle le peuple Djiboutien à massivement boycotter la pseudo élection présidentielle du 8 avril prochain.

 

Cette énième farce électorale met cette fois aux prises un imposteur, candidat illégal, responsable de la régression de notre pays et un soi-disant challenger dont aucune affiche électorale ni programme ne sont visibles nulle part sur le territoire national.

 

La lutte contre le régime dictatorial et néo-patrimonial continue jusqu’à  la victoire finale.

 

A bas la dictature et l’imposture.

 

Alliance républicaine pour le développement (ARD)


Les violences visant l’opposition peu avant les élections du 8 avril doivent cesser, par Human Rights Watch

Djibouti : Le gouvernement devrait autoriser les manifestations pacifiques

(Londres, le 4 avril 2011) – Le gouvernement djiboutien devrait immédiatement mettre fin à la répression systématique qu’il mène à l’égard de l’opposition politique et de ceux qui émettent des critiques pacifiques, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Un scrutin présidentiel est prévu le 8 avril 2011, mais depuis le mois de février, le gouvernement a interdit toute manifestation et a procédé à des arrestations et poursuites arbitraires de manifestants pacifiques et de dirigeants de l’opposition.

« À l’approche des élections à Djibouti, le gouvernement a porté atteinte aux droits qui confèrent précisément à un scrutin son caractère libre et équitable », a expliqué Rona Peligal, directrice adjointe de la division Afrique de Human Rights Watch. « Les mouvements de contestation pacifiques organisés ailleurs dans la région ne justifient nullement le déni, par le gouvernement, des droits fondamentaux des citoyens. »

Depuis la dispersion, dans la violence, d’une manifestation pacifique organisée le 18 février et l’arrestation de dizaines de manifestants et de spectateurs, le gouvernement djiboutien a empêché à diverses reprises les rassemblements de contestataires. Les forces de sécurité ont réagi par la violence et procédé à des arrestations lorsque les manifestants ont quitté le périmètre assigné au rassemblement pour se diriger vers le stade national.

Le rassemblement du 18 février avait été convoqué pour protester contre un amendement à la constitution djiboutienne autorisant le Président Ismaël Omar Guelleh à briguer un troisième mandat le 8 avril. Les partis d’opposition s’élèvent également contre un système électoral opaque qui, à leurs yeux, privilégie injustement le président et son parti.

Parmi les personnes arrêtées le 18 février figurent trois dirigeants de partis de l’opposition politique qui ont été maintenus en garde à vue pendant un jour. Le gouvernement a ouvert des enquêtes judiciaires pour sédition à l’encontre de ces trois leaders mais ne les a pas inculpés. Plus de 100 personnes appréhendées ce jour-là ont été inculpées d’atteintes à l’intégrité physique ou psychique de la personne et de participation à une manifestation non autorisée.

Le 27 février, quelque 80 personnes ont été traduites devant un tribunal pour y être jugées. Après que le juge eut relaxé 40 accusés, les audiences ont été suspendues et le ministre de la Justice, Mohammed Barkat Abdillahi, a révoqué le juge et l’a remplacé. Des avocats de la défense ont signalé à Human Rights Watch que le nouveau juge s’était empressé de reconnaître coupables 25 accusés et les avait condamnés à des peines d’emprisonnement. Deux d’entre eux ont besoin de soins médicaux mais se sont vu refuser la visite d’un médecin.

D’autres sont toujours incarcérés. Selon la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), principale organisation de défense des droits humains à Djibouti, ces détenus comptent parmi un total de 71 prisonniers politiques à Djibouti.

L’opposition avait prévu des actions de protestation chaque vendredi jusqu’à l’élection. Cependant, aucune manifestation n’a eu lieu le 25 février en raison d’une présence policière massive sur la place située près du stade national, lieu des manifestations précédentes, et dans la rue menant à la place. Le 3 mars, le ministre de l’Intérieur, Yacin Elmi Bouh, a refusé d’octroyer une autorisation de manifester le lendemain, invoquant les violences du 18 février. Le 2 mars, le gouvernement a expulsé du pays Democracy International (DI).

Cette organisation, qui envoie des missions internationales d’observation électorale et est financée par l’agence américaine pour le développement international USAID, avait fourni des experts au gouvernement djiboutien pour l’assister dans la préparation du scrutin. L’ordre d’expulsion accusait DI d’être une « organisation illégale » appuyant les activités « séditieuses » de l’opposition.

Le harcèlement de l’opposition se poursuit à l’approche du scrutin présidentiel, a déclaré Human Rights Watch. Le 11 mars, les autorités ont appréhendé quatre dirigeants de partis politiques et les ont emmenés comme par enchantement hors de la ville quelques heures avant la tenue d’une manifestation qu’ils avaient prévue plus tard dans la journée. Rien ne semble indiquer que le gouvernement avait obtenu des mandats d’arrestation. Les quatre dirigeants ont été libérés en début de soirée ; aucune manifestation n’a eu lieu en leur absence.

Les partis de l’opposition politique, faisant valoir que le gouvernement Guelleh a rendu impossible la tenue de tout scrutin démocratique, ont choisi de ne pas présenter de candidats à l’élection présidentielle, se livrant de fait à un boycott. Le gouvernement s’est servi de cette décision comme excuse pour refuser de délivrer des permis autorisant la tenue de rassemblements devant le siège de l’opposition le 25 mars. Même si les rassemblements étaient destinés à attirer l’attention sur ce que l’opposition considère être des politiques contestables plutôt qu’à soutenir un candidat, le Ministère de l’Intérieur a déclaré que seuls les partis présentant des candidats pouvaient organiser des rassemblements publics au cours des deux semaines de cycle électoral.

L’interdiction générale frappant les manifestations enfreint l’article 15 de la constitution djiboutienne, qui protège le droit à la liberté d’expression. Elle viole également les articles 19 et 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel Djibouti est un État partie, qui consacrent le droit à la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique.

« Le harcèlement constant et les menaces répétées à l’encontre des leaders de l’opposition, ainsi que le refus de délivrer des autorisations de manifester, constituent des abus de pouvoir flagrants », a souligné Rona Peligal. « Manifester pacifiquement est un droit fondamental inhérent à toute société démocratique. »

Contexte

Depuis l’indépendance de Djibouti en 1977, la présidence du pays est assumée par une dynastie politique. En 1999, le Président Guelleh a succédé à son oncle, seule autre personne à avoir occupé la fonction de président. Guelleh a été réélu en 2005, alors que les partis de l’opposition boycottaient le scrutin, soutenant qu’ils n’auraient pu avoir librement accès à l’électorat et que le système électoral permettait aisément de frauder.

En avril 2005, immédiatement après sa réélection, Guelleh a déclaré au quotidien français Le Monde qu’il ne serait pas favorable à un amendement constitutionnel l’autorisant à assumer un troisième mandat. En 2008, la coalition de Guelleh a remporté tous les sièges au parlement djiboutien, après un nouveau boycott des élections par les partis d’opposition, ces derniers invoquant le caractère antidémocratique du système. En avril 2010, le parlement a modifié la constitution, abolissant la limitation du nombre de mandats.
À la suite de la décision de l’opposition de ne pas présenter de candidats contre Guelleh lors du prochain scrutin, seul un autre candidat reste en lice pour la présidentielle, l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Mohammed Warsama Raguah.

Fin 2010, DI a publié un rapport recommandant vivement au gouvernement de mettre sur pied une commission électorale indépendante et de réformer par ailleurs un système électoral opaque afin de répondre aux normes internationales minimales. Aucune des recommandations de DI n’a été mise en œuvre.

Djibouti ne possède pas de médias indépendants. C’est le gouvernement qui dirige le seul journal, la seule station de radio et la seule chaîne de télévision du pays. Un journal indépendant,  Le Renouveau, a été fermé en 2007 après que son rédacteur en chef eut été poursuivi en justice pour diffamation et eut fui le pays.

La LDDH, dirigée par Jean-Paul Noël Abdi, est la principale organisation de défense des droits humains à Djibouti. Noël Abdi a été arrêté à de nombreuses reprises en raison de son travail en faveur des droits humains. Il est actuellement inculpé de participation présumée à un mouvement insurrectionnel et encourt jusqu’à 15 ans de réclusion criminelle. Human Rights Watch n’a obtenu aucun élément crédible démontrant une quelconque implication de Noël Abdi dans un mouvement insurrectionnel. Noël Abdi a été remis en liberté pour raisons de santé, mais l’inculpation à son encontre n’a pas été levée.

Les gouvernements français et américain disposent de bases militaires à Djibouti et fournissent une assistance importante au gouvernement djiboutien. Ni l’un ni l’autre n’ont condamné publiquement les récents événements et la détérioration de la situation des droits humains dans le pays.

Human Rights Watch, le 4 avril 2011


CDS : Compte-rendu et vidéos de la manifestation du 1er avril 2011 à Bruxelles

 Voir les neuf vidéos de la manifestation

La manifestation de communauté djiboutiens à l’appel du Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS) a réuni les Djiboutiens en Belgique. Les oppositions djiboutiennes étaient fort présentes : tous les partis de l’UAD, les autres oppositions et la société civile.

UAD :

Mr Dahir AHMED FARAH president du MRD

Mr : Dr HAMAD DAOUD Représentant d’ARD en France

Mr : Mahamed MAHMOUD Représentant d’UDJ EN Belgique

 

GED : Mr : Ali ABDILLAHI IFTINE

 

LE CDS organisateur de la manifestation a représenté la société civile ;

Les responsables des oppositions et la société civile ont dénoncé le mascarade électorale le 08 avril et le troisième mandat illégal de Mr : Ismail OMAR GUELEH.

Ils ont rappelé les responsables de l’union européen les atrocités de système Guelleh qui refuse le minimum de la démocratie et qui piétine les droits de l’homme et ils les ont demandés de soutenir les valeurs qu’ils croient (la démocratie et les droits de l’homme).

Les responsables ont appelé de tous les djiboutiens à prendre leurs responsabilité pour secourir notre pays, le changement démocratique et la révolte contre le régime dictatorial et le troisième mandat illégal à l’instar des nos frères des pays arabes.

Le CDS a mis à la disposition des djiboutiens un compte bancaire pour la promotion de la démocratie à Djibouti.

N° de compte : BE 14000325918683

ASBL Congrès djiboutien pour la Solidarité

Parc du Peterbos, 1/16.  1070 Bruxelles.

 

Ismail BOUH ROBLEH

Président du Congrès Djiboutiens pour la Solidarité

(C D S)


IOG à Obock: défaite de l’imposture !

La campagne chaotique du candidat illégal à un troisième mandat anticonstitutionnel l’a conduit samedi matin à Obock, ville martyre et laboratoire des injustices du régime patrimonial institué depuis l’indépendance. Malgré les liasses de billets et autres ballots de khat généreusement distribués depuis quelques semaines par un ministre de la région en mal de promotion, la population d’Obock a dignement ignoré le cirque présidentiel.

La fédération locale de l’ARD a tenu à organiser une bruyante manifestation anti troisième mandat illégal au centre ville. Ce qui a fortement déstabilisé les sbires locaux et autres dépêchés de la capitale qui ont voulu étouffer la contestation en lâchant des militaires enragés contre les paisibles manifestants de l’opposition.

Au cours de la bousculade musclée, les prédateurs armés ont finalement battu en retraite, confisquant au passage quelques banderoles et mégaphones. Aux dernières nouvelles, cette protestation des Obockois aurait fortement perturbé le candidat illégal qui serait reparti plus tôt que prévu, constatant que la population de ce district sinistré n’était surtout pas disposée à écouter ses balivernes, car intimement convaincue que l’Emir de Haramous est le principal responsable du malheur du peuple djiboutien.

Ainsi va la campagne chaotique du candidat solitaire de 2005 et illégal de 2011, coupé du peuple, il en est réduit à défiler partout devant quelques centaines de figurants fatigués pour les besoins de la RTD quant il ne convoque pas JEUNE AFRIQUE à coup de centaines de millions de nos francs d’argent public.

Pour sa part, la fédération ARD d’Obock exige la restitution immédiate du matériel de sonorisation arraché des mains de ses militants par les prédateurs armés du régime. La lutte continue, et à Obock, comme partout sur le territoire national, un seul slogan reste de mise: Dégage IOG !

ARD, Rédaction de Réalité

Communiqué de presse : le calvaire de la population d’As-Eyla et de sa région Gobaad

Note d’information de l’Alliance républicaine pour le développement (ARD)

epi                         « La seule vraie politique est la politique du vrai » EDGAR FAURE

Suite aux graves exactions militaires contre les manifestants pacifiques de Yoboki le 30 mars 2011, le président de l’annexe ARD de Yoboki Mr ARRADO a été arrêté et est détenu en un lieu inconnu !

L’Alliance Républicaine pour le Développement :

– Exige la libération immédiate de Mr Arrado et la cessation des exactions contre des manifestants pacifiques qui constituent une violation manifeste à la liberté d’expression garantie par nôtre constitution

– Condamne le silence complice de la communauté internationale contre ces violations répétitives de la liberté d’expression et demande des sanctions internationales contre ce régime liberticide!

Alliance républicaine pour le développement (ARD)

Djibouti, le 31 mars 2011


Compte-rendu de la première réunion du comité de coordination du collectif international tenue à Paris le 25/03/2011

La première réunion de travail du comité de coordination du collectif international pour la libération des prisonniers politiques de Djibouti s’est tenue le samedi 25 mars 2011 à Paris de 14 heures 30 à 17 heures.

Le comité de coordination compte cinq membres :

1/ Mohamed Moussa Aïnaché ;

2/ Aïcha Dabalé ;

3/ Mohamed Doubad ;

4/ Hassan Cher Hared ;

5/ Maki Houmedgaba ;

 

La première réunion du comité de coordination a permis de prendre note une nouvelle fois de la situation préoccupante des prisonniers politiques de Djibouti et de lancer les premières actions du collectif international.

Le comité de coordination a dans un premier temps mis à jour la liste des prisonniers politiques détenus à Djibouti en fonction des nouvelles arrestations intervenues à Ali-Sabieh et de la remise en liberté provisoire de certains prisonniers.

Il reste néanmoins à déterminer avec plus de précision la liste des personnes détenues illégalement dans les commissariats et les gendarmeries de Djibouti.

Un logo du collectif international a été adopté, il sera affiché sur les documents d’information établis par le comité de coordination. Le logo est CISPP DJIBOUTI en noir et en rouge.

Le comité s’est félicité de recueillir de nouveau un grand nombre de soutiens au collectif international. Les noms de ces organisations et personnalités est rajoutée à la liste des premiers membres et soutiens du collectif.

Des syndicalistes souhaitent apporter leur soutien à la libération des prisonniers politiques de Djibouti. Les noms de ces personnalités viendront compléter la liste des syndicalistes défenseurs des prisonniers politiques de Djibouti.

Le texte d’une pétition pour la libération des prisonniers politiques de Djibouti a été adopté par le comité de coordination.

Le comité de coordination envisage d’appeler les membres et les soutiens du collectif à le retrouver le samedi 2 avril 2011 à Paris à l’occasion de la manifestation organisée contre le dictateur Guelleh et son complice Jeune Afrique au 57 bis rue d’Auteuil, 75016 Paris (Métro Michel Auteuil) à partir de 15 heures pour faire signer la pétition par un maximum de personnes.

Le comité de coordination a enfin mis en place un mail unique destiné à échanger entre les membres du comité et à communiquer au nom du comité. Il s’agit du mail :collectifdesoutien@hotmail.fr auquel nous invitons à adresser tout courrier destiné au comité de coordination.

Les citoyens djiboutiens, les amis démocrates et l’ensemble des partenaires membres ou soutiens du collectif international seront régulièrement informés des activités du comité de coordination.

Vous trouverez ci-joints toute la documentation de travail du comité de coordination.

Bien cordialement,

Le Comité de coordination

Paris, 30 mars 2011


Pétition pour la libération des prisonniers politiques djiboutiens

Collectif international de soutien aux prisonniers politiques de Djibouti

Un grand nombre de prisonniers politiques, pour la plupart non jugés,

détenus à Djibouti dans des conditions effroyables d’hygiène et de promiscuité

La République de Djibouti est un pays où la démocratie et le respect des droits Humains n’ont pas droit de cité depuis l’Indépendance nationale du 27 juin 1977.

Un grand nombre de prisonniers politiques croupissent dans la prison centrale de Gabode, beaucoup sans jugement, ou détenus en garde à vue dans les cellules de la police et de la gendarmerie.

Le président Ismaël Omar Guelleh a fait modifier la Constitution en avril 2010 par une assemblée nationale monocolore et soumise pour s’arroger un troisième mandat à la tête du pays, s’ouvrant ainsi la voie à une présidence à vie.

Ces prisonniers sont des étudiants de l’Université de Djibouti, des lycéens, des collégiens, des civils arrêtés lors des ratissages dans le Nord de Djibouti, mais aussi des militants et responsables des partis djiboutiens d’opposition regroupés au sein de  l’UAD et de l’UMD, et du FRUD.

Le seul crime de ces citoyens djiboutiens est d’avoir osé exercer leur droit de grève pour les étudiants et élèves, leur droit de manifestation pour de nombreux militants de l’Opposition (notamment lors de la grande manifestation pacifique à laquelle l’UAD avait appelé le 18 février 2011), ou tout simplement d’appartenir à l’Opposition.

Avant et pendant ces vagues d’arrestations arbitraires, le régime a perpétré de véritables exécutions extrajudiciaires et des actes de torture partout dans le pays : à Djibouti-ville, la capitale, à Tadjourah et à Obock au Nord, dans les districts de Dikhil (notamment à Hanlé) et d’Ali-Sabieh au Sud.

Un collectif international de soutien aux prisonniers politiques de  Djibouti a été constitué :

–         Pour obtenir la libération immédiate de personnes arbitrairement détenues ;

–         Pour faire cesser les tortures infligées à la plupart des prisonniers ;

–        Pour demander que Djibouti respecte les instruments juridiques pour la protection des mineurs, des femmes, et contre la torture qu’il a signés ;

–         Pour dénoncer les tentatives du pouvoir djiboutien de criminaliser l’action politique de l’opposition en république de Djibouti.

LE COLLECTIF INTERNATIONAL DE SOUTIEN AUX PRISONNIERS POLITIQUES DE DJIBOUTI

***

LISTE DES PRISONNIERS POLITIQUES DÉTENUS À DJIBOUTI

LISTE NON EXHAUSTIVE

1) Fahmi Mohamed Adaweh

2) Farhan Daher Gan

3) Elmi Omar Houssein

4) Adaweh Robleh dit Bouh

5) Ali Saleh Barreh

6) Idriss Abdi Aouled

7) Sadam Houssein Robleh

8) Liban Daoud Soubaneh

9) Mohamed Ahmed Djama dit Nasto

10) Fahmi Abdi Obsieh

11) Mohamed Rirache Miguil

12) Hassan Mohamed Hassan

13) Abdoulfatah Hassan Ibrahim

14) Hassan Amin Ahmed

15) Abdi Elmi Omar dit Germany

16) Omar Ali Ahmed

17) Abdi Osman dit Indhabuur

18) Bogoreh Robleh

19) Abdi Samireh

20) Hawa Waïss

21) Abdo Dabaleh Mohamed

22) Mohamed Kabo Idriss23) Abdo Houssein Ahmed

24) Kadir Abdillahi Yassin

25) Yacin Houssein

26) Saïd Houssein Robleh

27) Idriss Ali

28) Fayçal Djama

29) Omar Daher

30) Aboucheh Abmoule

31) Omar Mahamoud Okieh

32) Ismaël Abdillahi

33) Mohamed Kamil

34) Ali Nouho Houmed

35) Hadi Mohamed Moussa

36) Abdi Saïd : athlète national et international

37) Farah Abadid Hildid

38) Houssein Ahmed Farah

39) Houssein Robleh Dabar

40) Abdillahi Aden Ali

41) Moustapha Abdourahman Houssein

42) Mohamed Ibrahim Waïs

43) Mohamed Ahmed dit Jabha

44) Mohamed Ahmed Ibrahim (frère de Mahdi Ahmed décédé en prison)

LE COMITE DE COORDINATION DU COLLECTIF INTERNATIONAL

1/ Mohamed Moussa Aïnaché ;

2/ Aïcha Dabalé ;

3/ Mohamed Doubad ;

4/ Hassan Cher Hared ;

5/ Maki Houmedgaba ;

LES DELEGUES LOCAUX DU COMITE DE COORDINATION DU COLLECTIF INTERNATIONAL

Djibouti : Jean-Paul Abdi Noël ;

Etats-Unis et Canada : Abdourahman Waberi ;

LISTE DES ORGANISATIONS MEMBRES DU COLLECTIF INTERNATIONAL

DJIBOUTI:    

U.A.D : Union pour une Alternance Démocratique (ARD, MRD, UDJ) ;

A.R.D : Alliance Républicaine pour le Développement ;

M.R.D : Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement ;

U.D.J : Union pour la démocratie et la justice ;

U.M.D : Union des Mouvements Démocratiques (PND et PDD) ;

P.D.D : Parti Djiboutien pour le Développement ;

P.N.D : Parti National Démocratique ;

LDDH : Ligue Djiboutienne des Droits Humains ;

FRANCE :

FRUD : Front pour la restauration de l’unité et la démocratie ;

ORDHD : Observatoire pour le respect des droits humains à Djibouti ;

AFASPA : Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique ;

ADD : Association pour la promotion de la démocratie et  le développement ;

UGUTA-TOOSA ;

CODED : Collectif pour la démocratie à Djibouti ;

FEMMES SOLIDAIRES ;

BELGIQUE

FDP : Forum pour la démocratie et la paix ;

CDS : Congrès Djiboutien pour la Solidarité ;

SUISSE

UDDESC : Union Djiboutienne des Droits Economiques Sociaux et Culturels ;

CANADA

ADDC : Association  de la Diaspora Djiboutienne du Canada ;

ACSAO : Association Culturelle et Sportive des Afars d’Ottawa ;

APDDP : Association pour la promotion de la démocratie et du droit de la personne ;

ETATS-UNIS

A.A.A. : Afar Alliance Action

LISTE DES PERSONNALITES MEMBRES DU COLLECTIF INTERNATIONAL

Abdourahman Ali Waberi, écrivain et intellectuel ;

Abdourahman Boreh, homme d’affaires et personnalité politique ;

Mohamed Moussa Aïnaché, Ancien directeur de la RTD et personnalité politique ;

Mohamed Doubad Waïss, porte-parole pour l’Europe de l’Intersyndicale UDT/UGTD ;

Abdoulkader Mohamed ;

Hassan Abdi Aden ;

ORGANISATIONS ET PERSONNALITES DE SOUTIEN AU COLLECTIF INTERNATIONAL

ASSOCIATION SURVIE ;

ARDHD : Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti ;

Laurence Dawidovicz, Survie Paris ;

Jean-Loup Schaal, président de l’ARDHD ;

Maxime Gremetz, député de la Somme ;

Paris, le 30/03/2011


L’ADD appelle à une manifestation contre le dictateur Guelleh et son complice Jeune Afrique samedi 2 avril à Paris à partir de 15 heures

Décidément, il y a des comportements de bas étage qui ont la vie dure ici-bas. La complaisance du journal Jeune Afrique à l’endroit des dictatures en est un. Les lecteurs réguliers et un tant soit peu attentifs l’ont remarqué, le journal ne se lasse pas de présenter favorablement le président Ismaël Omar Guelleh et son action.

Au mépris de la réalité, de la vérité historique et de la déontologie journalistique, Jeune Afrique propose sans varier à ses lectrices et lecteurs une couverture médiatique peu objective de Djibouti sous Guelleh. Ses envoyés spéciaux sur le sol djiboutien ne donnent la parole qu’à Guelleh et à sa clientèle. Ils se gardent soigneusement d’informer du pays réel avec son cortège de chômage massif, de misère sociale criante, d’enfants mal nourris, de mères et pères de famille en détresse, d’atteintes multiples aux droits de l’Homme, faits dont rendent pourtant compte divers rapports internationaux.

Silence ou presque sur la révolte populaire, sur les manifestations massives, notamment celle historique du 18 février 2011, silence sur les arrestations, tortures, détentions sans motif, condamnations abusives et autres disparitions dont sont victimes opposants, défenseurs des droits de l’Homme et simples citoyens. Silence sur les circonstances de la mort des martyrs de la démocratie tombés sous les balles des forces de répression du régime le 18 février 2011. Silence sur l’interdiction de manifester et de tenir meeting qui frappe les partis politiques, ce qui revient à une dissolution de fait de ces organisations.

«Guelleh Superstar», «Djibouti voit grand», «Le Vrai Guelleh», tels sont les titres dithyrambiques que Jeune Afrique choisit pour le président Guelleh. Avec un contenu à l’avenant. Le très gouvernemental journal local La Nation ou le bulletin Le Progrès du parti au pouvoir, ne feraient pas mieux dans le registre de la flagornerie.

En revanche, le journal se montre des plus durs avec l’opposition qu’il traite de «non crédible», de «coquille vide». De même, il n’épargne pas la société civile djiboutienne dont il prétend qu’elle est, non pas muselée, mais tout simplement «absente».

Un vent de liberté historique peut souffler sur le monde arabe, la révolution populaire peut emporter dictateur après dictateur, à commencer par Ben Ali qui dirigeait d’une main de fer la Tunisie natale du fondateur et patron de Jeune Afrique, Béchir Ben Yahmed, dictateur que le journal savait aussi encenser, le monde peut donc changer, Jeune Afrique reste fidèle à ses amis despotes, en tout cas à Guelleh. Et cette fidélité au dictateur djiboutien, le journal n’a pas honte de l’affirmer.

Le dernier article de Jeune Afrique, paru dans le n°2619 du 20 au 26 mars 2011 sous le titre éloquent de «Le vrai Guelleh» et la signature de François Soudan, commence par ces mots: «Ismaïl Omar Guelleh, 63 ans, est un homme fidèle à …Jeune Afrique». Fidélité que, nous l’avons vu, le journal lui rend bien.

Voilà pourquoi, pour les démocrates djiboutiens, et pour beaucoup d’autres du continent, Jeune Afrique est un bastion de la dictature. Et qu’il doit être combattu comme tel. D’où la manifestation organisée devant et contre le journal et son ami Guelleh par des démocrates djiboutiens de France et de Belgique ce samedi 2 avril 2011 à l’appel de l’Association démocratie et Développement (ADD). C’est au 57 bis Rue d’Auteuil, 75016 à Paris (Métro Michel Auteuil) à partir de 15 heures. Venez-y nombreux dire Non aux complaisances et compromissions de Jeune Afrique.

Halte à la honte !

ADD, Paris, le 31/03/2011


CDS : appel à manifester le 1 avril 2011 à Bruxelles

Après la manifestation du 5 mars 2011 devant  les ambassades de France et des États-Unis d’Amérique, le Congres Djiboutien pour la Solidarité (CDS) appelle la communauté Djiboutienne de Belgique et du reste de l’Europe à venir manifester en soutien à la révolte populaire en cours dans notre pays

Le vendredi 1 avril 2011 à 14h 30 devant la Commission Européenne

 175, rue de la Loi (Métro Schuman).

La mobilisation sans précédent du peuple djiboutien pour réclamer dignité et liberté a fragilisé l’usurpateur Guelleh et mis à jour la dictature primaire que subissent nos sœurs et frères au quotidien.

Chères sœurs, chers frères, ne relâchons pas la pression. Venez nombreux pour demander justice.

Personnes contact

Mahamed ROBLEH BOURALE, Tél. 0486/355.827, roblehbourale@yahoo.fr

Ismail BOUH ROBLEH, Tél. 0483/366.186, bouhismail@yahoo.fr


Conférence de presse sur Djibouti à Bruxelles vendredi 1er avril 2011 par l’Association Cultures et Progrès (ACP)

ACP se mobilise en faveur de l’émergence et du renforcement de la société civile dans les pays ACP. Dans cette optique, en partenariat avec la FIDH, ACP publie un ouvrage collectif sur la situation des droits de l’Homme à Djibouti. À cette occasion, ACP ouvre le débat sur l’avenir du dialogue politique entre l’Union européenne et Djibouti récemment gagné par le vent de liberté qui souffle sur les pays arabes et du Maghreb. ACP vous invite à la présentation officielle de cet ouvrage. L’événement réunira des acteurs politiques, socioéconomiques et culturels européens et djiboutiens.

L’événement est organisé sous le patronage de Louis Michel, député européen, coprésident de l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE.

INSCRIPTION GRATUITE ICI

PLAN D’ACCÈS ICI

PROGRAMME ICI

 


Note d’information de la DDDH du 31 mars 2011 sur les mascarades électorales 

http://www.ardhd.org/photos/lddh/lddh01.jpg
Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 31 MARS 2011

Mascarades électorales

avec une campagne de répressions inadmissibles

NOTE D’INFORMATION DU 31 MARS 2011

Mascarades électorales avec une campagne de répressions inadmissibles, des incarcérations illégales et Arbitraires, des Disparitions forcées et des tortures musclées doublées de bains de sang intolérables.

Vendredi prochain des Elections Inconstitutionnelles suite à une modification de l’article 23 de la Constitution adoptée par voie référendaire en 1992 et modifiée le 8 avril 2010 par une poignée d’individus qui se réclament député, alors qu’ils sont en réalité des pions d’une Union de la mouvance présidentielle, sans appui ni crédibilité populaire.

Depuis, plus d’un an, la répression est à son apogée, les tortures en masse effectuées par des Forces armées qui se disent républicains mais pour les victimes ces Forces sont en réalité des milices à la solde d’un individu, dictateur passible de Crimes Organisés, Crimes contre l’Humanité et inéluctablement membre de la mafia transrégionale qui continue en toute Impunité d’avoir le soutien des puissances étrangères et le financement des Organisations Internationales comme le PNUD qui a financé le 8 mars 2011 (Journée mondiale de la Femme) une Organisation Maison présidée par l’épouse du dictateur, sans aucune vérification des fonds, hélas utilisés pour la campagne.

Toutes les manifestations contre le 3ème mandat, toutes les manifestations légitimes et fondées,  exigeant le départ immédiat du dictateur, qui règne par la peur et la terreur avec sa milice et ses brigades de la mort financées par les Impôts des contribuables des pays amis et du peuple Djiboutien, toutes ces manifestations pacifiques à la Tunisiennes sont réprimées avec tous les risques des dérapages d’une révolte incontournable.

Pratiquement tout le pays est sous occupation militaire, le couvre-feu est instauré « in facto » tous les soirs, l’utilisation des armes à feu par cette milice tueuses est autorisée comme les terroristes de la mafia de « l’Ecole d’Al Capone » avec violations de domiciles.

Encore hier 30 mars 2011 le feu a été ouvert par les Brigades de la mort, en effet, le colonel Mohamed Ibrahim de la garde rapprochée du dictateur et chef de camp du candidat illégal et inconstitutionnel était présent et probablement aurait donné ordre de tirer sur les jeunes manifestants.

Bilan : deux jeunes blessés dont DAOUD ISMAEL KAKO atteint au foie par balle, il est encore dans le coma, ALI LOUBAK ROBLEH sa mâchoire a été fracassée par balles.

Plusieurs personnes ont été arrêtés, d’autres ont disparu et deux responsables politiques de l’ARD parti politique de l’Opposition Djiboutienne ont été arrêtés.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) exige la libération immédiate de tous les prisonniers politiques.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains soutient le combat légitime des Djiboutiens qui ont pour objectif principal de se libérer d’un régime dictatorial comme en Tunisie.

Dans le cadre de la Prévention des conflits, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) lance un Appel pressant pour le départ immédiat du Dictateur, dont le maintien par la force ne peut qu’accélérer un conflit armé dont la capitale risque d’être la première visée et connaître des bains de sang au débordement incalculable.

Que Dieu protège notre Peuple.

NOEL ABDI Jean-Paul


Note d’information de la DDDH du 31 mars 2011 sur la libération des prisonniers politiques 

http://www.ardhd.org/photos/lddh/lddh01.jpg
Le Président

NOTE D’INFORMATION DU 31 MARS 2011

Libération de prisonniers politiques

NOTE D’INFORMATION DU 31 MARS 2011.

Hier mercredi 30 mars 2011, la Cour d’Appel a libéré des prisonniers politiques arbitrairement arrêtés sous des Faux Motifs sur ordres d’un Procureur de la République connu pour ses activités politiques et ses acharnements contre les défenseurs des Droits de l’Homme et les responsables politiques et militants de l’Opposition de l’Union pour l’Alternance Démocratique.

Les nullités soulevées par les Maître Foulié et Maître Zakaria, les deux avocats des victimes du dictateur candidat illégal et anticonstitutionnel, seront,  avec les débats en Audience Publique, diffusés dès la parution de l’Arrêt de la Cour d’Appel.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) suit avec beaucoup d’attention les atrocités, les acharnements et les harcèlements des militants, sympathisants et responsables de l’Opposition Djiboutienne légale qui continue à se battre pacifiquement pour libérer le pays du dictateur.

Ci-après la Liste des prisonniers politiques libérés :

–          ALI NOUHO HOUMED ;

–          ABDI MOHAMED MOUSSA ;

–          MOHAMED KAMIL MOHAMED ;

–          AHMED ISMAEL AWALEH.

RP n° 602/11 :   condamnation pour manifestation  politique à 8  mois de prison ferme;

–          BOGOREH ROBLEH GUEDI (souffrant et interdit de visite médical à l’hôpital Bouffard où il est régulièrement suivi, car son cas est grave;

–          ABDI ELMI OMAR dit Germany;

–          ABDI SAMIREH BOUH;

–          ABDOULFATAH HASSAN IBRAHIM (Secrétaire  Général du PDD;

–          HASSAN MOHAMED HASSAN (1er Vice-président du PDD)

–          ISMAÊL ABDILLAHI DOUALEH ;

–          OMAR ALI AHMED (garde de corps du député Aden Robleh)

–          OMAR MOHAMED ;

–          OMAR MAHAMOUD OKIEH ;

–          HASSAN AMIR AHMED ;

–          ABDOULKADER HOUSSEIN HAMAD ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains témoigne sa  Solidarité aux détenus du 9 février 2011 encore incarcérés arbitrairement à Nagad.

1) FARAH ABADID HILDID défenseur associé à la LDDH à titre individuel :

2) HOUSSEIN AHMED FARAH le frère de DAF ;

3) HOUSSEIN ROBLEH DABAR ;

4) ABDILLAHI ADEN ALI dit CORBEAU ;

5) MOUSTAPHA ABDOURAHMAN HOUSSEIN;

6) MOHAMED IBRAHIM WAISS;

Les Défenseurs des Droits de l’Homme ne vous oublient pas.

NOEL ABDI Jean-Paul

 

Communiqué de l’ARD du 30 mars 2011

 epi                 « La seule vraie politique est la politique du vrai » EDGAR FAURE

Ce mercredi 30 mars 2011, le candidat illégal à sa propre succession dépêche son aide de camp Mohamed Ibrahim pour préparer sa prochaine visite à Yoboki dans le cadre de la campagne électorale…

Un notable s’exclame : «  Les traces de la guerre civile de 1991 à 2000 sont encore visibles sur les murs de nos habitations, non seulement nous n’avons pas connu de Réhabilitation et indemnisations de la guerre comme c’est le cas sous toutes les latitudes mais nous n’avons ni électricité ni eau courante en 2011 et vous osez nous proposez de soutenir la reconduction de cette injustice permanente ? Allez-vous–en ! Maudits soyez-vous ! »

Malgré la distribution de khat et autres bakchichs, la population de Yoboki refuse de se mobiliser pour soutenir le candidat illégal et joignant le geste aux intentions, une foule compacte défile dans la rue pour manifester son refus d’un troisième mandat !

Sur ordre de la hiérarchie militaire locale, une pluie de balles réelles, de gaz lacrymogène et de matraques pleut sur les manifestants.

Bilan provisoire : deux blessés graves, Mrs Ali Loubak Robleh, la mâchoire fracassée et Daoud Ismael Kako sont évacués vers la capitale à l’hôpital Peltier où toute visite est interdite et des dizaines de blessés  sont laissés à l’abandon !

L’Alliance Républicaine pour le Développement ne se contentera pas de condamner cette barbarie et

-appelle le peuple Djiboutien à manifester tous les jours et partout sa solidarité avec leurs concitoyens Yobokois et rejeter un troisième mandat illégal ! 

                                                                    Le Président de l’ARD

                                                                   Ahmed Youssouf Houmed

Djibouti, le 30 mars 2011


Cassim Ahmed Dini nommé conseiller politique du président de l’ARD, Ahmed Youssouf Houmed


Vidéo de la manifestation du 18 février 2011

Vidéo de la manifestation du 18 février 2011 à Djibouti


Mémorandum de l’A.R.D du 1er février 2011

 epi

ALLIANCE RÉPUBLICAINE POUR LE DÉVELOPPEMENT

ARD

Djibouti le 1erfevrier 2011

Mémorandum de l’A.R.D

Depuis la question référendaire du 8 mai 1977 sur l’Indépendance, aucun scrutin ne s’est déroulé de manière transparente à Djibouti. L’élection présidentielle, prévue dans deux mois ne dérogera pas à cette règle.

En effet, du multipartisme limité, imposé par le fracas des armes en 1992, au multipartisme intégral, consécutif à l’accord de paix du 12 mai 2001, la situation n’a pas changé : un parti-Etat dirige le pays sans aucun contrepouvoir ; ses alliés réduits au rôle de satellites et ses rivaux de l’opposition démocratique empêchés de véritablement concourir à l’expression du suffrage universel. Le corollaire de ce monopole, c’est la généralisation de la corruption et de l’impunité, le gaspillage des ressources et la dégradation continue des conditions de vie de l’écrasante majorité de notre population.

Une telle injustice ne pouvant indéfiniment perdurer, le Peuple djiboutien, échaudé par toutes les mascarades électorales et déterminé à recouvrer sa liberté, s’est résolument engagé depuis quelques mois et jusqu’à la victoire, dans une mobilisation pacifique sous la conduite de l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) afin d’écrire lui-même un nouveau chapitre de son Histoire : celui du changement démocratique. L’Alliance Républicaine pour le Développement (ARD), partie prenante de l’UAD, s’inscrit pleinement dans cette voie, ultime chance pour épargner à notre pays un nouveau déchirement aux conséquences incalculables.

Ainsi, et c’est l’objet essentiel du présent mémorandum, si l’ARD est convaincue de la pertinence de son analyse (I) et farouchement résolue à mobiliser le Peuple pour l’avènement d’une réelle Démocratie (II), elle demeure ouverte au dialogue avec toutes les parties concernées quant à la définition consensuelle des modalités d’une transition pacifique (III).

I)                    Eléments pour une analyse du blocage actuel

Depuis l’Indépendance, Djibouti connaît une situation de conflit civil, ouvert ou latent. L’absence de tout espace d’expression démocratique et les multiples formes de ségrégation (régulièrement établies par les rapports du Département d’Etat américain) ont conduit à une confrontation armée dont la dernière a pris fin avec la signature de l’accord de paix du 12 mai 2001, salué par l’ensemble de la communauté internationale : Nations unies, Union Européenne, Ligue Arabe, Union Africaine, Etats-Unis d’Amérique, etc. Cet accord se proposait à la fois de remédier aux causes du conflit et d’en réparer les conséquences. Malgré son bien-fondé, cet engagement dans la voie pacifique par le recours au verdict des urnes n’a      malheureusement pas     permis ni d’instaurer la Démocratie ni encore moins de restaurer la paix civile.

Le constat ne fut pas difficile à dresser : il n’y a pas d’élection digne de ce nom car il n’y a pas d’électeur respecté dans ses droits et devoirs ; il n’y a pas d’électeur digne de ce nom car il n’y a pas de citoyen dont les droit pourtant inaliénables et constitutionnellement garantis seraient protégés et respectés. En clair, cette dictature sortie des urnes interdit toute expression libre d’une réelle société civile.

I.1) Législatives 2003 : une opposition spoliée de sa victoire

Assoiffé de liberté et de changement démocratique, le Peuple Djiboutien s’était massivement mobilisé au côté de l’UAD lors des premières élections pluralistes du pays dans le cadre d’un multipartisme intégral : les législatives du 10 janvier 2003. Rétention et falsification des listes électorales, violences militaires et policières à l’encontre des votants et des délégués de l’opposition, bourrage et confiscation des urnes, rédaction unilatérale des procès-verbaux fantaisistes, etc. : nul ne peut sérieusement nier le caractère massif des fraudes qui   ont détruit, ce jour-là les aspirations majoritaires au changement démocratique et depuis toute confiance dans quelque scrutin que ce soit, comme le démontre l’incontestable succès du boycott prôné dès lors par l’UAD.

Boycott lui-même imposé par l’absence de réponse de la part du chef de l’Etat à la correspondance que lui avait adressée l’UAD et dans laquelle étaient définies les conditions de transparence à garantir pour une participation aux élections. Enfin boycott qui, ajouté à la dénonciation par l’ARD (continuité historique du FRUD-armé cosignataire) de l’accord de paix du 12 mai 2001, dévoile le processus électoral en République de Djibouti tel qu’il est réellement : élément d’un vaste décorum à prétention démocratique uniquement destiné à la communauté internationale ! Mépris suprême d’une société civile étouffée au quotidien, mais déterminée à arracher son droit à la vie.

I.2) Une société civile étouffée

La raison d’être d’un parti politique, qui d’accéder au pouvoir par les urnes grâce au vote de ses électeurs, présuppose l’existence d’une réelle citoyenneté. Pour louable que soit cette posture, se focaliser sur le seul processus électoral et s’acharner à obtenir la participation des partis d’opposition est, du point de vue de l’ARD, une erreur d’analyse. Comme celle de ce passant qui, ayant perdu un soir les clés de son domicile, s’obstine à ne les rechercher que sous un réverbère, au prétexte que c’est la seule zone éclairée dans la rue. De nombreuses atteintes aux droits fondamentaux persistent, auxquelles il convient au préalable de remédier, comme le stipulait notre accord de paix :

–          Il existe une citoyenneté à plusieurs vitesses en vertu de laquelle une ségrégation divise et oppose les Djiboutiens dans l’accès aux pièces d’identité nationale, au marché de l’emploi, à l’Education, à la Santé et, d’une façon générale, aux politiques publiques initiées essentiellement grâce à l’aide internationale ;

–          Il n’existe aucun syndicat libre  toléré et le régime djiboutien est systématiquement dénoncé par les organisations syndicales internationales et le Bureau International du Travail ;

–          Il n’existe aucun presse indépendante tandis que les médias publics sont uniquement les instruments de propagande du parti-Etat au pouvoir ;

–          Le secteur associatif est rigoureusement contrôlé par le régime qui l’utilise comme moyen de captation de l’aide internationale à l’exception notable de l’unique organisation de défense des droits humains qu’est la LDDH.

–          Etc.

C’est donc le citoyen qu’il convient d’abord de restaurer dans ses droits fondamentaux. Et, faute d’avoir été jusqu’à présent écouté par la classe dirigeante des prédateurs, notre Peuple est désormais déterminé à se faire entendre dans la rue, conscient de la justesse de sa Cause et conforté par une récente actualité, véritable Bérézina des dictateurs se croyant éternels.

II)                  Mobilisation populaire et unité d’action

II.1) Mobilisation populaire

Depuis le congrès de l’A.R.D. de 2006 ayant décidé le recours à la Mobilisation Générale et à la désobéissance civique pacifique pour parvenir à nos fins, il est indéniable de constater que ce recours à la Mobilisation Générale a également été adopté par l’ensemble des forces politiques composant l’U.A.D et d’autres mouvements, forces, associations….Depuis le printemps 2010 date à laquelle cette Mobilisation a débuté à ce jour ce mouvement va crescendo et a conquis toutes les composantes du peuple ainsi que tous les régions de l’intérieur dépassant ainsi tous les obstacles et vaines tentatives de division..La Direction de l’ARD a toujours maintenu le contact avec ses militants et sympathisants, malgré leur criminalisation par le régime qui leur interdit tout travail salarié, son vice-président s’ayant même vu son passeport  et billet d’avion confisqué alors qu’il se rendait à une réunion de l’O.A.T. au Maroc.

II.2) Renforcement de l’unité d’action

L’UAD, malgré l’interdiction infondée du MRD, reste une coalition solide et sérieuse comme le démontre son unité d’action qui  a survécue  en toutes circonstances depuis 2006.

C’est pourquoi l’U.A.D. forte de sa cohésion et la cohérence de sa démarche invite toutes les formations politiques de l’opposition ainsi que de la société civile à  conjuguer leurs efforts avec les siens et à apporter leur contribution propre pour en finir unis avec une dictature aussi sournoise que malfaisante.

III)                Propositions pour une transition pacifique

Loin d’être l’expression d’un apolitisme, l’abstentionnisme à Djibouti traduit avant tout le bon sens citoyen : participer à des élections revient à cautionner une fraude généralisée. C’est donc tout l’environnement institutionnel qu’il convient au préalable d’assainir et de pacifier. Pour ce faire, l’ARD propose et, à défaut, entend imposer par la rue Djiboutienne :

1)      Le report de l’élection présidentielle

2)      La désignation d’un gouvernement d’union nationale chargé de mettre en place un cadre institutionnel véritablement démocratique par l’application de toutes les dispositions de l’accord de paix du 12 mai 2001, à savoir notamment

a)      L’octroi des pièces d’identité nationale à tous les citoyens sans discrimination,

b)      Le respect du droit syndical et associatif afin qu’émerge une véritable société civile,

c)      La refonte des listes électorales en les rendant conformes à l’état réel du corps électoral,

d)      La mise en place d’une Commission Electorale Nationale Indépendante intègre,

e)      La libéralisation de l’espace médiatique,

f)       La lutte contre la corruption, le népotisme et la concussion,

g)      Le retour des exilés chassés par le conflit civil,

3)      La rédaction d’une nouvelle Constitution garantissant une stricte séparation des pouvoirs,

4)      La promulgation d’une loi d’amnistie autorisant le retour des opposants politiques exilés.

Il appartiendra à toutes les parties concernées de se concerter afin d’arriver à une définition consensuelle de la composition et de la durée de ce gouvernement d’union nationale. C’est avant à la mise en place d’institutions solides qu’il convient de s’atteler et non perdre son temps dans l’inutile  recherche d’un improbable leader charismatique.

Sans toutes ces réformes, non seulement Djibouti ne connaitra pas la paix civile indispensable à toute Démocratie et à tout Développement, mais continuera d’exporter sa propre instabilité dans la région.

                                                                                                                         Pour l’ARD

                                                                                                                     Le Vice-président

                                                                                                                Adan Mohamed Abdou



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Dernières éditions

Edition mensuelle – mars 2011

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Editions mensuelles – mars 2011 Avril 2011

                      « La seule vraie politique est la politique du vrai » EDGAR FAURE

 

 Directeur de publication : Mohamed Ali Abdou.   Codirecteur : Mahdi Ibrahim A. God.   Email : realite_djibouti@yahoo.fr


S  o  m  m  a  i  r  e

 

S  o  m  m  a  i  r  e

 

30/03/2011 Communiqué de presse de l’ARD du 30 mars 2011
30/03/2011 Mémorandum de l’ARD du 1er février 2011
27/03/2011 Cassim Ahmed Dini nommé conseiller politique du président de l’ARD, Ahmed Youssouf Houmed
25/03/2011 ARD : Violences policières au Togo lors de la marche pacifique du 17 mars 2011 et Appel à une manifestation à Paris
24/03/2011 Grand meeting populaire et national demain vendredi à Djibouti
24/03/2011 LDDH : Arrestations des Jeunes d’Ali Sabieh le 21 mars puis incarcérés le 24 mars 2011.
24/03/2011 Communiqué de presse du 24 mars 2011 sur les répressions sauvages dans la capitale
23/03/2011 Note d’information du mercredi 23 mars 2011 : scandale d’un déni de justice
23/03/2011 Manifestation citoyenne du vendredi 11 mars 2011 à Arhiba
23/03/2011 Appel à manifester le 1 avril 2011 à Bruxelles
23/03/2011 Manifestations des démocrates djiboutiens à Bruxelles et à Ottawa
23/03/2011 L’Association Cultures et Progrès (ACP) organise vendredi 1er avril à Bruxelles une conférence sur les droits de l’homme à Djibouti
23/03/2011 «N’oublions pas Djibouti», déclare le Parti socialiste français
23/03/2011 Interview du porte-parole de l’A.R.D, Mohamed Ali Abdou
22/03/2011 Djibouti : une présidentielle qui s’annonce mal, par Sabine Cassou
19/03/2011 De 1967 à 2011: Le combat continue, par Cassim Ahmed
18/03/2011 LDDH : la Cour d’Appel face aux ingérences d’un premier magistrat en perte de vitesse
18/03/2011 LDDH : la cour d’Appel confirme la décision de son président Souleiman Cheikh Moussa
17/03/2011 Collectif  international de soutien aux prisonniers politiques de Djibouti
17/03/2011 Interview de Cassim Ahmed accordé à djiboutii.net
14/03/2011 Djibouti suspends US election mission (anglais)
14/03/2011 Appel à la conscience citoyenne, par Farah Abdillahi Miguil
13/03/2011 La soirée de gala du 12 mars 2011 à Paris comme si vous y étiez..
13/03/2011 Police et chahut à Paris contre la soirée du 3e mandat d’Ismaël Omar Guelleh
11/03/2011 Communiqué de presse de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD)
11/03/2011 Le point  de la journée de mobilisation du 11 mars 2011
11/03/2011 Libération des dirigeants de l’opposition
11/03/2011 Communiqué de presse de l’UAD le 11 mars 2011
11/03/2011 LDDH : ARRESTATIONS DES LEADERS DE L’OPPOSITION DJIBOUTIENNE
10/03/2011 Courrier du ministre de l’intérieur interdisant la manifestation du 11 mars à Djibouti
08/03/2011 LDDH : Brèves informations du 8 mars 2011
08/03/2011 LDDH : Diffusion d’information du 7 mars 2011
08/03/2011 LDDH : Liste des détenus politiques arrêtés après la manifestation du vendredi 18 février 2011
08/03/2011 Manifestation et journée de colère à Tadjourah, Obock et Balho le 8 mars 2011
08/03/2011 Appel pour une manifestation de soutien au peuple djiboutien prévue le 12 mars 2011 sur la Colline du Parlement à Ottawa
07/03/2011 Communiqué de la coalition UAD UMD le 7 mars 2011 : libérez les prisonniers politiques
07/03/2011 Un collégien de Tadjourah blessé par balle par un militaire
06/03/2011 ARD : Compte-rendu des manifestations de Bruxelles et Ottawa le samedi 5 mars 2011
06/03/2011 Compte-rendu de la manifestation du samedi 5 mars 2011 à Bruxelles par le FDP
06/03/2011 Compte-rendu de la manifestation du 05 mars 2011 à Ottawa par l’Association de la Diapora Djiboutienne au Canada (ADDC)
06/03/2011 Compte-rendu de la manifestation d’Ottawa le 5 mars 2011
05/03/2011 Deux communiqués de la coalition UAD UMD le 4 mars 2011
04/03/2011 Rassemblements à Djibouti vendredi 4 mars 2011 à l’appel de la coalition UAD / UMD
04/03/2011 Confirmation de la coalition UAD et UMD d’organiser la manifestation pacifique du 4 mars 2011
04/03/2011 Djibouti: Les autorités demandent le report d’une manifestation (Agence Reuter)
04/03/2011 Nouveau courrier du ministre de l’intérieur aux présidents de l’UAD et de l’UMD
04/03/2011 Courrier du ministre de l’intérieur à l’UAD et l’UMD demandant de différer la tenue de la manifestation du 4 mars
04/03/2011 Lettre de l’UAD et de l’UMD au ministre de l’intérieur informant de la manifestation pacifique du 4 mars
04/03/2011 Appel de l’ARD Europe à rejoindre les manifestations du samedi 5 mars 2011 à Bruxelles et Ottawa
03/03/2011 Manifestation djiboutienne à Ottawa samedi 5 mars 2011
03/03/2011 Appel à manifester du FDP samedi 5 mars 2011 à Bruxelles
02/03/2011 Lettre ouverte de la LDDH le mercredi 2 mars 2011 à Madame la juge d’instruction
02/03/2011 Les Obockois seront présents en masse pour le grand rendez-vous du 4 mars à Djibouti ville
01/03/2011 Communiqué de SURVIE : Soutien français aux dictatures : enfin le changement ?!
28/02/2011 Note d’information de la LDDH du 28 février 2011: Nagad et les Commissariats de police remplis
27/02/2011 MISE A JOUR DE LA LISTE DES PRISONNIERS POLITIQUES AU 27 FEVRIER 2O11
23/02/2011 Communiqué de presse de la coalition UAD / UMD : appel à rassemblement à Djibouti le vendredi 4 mars 2011, journée nationale de la colère populaire
01/02/2011 Communication de l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) le 1er février 2011

Communiqué de presse de l’ARD du 30 mars 2011

Ce mercredi 30 mars 2011, le candidat illégal à sa propre succession dépêche son aide de camp Mohamed Ibrahim pour préparer sa prochaine visite à Yoboki dans le cadre de la campagne électorale…

Un notable s’exclame : «  Les traces de la guerre civile de 1991 à 2000 sont encore visibles sur les murs de nos habitations, non seulement nous n’avons pas connu de Réhabilitation et indemnisations de la guerre comme c’est le cas sous toutes les latitudes mais nous n’avons ni électricité ni eau courante en 2011 et vous osez nous proposez de soutenir la reconduction de cette injustice permanente ? Allez-vous–en ! Maudits soyez-vous ! »

Malgré la distribution de khat et autres bakchichs, la population de Yoboki refuse de se mobiliser pour soutenir le candidat illégal et joignant le geste aux intentions, une foule compacte défile dans la rue pour manifester son refus d’un troisième mandat !

Sur ordre de la hiérarchie militaire locale, une pluie de balles réelles, de gaz lacrymogène et de matraques pleut sur les manifestants.

Bilan provisoire : deux blessés graves, Mrs Ali Loubak Robleh, la mâchoire fracassée et Daoud Ismael Kako sont évacués vers la capitale à l’hôpital Peltier où toute visite est interdite et des dizaines de blessés  sont laissés à l’abandon !

L’Alliance Républicaine pour le Développement ne se contentera pas de condamner cette barbarie et

-appelle le peuple Djiboutien à manifester tous les jours et partout sa solidarité avec leurs concitoyens Yobokois et rejeter un troisième mandat illégal ! 

                                                                    Le Président de l’ARD

                                                                   Ahmed Youssouf Houmed

Djibouti, le 30 mars 2011

Vidéo de la manifestation du 18 février 2011 à Djibouti

 

 


Mémorandum de l’ARD du 1er février 2011

ALLIANCE RÉPUBLICAINE POUR LE DÉVELOPPEMENT – ARD

 Djibouti le 1erfevrier 2011

Mémorandum de l’A.R.D

Depuis la question référendaire du 8 mai 1977 sur l’Indépendance, aucun scrutin ne s’est déroulé de manière transparente à Djibouti. L’élection présidentielle, prévue dans deux mois ne dérogera pas à cette règle.

En effet, du multipartisme limité, imposé par le fracas des armes en 1992, au multipartisme intégral, consécutif à l’accord de paix du 12 mai 2001, la situation n’a pas changé : un parti-Etat dirige le pays sans aucun contrepouvoir ; ses alliés réduits au rôle de satellites et ses rivaux de l’opposition démocratique empêchés de véritablement concourir à l’expression du suffrage universel. Le corollaire de ce monopole, c’est la généralisation de la corruption et de l’impunité, le gaspillage des ressources et la dégradation continue des conditions de vie de l’écrasante majorité de notre population.

Une telle injustice ne pouvant indéfiniment perdurer, le Peuple djiboutien, échaudé par toutes les mascarades électorales et déterminé à recouvrer sa liberté, s’est résolument engagé depuis quelques mois et jusqu’à la victoire, dans une mobilisation pacifique sous la conduite de l’Union pour l’Alternance Démocratique (UAD) afin d’écrire lui-même un nouveau chapitre de son Histoire : celui du changement démocratique. L’Alliance Républicaine pour le Développement (ARD), partie prenante de l’UAD, s’inscrit pleinement dans cette voie, ultime chance pour épargner à notre pays un nouveau déchirement aux conséquences incalculables.

Ainsi, et c’est l’objet essentiel du présent mémorandum, si l’ARD est convaincue de la pertinence de son analyse (I) et farouchement résolue à mobiliser le Peuple pour l’avènement d’une réelle Démocratie (II), elle demeure ouverte au dialogue avec toutes les parties concernées quant à la définition consensuelle des modalités d’une transition pacifique (III).

I)                    Eléments pour une analyse du blocage actuel

Depuis l’Indépendance, Djibouti connaît une situation de conflit civil, ouvert ou latent. L’absence de tout espace d’expression démocratique et les multiples formes de ségrégation (régulièrement établies par les rapports du Département d’Etat américain) ont conduit à une confrontation armée dont la dernière a pris fin avec la signature de l’accord de paix du 12 mai 2001, salué par l’ensemble de la communauté internationale : Nations unies, Union Européenne, Ligue Arabe, Union Africaine, Etats-Unis d’Amérique, etc. Cet accord se proposait à la fois de remédier aux causes du conflit et d’en réparer les conséquences. Malgré son bien-fondé, cet engagement dans la voie pacifique par le recours au verdict des urnes n’a      malheureusement pas     permis ni d’instaurer la Démocratie ni encore moins de restaurer la paix civile.

Le constat ne fut pas difficile à dresser : il n’y a pas d’élection digne de ce nom car il n’y a pas d’électeur respecté dans ses droits et devoirs ; il n’y a pas d’électeur digne de ce nom car il n’y a pas de citoyen dont les droit pourtant inaliénables et constitutionnellement garantis seraient protégés et respectés. En clair, cette dictature sortie des urnes interdit toute expression libre d’une réelle société civile.

I.1) Législatives 2003 : une opposition spoliée de sa victoire

Assoiffé de liberté et de changement démocratique, le Peuple Djiboutien s’était massivement mobilisé au côté de l’UAD lors des premières élections pluralistes du pays dans le cadre d’un multipartisme intégral : les législatives du 10 janvier 2003. Rétention et falsification des listes électorales, violences militaires et policières à l’encontre des votants et des délégués de l’opposition, bourrage et confiscation des urnes, rédaction unilatérale des procès-verbaux fantaisistes, etc. : nul ne peut sérieusement nier le caractère massif des fraudes qui   ont détruit, ce jour-là les aspirations majoritaires au changement démocratique et depuis toute confiance dans quelque scrutin que ce soit, comme le démontre l’incontestable succès du boycott prôné dès lors par l’UAD.

Boycott lui-même imposé par l’absence de réponse de la part du chef de l’Etat à la correspondance que lui avait adressée l’UAD et dans laquelle étaient définies les conditions de transparence à garantir pour une participation aux élections. Enfin boycott qui, ajouté à la dénonciation par l’ARD (continuité historique du FRUD-armé cosignataire) de l’accord de paix du 12 mai 2001, dévoile le processus électoral en République de Djibouti tel qu’il est réellement : élément d’un vaste décorum à prétention démocratique uniquement destiné à la communauté internationale ! Mépris suprême d’une société civile étouffée au quotidien, mais déterminée à arracher son droit à la vie.

I.2) Une société civile étouffée

La raison d’être d’un parti politique, qui d’accéder au pouvoir par les urnes grâce au vote de ses électeurs, présuppose l’existence d’une réelle citoyenneté. Pour louable que soit cette posture, se focaliser sur le seul processus électoral et s’acharner à obtenir la participation des partis d’opposition est, du point de vue de l’ARD, une erreur d’analyse. Comme celle de ce passant qui, ayant perdu un soir les clés de son domicile, s’obstine à ne les rechercher que sous un réverbère, au prétexte que c’est la seule zone éclairée dans la rue. De nombreuses atteintes aux droits fondamentaux persistent, auxquelles il convient au préalable de remédier, comme le stipulait notre accord de paix :

–          Il existe une citoyenneté à plusieurs vitesses en vertu de laquelle une ségrégation divise et oppose les Djiboutiens dans l’accès aux pièces d’identité nationale, au marché de l’emploi, à l’Education, à la Santé et, d’une façon générale, aux politiques publiques initiées essentiellement grâce à l’aide internationale ;

–          Il n’existe aucun syndicat libre  toléré et le régime djiboutien est systématiquement dénoncé par les organisations syndicales internationales et le Bureau International du Travail ;

–          Il n’existe aucun presse indépendante tandis que les médias publics sont uniquement les instruments de propagande du parti-Etat au pouvoir ;

–          Le secteur associatif est rigoureusement contrôlé par le régime qui l’utilise comme moyen de captation de l’aide internationale à l’exception notable de l’unique organisation de défense des droits humains qu’est la LDDH.

–          Etc.

C’est donc le citoyen qu’il convient d’abord de restaurer dans ses droits fondamentaux. Et, faute d’avoir été jusqu’à présent écouté par la classe dirigeante des prédateurs, notre Peuple est désormais déterminé à se faire entendre dans la rue, conscient de la justesse de sa Cause et conforté par une récente actualité, véritable Bérézina des dictateurs se croyant éternels.

II)                  Mobilisation populaire et unité d’action

II.1) Mobilisation populaire

Depuis le congrès de l’A.R.D. de 2006 ayant décidé le recours à la Mobilisation Générale et à la désobéissance civique pacifique pour parvenir à nos fins, il est indéniable de constater que ce recours à la Mobilisation Générale a également été adopté par l’ensemble des forces politiques composant l’U.A.D et d’autres mouvements, forces, associations….Depuis le printemps 2010 date à laquelle cette Mobilisation a débuté à ce jour ce mouvement va crescendo et a conquis toutes les composantes du peuple ainsi que tous les régions de l’intérieur dépassant ainsi tous les obstacles et vaines tentatives de division..La Direction de l’ARD a toujours maintenu le contact avec ses militants et sympathisants, malgré leur criminalisation par le régime qui leur interdit tout travail salarié, son vice-président s’ayant même vu son passeport  et billet d’avion confisqué alors qu’il se rendait à une réunion de l’O.A.T. au Maroc.

II.2) Renforcement de l’unité d’action

L’UAD, malgré l’interdiction infondée du MRD, reste une coalition solide et sérieuse comme le démontre son unité d’action qui  a survécue  en toutes circonstances depuis 2006.

C’est pourquoi l’U.A.D. forte de sa cohésion et la cohérence de sa démarche invite toutes les formations politiques de l’opposition ainsi que de la société civile à  conjuguer leurs efforts avec les siens et à apporter leur contribution propre pour en finir unis avec une dictature aussi sournoise que malfaisante.

III)                Propositions pour une transition pacifique

Loin d’être l’expression d’un apolitisme, l’abstentionnisme à Djibouti traduit avant tout le bon sens citoyen : participer à des élections revient à cautionner une fraude généralisée. C’est donc tout l’environnement institutionnel qu’il convient au préalable d’assainir et de pacifier. Pour ce faire, l’ARD propose et, à défaut, entend imposer par la rue Djiboutienne :

1)      Le report de l’élection présidentielle

2)      La désignation d’un gouvernement d’union nationale chargé de mettre en place un cadre institutionnel véritablement démocratique par l’application de toutes les dispositions de l’accord de paix du 12 mai 2001, à savoir notamment

a)      L’octroi des pièces d’identité nationale à tous les citoyens sans discrimination,

b)      Le respect du droit syndical et associatif afin qu’émerge une véritable société civile,

c)      La refonte des listes électorales en les rendant conformes à l’état réel du corps électoral,

d)      La mise en place d’une Commission Electorale Nationale Indépendante intègre,

e)      La libéralisation de l’espace médiatique,

f)       La lutte contre la corruption, le népotisme et la concussion,

g)      Le retour des exilés chassés par le conflit civil,

3)      La rédaction d’une nouvelle Constitution garantissant une stricte séparation des pouvoirs,

4)      La promulgation d’une loi d’amnistie autorisant le retour des opposants politiques exilés.

Il appartiendra à toutes les parties concernées de se concerter afin d’arriver à une définition consensuelle de la composition et de la durée de ce gouvernement d’union nationale. C’est avant à la mise en place d’institutions solides qu’il convient de s’atteler et non perdre son temps dans l’inutile  recherche d’un improbable leader charismatique.

Sans toutes ces réformes, non seulement Djibouti ne connaîtra pas la paix civile indispensable à toute Démocratie et à tout Développement, mais continuera d’exporter sa propre instabilité dans la région.

                                                                                                                         Pour l’ARD

                                                                                                                     Le Vice-président

                                                                                                                Adan Mohamed Abdou

Cassim Ahmed Dini nommé conseiller politique du président de l’ARD, Ahmed Youssouf Houmed

 

ALSAL INKI ADDA TAWQE XAAGUUY ABUK– RAQTIIY,

SUGTEEMIH GABBAAQUU KEE, YANI WAKTIH ASCOSSIH,AYYUFTAY ISI AMOH XIN LE.

 ANNI YAYSE ITTA MALAA KEE ESSER TELLEENIK  HINNAY

GABAT AGLE NELLUK EDDE TALLEENIM FAXXEENIK TAHAK GUBAL TAN YAN

EmailIL NET TANGOOROWEENIM DUDDAANAH: mohammedafarali@yahoo.com

  NORWAY

 

 

Dadal kak iyyaanam macaay?

 

Ahat gaba yassagalle mari butta – butta (horta horta ) kurrumma iyyeenih, Dariifal keenik yan caalatay ,tu sinnih elle yablen gurraa kee keenil yan caalatak ugut abak,Dadal macaay inta qangaral walalak ,adda fakoot kak aboonay.

 

Kulli horti abah yan taamak geytintem sitta fan gacisak, Dadal, inta qangara celta maqna kah talle innah abaanama.

Dadal yaanam uxxuxxossa haynek yakkeh yan Dadal gexsitih addat geytimtaama, yaanam. Ta gexso taamah exxaaxiy, takkeh iyyak ugut abak, away edde nan manoh caalatay, nee cayse waah iyyak ,nee cayselem nakkale manoh caalat fan nee gufselem nakkaleh nan korsih gexso, yaanama.

Arobbah caddol dadala yaanam, korsaay ayyuntinoo kee tu maddur caddol tatur leh iyyay yayse korsa fan edde gexaanah iyya yaanama.

2to baadih carbih lakal, dadal deqsitta qangara mango baaxooxal abinal asak geytimte.

1950 ta sanootak lakal, mango baaxooxa xixxibaanek tawqay immay ayyuntiinoo kee tu maddur gibdaabinak yassaqeenim maduudinnaon. Tohuk gexxaamah ,tahak calli takke gidi yaanamal qaalam Bankii kee qaalam lakqoh xisneh innah tan xisneena soolisen. Takkay immay, qaalam caddol baaxooxa fanal yan dadal baxsi baxxo baahak baahe. Tohuk gexxaamah, dadalte baaxooxaay ,dadale wayte baaxooxaay, dadalat tan baaxooxa axcuk ken muggaaqisen.

Fabrikah caddol dadalte Arobbah duwal dadalte baaxooxat  loowimeeniih, takkay, immay Afrikaay, Laatin Ameerikaa kee Aasiyat raqta baaxooxa, dadle wayte baaxooxay wadir raqte deqsiten. Asaaku, sacaarak guba raba raqta Afrikah baaxooxak (Itiyyobiya edde anuk) kaxxa baaca elle tan baaxooxay, dadal caddol kulli baaxooxak wadir raqte deqsitan. Ta gibdaabinih fidgah mango qayntih mala xayyooseeniih, mangom kak abinal asse. Baad caddol,mango Eglaali (NGO) ahih callih solteeh mango macal abak geytiman. Uxxussa haynek, dadal inta qangara Arobbah intit edde sugen caddok tayse caddoh fan korsah aban gexso,yaanamah tambullee.

Ayyunti keenih takkeh tan taamat gabat agle lem faxximta

Dadal ayyunti gabat agle maleh mayakka.

ALSI MISSILA

1Abbak raqtam baxi leeh caxak raddem kimbiro le

2. Allal taniimih gaba rubtek gurummal litom kok caxitta

3. Af meqe awka kee abiino meqe awka asaaluk assa

4. Aligge qaxah kok ayseway canno gadah kok aysewayDadal deqsitta qangarah, maqna elle temeete inna.

Dadal deqsita qangarah, maqna ayrook ayro dadalak, a saaku mango maqna kah antacawwayuk geytimta.  1950 tat sanat yen saakku  suge Tu maddur kee dadalaay, awayi waktil (qasril) sahada dadalak leh tan tu mabuluk mango  qaynatih maqna yeceen.

Ceelalloh Dadal kak yaanama ayyuntiino Dadalah aban Qaafiyat Dacayriiy, Tubarittoo kee gersi Dadal taamoomiiy, Dariifa Dacayriiy, Dimokraasi  kee meqe Xintoo kee Xiinissooy, Qadaalat Dacrissa Xinto geyaanam kee sahdayti  Cakki Dacrisaanamih tiyat axawah tan.  Dadal tiyal,mango uddur mango mari sissin tû mabul  xayyooseh yen.

 

Dadal tiyal mango adda edde yaabeenim kee xayyoosen tû mabul.

Waqdiiy, tu kak baritak bartan  Dadal weelok

Taham 18 to boolih sanatakay  Industrih uguugumo edde qembiseenik xabba haanam, gexsiisak sugen tû mabulu.Markisik kenem  elle axcuk ten innal, Dadal iyyaanam raq sinniimiy, ummattâ kabuuk tamaatu duddah iyya iyye.

Tû maddur  Dadalak yan tû mabulu.

A tû mabuluuy, 1960 to sanootat, axcihiiy 2 to qaalamih carbil, eddeey edde , too carbit tû maddur kak finqite baaxooxah marih catoh xayyoosen tû mabuluk ten. Taham Ameerika Arobba cattâ gideh soolisse Marshal plan deqsitta xisnek sugte . Dadal kak yaanam dibuk doolat kabuk takke abtot axawah taniimi, yaanam hinna iyyan.

Away yan wargih (Qasrih) tû mabulu.

Ta wargih (qasrih ) mari, Dadal kak yaanam Tû mabul kee afkanal yan qasrih mara yakkeenim kee sugte qaadaa kee tû mabuluk yaxxeereenimi, yaanama iyyan.Tahamak maqna Ameerikaa kee Arobba kataataanama, yaanama. Gersi kabuk kaadu, Dadal kak yaanam marin gabah wagittoo kee catok sinni duudaanama iyya mari yan. Ta mari, Dadalat tan baaxooxah marih gabah wagittok sinni duudaanamat amaate weenik Dadal mayana, iyyan. Toh akke wayya haytekiiy, manok gudet yan mara kee baaca aba luk yassaleeleqe mara yakkeenim raq maliiy, fanal keenik yan baxsi baar baahak baaha.

 Tahak dagal siinih xayyosnem Qafar Dacarsittoh Dadalih Egla (APDA) bicisseh tan ayyunti gabah assagolla deqsitah Buukul geyneh nan oyti. Ciggilta Bilol siinih kataysenno.

 

 

 

ARD  : violences policières au Togo lors de la marche pacifique du 17 mars 2011 et Appel à une manifestation à Paris

Violences policières au Togo lors de la marche pacifique du 17 mars 2011

Appel à une manifestation à Paris

 Le Collectif des organisations togolaises pour la défense des droits de l’Homme et les amis du Togo vous invite à participer à la manifestation pacifique qui aura lieu à Paris le :

Samedi 26 mars 2011 de 14h30 à 18 heures

Au Parvis des droits de l’Homme au Trocadéro

Cette manifestation qui réunira la diaspora togolaise et les amis du Togo, a pour objectifs :

– de protester contre la violente répression exercée par le pouvoir togolais lors de la marche pacifique organisée à Lomé le jeudi 17 mars 2011 ;

– d’exiger le retrait inconditionnel et immédiat du projet de loi liberticide du gouvernement togolais relatif aux conditions d’exercice de la liberté de réunion et de manifestation sur la voie publique ;

– de manifester la solidarité de la diaspora togolaise et des amis du Togo au peuple togolais dans sa lutte pour la liberté et la dignité ainsi qu’aux nombreuses victimes de la violente répression ;

– d’engager la diaspora togolaise à apporter leurs appuis multiformes, particulièrement financiers, aux partis politiques et à la société civile qui sont à l’avant-garde du combat du peuple togolais contre le système autocratique qui sévit au Togo depuis plus de quatre décennies ;

– d’appeler la diaspora togolaise et les amis du Togo à demeurer mobilisée et en alerte pour continuer à suivre et à relayer les informations sur la situation réelle des libertés et des droits de l’Homme au Togo auprès des opinions publiques, des gouvernements et des organisations internationales et non gouvernementales.

LA LUTTE POPULAIRE EST INVINCIBLE !

Le Comité d’action contre l’impunité et la torture au Togo (CACIT)

Le Conseil mondial de la diaspora togolaise (CMDT)

Synergie-Togo

La Fédération internationale de l’Alliance nationale pour le changement (FI-ANC).

Le Mouvement du 04 mars pour la Libération du Togo (MoLiTo)

 

 


Grand meeting populaire et national demain vendredi à Djibouti

A l’appel des partis politiques d’opposition, regroupés au sein de la coalition UMD/UAD, se tiendra demain vendredi 25 mars 2011 à 14 heures à Djibouti-ville, Avenue Nasser, devant les sièges du MRD et de l’UDJ, un grand meeting pacifique, populaire et national. Ce sera l’occasion pour l’Opposition d’informer le peuple djiboutien et de décider de la suite de la mobilisation nationale contre la dictature.

 

 

LDDH : Arrestations des Jeunes d’Ali Sabieh le 21 mars puis incarcérés le 24 mars 2011.

http://www.ardhd.org/photos/lddh/lddh01.jpg

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 26  MARS 2011

Arrestations des Jeunes d’Ali Sabieh le 21 mars puis incarcérés le 24 mars 2011

La répression révoltante s’amplifie et continue de s’abattre non seulement dans la capitale mais aussi dans les Régions comme Ali Sabieh.

– FARAH SAID AHMED ;

– SOULEIMAN SAID DABAR ;

– ABDOURAZAK AWALEH GUEDI ;

– SAID MOUSSA HOUFFANEH ;

– AHMED SAID HIGGEH ;

– SAAD SAID KAIREH ;

– KHAIREH DJAMA ASSOD.

Ces jeunes seraient arrêtés car ils ont manifesté pour trouver du travail car la discrimination bat dans la nouvelle politique de recrutement de gendarmes, de la Garde Républicaine et autres Corps de la Sécurité.

Cette nouvelle politique de recrutement sans prévision budgétaire laisse la porte ouverte à des renvois collectifs après le Coup d’Etat électoral du 8 avril 2011.

Espérons que ces jeunes seront directement relâchés de Gabode sans passer par le Parquet comme la dernière fois, dés que le Ministre dit Johar de cette région se serait rendu à Gabode un peu avant que le candidat sanguinaire se soit rendu à Ali Sabieh

NOEL ABDI Jean-Paul

BREVE DU 26  MARS 2011 Non aux ingérences de la BBC Somali Section.

http://www.ardhd.org/photos/lddh/lddh01.jpg

BREVE INFORMATION DU 26 MARS 2011

Non aux ingérences de la BBC Somali Section.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est sidérée des ingérences CONTRE LES ASPIRATIONS des populations djiboutiennes en cette période où la dictature est paniquée et n’a qu’un seule issue à savoir : torturer, emprisonner.

En effet, la BBC en Somalie qui ce matin 26 mars 2011 à 7 heures Djibouti  a diffusé sur ses ondes le communiqué provocateur interdisant le meeting de l’opposition. Que reçoit la BBC EN CONTREPARTIE du régime dictatorial en diffusant le communiqué du ministre de l’intérieur qui illégalement veut interdire un simple meeting de l’opposition ?

Il est intolérable de constater qu’une chaîne internationale bien écoutée par les Djiboutiens continue de tomber aussi bas dans son soutien intéressé à un dictateur. La BBC enfreint son image de marque en n’accordant aucune vérification auprès des leaders de l’Opposition ou même la Ligue Djiboutienne des Droits Humains qui ne cesse de dénoncer la manipulation de la Constitution, les absurdités de cette décision en violation aux Textes fondamentaux nationaux et internationaux concernant la Liberté d’expression, la Liberté de réunion et la Liberté de manifestation et dans un contexte politique où les risques d’un conflit armé, provoqués par les répressions sauvages et les crimes organisés, sont inquiétantes ;

La BBC outrepasse et s’ingère vulgairement dans les Affaires intérieures de Djibouti contrairement à Voice Of America (VOA), plus ouvert à tous les Partis. En effet, la BBC s’aligne directement aux positions provocatrices du régime impopulaire qui veut garder le pouvoir par la Force.

Déjà le couvre-feu est instauré le soir depuis trois mois dans les Régions d’Ali Sabieh et de Tadjourah et depuis le 18 février 2011 dans la capitale.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à la Direction de la BBC d’effectuer une enquête sur ce phénomène de discrimination à l’encontre des personnalités politiques de l’opposition.Il est temps à la BBC de comprendre que le combat de l’opposition djiboutienne est de combattre contre les mesures arbitraires, de dénoncer les dérives du dictateur, de mobiliser les populations djiboutiennes, de montrer au monde entier que l’usurpateur et son équipe n’ont plus de place au pouvoir.

Mais à écouter la BBC, on se demande si cette chaîne anglaise prend fait et cause afin d’amplifier le climat de peur, de participer à la diffusion de la campagne illégale et inconstitutionnelle qui se déroule dans des conditions insupportables avec de facto un couvre feu qui s’est abattu avec des violations de domicile, hier soir, à Balbala et dans d’autres quartiers de la capitale ?

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à la Direction de la BBC d’effectuer une enquête sur ce phénomène discrimination à l’encontre des personnalités politiques de l’Opposition.

NOEL ABDI Jean-Paul

Communiqué de presse du 24 mars 2011 sur les répressions sauvages dans la capitale

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Ces répressions sont des signes de provocation pour la guérilla urbaine

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 24 MARS 2011 SUR LES REPRRESIONS SAUVAGES DANS LA CAPITALE : SIGNES DE PROVOCATIONS POUR LA GUERILLA URBAINE.

ALERTE A LA COMMUNAUTE NATIONALE ET INTERNATIONALE FACE AUX ABSURDITES D’UN REGIME EN PLEINE DECADENCE…

IL EST TEMPS AUX FORCES ARMEES DJIBOUTIENNES ET ETRANGERES DE DEPLACER LEUR BIVOUAC.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), dénonce avec vigueur les bas mouvements des Forces de Sécurité Djiboutiennes, certainement avec l’assistance des Forces Etrangères sur le plan  logistique et surtout sur celui des renseignements.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains  (LDDH) lance un Appel pressant aux Forces Armées de notre pays de rester à la disposition de nos populations.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande aux Forces Armées et de  Sécurité de ne pas cautionner et surtout à ne pas être au Service du pitoyable candidat ex agent de la Police coloniale Française, naturellement récupéré ou recyclé dans le club de la mafia et des organisations des Crimes Organisés grâce à sa position de Chef de Cabinet de son Oncle le défunt Hassan Gouled Aptidon.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très inquiète de l’absurde « mise au point du Ministre de l’Intérieur en réponse la juste décision des leaders de l’Opposition de notre République à tenir un meeting de ses militants afin d’exprimer leur détermination à assumer leurs responsabilités  face aux dangers d’une anarchie dans le contexte  d’une préparation à un Coup d’Etat électoral, d’une insécurité sans cesse croissante, d’une répression intolérable et inadmissible, bref de la politique de Somalisation à outrance, orchestrée par l’IGAD et le PNUD (avec ses teeshirts aux emblèmes d’IOG financés entièrement par le PNUD et distribués par l’UNFD « l’Association Maison » le 8 mars 2011, Journée Internationale de la Femme), cette Somalisation basée sur des critères raciaux/ethniques/tribaux ne peut que déboucher sur un conflit interminable comme à Mogadiscio.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce les absurdités du Ministre de l’Intérieur dans sa déclaration d’interdiction diffusée hier soir  sur les antennes de la RTD et ce matin sur le journal gouvernementale financé par le Budget de l’Etat, en l’occurrence les Contribuables Djiboutiens et des pays amis.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) précise que l’article 14 du décret de 1993 dans un contexte où le multipartisme était totalement bafoué. Cet article 14 est précis et il n’est pas applicable à la Libre Expression et aux manifestations d’ordre purement politiques.

Si le Ministre de l’Intérieur a perdu la main sur ses faibles connaissances juridiques, si ce Ministre n’arrive pas à comprendre l’importance de l’alternance politique, s’il n’arrive pas à saisir au moins les textes juridiques et Législatifs en vigueur, alors, il est temps de lever l’ancre, car la Force et la Répression ont inévitablement une fin comme en Tunisie.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) met en garde la Communauté Nationale et Internationale des dangers imminents des INTERDICTIONS ABUSIVES ET PROVOCATRICES DU MINISTRE DE L’INTERIEUR ET DES FORCES DE REPRESSIONS sous la houlette d’un minable candidat.

NOEL ABDI Jean-Paul

NOTA BENE.

Ci-après l’article 14, ainsi que le Décret pour vous permettre de mieux comprendre l’absurdité de la Décision d’un Ministre dépassé dans ses analyses ou dans ses interprétations juridiques.

Un Décret d’application circonstancielle n’a aucune valeur législative pour modifier une Loi.

Cette Décision d’interdire sous un Faux Prétexte un simple Meeting montre à quel point le régime dictatorial est aux abois.

Article 14 : ‑ Peuvent seuls participer à la campagne électorale, les candidats ou les partis politiques ayant présenté un candidat dont la candidature a été admise par le Conseil Constitutionnel.

On a l’impression que ce Ministre n’a pas compris que l’Opposition Djiboutienne n’est pas en campagne électorale, car elle s’oppose avec vigueur aux mascarades électorales en cours consistant à imposer un Coup d’Etat Electoral, alors que le vent de la Démocratie et de l’Alternance politique et respect de la Constitution et des principes républicains sont le noble combat que même la LDDH, le Forces vives, ainsi que les Patriotes Djiboutiennes et Djiboutiens.

Le combat de l’Opposition Djiboutienne est de combattre contre l’arbitraires, de dénonce, les dérives du Dictateur, de mobiliser les Populations Djiboutiennes, de montrer au monde entier que l’usurpateur et son équipe n’ont plus de place au pouvoir.

 

 

Note d’information de la LDDH du mercredi 23 mars 2011 :

scandale d’un déni de justice: le parquet général est-il désemparé ?

Une chose est sûre, même si à une certaine époque, le président de la Ligue des Droits Humains fut inquiété pour « offense à la Justice » alors qu’aucune plainte n’avait été déposée.

Aujourd’hui, une chose est confirmée : la Justice Djiboutienne est victime des tiraillements par les Décisions scandaleuses de changement de Juge dans les Affaires politiques suite aux manifestations légales prévues par la Constitution et la loi sur les Partis politiques.

Pour preuve le juge de la Chambre des Flagrants Délits le Magistrat Souleiman C. MOUSSA a été éjecté de son audience du dimanche 27 février 2011.

Même le Parquet Général n’est pas épargné, c’est les cas de « la mise en touche » à la dernière minute du Procureur du Parquet Général, qui avait mercredi dernier déclaré que le Parquet de la République s’était basé sur des dossiers vides.

C’est dans cette ambiance d’instabilité du Parquet Général que le nouveau Procureur du Parquet Général « désigné d’office » a demandé à la Cour d’Appel de renvoyer l’Audience du 23 mars 2011 au détriment des prisonniers politiques abusivement et illégalement incarcérés pour avoir exprimé leur volonté à combattre le Coup d’Etat Electoral du 8 avril 2011 programmé avec le soutien des Forces Armées et des Forces de Sécurité.

En effet, la vaste manifestation populaire du 18 février 2011 a montré clairement la volonté des Djiboutiennes et des Djiboutiens d’exiger le départ immédiat du Dictateur.

Ce report de l’audience à, la semaine prochaine fait certainement suite à la Décision des Partis de l’Opposition légale de tenir un vaste Meeting en face du siège de l’UAD à l’Avenue Gamal Abdou Nasser.

Il va s’en dire les Manifestations populaires ont créé la psychose au sein du régime dictatorial qui est acculé à interdire les meetings de l’Opposition, même celle de vendredi 25 mars 2011.

Dès publication écrite dans le Journal publicitaire du Gouvernement le Journal la « Nation » de cette Décision provocatrice du Ministre de l’Intérieur, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains lancera des Appels dans le cadre de la Prévention des Conflits.

Ces mesures discriminatoires, et les obstructions aux activités des Partis légaux comme le MRD, le PND, l’ARD, l’UDJ et le PDD, ont créé par conséquent un Etat de Non Droit avec tous les risques de dérapages et les tentatives d’incitations à la révolte, aux conflits armés.

C’est dans ce climat d’insécurité qu’aujourd’hui, le 23 mars 2011, la Cour d’Appel a rapidement statué le renvoi, à la semaine prochaine 30 mars 2011 et a refusé de mettre en liberté provisoire les onze (11) et les quatre (4) condamnés par le Président du Tribunal des Flagrants délits, qui avait été désigné le 27 février, sur ordre du candidat-usurpateur, lors d’un procès inique, alors que le Président de la Cour des Flagrants Délit, après avoir, relaxé 40 détenus politique.

En effet, le courageux Magistrat fut  éjecté à pieds levés en pleine l’Audience par le Ministre de la Justice sur ordre du Premier Magistrat candidat illégal et inconstitutionnel.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est préoccupée par la décision de la Cour d’Appel du 23 mars gardant abusivement une dizaine de détenus politique dont les dossiers sont truffés de vice-formes, vices de procédures, sans aucune preuve, uniquement basés sur des procès-verbaux dignes la période Stalinienne.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains lance un Appel à tous les Organisations des Droits de l’Homme, ainsi qu’à l’Observatoire des Prisons et de l’Observatoire des Défenseurs des Droits de l’Homme d’envoyer des Missions d’Enquêtes afin d’établir, avant qu’il ne soit trop tard, un Rapport permettant éventuellement des poursuites contre le Dictateur au pouvoir.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)  demande la libération de tous les détenus politiques. La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), dans le cadre de la Prévention des Conflits  armées, notamment  en milieu urbain, reste très, très préoccupée  et en alerte.

Une liste alphabétique de toutes les victimes de la dictature sera dans les plus brefs délais établis avec nos commentaires. La liste des prisonniers/détenus relaxés suivront rapidement dès obtention des jugements.

NOEL ABDI Jean-Paul

PS
Il est regrettable de constater que le Ministère Public, par le biais du Procureur de la République lance maladroitement des mises en garde à vue à l’encontre des Défenseurs des Droits de l’Homme, qui ont pour Mission de témoigner, de dénoncer, de constater les Décisions hâtives sous la pression d’un Premier Magistrat avide du pouvoir, qui veut se maintenir par la Force et la Terreur, afin d’éviter les plaintes auprès des Juridictions Internationales à son encontre comme dans les Affaires de l’assassinat du Juge Borel, celui de  Boreh contre le Premier Magistrat et son épouse. Ces deux Affaires sont actuellement aux mains des Juges de Paris.

D’autres plaintes inéluctablement verront prochainement le jour sans oublier, les plaintes relatives : aux massacres d’Arhiba, aux Crimes contre l’Humanité et autres Crimes organisés à tendance mafieuses. Il est regrettable  d’apprendre que plusieurs victimes de l’Arbitraire sont encore  maintenues en prison  et que le Procureur de la République un certain Maki, lors de ses arrestations à caractère politiques, comme récemment les arrestations massives dignes de l’époque coloniale dans l’unique but de créer un climat de peur et d’insécurité dans le contexte de la préparation des prochaines élections mascarades, en faveur du dictateur passible de Crimes Organisés et hélas encore Premier Magistrat, qui bénéficie de l’impunité la plus absolue auprès des Juridictions Djiboutiennes.

Des enquêtes Indépendantes et/ou Internationales s’avèrent urgent, afin de connaître les Tortures physiques et morales, les Disparitions Forcées, ainsi que les situations carcérales au Centre de Rétention de Nagad et dans d’autres Centres secrets des Forces Armées.

Liste des quatre(4) et onze(11) maintenus injustement en prison car le Parquet Général n’a eu le temps d’étudier son dossier.
–          ALI NOUHO HOUMED ;

–          ABDI MOHAMED MOUSSA ;

–          MOHAMED KAMIL MOHAMED ;

–          AHMED ISMAEL AWALEH.

RP n° 602/11 : condamnation pour manifestation  politique à 8  mois de prison ferme;
–          BOGOREH ROBLEH GUEDI (souffrant et interdit de visite médical à l’hôpital Bouffard où il est régulièrement suivi, car son cas est grave);

–          ABDI ELMI OMAR dit Germany;

–          ABDI SAMIREH BOUH;

–          ABDOULFATAH HASSAN IBRAHIM (Secrétaire  Général du PDD;

–          HASSAN MOHAMED HASSAN (1er Vice-président du PDD)

–          ISMAÊL ABDILLAHI DOUALEH ;

–          OMAR ALI AHMED (garde de corps du député Aden Robleh)

–          OMAR MOHAMED ;

–          OMAR MAHAMOUD OKIEH ;

–          HASSAN AMIR AHMED ;

–          ABDOULKADER HOUSSEIN HAMAD ;

Solidarité aux détenus du 9 février 2011 encore à Nagad :

1) FARAH ABADID HILDID défenseur associé à la LDDH à titre individuel ;

2) HOUSSEIN AHMED FARAH le frère de DAF ;

3) HOUSSEIN ROBLEH DABAR ;

4) ABDILLAHI ADEN ALI dit CORBEAU ;

5) MOUSTAPHA ABDOURAHMAN HOUSSEIN;

6) MOHAMED IBRAHIM WAISS;

Les Défenseurs des droits de l’Homme ne vous oublient pas.

Manifestation citoyenne du vendredi 11 mars 2011 à Arhiba

Extrait vidéo

Appel à manifester le 1 avril 2011 à Bruxelles

Après la manifestation du 5 mars 2011 devant  les ambassades de France et des États-Unis d’Amérique, le Congres Djiboutien pour la Solidarité (CDS) appelle la communauté Djiboutienne de Belgique et du reste de l’Europe à venir manifester en soutien à la révolte populaire en cours dans notre pays

Le vendredi 1 avril 2011 à 14h 30 devant la Commission Européenne

 175, rue de la Loi (Métro Schuman).

La mobilisation sans précédent du peuple djiboutien pour réclamer dignité et liberté a fragilisé l’usurpateur Guelleh et mis à jour la dictature primaire que subissent nos sœurs et frères au quotidien.

Chères sœurs, chers frères, ne relâchons pas la pression. Venez nombreux pour demander justice.

Personnes contact

Mahamed ROBLEH BOURALE, Tél. 0486/355.827, roblehbourale@yahoo.fr

Ismail BOUH ROBLEH, Tél. 0483/366.186, bouhismail@yahoo.fr

Manifestations des démocrates djiboutiens à Bruxelles et à Ottawa

L’ARD appelle à participer aux manifestations qui auront lieu le samedi 26 mars 2011 à Ottawa au Canada et le vendredi 1er avril 2011 à Bruxelles en Belgique.

Le rassemblement d’Ottawa est organisé devant le Parlement fédéral du Canada par l’Association de la Diaspora djiboutienne du Canada (ADDC) à 14 heures et celui de Bruxelles se tient devant le siège de la commission européenne à l’appel du Congrès djiboutien pour la solidarité (CDS) à 14 heures 30.

Plus nombreux nous serons, plus nous serons entendus. Allons-y nombreux.

ARD Europe, 23/03/2011 

L’Association Cultures et Progrès (ACP) organise vendredi 1er avril à Bruxelles une conférence sur les droits de l’homme à Djibouti

L’Association Cultures et Progrès (ACP) organise le vendredi 1er avril 2011 à l’espace Moselle à Bruxelles une conférence de presse destinée à examiner la situation des droits de l’homme à Djibouti et de présenter un livre collectif sur les droits de l’Homme à Djibouti.

L’Espace Moselle accueillera les conférenciers et les invités à partir de 17 h 30 pour un évènement placé sous le patronage d’eurodéputé et ancien ministre belge Louis Michel.

Le député belge Alain Hutchinson anciennement président d’une mission parlementaire d’observation à Djibouti sera également présent à la conférence, aux côtés de MM. Florent Geel de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), Daher Ahmed Farah, président du MRD, formation de l’opposition djiboutienne, membre fondateur de la coalition de l’opposition djiboutienne UAD, l’Union pour l’alternance démocratique, ainsi que le belgo-djiboutien Ali Deberkalé, président de l’Association Cultures et Progrès (ACP).

Soyez nombreux à honorer de votre présence cet événement de la diaspora djiboutienne en Belgique.

ARD Europe, 23/03/2011 

«N’oublions pas Djibouti», déclare le Parti socialiste français

 Par la voix de son Secrétaire national à l’Europe et aux Relations internationales, Jean-Christophe Cambadélis, le Parti socialiste français a fait la déclaration suivante sur Djibouti le 18 mars 2011:

«Alors que le Printemps arabe représente un formidable espoir de démocratisation et d’émancipation des peuples, le Parti socialiste s’inquiète du durcissement de la situation à Djibouti. L’opposition politique y survit dans des conditions très difficiles, alors que la mise à l’écart de la presse internationale rend très difficile la collecte d’éléments objectifs et inquiète au plus haut point. Le silence du gouvernement français, alors même que notre pays y possède une base où stationnent 3.600 soldats, n’est pas acceptable.

La France doit demander le respect des droits humains en général, mais aussi des droits de l’opposition politique et de la liberté de la presse.» Paris, le 22/03/2011

Interview du porte-parole de l’A.R.D, Mohamed Ali Abdou

La dernière interview en ligne du porte-parole de l’A.R.D. Mr Mohamed Ali Abdou,  date de décembre 2009. Depuis, les choses ont beaucoup évolué…Nous avons jugé utile de l’interroger à nouveau sur le contexte sociopolitique très tendu à la veille d’un hold-up électoral programmé du candidat illégal à un troisième mandat anticonstitutionnel..

Le RPP et son chef sont en guerre contre le peuple djiboutien …

Réalité : Bonjour Mr le porte-parole ! Comment allez-vous et comment se portent l’A.R.D. et l’opposition un mois après la manifestation historique du 18 février  2011 ?

Mohamed Ali Abdou : Même entre guillemets, le 18 février n’était pas un échec mais au contraire un grand succès pour l’UAD qui a fait étalage de toute sa force en réunissant près de quarante mille personnes autour du stade Hassan Gouled dans une ambiance festive, tandis que le pouvoir en faisant parler les armes contre des manifestant(e)s à mains nues, a lui, apporté la démonstration qu’il était illégitime et tenterait à nouveau de passer en force le 8 avril prochain…

Réalité : Pouvez-vous tirer un bilan de cette journée et des suivantes ?

M.A.A. : On ne tire pas un bilan, même provisoire d’une bataille en cours…La répression continue avec la mise en résidence surveillée des présidents des partis de l’opposition, tortures des activistes emprisonnés, filature des militants actifs, écoutes téléphoniques… Le RPP et son chef   sont entrés en guerre contre le peuple Djiboutien …

Réalité : Que dit la communauté internationale et qu’attend-elle pour réagir, face à cette répression barbare d’une    autre époque ?

M.A.A. : Pour l’instant et officiellement, elle se tait et compte les points…et attend peut-être pour réagir qu’il y  ait davantage de morts ou que ses intérêts soient directement menacés par l’instabilité dans la capitale ! !!

Ce qui, au regard de la détermination de l’opposition pacifique et des intentions du candidat unique à sa propre succession, ne saurait tarder….

Réalité : Il n’est pas candidat unique cette fois-ci puisque l’ancien magistrat Mr Warsama lui servira de « sparring-partner »…

M.A.A. : Allons restons sérieux !

Mr Warsama ne peut pas être un Sparring Partner car ce dernier rend les coups !  Ce qui ne sera pas le cas de Mr Warsama, par ailleurs tout à fait respectable, il lui servira juste de … Punching ball ! C’est tout. Circulez, il n’y a rien à voir ni à entendre !

Réalité : Le gouvernement a chassé Democracy International avec laquelle il avait pourtant signé un Accord en bonne et due forme pour la promotion de la bonne gouvernance, la transparence électorale et…..

M.A.A. : Ce n’est pas la première fois que le gouvernement et son chef violent des Accords signés en grande pompe…

Il appartient désormais à la communauté internationale de tirer les conclusions de ces violations répétitives des engagements nationaux et internationaux souscrits par le régime despotique d’Ismaël Omar Guelleh et de l’impasse politique actuelle, conséquence du parjure officiel.

Réalité : Dans ces conditions, quelle est la marge de manœuvre d’une opposition légale ? Quel est le scénario qui risque de prévaloir à Djibouti ?

M.A.A. : La marge de manœuvre des démocrates n’est amoindrie qu’en apparence et les apparences sont souvent trompeuses…

Le RPP et son chef peuvent passer en force à chaque cirque électoral, mais ils ne peuvent pas en permanence mobiliser leurs ressources coercitives contre le peuple lequel peut et doit rester mobilisé pour la conquête de ses droits naturels au moindre cout humain et matériel, c’est une question de persévérance et de foi !

La balle est dans notre camp et nous en ferons le meilleur usage !

Que Dieu préserve notre pays d’une une autre décennie de conflit armé fratricide, mais  malheureusement le risque de voir nôtre capitale se transformer en Mogadiscio  n’est pas incertain….

Djibouti n’est pas la Tunisie, l’Egypte ou la Lybie ! Il faut se garder des comparaisons hâtives ! Nous ferons tout pour qu’elle ne se transforme pas non plus en Mogadiscio !

L’A.R.D. qui a décidé de recourir à la désobéissance civique pacifique dès 2006 reste cohérente dans sa démarche et n’a pas attendu les départs récents des dictateurs arabes pour conquérir les droits naturels du peuple Djiboutien auquel nous demandons  de ne pas tomber dans le piège tendu par le R.P.P. finissant et de ne quitter son domicile le 8 avril que pour se rendre à la mosquée ou à la plage, bref de boycotter activement la énième mascarade électorale du BEN ALI local. Et  se  préparer à déferler  dans la rue pour un tsunami politique pacifique avec pour seul mot d’ordre « WUTA !!! »…

Réalité : qui signifie ?

M.A.A. : Il comprendra, il est parait-il polyglotte à ses heures, on l’a récemment vu discourir à l’occasion du troisième congrès linguistique baptisé PEN organisé à dessein ces jours-ci dans notre capitale….

Propos recueillis par Maki Houmedgabale 23/03/2011 

 

 


Djibouti : une présidentielle qui s’annonce mal

Extrait de Posts Afrique, Par Sabine Cessou, 22/03/11

L’opposition djiboutienne va boycotter l’élection présidentielle du 8 avril, qui sera remportée sans problème par le président en place, Ismail Omar Guelleh, au pouvoir depuis 1999, dont le parti dirige l’ancienne colonie française depuis son indépendance en 1977. Pratique courante en Afrique, mais qui passe de plus en plus mal à l’heure des révolutions tunisienne et égyptienne : le chef de l’Etat a fait modifier la Constitution pour pouvoir briguer un troisième mandat…

Les opposants dénoncent une répression tous azimuts, depuis la  manifestation monstre du 18 février, au moins 20 000 personnes, qui s’est soldée par deux morts (un gendarme et un manifestant). Trois leaders de l’opposition, arrêtés après la manifestation, sont en résidence surveillée. Leurs résidences seraient encerclées par les forces de l’ordre. Quelque 200 personnes sont portées disparues depuis la manifestation, et des « révoltés » potentiels, y compris des mineurs, seraient « enlevés » par la police, qui demanderait ensuite 50 000 Francs djiboutiens (150 euros) pour les libérer.

Des membres de l’opposition, notamment de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD), accusent l’armée française d’assister sans rien faire à la répression – en envoyant des hélicoptères surveiller les manifestants, dans un pays hautement stratégique où se trouve la plus grande base militaire française, mais aussi une base américaine et une base japonaise. C’est de Djibouti, notamment, que les puissances occidentales mènent la bataille contre les pirates somaliens, et envoient des avions de chasse dans le cadre de l’opération militaire en cours en Libye.

Djibouti, principal débouché sur la mer de l’Ethiopie, est l’un des pays les plus pauvres du monde, et affiche un taux de chômage de 60 %.

 

 

De 1967 à 2011: Le combat continue

 

L’année dernière, Mahdi Ibrahim et moi avons été invités à Ottawa par nos amis Hassan Aden et Houssein Andoleh afin de participer à la commémoration des événements du 19 mars 1967. A cette occasion, j’ai constaté à quel point toutes les composantes de la diaspora djiboutienne se sentaient concernées par ce douloureux épisode de notre Histoire commune, au sens où nous avons tous été, peut-être à des moments et dans des contextes différents, victimes du fait colonial.

Un consensus s’était dégagé: pour comprendre ce qui nous arrive aujourd’hui et y faire face, nous devions éviter les pièges d’une instrumentalisation du passé à des fins de justification ou de contestation des discriminations actuelles. En clair, lorsque cela sera possible au pays, laissons les véritables historiens faire leur travail pour expliquer avec rigueur et impartialité les différentes phases de peuplement de ce qui est aujourd’hui notre patrie à tous: la République de Djibouti. Voilà pour ce qui est du passé.

Mais ce qui a été le plus frappant, et le plus prometteur pour la suite, c’est la nécessité unanimement reconnu d’une action unitaire de la diaspora contre la dictature. Et là, l’image que mes compatriotes du Canada ont envoyée à notre Peuple par leur mobilisation et leur soutien sans faille est exemplaire. A tel point que, tyran en tête,  le régime se bouscule sur les ondes locales d’Ottawa!

Alors, quel parallèle entre 1967 et aujourd’hui? Celui qui m’intéresse ici est le ressort de la révolte. En mars 1967, le Peuple n’a eu besoin de personne pour manifester son rejet du système colonial. Aujourd’hui non plus, il n’a pas à être constamment encadré dans la rue par des responsables de l’opposition pour dire à Ismaël Omar «Hirou» (il comprendra, c’est la version amharique du célèbre “dégage”). Je crois que si les femmes et les enfants manifestaient tous les jours et les jeunes tous les soirs (avec tout ce que cela suppose), l’appareil répressif, vite surmené, ne saurait plus où donner de la tête.

Cette constance dans le harcèlement, ajoutée à l’établissement d’un équilibre de la terreur (je ne comprends pas ceux qui supplient les militaires de ne pas tirer sur des civils) peut conduire à une sorte d’effondrement institutionnel, première phase d’un renversement complet du régime. Je crois qu’une révolution mentale doit s’accomplir (comme les Tunisiens l’ont fait en quelques jours): le militant qui obéit à un parti doit devenir le citoyen qui assume ses responsabilités. Là réside la clé de la victoire et je suis persuadé que mes compatriotes en sont largement capables.Aucun peuple au monde n’a demandé à une dictature l’autorisation de la renverser! C’est malheureusement ce qui se passait à chaque demande de manifestation de l’opposition  civile. Ce qui doit se passer ne peut absolument pas relever d’une quelconque légalité concédée par le régime. La Liberté s’arrache, mais ne se négocie pas. Il faut être encore plus déterminé que le dictateur, partir du principe qu’il n’y a rien à négocier avec lui et surtout agir en conséquence.

L’enjeu, c’est de restaurer fierté collective et dignité individuelle, pas de remplacer untel par untel. Pour mettre en place les institutions démocratiques, chaque communauté devra choisir les plus intègres d’entre elle, surtout des femmes neuves et des hommes neufs. C’est possible, il ne faut pas avoir peur de la liberté!

Cassim Ahmed Dini
19 Mars 2011

 

 


LDDH : la Cour d’Appel face aux ingérences d’un premier magistrat en perte de vitesse

Le Président

BREVES INFORMATIONS DU 17  MARS 2011

La Cour d’Appel face aux ingérences

d’un premier Magistrat en perte de vitesse.

Mercredi 16 mars 2011, la Cour d’Appel a courageusement relaxé plus d’une quarantaine de prisonniers politiques, suite au soulèvement du vent de Tunisie. Fait rarissime en République de Djibouti, le Parquet Général a demandé aux membres de la Cour d’Appel la relaxe soutenant que leur Dossiers étaient non seulement vide mais encore ne comportaient ni preuve matérielle, ni témoignages accablants.

Compte tenu de l’agressivité sans précédent du Ministre de la Justice et des affaires pénitentiaires totalement bouleversé et inquiet pour l’avenir de ses actions dans le secteur privé, c’est grâce à des Magistrats dignes de leur noble fonction comme le Magistrat Souleiman CHEICK MOUSSA et celui du Président de la Cour d’Appel qui a pris ce Jugement qui sera inscrit dans la jurisprudence djiboutienne.

Nous saurons son nom lors de l’établissement écrit de son jugement avec évidemment les listes nominatives de tous les prisonniers relaxés. Les avocats Maître Foulié et Maître Zakaria Abdillahi, ont sans ambages soulevé  un certain nombre de nullités flagrantes, dont, à notre avis, quatre (4) montrent le stade d’un délabrement d’une Justice lorsque quelques Juges « se mettent à genou » et font abstraction de leur Serment à Juger en leur âme et conscience sans aucune interférence extérieure.

Les quatre nullités choquantes sont :

1. Nullité lors des arrestations, car plusieurs personnes ont été arrêtées manu militari à leur domicile entre 2 heures et 5 heures du matin en dehors des horaires légales et en violation du Code de Procédure Pénale ;

2. Nullité de la garde à vue, car toutes les victimes des rapts que les Forces de Sécurité ont opérés sans assistance d’un avocat ni d’un médecin, laquelle garde à vue a été prolongées abusivement sans l’autorisation écrite du Parquet de la République ;

3. Nullité lors des condamnations du Procès en 1er Instance du Tribunal des flagrants délits, prises après que le Président de la Cour des Flagrants Délits eut été manu militari chassé de l’Audience qu’il présidait car il avait tout simplement relaxé 40 prisonniers politiques, dont les dossiers étaient vides.

4. Nullité flagrante entre le nom et la signature apposée  au jugement ; le nom figurant sur le jugement est celui du Magistrat Souleiman et la signature est une autre que celle du Juge cité. Cette  erreur flagrante est certainement volontaire et l’on doit considérer comme une « Usurpation de nom »,

5. Qu’après, l’Appel interjeté par les avocats des victimes du régime, Maître Zakaria et Maître Foulié ont démontré aux membres de  la Cour d’Appel, l’existence d’un Faux ou plus exactement d’une Usurpation de nom, inimaginable et inconcevable, mais possible. En effet, le jugement aurait été pris au nom du Président de la Cour,  qui avait été « éjecté » par décision verbale du Ministre des Affaires Pénitentiaires, qui s’est rendu au Tribunal pour mettre fin aux décisions en cours d’un Magistrat en exercice, dont la présence du Ministre de la Justice au Tribunal par Abus de Pouvoir en violation à la l’Indépendance des Magistrats en exercices ;

6. Qu’il est bon de rappeler que le 1er Magistrat pour des raisons personnelles a interdit par un simple Décret sans structure juridique et paradoxalement basé sur un faux document établi pour la circonstance., il est bon de rappeler que l ’Affaire MRD contre l’Etat suit son cours à la Cour Suprême.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) :

– Rappelle que,150 personnes ont été illégalement incarcérés sur de fausses allégations fabriquées de toute pièce par les Forces dite de Sécurité et le Ministère Public aux ordres du Dictateur-usurpateur Ismaël Omar, afin de soutenir le climat de peur et de terreur d’autant plus que son régime en décadence ;

– Dénonce toutes les mesures de Répressions inacceptables et intolérables, suite à la manifestation grandiose et populaire du Vendredi 18 mars 2011 après les prières dans les Mosquées ;

– Reste très préoccupée de toutes les mesures de répressions des Forces armées au service d’un Individu, dont les exactions et sévices restent constamment Impunis ;

– Demande aux Organisations des Droits de l’Homme, aux Avocats Sans Frontière, à Reporters Sans Frontière de se mobiliser pour l’envoi d’une Mission d’Enquête Internationale dans le cadre de la Prévention des conflits ;

– Suit avec inquiétude les Répressions dangereuses aux dérapages imprévisibles dont les seuls responsables seront les leaders Politiques du Régime et leurs milices armées financées par des Forces Extérieures, Répressions aux risques alarmants, qui continuent encore car l’Opposition maintient  la pression populaire pour le départ immédiat d’Ismaël Omar Guelleh dictateur membre de la mafia transrégionale et passible de Crimes de Génocide, à Arhiba,
au Nord et au Sud de la République ;

– Reste sidérée par l’ampleur des représailles en particulier à Balbala, et au PK12, en l’espace de deux dernières nuits avec environ deux cents (200) arrestations/disparitions. Une grande partie des arrestations arbitraires et nocturnes sont suivis de déportations dans des Centres de Concentration probablement dans des Camps militaires comme celui du nouveau Camp d’Ali Counayeh, que les Forces des Etats-Unis sont entrain de construire, tout comme  dans le Centre de Tortures sophistiqués de la Police Politique sise au Plateau du Serpent, actuellement financée par la Chine au service de l’Administration de Washington et de New-York.

Dès réception le nom des victimes libérées et celles encore séquestrées par les Forces de Sécurité au service du Dictateur et non au service des Contribuables Djiboutiens et de l’Etat de Djibouti, la LDDH continuera à tenir informer les Défenseurs des Droits de l’Homme et nos compatriotes.

NOEL ABDI Jean-Paul.

 

 

LDDH : la cour d’Appel confirme la décision de son président Souleiman Cheikh Moussa

Le Président

BREVES INFORMATIONS DU 10  MARS 2011

La Cour d’Appel a confirmé la décision du Président SOULEIMAN CHEICK MOUSSA

Le 27 février 2011, quarante (40) prisonniers politiques mis en détention arbitraire sur ordre du Ministère public, ont été purement relaxés par la Cour des Flagrants délits, car leur dossier était vide.

L’unique et vrai reproche était  d’osé à  manifester pacifiquement contre le 3ème mandat illégal et inconstitutionnel du dictateur-usurpateur l’individu Ismaël Omar Guelleh, conformément à l’article 15 de la Constitution issue du Référendum du 4 septembre 1992, qui stipule : « Chacun  a le droit d’exprimer et de diffuser librement ses opinions par la parole, la plume et l’image… »

Le mardi 8 mars 2011, la Cour d’Appel de Djibouti a confirmé les Décisions judiciaires de relaxe prises, le 27 févier 2011, par  Président Souleiman CHEICK MOUSSA, qui avait été débarqué alors qu’il était en pleine Audience, par le Ministre de la Justice et chargé des Prisons et sur ordre du Premier Magistrat.

Faut-il rappeler que cette Décision judiciaire a eu lieu un mois, jour pour jour, du Coup d’Electoral programmé par l’équipe dictatoriale encore au pouvoir qui règne par la peur et la terreur, tout en bafouant la Constitution adoptée par Référendum et non par une Assemblée de la mouvance présidentielle composée d’une soixante de membres mal élus.

Reste à savoir, si le Ministre du Centre Pénitencier de Gabode va encore s’entêter à les garder de force  en prison,  en  violation  flagrante des décisions judiciaires ; faits délictuels passibles de Haute Trahison.

Quant à la Chambre d’Accusation de  la Cour d’Appel, qui aurait été saisie par le Procureur général a rejeté la demande de Liberté provisoire, pour 6 autres détenus sur le faux motif « d’insurrection », sans aucun élément introduit  jusqu’à présent auprès de la Juge d’instruction du Cabinet A.

Il s’agit de :

1) FARAH ABADID HILDID défenseur associé à la LDDH à titre individuel ;

2) HOUSSEIN AHMED FARAH le frère de DAF ;

3) HOUSSEIN ROBLEH DABAR ;

4) ABDILLAHI ADEN ALI dit CORBEAU ;

5) MOUSTAPHA ABDOURAHMAN HOUSSEIN ;

6) MOHAMED IBRAHIM WAISS ;

Les Défenseurs des droits de l’Homme ne vous oublient pas.

NOEL ABDI Jean-Paul

 

 

Collectif  international de soutien aux prisonniers politiques de Djibouti 

Un grand nombre de prisonniers politiques, pour la plupart non jugés,

détenus à Djibouti dans des conditions effroyables d’hygiène et de promiscuité

La République de Djibouti est un pays où la démocratie et le respect des droits Humains n’ont pas droit de cité depuis l’Indépendance nationale du 27 juin 1977.

Un grand nombre de prisonniers politiques croupissent dans la prison centrale de Gabode, beaucoup sans jugement, ou détenus en garde à vue dans les cellules de la police et de la gendarmerie.

Le président Ismaël Omar Guelleh a fait modifier la Constitution en avril 2010 par une assemblée nationale monocolore et soumise pour s’arroger un troisième mandat à la tête du pays, s’ouvrant ainsi la voie à une présidence à vie.

Ces prisonniers sont des étudiants de l’Université de Djibouti, des lycéens, des collégiens, des civils arrêtés lors des ratissages dans le Nord de Djibouti, mais aussi des militants et responsables des partis djiboutiens d’opposition regroupés au sein de  l’UAD et de l’UMD, et du FRUD.

Le seul crime de ces citoyens djiboutiens est d’avoir osé exercer leur droit de grève pour les étudiants et élèves, leur droit de manifestation pour de nombreux militants de l’Opposition (notamment lors de la grande manifestation pacifique à laquelle l’UAD avait appelé le 18 février 2011), ou tout simplement d’appartenir à l’Opposition.

Avant et pendant ces vagues d’arrestations arbitraires, le régime a perpétré de véritables exécutions extrajudiciaires et des actes de torture partout dans le pays : à Djibouti-ville, la capitale, à Tadjourah et à Obock au Nord, dans les districts de Dikhil (notamment à Hanlé) et d’Ali-Sabieh au Sud.

Un collectif international de soutien aux prisonniers politiques de  Djibouti a été constitué :

–         Pour obtenir la libération immédiate de personnes arbitrairement détenues ;

–         Pour faire cesser les tortures infligées à la plupart des prisonniers ;

–        Pour demander que Djibouti respecte les instruments juridiques pour la protection des mineurs, des femmes, et contre la torture qu’il a signés ;

–         Pour dénoncer les tentatives du pouvoir djiboutien de criminaliser l’action politique de l’opposition en république de Djibouti.

LE COLLECTIF INTERNATIONAL DE SOUTIEN AUX PRISONNIERS POLITIQUES DE DJIBOUTI

***

LISTE DES PRISONNIERS POLITIQUES DÉTENUS À DJIBOUTI

LISTE NON EXHAUSTIVE

1) Fahmi Mohamed Adaweh

2) Farhan Daher Gan

3) Elmi Omar Houssein

4) Adaweh Robleh dit Bouh

5) Ali Saleh Barreh

6) Idriss Abdi Aouled

7) Sadam Houssein Robleh

8) Liban Daoud Soubaneh

9) Mohamed Ahmed Djama dit Nasto

10) Fahmi Abdi Obsieh

11) Mohamed Rirache Miguil

12) Hassan Mohamed Hassan

13) Abdoulfatah Hassan Ibrahim

14) Hassan Amin Ahmed

15) Abdi Elmi Omar dit Germany

16) Omar Ali Ahmed

17) Abdi Osman dit Indhabuur

18) Bogoreh Robleh

19) Abdi Samireh

20) Hawa Waïss

21) Abdo Dabaleh Mohamed

22) Mohamed Kabo Idriss

23) Abdo Houssein Ahmed

24) Kadir Abdillahi Yassin

25) Yacin Houssein

26) Saïd Houssein Robleh

27) Idriss Ali

28) Fayçal Djama

29) Omar Daher

30) Aboucheh Abmoule

31) Omar Mahamoud Okieh

32) Ismaël Abdillahi

33) Mohamed Kamil

34) Ali Nouho Houmed

35) Hadi Mohamed Moussa

36) Abdi Saïd : athlète national et international

37) Farah Abadid Hildid

38) Houssein Ahmed Farah

39) Houssein Robleh Dabar

40) Abdillahi Aden Ali

41) Moustapha Abdourahman Houssein

42) Mohamed Ibrahim Waïs

43) Mohamed Ahmed dit Jabha

44) Mohamed Ahmed Ibrahim (frère de Mahdi Ahmed décédé en prison)

 

 

LE COMITE DE COORDINATION DU COLLECTIF INTERNATIONAL

Maki Houmedgaba ;

Hassan Cher Hared ;

Aicha Dabalé ;

Mohamed Moussa Ainaché ;

Mohamed Doubad Waiss ;

LES DELEGUES LOCAUX DU COMITE DE COORDINATION DU COLLECTIF INTERNATIONAL

Djibouti : Jean-Paul Abdi Noël ;

Etats-Unis et Canada : Abdourahman Waberi ;

LISTE DES ORGANISATIONS MEMBRES DU COLLECTIF INTERNATIONAL

DJIBOUTI:    

U.A.D : Union pour une Alternance Démocratique (ARD, MRD, UDJ) ;

A.R.D : Alliance Républicaine pour le Développement ;

M.R.D : Mouvement pour le Renouveau démocratique et le Développement ;

U.D.J : Union pour la démocratie et la justice ;

U.M.D : Union des Mouvements Démocratiques (PND et PDD) ;

P.D.D : Parti Djiboutien pour le Développement ;

P.N.D : Parti National Démocratique ;

LDDH : Ligue Djiboutienne des Droits Humains ;

FRANCE :

FRUD : Front pour la restauration de l’unité et la démocratie ;

ORDHD : Observatoire pour le respect des droits humains à Djibouti ;

AFASPA : Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique ;

ADD : Association pour la promotion de la démocratie et  le développement ;

UGUTA-TOOSA ;

CODED : Collectif pour la démocratie à Djibouti ;

FEMMES SOLIDAIRES ;

BELGIQUE

FDP : Forum pour la démocratie et la paix ;

CDS : Congrès Djiboutien pour la Solidarité ;

SUISSE

UDDESC : Union Djiboutienne des Droits Economiques Sociaux et Culturels ;

CANADA

ADDC : Association  de la Diaspora Djiboutienne du Canada ;

ACSAO : Association Culturelle et Sportive des Afars d’Ottawa ;

APDDP : Association pour la promotion de la démocratie et du droit de la personne ;

LISTE DES PERSONNALITES MEMBRES DU COLLECTIF INTERNATIONAL

Abdourahman Ali Waberi, écrivain et intellectuel ;

Abdourahman Boreh, homme d’affaires et personnalité politique ;

Mohamed Moussa Aïnaché, Ancien directeur de la RTD et personnalité politique ;

Mohamed Doubad Waïss, porte-parole pour l’Europe de l’Intersyndicale UDT/UGTD ;

Abdoulkader Mohamed ;

Hassan Abdi Aden ;

ORGANISATIONS ET PERSONNALITES DE SOUTIEN AU COLLECTIF INTERNATIONAL

ASSOCIATION SURVIE ;

ARDHD : Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti ;

Laurence Dawidowicz, Survie Paris ;

Jean-Loup Schaal, président de l’ARDHD ;

Maxime Gremetz, député de la Somme ;

 

 

Interview de Cassim Ahmed accordé à djiboutii.net

 

1. Bonjour/bonsoir M.Cassim Ahmed, ici Djiboutii.net “une autre voix pour les sans-voix” djiboutiens. Comment ça va pour vous, votre famille, votre parti?

Merci à vous de bien vouloir m’ouvrir vos colonnes ; tout va bien pour moi. Je reviens d’un séjour de dix jours à Dakar, où j’ai été invité à participer à la seconde édition du Forum Mondial Science et Démocratie et à la onzième du Forum Social Mondial. C’est dans ce genre de manifestation internationale que l’on saisit le mieux ce que notre pays représente : à cause d’une dictature aussi bête que méchante, dirigée par un docteur honoris causa d’opérette, nous ne participons en rien à la marche de l’humanité. Ce fut une expérience enrichissante.

Quant à mon parti, l’ARD, vous suivez tout comme moi la mobilisation en cours dans toutes les régions de notre pays ; je n’ai donc rien à vous apprendre de ce point de vue. Et comme je crois plus utile, dans la phase actuelle, de dire ce qui est plutôt que de prétendre prédire ce qui doit être, je tiens à préciser que mes propos n’engagent que moi et vous comprendrez pourquoi.

2. Quel parallèle faut-il  faire, selon vous,  entre les événements qui secouent le monde arabo-musulman (et peut être bientôt, le reste des pays du monde sous le joug de régimes tyranniques) et la situation à Djibouti?

Pour l’heure, deux soulèvements populaires ont conduit à la chute d’un dictateur : en Tunisie avec la Révolution du jasmin qui a chassé Ben Ali et en Egypte où celle du Nil s’est débarrassée du dinosaure Moubarak. Plus qu’avec ce dernier cas, il y a beaucoup de similitudes entre Djibouti et la Tunisie. Et quelques différences essentielles aussi.
Il y a tout d’abord une gigantesque désespérance du fait d’un appauvrissement généralisé de la population surtout dû à la mauvaise gouvernance d’une classe politique prédatrice. Il y a une jeunesse, même diplômée, sans perspective d’avenir et, ici comme là-bas, candidate à l’émigration. Il y a un tyran : Ben Ali, qui a effectué une visite à Djibouti l’été 1977 en qualité de vice-président, est le modèle préféré de notre dictateur local, mais un peu plus intelligent que lui. Il y a une première dame rombière, même si Leila Trabelsi préférait confisquer de des villas alors que Khadra Haid gifle plus facilement ministres et hauts fonctionnaires! Donc, dans les deux cas, les motifs de soulèvement existent.

Mais il y a quelques différences. Si Ben Ali fut le modèle d’Ismael Om ar, Habib Bourguiba n’a malheureusement pas été celui de Hassan Gouled : « D’une poussière d’individus, d’un magma de tribus, de sous-tribus, tous courbés sous le joug de la résignation et du fatalisme, j’ai fait un peuple de citoyens. Mais j’ai peur de ce que j’ai appelé un jour le «démon des Numides», ce démon qui pousse à la désunion, aux luttes intestines, qui nous a fait rater notre histoire après la révolte de Jugurtha » disait le Père de l’Indépendance tunisienne. Chez Gouled, c’est plutôt la désunion et le tribalisme que l’Histoire retiendra : la Nation djiboutienne reste encore largement à construire. Peut-être se construit-elle justement aujourd’hui, sous nos yeux, à travers l’actuelle mobilisation: quand les forces de répression tirent indistinctement sur les civils, il y a forcément une solidarité des opprimés qui s’organise et c’est pour cela que les manifestations unitaires, à Djibouti comme au sein de la diaspora sont si importantes et font si mal au régime qui ne survit que par la division.

En second lieu, la neutralité des forces armées tunisiennes a été essentielle dans l’aboutissement de la révolution de jasmin comme dans celle du Nil. Or, à Djibouti, quelques criminels de guerre totalement impunis ont depuis longtemps déshonoré les forces armées et la police. Criminels et parfaitement corrompus. Ce sont véritablement des mercenaires sans foi ni loi. Mais on sait au moins une chose des mercenaires : c’est qu’ils cherchent avant tout à rester en vie pour profiter de leurs gains. Quant aux soldats, policiers et gendarmes, beaucoup d’entre eux sont d’honnêtes citoyens tout juste désireux de gagner leur vie et d’élever leurs enfants. Toutefois, un constat s’impose : l’armée djiboutienne n’est pas nationale ! Les hommes en armes déshonorent leur uniforme et leurs frères d’armes morts sur le champ de bataille. L’armée djiboutienne est surtout célèbre du fait de ses exactions contre les civils.

Vous savez, il arrive même que des soldats israéliens dénoncent les atrocités commises par les troupes sionistes contre les civils palestiniens. Avez-vous entendu un seul militaire djiboutien dénoncer les assassinats, viols ou tortures perpétrés par la soldatesque gouvernementale ? Si, un seul l’a fait : il a été abattu dans le dos par un «compagnon d’armes» ! Et ça se dit musulman, et ça pollue les mosquées. Si vous saviez comme je suis fier d’avoir combattu l’AND, fier de mon passé de maquisard ! Et je suis prêt à le redevenir s’il le faut. Sauf que pour l’heure, les conditions d’une vraie lutte armée ne sont absolument pas réunies. On y reviendra.

3. Si Guelleh quittait le pouvoir en catastrophe (à la Ben Ali) aujourd’hui même, selon vous, qu’est-ce qui se passerait au pays ?

Il quittera le pouvoir, tôt ou tard ! Le problème est de savoir comment. De toute évidence, il a choisi la manière forte, mais c’était prévisible. Dans sa stratégie, il est aussi fin qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Donc, à mon avis, il ne quittera pas le pouvoir avant d’avoir épuisé tout l’arsenal répressif dont il dispose. Autant dire qu’il a de la marge. Mais deux choses sont sûres:

  • il est prêt à tuer mais pas à mourir pour rester au pouvoir alors que les opposant ont démontré qu’ils étaient prêts à mourir. On le sait grâce à WikiLeaks et au Président du Yémen : Ismael Omar est un dealer (trafiquant de drogue), un barman (trafiquant d’alcool) et un armurier (trafiquant d’armes). Ce qu’il aime, c’est avant tout le pouvoir pour l’argent. Pour cela, il peut même commanditer un attentat (ou même une tentative contre lui-même comme autrefois) et accuser qui il veut pour mieux justifier un régime de terreur.
  • Ce n’est pas le rôle de l’opposition que d’envoyer ses manifestants au massacre. Là, ne jouons ni avec les mots ni avec les vies : l’actuelle mobilisation est tout sauf pacifique puisqu’il y a déjà des morts, des blessés, des torturés, des détenus. Il y a donc une disproportion dans l’engagement : on n’engage pas un combat pour mourir, mais pour vaincre. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Sun Tzu. Il faudra redéfinir les modalités de l’action et je crois que les jeunes l’ont très bien compris.

4. Votre  mot sur l’UMP, le RPP et le 3ème mandat de monsieur Ismaël Omar Guelleh… Et, un mot sur l’opposition djiboutienne.

Je ne parle pas de mes ennemis, je les combats. Tout ce que je peux conseiller aux courtisans de ce régime, c’est de fuir tant qu’il en est encore temps. Quant aux hommes en uniforme, ils devraient comprendre qu’en assassinant un civil, ce sont les leurs qu’ils exposent à une légitime vengeance.

Quant à l’opposition, je crois qu’elle doit sortir des deux impasses dans lesquelles est se trouve. La première est d’avoir espéré mener des actions de contestation pacifique contre une dictature qui a tué plus de civils en trois décennies que le colon en plus d’un siècle. Si les urnes sont truquées et les rues minées, la définition de ce qu’est un parti politique et de ce que sont ses militants qui doit être revue.

La seconde, plus grave, est de prétendre que l’horizon indépassable du combat démocratique est la lutte armée en milieu rural et pour cela dénigrer toute tentative pacifique. Comme par exemple lorsque notre ancien compagnon de lutte et ami Mohamed Kadamy et son mouvement du Frud-armé-exilé disent qu’en matière de trahison, Ahmed Dini = Ougouré Kiflé: l’observateur le plus neutre trouverait cela au moins excessif. C’est pour cela que je demande aux jeunes de faire attention au mirage de la lutte armée en milieu rural: le régime doit être combattu entre le Port de Djibouti et le poste de Galafi. Pour le moment, la lutte armée est surtout un épouvantail, un alibi utilisé par la dictature pour affaiblir l’action unitaire de l’opposition.

5. Votre message aux Djiboutiens du pays et de la diaspora… et enfin, votre message à la classe politique djiboutienne (l’opposition d’une part et le RPP/UMP et leur candidat, d’autre part…).

A tous je dis que ce régime est condamné par l’Histoire et que, quelle que soit l’issue de l’actuelle mobilisation, plus rien ne sera jamais comme avant. La dictature démystifiée deviendra de plus en plus féroce et la résistance de mieux en mieux organisée. Pensons à la fierté des Tunisiens et des Egyptiens aujourd’hui : ils ont écrit une page des l’Histoire contemporaine dont les conséquences seront beaucoup plus importantes que la chute du Mur de Berlin. Cela vaut tous les sacrifices.

Dans ce cadre, le rôle libérateur des jeunes est fondamental. Selon mes informations, ils commencent déjà à s’organiser de manière autonome, presque clandestine. A croire qu’ils ont lu le «manuel de guérilla urbaine» de Carlos Marighella disponible sur Internet! Il faut empêcher l’ennemi de se sentir en sécurité chez lui et tous les rats quitteront alors le navire.

Pour ce qui est de l’opposition, le renforcement de l’unité d’action et la détermination de stratégies cohérentes et complémentaires est d’une urgence vitale. Et je crois que tout le monde en est conscient.

Enfin, avec le rétrécissement continu des lieux d’expression démocratique dans notre pays, la place et la contribution de la diaspora dans la lutte deviennent de plus en plus évidentes. A elle de se montrer à la hauteur.

Comme je l’ai dit, mes ennemis, je n’en parle pas, je les combats à mort.

 

 


Djibouti suspends US election mission

By Katrina Manson in Nairobi

Published: March 12 2011 02:32 | Last updated: March 12 2011 02:32

Djibouti has told the United States that an independent election observer mission is “illegal” and suspended its partnership with the US-funded mission.

The news came amid reports that the north-east African coastal state had arrested two opposition leaders on Friday.

Democracy International (DI), which has a $2.2m, eight-man team in the tiny strategic state, provides the only international technical assistance and observation group in the country, which has been ruled by the same dynasty since independence.

The increasing visibility of the Djibouti’s anti-democratic leanings is awkward for the US, which relies on the country for its only military base on the continent and last year doubled aid to the country, funding DI’s Djibouti operation. Many of its 3,000 troops are dedicated to fighting piracy and terrorism in neighbouring Somalia.

President Ismail Omar Guelleh, who took over from his uncle in 1999, last year scrapped a two-term constitutional limit to allow him to stand for re-election on April 8.

His regime has several times arrested opposition leaders, and moved swiftly to quell dissent following popular protests in the city-state that sought to draw on uprisings taking hold across north Africa. Facebook postings urged protesters to imitate revolts in Egypt and Tunisia.

Djibouti’s foreign ministry sent a diplomatic note to the US Embassy dated March 2 requesting the end of the partnership with DI, alleging it had participated in and supported a violent February 18 opposition rally in which at least one person was killed, accusations the group denies.

A January report from DI noted widespread voter apathy, adding that those surveyed said Djiboutian politicians distribute money and khat, a narcotic drug, to voters ahead of election day as an inducement for loyalty.

Sources say efforts to resolve the dispute with DI continue. “We have not closed up our operations, (but) we are not undertaking any active programming,” DI co-founder Glenn Cowan told the Financial Times, adding that the group still plans to observe the elections.

Subsequent efforts to organise protests have failed. Critics attribute this to heavy-handed tactics by the state, whose president once headed the secret services.

Human rights activist Jean-Paul Noël Abdi, himself detained for 11 days last month, told the Financial Times that two opposition leaders were arrested in broad daylight on Friday, by state forces in 20 vehicles. He said he did not know their whereabouts at the moment.

Calls and text messages to Djiboutian authorities went unanswered on Friday, an official day off. Opposition leaders had vowed earlier on Friday to boycott the elections, deliberately missing a nominations deadline. They said they believed polls would be rigged and dangerous.

“If I, or any other opposition candidate had stood, we would have only been adding to the perceived legitimacy of the election – a legitimacy that it doesn’t deserve,” said Abdourahman Boreh, a self-exiled businessman-turned-opposition politician. He said it would not be safe for his supporters to campaign.

A US government spokesman did not immediately respond to requests for comment.

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Appel à la conscience citoyenne, Par Farah Abdillahi Miguil

Djibouti, le 14 mars 2011 

 « La République de Djibouti qui a 14 ans est donc majeure. C’est à dire que le peuple de cette République est lui aussi majeure. Il ne doit plus être… comme l’orphelin que le tuteur empêcherait d’exercer sa responsabilité et son droit malgré le fait qu’il a atteint l’âge de majorité légale.

Il a été démontré partout dans le monde que le Parti Unique  était le contraire de la Démocratie, l’antithèse de l’Unité Nationale et l’obstacle majeur au développement économique ; Il ne peut pas être différent ici de ce qu’il est ailleurs.

Le Parti Unique, c’est aussi la capture en douce d’un peuple et l’accaparement d’un Pays par une organisation qui s’approprie l’Etat. (…)

Lorsqu’un groupe d’hommes s’appuyant sur des droits et exerçant des libertés valables pour tous, a créé une organisation politique prétend le nier ces mêmes droits et interdire l’exercice de ces mêmes libertés aux autres en se proclamant « Parti Unique », il transgresse une limite naturelle. (…)

Tous les partis Uniques partout dans le monde, au bout d’un certain délai supportable plus ou moins long ou bien ils se sont effondrés ou bien ils ont été contraint de régner par le sang. … la nature a fini toujours par punir les transgresseurs et d’humilier les orgueilleux qui ont osé se proclamer UNIQUES.

DIEU SEUL EST UNIQUE ; » (Mohamed Ahmed Issa dit « Cheiko » 02 mars 1991)

Un appel prophétique

Ce discours a été prononcé lors d’un congrès du RPP par Cheiko le 2 mars 1991 au milieu d’une salle acquise à la cause du parti unique. Quel courage ! Quelle lucidité ! Quelle clairvoyance pour un homme politique qui était à ce moment-là député et représentant du parti unique. Quelle prophétie ! Lorsqu’on sait qu’en novembre 1991 la guerre civile allait éclater dans notre pays. Cheiko, membre fondateur de la LPA durant la colonisation avec Omar kamil Warsama (Omar Agoon), Ahmed Dini et Ibrahim Harbi, a toujours été du côté de l’indépendance vraie et de la vraie liberté. Il a été aussi membre fondateur et président du Front Uni de l’Opposition Djiboutienne (FUOD) jusqu’à sa mort. Il parait qu’à la fin de son discours il lança à l’adresse de Hassan Gouled Aptidon cette phrase « vous avez su nous conduire vers l’indépendance il faudra maintenant que vous nous conduisez vers le pluralisme ».  De quel côté  serait Mohamed Ahmed Issa dit « Cheiko » s’il était parmi nous aujourd’hui ? Sans aucun doute il serait du côté de la démocratie, de la liberté et de la justice.

Parti unique à la Démocratie

C’était il y a 20 ans que ces mots qui restent plus que jamais d’actualité ont été prononcés par Cheiko. Qu’est-ce qui a changé depuis ce 2 mars 1991 ? Rien sauf la mise en place d’un pluralisme politique et syndical sur le papier avec l’adoption de la première constitution démocratique en septembre 1992. C’est ainsi que débuta la consécration de la « démocratie au parti unique ».

Assemblée nationale, cimetière des volontés et de la représentation

Je rappelle ce discours de Cheiko pour rendre hommage au courage et à la vision d’un homme politique de terrain mais aussi pour rappeler aux jeunes générations que dans notre pays il y a eu une époque où des hommes de valeur ont siégé dans notre parlement malgré le parti unique. De Gaulle ne disait-il pas que : « L’histoire n’enseigne pas le fatalisme il y a les heures où la volonté de quelques hommes libres, brise le déterminisme et ouvre de nouvelles voies ». Ces hommes avaient une légitimité incontestée pour la plupart pour avoir combattu le colonialisme. Malheureusement, aujourd’hui ceux qui « squattent » l’assemblée nationale et dont la présence n’est qu’une réponse au bégaiement de l’histoire, n’ont aucune légitimité. D’ailleurs, beaucoup d’entre eux ne savent pas pourquoi ils sont là. Ils ont été souvent choisis pour leur manque de personnalité, leur docilité et leur soumission à se comporter comme des moutons de panurge. Les soi-disant représentants du peuple djiboutien, sont aujourd’hui pour la grande majorité des hommes au passé vierge de tout militantisme de terrain. Ces hommes et ces femmes qui n’ont jamais porté un idéal ni une cause, ont été coptés par le parti au pouvoir. Ils ont vécu leur nomination comme une sorte de météorite. Perdant parfois « la vue » et/ou le sens de la responsabilité. Et comme chaque créature appartient à son créateur. Le pouvoir actuel a réussi à les convaincre comme ceux qui sont au gouvernement qu’ils doivent avant tout montrer une soumission aveugle et une peur divine envers leur créateur qu’est le système.

Face à une maturité populaire, un aveuglement persistant côtoie une considération infantilisante

Au moment où des tremblements de terre secouent les dictatures arabes souvent emportés par les tsunamis populaires qui font suite à ces séismes, la prise de paroles des différents responsables politiques djiboutiens traduit une frilosité face à la maturité et à la prise de conscience des citoyens. En effet, ceux dont on disait plus soucieux de la paix sociale que de leurs droits. Ceux qu’on pensait qu’ils allaient accepter comme toujours de bon cœur la faim, la maladie, l’ignorance et le déni pour préserver le statu quo, se dressent aujourd’hui pour réclamer la justice, la liberté et la démocratie. On dirait que cette prise de conscience du peuple djiboutien inquiète plus d’un parmi les membres du gouvernement. Pour preuve la mitraillette d’intimidations et  d’insultes à l’égard de l’opposition souvent assimilées à «des vulgaires voyous » par certains ministres sur les ondes de la RTD, de VAO et de la BBC du jeudi 3 au vendredi 4 mars 2011, témoignent d’un réflexe pavlovien de conservation. C’est le refrain habituel de « qui ne pense pas comme moi est un terroriste potentiel ». A ce moment-là, je me suis rappelé ces mots que Nelson Mandela avait notées dans son carnet de note, le 2 juin 1979 dans sa cellule : « Dans un pays malade, chaque pas vers la santé est une insulte pour ceux qui prospèrent sur le malade ». C’est comme si la transparence et l’état de droit étaient dangereux pour certains. La palme de l’irrespect à ce ministre polyglotte mélangeant intimidations, mensonges, insultes, dérapages verbales et voulant jeter en pâture au peuple djiboutien les chômeurs comme boucs émissaires. Comme si être chômeur est synonyme de délinquant ou de criminel.

C’est vrai que le vendredi 4 mars 2011 la ville de Djibouti avait parfum de Gaza, la palestinienne. Alors, nous disons au pouvoir public que l’ère de la peur, des barbelés et des barrages, est révolue et il serait temps que vous fassiez sienne de cette évidence. Aux membres du gouvernement ainsi qu’aux responsables de l’opposition nous disons que les citoyens djiboutiens méritent plus d’égards et de considérations que de l’infantilisation. Ils ont besoin d’hommes et de femmes crédibles pour envisager un avenir meilleur. On dit souvent que lorsque les deux forces que sont les intellectuels et les politiques capitulent face au pouvoir soit par la collaboration soit par la soumission alors l’avenir de ce pays est le chaos.

Volonté populaire incarnée dans la différence passe par un appel aux négociations

Aujourd’hui en ce moment crucial nous devons tous prendre parti pour la vérité et la justice contre notre parti, contre notre tribu, contre notre famille, contre nos amis, …. D’ailleurs, l’histoire récente abonde d’exemples où des pouvoirs qu’on croyait immuables se sont fissurés et se sont écroulés comme des châteaux de cartes sous la pression populaire. C’est pour cela qu’il serait temps pour l’intérêt de ce pays et de ses habitants que le pouvoir actuel et l’opposition se retrouvent au plus vite et ouvrent des négociations sans exclusive et sans  a-priori pour sortir de l’impasse dans laquelle nous nous engouffrons. L’arrogance et la suffisance ainsi que la haine et la rancœur n’engendrent que la destruction.

Consensus, compromis

Une prise de conscience collective doit s’opérer au sein des Djiboutiennes et des Djiboutiens. Cette prise de conscience doit servir de prémices à l’expression d’une responsabilité partagée par chacun de nous tous pour lancer les jalons d’un dialogue salutaire pour l’intérêt général et pour trouver les voies d’un consensus, d’un compromis …. Ce pays n’est pas la propriété d’une famille, d’une tribu, d’un clan, d’un parti ni de celui d’un groupe d’individus mais celle de toutes les composantes de la nation djiboutienne sans distinction aucune. L’avenir de ce pays nous concerne tous, et une « somalisation » de notre chère patrie serait un désastre pour ses citoyens mais aussi pour la région. C’est pour cela que chacun d’entre nous doit y mettre un peu du sien.

 

 


La soirée de gala du 12 mars 2011 à Paris comme si vous y étiez..

Ayant su par l’entremise des frères Djiboutiens qu’il s’organisait à Paris une manifestation de soutien au président actuel, le tyran I.O.G, je me suis dit que c’est l’occasion de voir les repus et les bouffons de la République.

Arrivé à l’hôtel vers 23 h30-minuit, on rentre dans la salle de réception. J’ai eu l’impression d’assister à un défilé de mode avec toutes ses femmes habillés en Dira (tenue traditionnelle faite d’étoffes chères), ces hommes dans leur costume d’apparat et la nourriture abondante dans un luxueux hôtel du 15e arrondissement de Paris.

Qui paie la facture ? Les pauvres Djiboutiens habitants à Balbabla ou au quartier « Carton » qui se réveillent tous les jours en se demandant de quoi sera fait demain. Bien sûr que c’est l’argent du contribuable qui est gaspillé pour une élection de façade, de façade en effet car tout le monde sait qu’I.O.G n’est plus si sûr qu’avant de perdurer sur son trône en faisant croire aux occidentaux qu’il combat les terroristes.

Ces gens étaient content à l’idée de soutenir un homme qui a trafiqué la constitution afin d’être réélu pour la 3ème fois, faisant fi de la volonté du peuple d’espérer. Le point d’orgue de cette mascarade fut la montée à la tribune de la femme de l’ancien président de la Somaliland qui a harangué la foule en prétextant une volonté de paix et de stabilisation politique en laissant IOG en place par le vote d’avril 2011. Incroyable pour une femme qui a fuit son pays pour se cacher à Rennes et ceci sous la protection de la France.

Ce président se comporte de la même façon que BEN Ali de Tunisie en ce sens qu’il laisse faire sa femme tous les harcèlements possibles sur le peuple afin de s’enrichir et ceci par le paiement d’une taxe à toutes personnes qui souhaitent ouvrir un commerce à Djibouti. Il fait semblant qu’il n’est au courant de rien tout en faisant régner la terreur sur le peuple à travers les écoutes téléphoniques et l’aide du service d’espionnage de la France.

J’ai eu une impression d’apocalypse, d’être dans un monde irréel, de vivre un cauchemar et que le réveil était  long. On est dans un monde d’Afrique et de la péninsule arabique dans lequel le processus de changement politique est entamé, et paradoxalement, une infime partie du peuple djiboutien nie toutes réalités et fait semblant que tout est beau et qu’il faut coûte que coûte continuer à spolier les pauvres en achetant des immeubles sur Paris et en transférant les fonds en Suisse.

Ainsi, il est temps d’alerter l’opinion internationale et surtout Mr Barack OBAMA afin que ce terroriste, qui n’a pas hésité à sacrifier son peuple (Cf le Frud), puisse être jugé par la Cour PénaleInternationale et que sa fortune soit gelée par la Suisse, tout comme elle l’a fait pour Ben Ali et Moubarak.

Voila j’ai dit !

Aboubaker du Massif

Paris, le 13 mars 2011

 

 


Police et chahut à Paris contre la soirée du 3e mandat d’Ismaël Omar Guelleh

Une soirée de gala en soutien au 3e mandat usurpatoire du président djiboutien avait été improvisée ce samedi 12 mars à Paris à l’espace Moncassin, situé au 164, rue Javel.

L’ambassadeur de Djibouti en France, Rachad Ahmed Farah, a été porté absent à ce jubilé alors qu’il était annoncé pour délivrer un discours, préférant fuir le chahut du comité d’accueil spécialement alerté de sa venue.

Beaucoup de visages arrivaient masqués sous les voiles ou ombrés sous les chapeaux et les écharpes, craignant les caméras et les appareils photos dissimulés le long du trajet du métro Félix Faure à la salle Moncassin.

Des représentants et des sympathisants des mouvements d’opposition ARD, MRD et FRUD s’étaient en effet rassemblés, pour rappeler aux noctambules de devoir assumer pleinement un jour prochain leur danse avec la dictature.

La révision de la constitution décriée par les Djiboutiens continue ainsi d’attiser la révolte, mais aussi de déchirer jusque dans les rangs du président autocrate, à preuve les aveux de crainte pour leurs positions exprimée piteusement par certains invités pour expliquer leur collaboration.

Sur les pellicules numériques les prises ont été bonnes, les plus beaux portraits ont été laissés, auxquels les uns et les autres seront confrontés en temps utile.

Placés sur les dents, les organisateurs ont provoqué l’intervention de la police dans l’espoir de faire vider la rue Javel. Des palabres s’en sont suivis avec les agents de police arrivés sur les lieux pour finir par de véritables éclats de rire avec ces derniers, acquis à la posture totalement pacifique des opposants, sans qu’il n’y ait eu besoin de se prononcer sur le bien fondé du différend politique.

Une fois les uniformes éloignés, nous prenons tous conscience que la menace sans frontière représentée par le peuple djiboutien pour son dictateur Ismaël Omar Guelleh peut se renforcer, et appelle de plus amples initiatives en France.

ARD Europe, Paris, Samedi 12 mars 2011 

 

 

Communiqué de presse de l’Union pour l’alternance démocratique (UAD)

UNION POUR L’ALTERNANCE DEMOCRATIQUE

(ARD, MRD, UDJ)

COMMUNIQUE DE PRESSE 

Londres et Bruxelles, le  11 mars 2011 

Le régime vient de franchir une ultime étape dans la dictature en arrêtant

les leaders de l’Opposition

Le régime dictatorial d’Ismail Omar Guelleh vient de franchir une ultime étape dans le déni de liberté en interdisant par la répression tout exercice du droit de manifester aux partis d’opposition. Cet après-midi vers 14 heures et demie, sans mandat ni motif juridiquement valable, quatre des leaders des partis de l’opposition de la coalition UAD/UMD ont été arrêtés par la police et détenus jusqu’à 18 heures et 15 minutes pour les empêcher de diriger la manifestation pacifique programmée contre le 3ème mandat d’Ismail Omar Guelleh. Ces leaders sont:

            -Ismaël Guedi Hared, président de l’UDJ et de la coalition UAD,

            -Souleiman Farah Lodon, vice-président du MRD,

            -Aden Robleh Awaleh, président du PND et de la coalition UMD,

            -Mohamed Daoud Chehem, président du PDD.

Dès leur libération, ces dirigeants ont été placés en résidence surveillée avec un imposant dispositif policier autour de leurs domiciles respectifs. De plus, plusieurs militants de l’opposition ont été arrêtés ce vendredi 11 mars 2011. Parmi eux, Rachid, Mohamed Omar Guedi, Moustapha Ahmed Miguil et Ibrahim Hoch Hared.

Cette nouvelle étape dans la répression est consécutive à l’accentuation de la dérive dictatoriale entamée depuis le 5 février 201 l avec les centaines d’arrestations arbitraires, notamment celle du défenseur des droits humains Farah Abadid Hildid et sauvagement torturé. Après les précédentes exactions et interpellations à l’encontre des populations civiles du Nord, après les dizaines de blessés et les 5 morts qu’a entraînés la répression de la manifestation générale et pacifique du 18 février 2011, après les tortures, les condamnations injustes et autres détentions arbitraires qui ont suivi, le régime du président Guelleh s’est encore enfoncé dans la dictature. Cette cruauté sans limite contre les dirigeants et la population démontre sans aucun doute que le Candidat illégal est saisi d’une paranoïa répressive avec pour seul objectif le passage en force comme en 2005. Cependant contrairement à 2005, il agit dans l’illégalité la plus totale en 2011 puisqu’en plus de la violation de la Constitution de la République, il réprime tant la population qui le rejette dans sa grande majorité comme toute action pacifique de l’Opposition.

La Coalition de l’opposition Djiboutienne UAD/UMD ne peut plus tolérer l’acharnement répressif et meurtrier du régime moribond et met en garde le Candidat illégal sur ses agissements irresponsables au risque de voir une radicalisation de nos actions jusque là pacifiques. L’Opposition ne peut plus continuer à respecter la Loi quand le Pouvoir lui-même l’a foule du pied.

Par conséquent, tout en condamnant avec la plus grande fermeté ces arrestations arbitraires des chefs de partis de l’opposition et nous exigeons :

–          la fin de la mise en résidence surveillée de nos dirigeants ;

–          la libération immédiate et sans condition des militants de l’Opposition interpellés aujourd’hui et de tous les autres prisonniers politiques.

Lançons un appel pressant :

–          A la communauté nationale pour qu’elle reste vigilante et mobiliser en vue d’actions spontanées avec sittings dans tous les points stratégiques du pays et de la capitale.

–          À la communauté internationale et aux pays amis présents à Djibouti pour qu’ils prennent leurs responsabilités face à cette dangereuse fuite en avant du régime dictatorial du président Guelleh.

La situation de non-droit atteint un degré tel qu’elle est plus que jamais grave et lourde de risques pour Djibouti et la région mais aussi pour le reste du monde en raison de l’importance stratégique de notre pays.

Pour l’UAD

Daher Ahmed Farah,                                                                           Mahdi Ibrahim A. God,

Président du MRD                                                                                Vice-président de l’ARD

 

 


Le point  de la journée de mobilisation du 11 mars 2011

La série de manifestations de Djibouti s’est poursuivie de plus belle ce vendredi 11 mars malgré la mise à l’ombre en début d’après-midi de quatre dirigeants de l’opposition nationale.

Ismaël Guedi Hared, Mohamed Daoud Chehem, Aden Robleh Awaleh et Souleiman Farah Lodon, dirigeant respectivement l’UAD, le PDD, le PND et le MRD, ont été enlevés à dessein à leurs militants pour désappointer la révolte.

Or il n’en a rien été : des manifestants se sont déployés sur plusieurs sites dans Djibouti-ville, principalement Arhiba, Balbala et avenue Nasser.

Les responsables de l’ARD demeurés libres ont tourné sur l’ensemble des points de ralliement des manifestants afin de veiller à la logistique et pour enquêter sur la disparition des dirigeants de l’opposition.

Nombre de rues étaient barrées et la circulation perturbée au gré du marathon de Djibouti organisé pour afficher une image pacifiée de la capitale.

Des réunions chargées de révoltes contre les forces de la tyrannie se sont tenues et des stratégies ont été discutées pour faire pièce à la sape des actions citoyennes.

Les Djiboutiennes et les Djiboutiens pourront montrer sans discontinuer combien ils se joueront joyeusement des entraves mises à leurs actions de mobilisation. Car il sera tôt fait le tour de la citadelle Ismaël Omar Guelleh.

Journal Réalité en ligne, 11/03/11

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Libération des dirigeants de l’opposition

Ismaël Guedi Hared, Mohamed Daoud Chehem, Aden Robleh Awaleh et Souleiman Farah Lodon, respectivement président de l’UAD, président du PDD, président du PND et Vice-président du MRD, interpellés l’après-midi ont bien été relâchés dans la soirée ce jour vendredi 11 mars.

Réalité, Journal en ligne, 11/03/11

 

 


Communiqué de presse de l’UAD le 11 mars 2011

Djibouti, le 11 mars 201

Communiqué de presse

Depuis le 18 février 2011, près d’un demi-millier de personnes ont été arrêtés et emprisonnés dans les geôles  du dictateur candidat illégal.

L’inadmissible s’est aujourd’hui produit vers 14h heure locale avec l’arrestation et la détention arbitraire  en un lieu inconnu  de Ismaël Guedi Hared, Aden Robleh Awaleh, Souleiman Farah Lodon, et Mohamed Daoud Chehem, respectivement présidents de l’UDJ, du PND, vice-président du MRD, et président du PDD.

L’UAD condamne ces arrestations arbitraires et exige la libération immédiate des dirigeants de l’opposition et de tous les prisonniers politiques.

En cherchant à étouffer toute contestation populaire pacifique, le régime porte l’entière    responsabilité de la dégradation de la situation politique.

Pour l’UAD, le président

Ahmed Youssouf Houmed

 

 

LDDH : ARRESTATIONS DES LEADERS DE L’OPPOSITION DJIBOUTIENNE

Le Président

BREVES INFORMATIONS DU 11  MARS 2011

ARRESTATIONS DES LEADERS

DE L’OPPOSITION DJIBOUTIENNE

 

BREVE INFORMATION DU VENDREDI 11 MARS 2011
ARRESTATIONS DES LEADERS DE L’OPPOSITION DJIBOUTIENNE

Les leaders de l’Opposition Djiboutienne  (UAD et UMD),  juste à 15 heures Djibouti, viennent d’être arrêtés, en face du domicile d’Ismaël Guedi, par les Forces de Répression au service du candidat illégal, inconstitutionnel, membre de la mafia transrégionale.

Ces arrestations illégales montrent parfaitement que des éléments des Forces de Sécurité se sont, hélas, transformées en une milice  au service d’un Individu et non au service de l’Etat ;

Ces Services de Sécurité payés par les Contribuables Djiboutiens et par des Contribuables des pays amis,  ces Forces sont prêtes à participer au Coup d’Etat Electoral programmé  au vendredi noir du 8 avril 2011.

Une vingtaine de véhicules étaient mobilisés lors des arrestations.

Nous attendons d’autres informations sur les lieux des détentions illégales et Arbitraires dignes d’un régime de Voyous intolérable, qu’il faut combattre par tous les moyens efficaces.

Ces arrestations vont inéluctablement créer un climat prérévolutionnaire avec tous les risques de colère qui pourront en résulter.

Le régime dictatorial pousse l’ensemble des populations à la révolte, afin de créer la peur et instaurer le couvre-feu, un climat identique à celui de la Libye, et permettre aux blindés Djiboutiens de bombarder les populations civiles de Balbala et de certains quartiers de Djibouti ville, tout comme les Forces tueuses de l’Ouganda, du Burundi  (composées de mercenaires à la solde des Administrations de Washington, de New-York, et de la Chine), qui en toute Impunité procèdent à l’extermination des populations civiles  de Mogadiscio et de nouveau par des Forces coloniales Ethiopiennes qui viennent d’envahir plusieurs villes frontalières avec le Kenya, Ethiopie et Sud de la Somalie occupée et ce dans l’Impunité la plus flagrante.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)  lance un Appel pressant aux Organisations Internationales des Droits de l’Homme de condamner avec fermeté toutes ces dérives autoritaires tendant à perpétrer une dictature inadmissible, qui se déroule sous le nez des grandes Puissances qui se revendiquent comme les  « maîtres à penser » la Démocratie et de l’Alternance Politique.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à l’Union Européenne, aux Etats-Unis et à tous les pays et Peuples que les populations Djiboutiennes considèrent comme des Peuples amis, de suspendre, illico, toutes leurs aides au régime corrompu qui s’enrichit au détriment de notre Peuple,

La LDDH demande au Procureur de la Cour Pénale Internationale d’ouvrit une enquête sur les membres de la mafia transrégionale et de saisir leurs comptes et leurs Biens mal acquis répartis dans plusieurs pays de l’Europe, des Etats-Unis et du Canada, en Ouganda, au Burundi, au Soudan, en Ethiopie sans oublier l’Afrique du Sud où se trouve une Usine d’armements, appartenant en grande partie à un Djiboutien, armements  destinés à la vente illicite en Somalie, en Erythrée contre le régime Erythréen, au Yémen, au Darfour et certainement dans d’autres régions, mais pas encore à l’usurpateur GBAGBO.

NOEL ABDI Jean-Paul

 

 


Courrier du ministre de l’intérieur interdisant la manifestation du 11 mars à Djibouti

Par lettre date du 6 mars 2011, vous me faites part de votre intention d’organiser des manifestations dans toutes les villes du pays, tous les vendredis de 14 heures à 18 heures.

Vous établissez cette déclaration au nom de cinq partis politiques dont le parti dissout, le défunt MRD. Emanant donc d’une personne morale qui n’a plus aucune existence juridique, l’administration ne saurait la considérer comme un document crédible répondant à toutes les conditions d’une déclaration au sens du décret-loi de 1935.

Aussi vous persistez dans la provocation, en sollicitant un blanc-seing pour un rituel hebdomadaire en contradiction avec les modalités d’exercice de la liberté de manifestation.

Vous caressez un projet insurrectionnel destiné à renverser le régime, incompatible avec l’expression d’une contestation pacifique.

En agissant de la sorte, nul doute que vous avez décidé de vous placer dans une position radicalement illégale, défiant tout ordre et vous privant de votre qualité de partenaire politique.

Cette nouvelle mission à laquelle vous assignez vos partis politiques est en violation avec ses objectifs.

L’administration s’emploie à crever l’abcès en étudiant la voie la plus favorable pour soumettre cette contradiction à l’examen de la justice.

Croyez Messieurs les Président des groupements de partis de partis en l’assurance de ma parfaite considération.

Version d’origine

 

 


LDDH : Brèves informations du 8 mars 2011

Le Président

BREVES INFORMATIONS DU 8 MARS 2011

 

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), hier après-midi, a appris avec stupéfaction les tirs à balles réelles par les Forces armées Djiboutiennes sur des populations civiles à Tadjourah.

Un jeune adolescent de 12 ans a été blessé et évacué sur Djibouti. La population de Tadjourah est sous le choc et ce matin 8 mars 2011 : « journée internationale de la Femme », le cœur n’y était pas pour les Femmes de Tadjourah.

Il semblerait qu’un militaire ne trouvant plus son téléphone portable a appelé du renfort pour bloquer le secteur afin de retrouver son téléphone.

Bouclage brutal qui a dégénéré et provoqué une fusillade d’un soldat. Ce genre de dérapage montre à quel point l’insécurité consécutive aux répressions quotidiennes, inéluctablement,  risquent et peuvent conduire à la révolte générale dans un proche avenir.

Dimanche matin la journaliste Kaltoum Ali, représentante de la BBC section en langue Somalie, aurait été suspendue de ses fonctions à la RTD car sa version à la BBC  en langue somalie n’aurait pas plu au candidat illégal et inconstitutionnel, le Dictateur Ismaël Omar Guelleh.

Décidément, les journalistes de la presse gouvernementale qui dépendent du Ministère de l’Information n’ont pas droit ni à la libre expression, ni aux témoignages et  surtout il ne faut pas contredire l’insultant Ministre des Affaires étrangères un certain Mahamoud.

Espérons que sa suspension sera d’un court délai, même si elle fait souvent l’éloge du dictateur.

NOEL ABDI Jean-Paul.

 

 


LDDH : Diffusion d’information du 7 mars 2011

Le Président

DIFFUSION D’INFORMATION DU 7 MARS 2011

Liste alphabétique des prisonniers politiques : déclarés non coupables mais encore maintenus en prison à Gabode et Liste alphabétique des prisonniers politiques condamnés par un autre juge imposé

Liste alphabétique des prisonniers politiques : déclarés non coupables mais encore maintenus en prison à Gabode

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) n’arrive pas à avoir jusqu’à présent les noms des quarante (40)  détenus arbitraires déclarés non coupable, le dimanche 27 février 2011, par le Président Mohamed SOULEMAN CHEICK MOUSSA, qui a eu le courage de ne pas suivre les ordres de l’Exécutif.

Ce juge a fait preuve d’Indépendance et a jugé en son âme et conscience sans ingérence extérieure. Néanmoins, ci-après quelques noms  des prévenus de trouble à ordre public:

1er groupe :

– DAHER HACHIM ;

– HASSAN ADEN AHMED ;

– HOUSSEIN ABDILLAHI ;

– YAHYA ABDI ET CONSORTS.

2ème  groupe :

– ABDI SAID ROBLEH prévenu de provocation direct à un attroupement.

3ème  groupe :

– ABDILLAHI IBRAHIM ;

– ABDOURAHMAN YOUSSOUF

– AHMED OMAR ;

– DOUBAD ELMI ;

– MAHAMOUD AHMED prévenu de dégradation des biens et de trouble à l’ordre public.

4ème  groupe :

– ADNAN MOHAMED.

– ABDOURAZACK MOUSSA ;

– AWALEH AHMED ;

– SOULEIMAN ISSA ET CONSORTS prévenus à un attroupement délictueux et actes de vandalisme et de dégradation.

Liste alphabétique des prisonniers politiques condamnés par un autre juge imposé :

1er groupe : RP n° 661/11 :   condamnation pour manifestation  politique à 12 mois de prison ferme;

– KADIR ABDOURAHMAN ;

– HASSAN…

– IDRISS HASSAN OBSIEH ;

– IMRAN ABDOURAHMAN ;

– KADIR MOURSAL IBRAHIM ;

– MOUHOUMED ISSE ;

Audience du 27 février 2011. Ministère Public demande 1 an de prison ferme. Le Tribunal décide 1 an de prison ferme.

2ème  groupe : RP n° 602/11 :   condamnation pour manifestation  politique à 8  mois de prison ferme;

– ABDI ELMI OMAR dit Germany;

– ABDI SAMIREH BOUH;

– ABDOULFATAH HASSAN IBRAHIM (Secrétaire  Général du PDD; ;

– BOGOREH ROBLEH GUEDI;

– HASSAN MOHAMED HASSAN (1er Vice-président du PDD)

– ISMAÊL ABDILLAHI DOUALEH ;

– OMAR ALI AHMED (garde de corps du député Aden Robleh)

– OMAR MOHAMED ;

– OMAR MAHAMOUD OKIEH ;

– HASSAN AMIR AHMED ;

– ABDOULKADER HOUSSEIN HAMAD ;

Audience du dimanche 27 février 2011. Ministère Public demande 1 an de prison ferme. Le Tribunal décide 8 mois de prison ferme. Pour rébellion. Lors du dimanche 27 février 2011, Madame SAADI OMAR WAISS fut relaxée par le tribunal

3ème  groupe : RP n° 584/11 : condamnation pour manifestation  politique à 3 mois de prison ferme;

– ABDI MOHAMED MOUSSA ;

– AHMED ISMAÊL AWALEH ;

– ALI NOUHO MOUSSA ;

– MOHAMED KAMIL MOHAMED.

Audience du  jeudi 5 février 2011.

4ème  groupe :

RP n° 70411 : Le Tribunal se déclare incompétent et invite le Ministère Public à mieux se pourvoir.
– AHMED HASSAN BOUH. Audience du  jeudi 5 février 2011.

 

 


LDDH : Liste des détenus politiques arrêtés après la manifestation du vendredi 18 février 2011

Le Président

LISTE DES DETENUS POLITIQUES ARRETES APRES LA MANIFESTATION DU VENDREDI 18 FEVRIER 2011

BLESSES :
– ABDOURAZAK ALI  FAHRAN le visage bien abîmé (bouche et nez)

– LIBAN AHMED OMAR blessé profondément à la tête.

– Tous les deux ont été blessés devant le Stade Hassan Gouled le vendredi 18 février 2011.

1. ABDI ELMI OMAR dit GERMANY

2. ABDI HOUSSEIN  arrêté le 24 02 11

3. ABDI OSMAN dit INDHABUR

4. ABDI SAID (athlète national et international : 40 compétitions à son actif)

5. ABDI SAMIREH

6. ABDO DABALEH MOHAMED

7. ABDO HOUSSEIN AHMED

8. ABOUCHEH ABMOULE

9. ABDOULFATAH HASSAN IBRAHIM

10. ADAWEH ROBLEH dit BOUH

11. ADAWEH ROBLEH ABSIEH

12.  ADMAN MOHAMED OSMAN

13.  AHMED AWALEH

14.  AHMED FARAH

15.  ALI NOUHO HOUMED

16.  ALI SALEH BAREH

17.  BOGOREH ROBLEH

18.  ELMI OMAR HOUSSEIN

19.  FAHMI ABDI OBSIEH

20.  FAHMI MOHAMED ADAWEH

21.  FARADA MOHAMED WITTI Vice-président de l’ARD (UAD) arrêté à Dhikil

22.  FARHAN DAHER ABDILLAHI

23.  FARHAN DAHER GAN

24.  FAYCAL DJAMA

25.  HADI MOHAMED MOUSSA

26.  HAMADOU dit GUEDALEH président à HAYABLEH

27.  HASSAN AMIN AHMED

28.  HASSAN MOHAMED HASSAN

29.  HAWA WAISS

30.  IDRISS ABDI AOULED

31.  IDRISS DJAMA ALLALEH arrêté le 25 02 11

32.  IDRISS ALI

33.  ISMAEL ABDILLAHI

34.  ISMAEL dit DA’DA’O

35.  KADIR ABDILLAHI YASSIN

36.  LIBAN DAOUD SOUBANEH

37.  MOHAMED AHMED DJAMA dit NASTO

38.  MOHAMD HASSAN ROBLEH arrêté le 24 02 11

39.  MOHAMED IBRAHIM WAISS

40.  MOHAMED KAMIL

41.  MOHAMED RIRACHE MIGUIL

42.  NIMAN MOHAMED AMIR

43.  OMAR ALI AHMED

44.  OMAR DAHER

45.  OMAR MAHAMAOUD OKIEH

46.  SADAM HOUSSEIN ROBLEH

47.  SAHAL HASSAN responsable du MRD arrêté le 24 02 11

48.  SAÎD HOUSSEIN ROBLEH

49.  SALEBAN AWAD WABERI

50.  YABEH MOHAMED IBRAHIM

51.  YACIN ALI FARAH

52.  YACIN HOUSSEIN

53.  Fils de HAMADOU DIRIE

54.  ABDI ELMI OMAR dit GERMANY

55.  ABDI HOUSSEIN  arrêté le 24 02 11

56.  ABDI OSMAN dit INDHABUR

57.  ABDI SAID (athlète national et international : 40 compétitions à son actif)

Ainsi que les 6 démocrates détenus depuis le 9 février 2011:

1) FARAH ABADID HILDID

2) HOUSSEIN AHMED FARAH le frère de DAF

3) HOUSSEIN ROBLEH DABAR

4) ABDILLAHI ADEN ALI dit CORBEAU

5) MOUSTAPHA ABDOURAHMAN HOUSSEIN

6) MOHAMED IBRAHIM WAISS

 

 

Manifestation et journée de colère à Tadjourah, Obock et Balho le 8 mars 2011

Les villes de Tadjourah, Obock et Balho dans le nord de Djibouti ont emboité le pas, ce mardi 8 mars, à la capitale Djibouti-ville dans l’engagement citoyen contre la dictature d’Ismaël Omar Guelleh.

Une manifestation imposante s’est déclenchée ce matin à Tadjourah pour dénoncer l’impunité des militaires, ravivée par le tir à balle réelle perpétré hier par le militaire visant le collégien Ahmed Issé Abdallah gravement blessé et hospitalisé à l’hôpital Peltier à Djibouti-ville où il a été évacué.

Les habitants de la ville blanche Tadjourah ont appris à réprouver la présence des hommes en armes qui bénéficient d’une totale impunité dans leur ville et notamment la présence des officiers tels que les colonels Waïss et Awaleh.

La marche bruyante a été accompagnée de slogans dénonçant le 3e mandat, exigeant la fin de l’impunité dans les districts du nord laissés pour compte et le départ d’Ismaël Omar Guelleh.

L’arrivée d’hommes en armes sur les lieux destinée à appeler au calme a produit l’effet inverse, amenant les rangs des manifestants de Tadjourah à grossir de dizaine de manifestants à vue d’œil.

La ville d’Obock s’est lancée à son tour dans une manifestation majestueuse en solidarité avec les Tadjouriens mais aussi en solidarité avec tous les Djiboutiens victimes d’Ismaël Omar Guelleh.

Les banderoles des Obockois requéraient elles-aussi le « Non au 3e mandat » et « IOG dégage ! ».

La manifestation d’Obock s’est clôturé par un sit-in devant les bureaux de la mairie de la ville, installée elle aussi dans l’opacité électorale totale il ya quelques années.

 

Obock avait en réalité déjà manifesté le vendredi 4 mars dernier de 8 h à 10 h le matin, bien avant la manifestation de Djibouti-ville devant le stade Gouled dans l’après-midi empêchée par le déploiement des militaires que l’on sait sur la place de la liberté.

 

En parallèle avec Tadjourah et Obock, un rassemblement s’est tenu aussi à Balho, village situé à l’extrême sud-ouest du district de Tadjourah dont le jeune Ahmed Issé Abdallah est natif.

 

Les habitants de Balho demandant justice pour leur enfant de 12 ans saigné par la soldatesque du président non élu Ismaël Omar Guelleh ont été dispersés par des tirs à balles réelles dans le ciel de leur village.

 

 

Avec Djibouti-ville, c’est tout le pays qui prendra sa place dans la révolte populaire pour en finir avec l’autocratie.

 

La Rédaction en ligne de Réalité, le 8 mars 2011
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Appel pour une manifestation de soutien au peuple djiboutien prévue le 12 mars 2011 sur la Colline du Parlement à Ottawa

Nous, Diaspora Djiboutienne au Canada contre la dictature de Ismael Guelleh, inquiète de la situation de l’état de droit à Djibouti, soucieuse de la violation de la constitution pour se frayer un chemin afin de briquer un 3 ème mandat présidentiel illégal.

Nous appelons toutes les personnes inquiètes du climat politique de plus en plus pernicieux et soucieuses du respect des droits humains fondamentaux, à participer le 12 mars 2011 à Ottawa à une manifestation de soutien au peuple djiboutien qui est déterminé plus que jamais à mettre définitivement fin au régime dictatorial en place à Djibouti depuis 34 ans.

Les objectifs de la manifestation sont les suivants :
• Affirmer notre solidarité au combat pour la liberté et la démocratie de nos concitoyens
• Dénoncer les arrestations arbitraires et les tortures des civiles
• Sensibiliser le gouvernement canadien de Stephen Harper, la communauté internationale et les medias des atrocités perpétrées par le dictateur sanguinaire de Djibouti sur la population
• et enfin pour dire haut et fort « IOG DÉGAGE»

Djiboutiennes, djiboutiens du Canada, ne laissons pas à IOG de faire ce qu’il veut de notre pays.

Date et lieu de la manifestation :
Samedi 12 mars 2011 à Ottawa (Canada)
14h -16h30
Au sein de la Colline du Parlement

Ahmed Aden
Président de Diaspora Djiboutienne au Canada (DDC)
ahmed_aden1@yahoo.ca
Ottawa (Canada), le 8 mars 2011

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Communiqué de la coalition UAD UMD le 7 mars 2011 : libérez les prisonniers politiques

    
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Un collégien de Tadjourah blessé par balle par un militaire

Ahmed Issé Abdallah, élève en classe de 6e à Tadjourah, avait eu un simple démêlé avec d’autres jeunes.

Intercédant pour séparer les adversaires, un militaire de la brigade de Tadjourah a eu la main lourde : tir à balles réelles sur Ahmed, qui sera évacué sur Djibouti-ville faute de moyen au dispensaire de Tadjourah pour arrêter son hémorragie.

Les camarades d’Ahmed ne pouvaient pas accepter cette bévue, ils ont décidé de demander une explication aux autorités militaires. Résultat, tous interpellés et intimidés, avant d’être relâchés.

Mais le militaire auteur du coup de feu flânant toujours librement dans la ville, un sentiment d’impunité s’est emparé des jeunes et une tension vive a saisi une partie de la ville de Tadjourah.

Un calme apparent semblait revenu en fin de journée, mais nous restons à l’écoute de la suite qui sera donnée à cette énième affaire de népostisme. Nous ne manquerons pas d’informer et d’agir en conséquence.

Réalité, Journal en ligne, 7/03/2011

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ARD : Compte-rendu des manifestations de Bruxelles et Ottawa le samedi 5 mars 2011

A l’appel du Forum pour la démocratie et la paix (FDP), une cinquantaine de Djiboutiens se sont rassemblé samedi 5 mars rue des Lois à Bruxelles face aux ambassades française et étasunienne.

Une occasion essentielle a été saisie pour faire entendre la voix de la diaspora djiboutienne dans la ville Capitale de l’Union européenne, mécène potentielle de la dictature de Djibouti si l’on n’y prend garde.

Associations et mouvements d’oppositions djiboutiens FDP, CDS, ARD, MRD, PDD, FRUD, GED se sont donné la main et hurlé leur colère pour dénoncer l’aide parfois inconditionnelle de la France et des Etats-Unis à l’autocratie de Djibouti.

De même, une bonne centaine de manifestants djiboutiens se sont rassemblés à Ottawa outre atlantique à l’appel de l’Association de la Diaspora Djiboutienne au Canada (ADDC) autorisée à remettre un mémorandum au Greffier du Parlement canadien.

La mobilisation des Djiboutiennes et des Djiboutiens s’étend et s’affiche mondialement en soutien sans faille des actions courageuses des militants et des sympathisants de la coalition de l’opposition UAD et UMD arrêtés et arbitrairement détenus à Djibouti.

Les mots d’ordre ont demandé la libération immédiate des prisonniers politiques, le refus du 3e mandat présidentiel, la liberté et la démocratie à Djibouti.

Les photos et les vidéos des rassemblements sont publiés sur le présent site.

ARD Europe

Le 5 mars 2011

 

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Compte-rendu de la manifestation du samedi 5 mars 2011 à Bruxelles par le FDP

Forum pour la Démocratie et la Paix                                                        Bruxelles le, 5 Mars 2011

Chaussée de Louvain, 124

1210 Bruxelles

Tél : 0476.342.583

fdpdjibouti@hotmail.com

Communiqué de Presse

Par une journée froide et grise, l’appel à la mobilisation pour la manifestation en solidarité avec les mouvements de protestation du peuple djiboutien, lancé par le Forum pour la Démocratie et la Paix et des patriotes engagés a été entendu par toute la communauté djiboutienne installée en Belgique.

 

Au départ du point de rendez-vous (gare de Midi), plus de 100 personnes (femmes, hommes) militants engagés et très actifs en seins des associations, des partis politiques de l’opposition se sont transportés sur les lieux prévus.

Les forces vives associatives et politiques (F.D.P, C.D.S, A.R.D, P.D.D, M.R.D, G.E.D, F.R.UD) en Europe ont voulu marquer cette journée et faire preuve de leur unité face à la machine répressive instaurée au fil du temps par l’autocrate en chef I.O.G entouré de ses nervis.

D’une manière civilisée et disciplinée, nos compatriotes ont pris position dans l’espace qui leur a été indiqué par les forces de l’ordre. Le déploiement des drapeaux, des panneaux, des banderoles la distribution des sifflets, le mégaphone a eu lieu et nous avons brandis les armes des démocrates, des gens libres.

Aussitôt, nous sommes rentrés dans le vif du sujet qui est de dénoncer le modus operandi de la dictature qui sévit à Djibouti, la chape de plomb qui pèse sur nos frères et sœurs, l’interdiction de manifester librement ses opinions, le refus du 3ème mandat.

Les manifestants ont entamé leurs diatribes on entendait des morceaux de phrases du type :

–        I.O.G Game over…

–        I.O.G dégage….

–        Non au 3ème mandat…

–        Libérez les prisonniers d’opinions…

–        I.O.G out

–        Non à la violation de la constitution…..

 

Une première du genre pour le Forum pour la Démocratie et la Paix association engagée pour la défense des droits de l’homme et des libertés, une manifestation organisée en 2 temps :

–        10h à 11h devant l’ambassade de France

–        11h à 12h devant l’ambassade des États Unis d’Amérique

En effet, le vent de la démocratie et de la liberté a commencé au Maghreb jusqu’au Machrek en passant par la Mer Rouge à atteint les portes de l’Afrique de l’Est et souffle sur Djibouti. Nous continuerons à entretenir cette dynamique afin de bouter en touche la clique régnante comme nos frères Tunisiens et Égyptiens ont déboulonnés des monstres.

Tout s’est passé dans une ambiance bon enfant, dans une atmosphère très calme et sereine. Car l’essentiel était de transmettre le message à la communauté internationale et particulièrement à la France et aux États Unis d’Amérique par leur présence militaire à Djibouti tout en accompagner notre peuple dans son pour l’avènement d’un État de droit.

Le peuple de Djibouti à soif de démocratie et de liberté depuis 33 ans et dit NON au despotisme.

A midi, les manifestants ont plié leurs affaires et ont quitté les lieux. Les organisateur se sont donné rendez-vous pour d’autres actions INCHA ALLAH !.

Le Forum pour la Démocratie et la Paix et les patriotes engagés remercient les manifestants pour leur mobilisation massif, leur patriotisme car à Djibouti la situation est grave.

 

La mobilisation continue !

 

L ‘Equipe

 

 

 


Compte-rendu de la manifestation du 05 mars 2011 à Ottawa par l’Association de la Diapora Djiboutienne au Canada (ADDC)

Le samedi 05 mars 2011, la diaspora djiboutienne au Canada a bravé la pluie et le froid  pour marquer sa désapprobation et son rejet d’un 3ème mandat de Ismael Omar Guelleh.

Dès 13h30, la communauté djiboutienne a commencé  à se rassembler sur la Colline du Parlement à côté de leurs frères libyens et des touristes venus du monde entier.

On dénombrait une centaine, ce qui, tenant compte de la météo est plus qu’honorable.

L’Association de la Diaspora des djiboutiens au Canada (DDC) a d’abord remis un mémorandum au greffier de Parlement avant de prendre possession de l’emplacement établie par le Comité du Parlement Canadien.

Vers 14h la manifestions a officiellement commencé et le drapeau national ainsi des affiches dénonçant la dictature à Djibouti ont été déployés par la communauté. Un porte-voix  passait d’une main à l’autre pour scander les slogans en direction des medias présentes et des visiteurs du lieu:

§  «IOG dégage»

§  «Freedom for Djibouti»

§  «Non à la dictature»

§  «Oui à la démocratie pour les djiboutiens»

La manifestation s’est poursuivie avec la prise de parole et les orateurs ont insisté sur :

§  leur solidarité indéfectible à leurs frères opprimés au pays et à l’opposition djiboutienne dans leur lutte pacifique pour la liberté et la démocratie,

§  la nécessité de marquer et de manifester le refus catégorique et le rejet total d’un 3ème mandat,

§  la condamnation avec la plus grande fermeté de la répression, des arrestations arbitraires et des violations des droits humains fondamentaux,

§  la poursuite des manifestations sur la Colline du Parlement jusqu’à la chute du dictateur de Djibouti,

§  la mobilisation active du gouvernement canadien, de la communauté internationale et des médias.

Le Président de l’Association de la Diaspora Djiboutienne au Canada (ADDC)

Ahmed ADEN
Ottawa, Canada
ahmed_aden1@yahoo.ca

 

 

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DJIBOUTI: LA RÉVOLUTION SANS MÉDIAS ? LE 16 FÉVRIER 2011 par DAVID SERVENAY (owni.fr)

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DJIBOUTI: LA RÉVOLUTION SANS MÉDIAS?

LE 16 FÉVRIER 2011 

Source : Owni.fr, du 16 février 2011

Une révolution doit-elle être médiatique pour s’accomplir ? Question en suspens. Si l’œil du monde fixe la Tunisie, l’Egypte et l’Algérie, quid du Gabon et de Djibouti où la colère gronde ?

Un président au pouvoir depuis des décennies (et ancien des services de renseignements), soutenu par les grandes puissances en raison de l’importance géostratégique de son pays, en butte à son opposition à quelques semaines d’un scrutin présidentiel joué d’avance et confronté à des manifestations de rue… Vous pensez à Hosni Moubarak ? Zinedine Ben Ali ? Raté.

Prenez la direction du Sud, dans la Corne africaine, où un chef d’Etat se trouve confronté à une situation très semblable. Ces derniers jours, vous n’avez sûrement pas lu une ligne, ni vu une image de la colère qui vise Ismaël Omar Guelleh (IOG), président de la République de Djibouti depuis 12 ans, en piste pour un troisième mandat dès avril prochain (pour pouvoir se présenter, il a légèrement tripatouillé la constitution). Vous n’avez rien vu et pourtant ce n’est pas faute d’avoir dressé des parallèles, IOG affirmant sans rire dès février 2008 dans Jeune Afrique :

JN : Vous avez derrière vous une longue carrière au sein de la Sûreté nationale, et votre parcours, celui d’un homme d’ordre, n’est pas sans rappeler celui du président tunisien Ben Ali. C’est un modèle pour vous?

IOG : Le Président Ben Ali est plus fort que moi, cela ne fait aucun doute ! Sérieusement : la Tunisie est pour nous un vrai modèle, particulièrement dans le domaine clé de la lutte contre la pauvreté.

L’étincelle ? De mauvaises notes aux partielles de droit

Les faits sont têtus. Djibouti compte parmi les pays pauvres de la planète, tout en affichant unecourbe de l’Indice de développement humain (IDH) plutôt positive ces quinze dernières années. Des chiffres en trompe-l’œil. Selon le World factbook de la CIA, l’espérance de vie des Djiboutiens (60 ans) place le pays au 186e rang sur 223. Pas de quoi pavoiser.

Pire : les écarts de niveau de vie sont tels entre la majorité des 740 000 Djiboutiens et les milliers de soldats français, américains ou japonais stationnés sur son territoire, que la population cultive un certain ressentiment à l’égard d’une classe politique jugée aussi corrompue qu’inefficace.

Les premiers jours de février, le mouvement de contestation du régime a démarré par un rassemblement d’étudiants mécontents du système de notation en vigueur à l’université. Selon les observateurs de France 24, l’étincelle fut la publication des résultats des partielles du premier semestre de la fac de droit. Sur 180 étudiants, deux seulement ont obtenu la moyenne, la plupart écopant de notes allant de 2 à 4 sur 20.

Certains ont alors mis en cause le gouvernement, accusé de vouloir retarder l’entrée sur le marché du travail de ces futurs diplômés pour ne pas aggraver les chiffres du chômage. D’autres mettent en cause un vaste système de corruption au profit de jeunes, héritiers des barons du régime IOG.

Le samedi 5 février, une manifestation où se mêlent étudiants et lycéens dégénère. Plusieurs villas et commerces sont saccagés. La police intervient à coups de gaz lacrymogène. Certains témoins parlent de tirs. L’opposition djiboutienne basée à Bruxelles recense au moins deux morts, 20 blessés et des centaines d’arrestations.

Arrêté pour “participation à un mouvement insurrectionnel”

Mercredi 9 février, la vague d’arrestations touche le président de la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH). Arrêté par la gendarmerie, Jean-Paul Noël Abdi est inculpé par un juge de « participation à un mouvement insurrectionnel » et incarcéré à la prison de Gabode. Il risque 15 ans de prison.

Dès le lendemain, la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) dénonce cette opération d’intimidation dans un communiqué qui a fait peu de bruit jusqu’à maintenant. M. Abdi n’est pas seul : au moins sept autres personnes ont subi le même sort.

Que faut-il en conclure ?

  • que Djibouti n’intéresse personne, en Europe comme dans le reste du monde
  • que les opposants à IOG ne savent pas se faire voir / entendre
  • que l’information n’a pas trouvé les canaux par lesquels toute révolution du XXIe siècle semble devoir passer, l’image et l’émotion qu’elle véhicule

Les Djiboutiens manquent d’une véritable story-telling révolutionnaire, prête à rendre leurs revendications adaptées à la production des grands networks de l’information. Faut-il en blâmer les intéressés ? Pas sûr, car il est peu probable qu’ils connaissent précisément la situation djiboutienne, minuscule pays confetti frappé par une crise politique et économique.

Comme rival, un homme d’affaires soutenu par Dubaï

Politiquement, Djibouti est un village. Avec ses familles et ses clans, qui structurent la société depuis des lustres et organisent les réseaux de pouvoir. La vie politique se règle à l’heure du Qat, dans les longs palabres de salon où l’élite se retrouve chaque après-midi. Ismaël Omar Guelleh est un Issa du clan Mamassan, originaire du Somaliland. Bien que majoritaire dans le pays, où les Afars représentent la minorité active, les Issas sont en proie à des rivalités internes, tout autant qu’aux soubresauts de la situation en Somalie. Hassan Gouled Aptidon, prédécesseur, oncle et mentor d’IOG l’aurait averti :

Ne te mêles jamais des affaires intérieures somaliennes ou elles te perdront.

Le pouvoir du président Guelleh est donc en proie, comme ses homologues chassés par les manifestations de rue, à une véritable usure du pouvoir où la répartition des richesses constitue un puissant levier. Or, Djibouti n’a pas été épargnée par la crise économique. C’est sans doute cette configuration -des ambitions présidentielles déclarées- qui ont décidé le très riche homme d’affaires Abdourahman-Charles Boreh à quitter le pays fin 2008. M. Boreh avait notamment monté le nouveau terminal portuaire financé par Dubaï, une installation qui tourne aujourd’hui au ralenti.

Depuis quelques mois, Abdourahman Boreh tente de mobiliser l’opinion djiboutienne autour de sa candidature à l’élection présidentielle du 8 avril. Cela suffira-t-il à déclencher un soulèvement populaire, comme à Tunis et au Caire ? L’Union pour l’alternance démocratique (UAD), coalition de plusieurs mouvements d’opposition, a lancé un appel à la manifestation pour vendredi 18 février. Loin de l’oeil du monde.


Crédits photo via Flickr : Saarab [cc-by–nd] Ismaël Omar Guelleh ; Jean-Paul Noël Abdi, photo de Jean-Loup Schaal pour Owni