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TX empêché par le régime d’être évacué en France (01/05/16)

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Le régime a empêché Abdourahman Mohamed Guelleh TX, Président du parti RADDE, secrétaire général de l’USN et maire légitime de la ville de Djibouti d’être évacué en France pour des soins médicaux urgents.

Sa santé étant fragilisée par l’arrestation brutale du 21 décembre 2015 et les traitements inhumains subis en detention durant presque quatre mois, TX devrait s’envoler samedi 30 avril 2016 par le vol régulier d’Air France.
Il avait organisé son voyage suite à un non lieu ordonné en sa faveur par le juge d’instruction en charge du dossier du massacre perpétré par le régime à Bouldhouko.

Selon une source proche du cabinet du procureur général Mr Djama Souleiman, Ismail Omar Guelleh aurait ordonné l’interdiction de l’évacuation sanitaire à l’opposant TX.

Il convient de rappeler que l’appel interjeté par le procureur général n’a pas d’effet suspensif de l’ordonnance du juge d’instruction. Par ailleurs, TX pourrait aisément et juridiquement être représenté par son avocat, Me Zakaria Abdillahi Ali.

Son interdiction de l’évacuer pour des raisons humanitaires et médicales montre le vrai visage du régime d’Ismai Omar Guelleh qui ne cesse de bâillonner les opposants, les libertés fondamentales et les droits humains depuis son arrivée au pouvoir en 1999.

La lutte continue. Le peuple vaincra.

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Visite solidaire du représentant de l’USN auprès des femmes djiboutiennes en grève de la faim à Paris (28/03/16)

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Une dizaine de femmes djiboutiennes de France et de Belgique observent une grève de la faim depuis le 25 mars dans un local de Femmes solidaires dans la ville d’Arcueil en région parisienne.

Les femmes djiboutiennes regroupées au sein du Comité des femmes djiboutiennes contre les viols et l’impunité (COFEDVI) avec le soutien de Femmes solidaires entendent dénoncer les violences faites aux femmes à Djibouti et briser le mur de silence sur les viols commis dans les régions du pays touchées par la guerre civile depuis les années 1990.

La répression continue aujourd’hui pour entretenir le secret sur ces exactions et sur des arrestations parfois dénoncées par les organisations des droits de l’homme.

COFEDVI et Femmes solidaires exigent la reconnaissance de ces viols comme crimes de guerre, l’ouverture d’une enquête sur toutes les exactions commises à l’encontre des femmes en république de Djibouti, le jugement des soldats coupables de viols et enfin le respect des conventions ratifiées par Djibouti dont la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) ratifiée par Djibouti en 1998.

Vous pourrez suivre en direct sur Africa n°1 ce mardi 29 mars à 18 H heure de Paris, une présentation sur les exactions en cours à Djibouti et sur les viols des femmes spécifiquement.

Maki Houmedgaba
Paris, le 28 mars 2016

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Communiqué de la grève de la faim des Djiboutiennes à Bruxelles (21-04-16)

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Comité des Femmes Djiboutiennes Contre les Viols et l’Impunité
djiboutiennes-contrelimpunite@hotmail.fr
Tél : 0465 48 00 45 ou 0465 12 35 63
 
COMMUNIQUE
 
Contre les viols par l’armée djiboutienne et l’impunité
Grève de la faim de 10 femmes Djiboutiennes
 
Dix femmes de Djibouti, résidant en Belgique entament une grève de la faim, le 25 avril 2016, dans la continuité des actions menées à Cachan (France) pour dénoncer les viols des Femmes Afar par des soldats djiboutiens qui continuent dans l’impunité totale depuis septembre 1993, dans le Nord et le Sud-Ouest du pays.
 
Elles entendent protester contre ces violences et briser le mur de silence érigé autour des viols. Ces crimes se déroulent à quelques encablures des bases militaires française, américaine, nipponne et chinoise.
 
A Djibouti comme dans d’autres régions d’Afrique et du monde, le viol est utilisé comme une arme de guerre, visant à détruire l’identité des communautés. L’impunité érigée en système en République de Djibouti rend impossible toute reconstruction pour ces femmes.
 
Depuis le début de la guerre civile en 1991, des centaines de femmes Afars ont été violées par l’armée gouvernementale à Djibouti. Ces femmes gardent pour beaucoup d’entre elles des séquelles physiques. Elles sont toutes marquées à vie dans leur corps, leur dignité, leur conscience.
 
Malgré la répression et la honte qu’elles éprouvent, certaines victimes ont eu le courage de porter plainte. Aucune plainte n’a pu aboutir jusqu’à ce jour.
 
L’actuel Chef de l’Etat, Ismael Omar Guelleh, qui vient d’être « élu » pour un 4ème mandat, commanditaire des pires massacres à Djibouti (Arhiba, Yoboki, Barislé, Bulduko) a une responsabilité toute particulière dans les viols et l’impunité des soldats violeurs.
 
Cette grève de faim se déroule dans un contexte post-électoral, très tendu, avec une terrible répression et de nombreux accrochages entre le FRUD et l’armée : deux personnes sont décédées sous la torture des gendarmes en février 2016, (arrestations, tortures, exécutions extrajudiciaires, et toujours les viols des femmes).
 
Le Comité des Femmes Djiboutiennes contre les Viols et l’Impunité lancent un appel à la communauté internationale pour qu’elle condamne les viols des femmes djiboutiennes et l’impunité de ces crimes.
 
Nous exigeons :
 La reconnaissance de ces viols comme crimes de guerre
 L’ouverture d’une enquête internationale sur toutes les exactions à l’encontre des femmes en République de Djibouti
 Le jugement des soldats coupables des viols
 Le respect des conventions régionales et internationales ratifié par Djibouti dont le CEDAW
 
Fait à Bruxelles,
Le 24 Avril 2015
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Rapport du département d’Etat US sur les droits de l’homme à Djibouti en 2015 – Essai de résumé en français (25-04-16)

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Bien loin de féliciter Ismaël Omar Guelleh pour sa 4e réélection « holp-up », les Etats-Unis viennent de publier le Rapport sur les droits de l’homme à Djibouti en 2015. Lire ci-dessous un RÉSUMÉ traduit de l’anglais (Traduction non officielle)

Djibouti est une république avec un président élu fort et une assemblée faible.

En 2010, le Parlement a modifié la constitution pour supprimer la limitation du nombre de mandats, ce qui a permis en 2011 la réélection du président Ismaël Omar Guelleh pour un troisième mandat.

Alors que les élections législatives de Février 2013 ont permis la participation des partis de l’opposition pour la première fois depuis 10 ans, l’opposition a rejeté le vote comme étant entaché de fraudes, puis des différends sur les résultats officiels ont alimenté des mois de protestation.

Les leaders de l’opposition ont boycotté l’Assemblée nationale et formé un parlement parallèle jusqu’à ce que la signature d’un accord-cadre entre le gouvernement et l’opposition soit intervenue en décembre 2014.

Les observateurs internationaux de l’Union africaine, de l’Autorité inter-gouvernementale pour le développement (IGADD), de l’Organisation de la Coopération islamique (ACI) et de la Ligue arabe ont déclaré les élections de 2013 comme étant libres et équitables, une évaluation contestée tant au niveau national que par des observateurs internationaux.

Les autorités civiles maintiennent un contrôle effectif sur les forces armées.

Le problème le plus grave en matière de violation de droits de l’homme est la limitation du droit des citoyens de pouvoir choisir ou d’influencer de manière significative la composition de leur gouvernement.

Le gouvernement a commis cet acte en réprimant l’opposition et en déniant à plusieurs formations d’opposition le droit de constituer des partis politiques légalement reconnus; en harcelant, abusant et détenant des personnes critiques de son action; mais aussi en refusant l’accès à des sources d’informations indépendantes et en restreignant la liberté d’expression et de réunion.

D’autres violations de droits humains concernent l’usage d’une force excessive, les conditions de détentions très dures, les arrestations arbitraires et la détention préventive prolongée; l’absence de droit à un procès équitable, l’ingérence dans les affaires de la vie privée, les restrictions de la liberté d’association et de religion, l’absence de protection des réfugiés, la corruption, la discrimination et la violence faite aux femmes dont les mutilations génitales féminines / excision (MGF / E), la traite des êtres humains, la discrimination envers les personnes handicapées, et la violation publique des droits des travailleurs.

L’impunité est un problème récurrent. Le gouvernement a rarement pris des mesures pour poursuivre ou punir les fonctionnaires responsables des abus, que ce soit dans les services de sécurité ou dans d’autres services de l’Etat.

Source : Département d’Etat US

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Communiqué EELV: « La France et les pays européens doivent favoriser la transition démocratique à Djibouti » (EELV, 24-04-16)

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Communiqué EELV

Le Conseil Constitutionnel de la République de Djibouti a validé, ce mardi 19 avril, les résultats de l’élection présidentielle du 8 avril dernier. Déclarant la victoire, dès le premier tour, du président sortant, Ismaël Omar Guelleh, au pouvoir depuis 17 ans, après avoir été pendant 22 ans le bras droit du précédent chef de l’Etat, qui n’était autre que son oncle. Malgré la présence de cinq autres candidats, il a officiellement obtenu un score de 87,07%.

Cette élection, qualifiée de « mascarade électorale » par la coalition des partis de l’opposition, l’Union pour le Salut national (USN), est dans la continuité du cycle initié dès 2010 par le pouvoir djiboutien : suppression contestée de la limite du nombre de mandats présidentiels, confiscation de la victoire de l’opposition aux élections législatives de février 2013, refus d’appliquer l’accord-cadre conclu avec cette même opposition en décembre 2014 en vue de mettre fin à la crise démocratique que connaît le pays.

Les organisations de défense des droits humains n’ont eu de cesse de dénoncer depuis de nombreux mois la répression de toute voix dissidente, le point d’orgue étant la répression sanglante du 21 décembre 2015 qui a fait au moins 27 morts et 150 blessés, selon la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH). Ces attaques se sont poursuivies durant toute la campagne électorale, de nombreux membres de l’opposition ayant fait l’objet de harcèlement, d’arrestations et de détentions arbitraires. L’opposition dénonce également de nombreuses irrégularités durant le scrutin : urnes non scellées, votes multiples, non-accès aux procès-verbaux de dépouillement, représentants de candidats d’opposition empêchés d’accéder à de nombreux bureaux de vote…

EELV témoigne son soutien au peuple djiboutien dans sa lutte pacifique pour la démocratie et condamne les atteintes aux droits humains dont il est régulièrement victime.

EELV condamne le silence persistant de la France et de la communauté internationale face à un déni démocratique et à des exactions qui durent depuis bien trop longtemps.

EELV renouvelle sa demande aux pays européens disposant d’une base ou d’un contingent militaires à Djibouti de contribuer activement à une sortie par le haut de la profonde crise démocratique que connaît ce pays. Il est également de leur intérêt de favoriser son développement économique et social.

En effet, du fait du déficit aggravé de gouvernance que connaît Djibouti, sa population souffre d’un chômage massif excédant 50% et d’un taux de pauvreté avoisinant 80%, malgré les très importants revenus que le pays tire de sa position géographique, stratégique pour l’économie et la sécurité mondiales. La stabilité d’un pays occupant une telle position ne peut être assurée de manière durable que dans un pays dont la gouvernance repose sur la justice démocratique, économique et écologique.

Julien Bayou, Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux

Source : EELV