Djibouti : et si l’heure du peuple avait enfin sonné en 2026 ?
Depuis plus de trente ans, Aden Mohamed Abdo incarne la résistance contre un régime autoritaire qui étouffe la liberté et confisque la démocratie.
Son combat s’inscrit dans la lignée de grands patriotes djiboutiens — Ahmed Dini, Ahmed Youssouf, Mohamed Ahmed Issé , Moussa Ahmed Idriss, Mohamed Djama Elabé, Aden Robleh Awaleh paix à leurs âmes qui ont rêvé d’un État juste et équitable.
Adnan Abdo est issu du peuple afar, un peuple fier, pilier fondateur de la nation djiboutienne, mais marginalisé par le pouvoir en place depuis 48 ans .
Sous la présidence d’Ismaïl Omar Guelleh, les Afars ont été exclus de l’administration, de l’armée et des postes de décision.
Ironie tragique : un ministre afar à la Défense dans une armée où les Afars sont presque absents, et un président afar de l’Assemblée nationale qui cautionne la modification de la Constitution et le sixième mandat d’un régime qui a pourtant marginalisé son propre peuple.
La façade de la représentation, PM, président de l’AN masque une réalité d’exclusion dans l’administration et les forces de sécurité .
À titre personnel, j’ai eu des désaccords avec Aden Abdo et quitté son parti, l’ARD.
Mais aujourd’hui, à la veille de 2026, je choisis de regarder plus loin que les querelles passées.
Car le véritable enjeu, c’est la justice, la dignité et la liberté de tous les Djiboutiens.
Le peuple afar — comme toutes les composantes de la nation djiboutienne — mérite enfin sa place entière dans notre pays.
Et cette place, elle ne se mendie pas : elle se conquiert, pacifiquement, mais résolument.