Compte-rendu de la manifestation du 14 février 2026 à Rennes
À l’appel du MRD, de l’ARD et du Collectif breton pour la démocratie à Djibouti, une manifestation s’est tenue le samedi 14 février 2026 sur la place de la République à Rennes, en France.
Près d’une centaine de personnes se sont rassemblées pour dénoncer la dérive autoritaire du régime djiboutien et s’opposer à la perspective d’un sixième mandat présidentiel d’Ismaël Omar Guelleh. À travers cette mobilisation, la diaspora djiboutienne a affirmé son refus de l’oubli et son engagement constant en faveur de la liberté, de la justice et du respect des droits fondamentaux, malgré les années d’exil et la distance géographique.
Le rassemblement s’est déroulé en présence de représentants de différents mouvements d’opposition et d’acteurs de la société civile. Drapeaux déployés, voix unies, visages déterminés : l’ensemble formait un même élan de solidarité et d’espérance.
Plusieurs prises de parole se sont succédé pour rappeler l’urgence de défendre les libertés fondamentales, de soutenir les prisonniers politiques et de maintenir la mobilisation internationale.
Mohamed Gennevilliers, intervenant au nom du MRD, a dénoncé le système autoritaire en place à Djibouti depuis près d’un demi-siècle. Maki Houmed-Gaba et Aboubaker Sek Abdoulkader, représentants de l’ARD, ont souligné l’importance de poursuivre et d’intensifier les actions de mobilisation contre le sixième mandat présidentiel. Abdourahman Mohamed Habib, pour le Collectif breton pour la démocratie à Djibouti, a rappelé la nécessité d’exiger la libération des prisonniers politiques et a évoqué la longue liste des arrestations, détentions arbitraires et actes de torture recensés depuis l’indépendance nationale.
Les militants présents ont exprimé à la fois leur tristesse face à la situation politique de leur pays et leur détermination intacte à poursuivre le combat démocratique. Les événements marquants ayant profondément affecté la société djiboutienne, notamment les tueries à Arhiba, Bouldhoqo et lors de l’affaire dite du Café de Paris, ont été rappelées, de façon à faire faire toute la lumière et que justice soit rendue aux victimes.
La place de la République a résonné de slogans tels que : « À bas la dictature ! », « Guelleh tortionnaire ! », « Liberté à Djibouti ! », « Droits de l’homme à Djibouti ! », ainsi que d’appels à la justice pour les victimes des événements d’Arhiba, de Bouldhoqo et du Café de Paris.
Pendant deux heures et demie, la place s’est transformée en un espace de parole et de mémoire. Les manifestants ont voulu porter la voix de celles et ceux qui, au pays, ne peuvent plus s’exprimer librement. Sous un soleil inattendu en ce 14 février — journée symboliquement associée à l’amour — les participants ont réaffirmé leur attachement à la dignité, à la justice et à l’idéal démocratique pour Djibouti.
La manifestation s’est déroulée dans la détermination et une profonde solidarité envers l’ensemble du peuple djiboutien.
Maki Houmed-Gaba
Représentant de l’ARD en Europe
Fait à Rennes, le 15 février 2026


