Dernières éditions

DJIBOUTI-DEBOUT RECEVRA LE DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 2018, le Président de l’ARD, Adan Abdou. (Eléments de biographie par Abdallah Abdo, Djibouti Debout)

Par Abdallah Abdou

DJIBOUTI-DEBOUT RECEVRA LE DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 2018, le Président de l’ARD, Adan Abdou. (Eléments de biographie par Abdallah Abdo, de Djibouti Debout)

Djibouti est-elle en danger ? Peut-elle rester imperméable aux changements qui façonnent la sous-région ? Quels sont les défis d’aujourd’hui et des prochaines décennies ? Sommes-nous condamnés à être une juxtaposition des communautés ? Une Nation est-elle envisageable ?

La téléconférence de ce dimanche 16 décembre sera l’occasion pour la diaspora de revenir sur un certain nombre de sujets brûlants qui tiraillent la société djiboutienne sous l’éclairage du syndicaliste chevronné et homme politique Adan Abdou
Adan Mohamed Abdou est né le 11 novembre 1958. Très tôt il fait partie des jeunes qui commencent à militer alors qu’ils fréquentent le collège. Il devient dès l’âge de 15 ans membre de l’association dénommé l’UDC (Union pour le Développement Culturel) qui voit le jour en 1973 et qui est aujourd’hui la doyenne des associations djiboutiennes. Il en devient le responsable du département culture et folklore de 1980 à 1983 avant d’en devenir Président de 1984 à 1987. En tant qu’ homme de culture, auteur et compositeur très jeune, il a à son actif plus de 4 théâtres et une centaine des chansons qu’il a composé et réalisé à cette époque au sein de l’ UDC en langue Afar.

Dès son jeune âge il prend part à la lutte pour l’ Indépendance du pays au sein du mouvement populaire de libération (MPL) qui fut créé en décembre 1975.

Dans le début des années 1980 alors qu’ il travaille à l’EDD (Electricité de Djibouti) il s’engage également dans le mouvement syndical et devient en 1982 secrétaire général adjoint puis secrétaire général du syndicat des travailleurs de l EDD affilié alors à la centrale unique de l’ époque dénommée UGTD dont il deviendra jusqu’en 1992 secrétaire général adjoint également.

En juin 1992 profitant de l’ouverture symbolique du régime à un multipartisme limité à quatre partis avec l’adoption de la 1ere constitution du pays suite a un référendum organisé la même année, il devient l’un des fondateurs d’ une nouvelle centrale syndicale dénommée UDT (Union Djiboutienne du Travail), dont il devient secrétaire General, sur les cendres de l’UGTD dissoute par une assemblée générale des syndicats de base sectorielles qui y étaient affiliés et qui devinrent les affiliés de la nouvelle centrale qui prônait désormais un syndicalisme libre et indépendant.

L’UDT des 1993 sera reconnu par l’OIT et devient officiellement affiliée au niveau international a la CISL (icftu en anglais : confédération internationale des syndicats libres qui deviendra en 1996 la confédération syndicale internationale (CSI) en fusionnant avec la CMT). L’UGTD sera recréé par la suite en 1994 et formera avec l’UDT l’intersyndicale UDT/UGTD en aout 1995 lors de la grande grève générale des travailleurs qui paralysa le pays durant plus de deux semaines et à l’ issue duquel tous les dirigeants syndicats dont Adan M Abdou furent licencies et les demeurent jusqu’à présent.

Sur le plan politique il devient membre de la 1ere coalition de l’ opposition crée en 1992 à Paris et dénommé Front Uni de l’Opposition Djiboutienne (FUOD) composées de tous les partis de l’ opposition qui venaient d’être créés dont la rébellion du Frud armée en guerre contre le régime .

De 2000 à 2001 il participe du cote du FRUD armée à la négociation de paix avec le régime djiboutien en étant coprésidant de la commission sur la décentralisation. Négociation qui sera conclue par la signature de l’accord de paix définitif le 12 mai 2001. Accord qui entre autres aura permis d’instaurer le multipartisme intégral qui n’ a jamais été vraiment appliqué comme tous les autres partis de l’accord violés par le régime.

Suite à cet accord le Frud armé se mue en parti politique dénommé l’ARD dont Ahmed Dini devient président et lui secrétaire général alors que Ahmed Youssouf en sera le 1er vice-président. Lequel deviendra à la mort du regretté Dini le 2eme président.
Ce n’ est qu’ à la mort de ce dernier que Adan M Abdou en deviendra le 3eme président depuis septembre 2017 et toujours en exercice.

Il fut également membre de la direction de l’UAD (union pour l’alternance démocratique ) nouvelle coalition de l’opposition né après l’ accord de 2001 et qui participa aux élections législatives de janvier 2003.

Dix ans plus tard il fut aussi avec Ahmed Youssouf qui en était le président, membre du haut conseil de l’USN créé le 16 janvier 2013 et qui participa aux élections législatives de février 2013 dont la victoire lui a été spolié par force par le régime comme en 2003.

Adan M Abdou était tête de liste d’Obock en 2003 et tête de liste adjoint à Djibouti en 2013 sur la liste de l USN.
A l’issue de cette élection dont la victoire de l USN fut volée par le régime qui ne lui accorda que 10 sièges. A l’assemblée nationale il fut parti de ces dix députés USN rentres à l’hémicycle après deux années des luttes acharnés sur le terrain et après l’accord-cadre signé avec le gouvernement djiboutien le 30 décembre 2014.

Adan M Abdou est aujourd’hui président de l’ ARD et fait partie de quelques partis et personnalités politiques de l’opposition qui tentent de restaurer l USN en étant ouvert à tous les partis de l’ opposition sans exception dans le but de relancer la lutte politique au niveau national

Fin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *