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Compte-rendu de la Conférence-débat du dimanche 2 Juillet 2017 à Paris – Intervention Maître Mzamba – Document 3 (02/08/17)

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Compte-rendu de la Conférence-débat du dimanche 2 Juillet 2017 à Paris – Intervention Maître Mzamba – Document 3

Compte-rendu de la Conférence-débat du dimanche 2 Juillet 2017 à Paris –

Intervention Maître Mzamba – Document 3

Maitre Brice Mzamba, avocat spécialiste du droit d’asile, exerçant en cabinet parisien.

Maître Brice Mzamba introduit le thème du droit des étrangers applicable aux demandeurs d’asile en France. Remerciant le collectif d’organisation de la conférence pour lui permettre de participer à informer sur la sécurité juridique des exilés politiques Djiboutiens ici en France.

La France est signataire avec d’autres États de conventions qui assurent la protection de personnes réfugiées qui craignent des persécutions dans leur pays.

Des structures facilitent d’engager une procédure de demande de statut de réfugié pour un pays comme Djibouti où la liberté est réduite face aux abus. Les intérêts de la France font qu’il est difficile pour un opposant de trouver l’asile en France par crainte de représailles diplomatiques.

Des structures accompagnent ces personnes à leur arrivée en France. Une procédure est mise en place pour éviter les abus pour qu’on puisse juger des récits présentés et selon leur véracité et un statut est offert au demandeur. Djibouti est un pays au système politique répressif où il n’est pas aisé de s’exprimer librement ou d’exercer des libertés telles qu’on les connait ici. La liberté politique est restreinte à Djibouti où pour s’engager politiquement on doit dire ce que le pouvoir veut faire dire.

La France a ses intérêts géostratégiques très importants à Djibouti. Quand on a été un opposant à Djibouti avec un discours pointu, et contre une certaine politique de la France à Djibouti, cela peut être dur quand on arrive ici de pouvoir bénéficier facilement de ces structures. Parce que, il ne faut pas être naïf, il peut arriver que si la France accorde le statut de réfugié à cet opposant, on peut avoir des problèmes diplomatiques avec le régime qui est en place à Djibouti parce que l’octroi du statut politique reconnait que le système politique de ce pays est répressif, n’est pas un pays sûr.

A son arrivée en France, il faut prendre attache avec des associations pour avoir une domiciliation administrative et peut être un endroit où se loger. Ensuite l’OFPRA décide de la demande d’asile. Un avocat est recommandé pour aider à donner un cadre cohérent à son récit et préparer un dossier avec des preuves de la répression subie.

Les allégations qui ne sont étayées d’aucun élément objectif ne permettent pas d’obtenir la reconnaissance par l’OFPRA. Il faut mettre en avant la vraisemblance, il faut rassembler tous les éléments de témoignage d’autrui sur la répression subie. Le récit ne doit pas rester général mais circonstancié. Ainsi on augmente ses chances devant l’OFPRA.

C’est la première étape. Il peut arriver après que l’OFPRA rejette votre demande d’asile. Le raisonnement tenu dans le rejet par l’OFPRA évoque souvent un récit non circonstancié. A partir de là, il faut se rapprocher d’un professionnel pour former un recours devant la CNDA, Cour nationale du droit d’asile, pour contester le rejet de l’OFPRA, en faisant la démonstration que cette décision n’est pas fondée en droit.

Maître Mzamba conseille aux réfugiés et demandeurs d’asile de créer des associations afin d’élaborer et partager un cadre construit pour défendre les dossiers de demande d’asile.

Maître Mzamba

Paris, le 2 juillet 2017

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Compte-rendu de la Conférence-débat du dimanche 2 juillet 2017 à Paris en commémoration des 40 ans de répression à Djibouti depuis le 27 juin 1977 (Document 2) 02/08/17

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Compte-rendu de la Conférence-débat du dimanche 2 juillet 2017 à Paris en commémoration des 40 ans de répression à Djibouti depuis le 27 juin 1977

DOSSIER CONFÉRENCE DU 2 JUILLET 2017 A PARIS / Document 2

La conférence débat et exposition du 2 juillet 2017 tenue à la mairie du 2e arrondissement de Paris commémore les 40 ans de répression perpétrée à Djibouti depuis l’indépendance le 27 juin 1977.

Treize représentants politiques et d’organisations de la société civile djiboutienne, africaine et française participent à la journée de commémoration ainsi que huit débatteurs et auteurs de témoignages.

Huit conférenciers empêchés sont excusés.

Treize représentants d’organisations politiques et de la société civile présents à la Conférence :

Maitre Brice Mzamba, avocat spécialiste du droit d’asile, exerçant en cabinet parisien

Mohamed Kadami, président du FRUD, le Front pour la restauration de l’unité et la démocratie

Mahdi Ibrahim God, vice-président de l’ARD, l’Alliance républicaine pour le développement

Maki Houmed-Gaba, représentant de l’USN en France, l’Union pour le salut national

Ardiouma Sirima, vice-président de La Plateforme panafricaine, président du Club Unesco à Paris

Raymond Ayivi, président de La Plateforme panafricaine

Kéchéri Doumbia, Vice-président de l’Amicale panafricaine

Raymondo Ela, sec gén du Cored, Coalition restauratrice de l’État démocratique en Guinée Équatoriale

Jean-Loup Schaal, Président de l’Ardhd, Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti

Abdourahman Mohamed Habib, président du Collectif breton pour la démocratie à Djibouti

Hassan Abdillahi Robleh, Président du MJO-Europe, le Mouvement des jeunes de l’opposition

Régis Marzin, journaliste indépendant, Collectif de solidarité avec les luttes politiques en Afrique

Laurence Dawidowic, représentante de l’association Survie

Huit témoins et auteurs de témoignage / révélation / parole vécue sur le contexte de la répression :

Dini Mohamed ; Aïdarous Mohamed Guirreh ; Yassin Ibrahim Youssouf ; Ahmed Djihad ; Ali Sahal ; Naguib Omar Houssein ; Nima Osman ; Fatouma Hamadou.

Dix débatteurs concourent à la série des questions réponses :

Dini Mohamed ; Aïdarous Mohamed Guirreh ; Yassin Ibrahim Youssouf, Rigobert Missinhoum, Patrick Falcou, Claude Koudou, Raymond Ayivi, Régis Essono, Mohamed Kadami

Huit conférenciers empêchés sont excusés :

Abdourahman Waberi (Écrivain), Mohamed Ainaché (premier présentateur RTD), Kadar Abdi Ibrahim (MODEL), Hassan Cher Hared (PADD), Ainan Sougueh (Collectif Bouldhoqo), Seidik Abba (Journaliste Monde Afrique), Florent Geel (FIDH), Abdillahi Iftin (personnalité politique)

Présentation de la journée de commémoration

La journée de commémoration se déroule de 11 heures à 19 heures. Cinq conférences sont réparties sur cinq thèmes abordés successivement. Les débats et conférences sont modérés par le journaliste blogueur Makaëla Nguebla.

Entre 13 h et 13h30, à l’issue de la rencontre autour de Maître Mzamba dédiée aux exilés Djiboutiens, une marche silencieuse démarre à la Place de la Bourse, face au siège de l’AFP, et remonte la rue de la Banque jusqu’à la mairie du 2e arrondissement.

Parallèlement à la conférence et la marche silencieuse, une exposition de photos des victimes de la répression est dévoilée dans la salle des expositions, face à une série de présentoirs destinés à rendre hommage aux organisations de défense des droits de l’homme et à des formations politiques qui ont dénoncé et lutté contre la répression à Djibouti.

Les organisations de promotion des droits des femmes victimes de viols par les militaires dans le pays mettent à disposition des visiteurs une pétition exigeant l’ouverture d’une enquête internationale pour juger de ces crimes. La pétition a recueilli des dizaines de signataires, lesquels seront tenus informés de la suite donnée à cette procédure.

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JOURNEE-DEBAT-EXPOSITION DU 2 JUILLET 2017 A PARIS EN COMMÉMORATION DES 40 ANS DE RÉPRESSION A DJIBOUTI (Document 1)

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Compte-rendu de la Conférence-débat du dimanche 2 Juillet 2017 à Paris – Panels des conférences – Document 1

JOURNÉE-DÉBAT-EXPOSITION DU 2 JUILLET 2017 A PARIS

EN COMMÉMORATION DES 40 ANS DE RÉPRESSION A DJIBOUTI

Mairie du 2e arrondissement de Paris, 8, rue de la Banque, 75002 Paris

DOSSIER CONFÉRENCE DU 2 JUILLET 2017 A PARIS / Document 1

Une conférence-débat sur cinq panels, doublée d’une marche silencieuse et d’une exposition de photos des victimes de la répression, s’est tenue face aux présentoirs des organisations de défense des droits de l’homme. Débats modérés par le journaliste blogueur Makaëla Nguebla.

1/ Panel de la rencontre dédiée aux réfugiés et exilés Djiboutiens

Intervenant : Maitre Brice Mzamba, avocat spécialiste du droit d’asile, exerçant en cabinet parisien.

Contributeurs et témoins : Dini Mohamed ; Aïdarous Mohamed Guirreh ; Yassin Ibrahim Youssouf ; Ahmed Djihad ; Ali Sahal ; Naguib Omar Houssein ; Nima Osman ; Fatouma Hamadou.

De 13h-13h30 : Marche silencieuse en hommage aux victimes de la répression à Djibouti suivant un itinéraire allant du siège de l’AFP à l’entrée de la mairie du 2e arrondissement de Paris

2/ Panel des formations politiques djiboutiennes, pour une présentation de l’action politique

Intervenants :

Mohamed Kadami, président du Frud

Mahdi Ibrahim God, vice-président de l’ARD

Maki Houmed-Gaba, représentant de l’USN en France

Débatteurs : Dini Mohamed, Rigobert Missinhoum, Patrick Falcou, Yassin Ibrahim Youssouf

3/ Panel des organisations panafricaines, pour une action de solidarité africaine

Intervenants :

Ardiouma SIRIMA, vice-président de La Plateforme panafricaine, président du Club Unesco à Paris

Raymond Ayivi, président de La Plateforme panafricaine

Kéchéri Doumbia, Vice-président de l’Amicale panafricaine

Raymondo Ela, sec. gén. du Cored, Coalition restauratrice de l’État démocratie en Guinée Équatoriale

Débatteurs : Rigobert Missinhoum,  Claude Koudou, Patrick Falcou

4/ Panel des organisations de la société civile, pour une présentation de citoyenne et sociale

Intervenants :

Jean-Loup Schaal, Président de l’Ardhd, Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti

Abdourahman Mohamed Habib, président du Collectif breton pour la démocratie à Djibouti

Hassan Abdillahi Robleh, Président du MJO-Europe, le Mouvement des jeunes de l’opposition

Débatteurs : Rigobert Missinhoum,  Raymond Ayivi, Yassin Ibrahim Youssouf, Claude Koudou

5/ Panel des conférenciers des observateurs, pour une critique de l’action politique et sociale

Intervenants :

Régis Marzin, journaliste indépendant, Collectif de solidarité avec les luttes politiques en Afrique

Laurence Dawidowic, représentante de l’association SURVIE

Débatteurs : Raymond Ayivi, Régis Essono, Mohamed Kadami, Patrick Falcou

Conclusion et perspectives

Mohamed Kadami, Mahdi Ibrahim God, Maki Houmed-Gaba, Abdourahman Mohamed Habib,

Hassan Abdillahi Robleh, Makaëla Nguebla

Fin de la Journée-débat-exposition : 19 heures