ARD » 30 septembre 2015

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Compte rendu de la conférence du 27 Septembre 2015 à Bruxelles organisée par l’ USN-Belgique (30/09/15)

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Une Conférence marquée par la disparition d’ une figure importante de l’ opposition, placée sous l’ égide du président de l’USN, Ahmed Youssouf Houmed accompagné par le délégué aux affaires extérieures ,Djama Amareh Meidal membre du Haut-Conseil de l’ USN, du Cheikh Guirreh Maidal ;membre du Haut-Conseil de l’ USN, du député de l’ opposition Doualeh Egueh Ofleh , de Mahdi Ibrahim God;Adjoint au représentant des relations extérieurs à l’ extérieur et vice-président de l’ ARD,de Yonis Houssein représentant de l’ UDJ en Europe et doyen des opposants à UK , de Maki Houmed-Gaba représentant de l’ USN en France et du président du CRP-USN en Belgique Ali Aboubaker que s’ est tenue cette importante réunion publique sans précédent à Bruxelles.Le tout animé par le jeune Mohamed Amin ,président du Mouvement des jeunes de l’ USN en Belgique.
C’ est en présence d’ un parterre de personnalités politique de l’ opposition djiboutienne et d’ une salle comble que la conférence a débuté par un dou’a récité par le cheikh Guirreh en faveur du défunt président de l’ UDJ et membre du Haut-Conseil de l’ USN, le regretté Ismail Guedi Hared décédé quelques jours avant à Paris.

Après avoir rendu un vibrant hommage au défunt Guedi Hared (Allah Yarhamou), le président Ahmed Youssouf a brièvement rappelé la situation politique du pays antérieur à l’ indépendance et post-indépendance. Les divisions tribales et ethniques héritées de l’ ère coloniale se sont accentuées après l’ indépendance, d’ ou sa démission du premier gouvernement à peine 6mois après. Il a souligné l’apport considérable de Dini dans la lutte pour l’ indépendance de notre pays et ses actions politiques pour l’ instauration d’ un Etat de Droit et démocratique après que l’ indépendance fut confisquée par une horde d’ irresponsables.Saluant au passage la présence de deux personnalités opposantes au régime depuis plus de 40 ans dans la salle: Abdi Osman dit INDHABUUR et Ahmed Ali Aras.
Il a expliqué que le boycott par l’ opposition des élections pendant 10 ans résultait d’ un constat de manque de transparence et de fraudes massives observé lors des élections législatives de 2003. Que l’ Union pour le Salut National née d’ une volonté popuplaire il y a 3 ans et soutenue pleinement par la grande majorité du peuple djiboutien est déterminée à mettre fin à l’ absence d’ un Etat démocratique à Djibouti.En ce qui concerne l’ accord-cadre du 30 Décembre 2014 signée entre l’ USN et le gouvernement Djiboutien, il a rappelé qu’ il revient à tout djiboutien de prendre ses responsabilités pour réclamer l’ application intégrale, car il en va du devenir du pays ,donc de l’ avenir de chaque djiboutien.
Cheikh Guirreh Maidal a quant à lui affirmé que la présence de nombreux djiboutiens en exil est dûe à l’ absence d’ un véritable Etat de Droit à Djibouti pouvant répondre aux besoins du peuple djiboutien. Quant aux récentes déclarations du ministre du travail et de la réforme s’ adressant aux fonctionnaires et employés du service public sur un ton menaçant en les dissuadant de soutenir une autre politique que celle menée par le gouvernement “cela nous démontre encore une fois le cynisme de ce régime qui court à sa perte” a déclaré Cheikh Guirreh.

L’ honorable député Doualeh a encouragé les djiboutiens à l’ intérieur comme à l’ extérieur à soutenir financièrement l’ USN pour parvenir le plus rapidement au changement tant souhaité par les djiboutiens.

L’ ancien président du FUOD et actuel responsable de l’ USN à l’ extérieur, Mahdi God à pris la parole en invitant les personnes à observer une minute de silence pour les martyrs djiboutiens assassinés , portés disparus ou décédés des suites de tortures depuis l’ indépendance à ce jour et particulièrement les victimes du Café de Paris, dont le 27 Septembre coincide avec le 24ème anniversaire des tueries et tortures de la communauté gadabourcie visée .Ce qui fut fait.Ensuite , il a invité les militants USN à se concentrer sur l’ essentiel pour parvenir à bout de ce régime.

Enfin, Le délégué aux affaires extérieurs, emparé par l’ émotion a rendu à son tour un hommage appuyé au défunt Guedi (Allah yarhamou). Il a indiqué par la suite à l’ assistance qu’ aucune question n’ était taboue ,les combattants pour la liberté qu’ ils étaient ne pouvaient se permettre d’ esquiver les questions à l’ instar de ceux aux commandes du pays.

Pour ce qui est des critiques provenant de la diaspora, elles sont souvent infondées et leurs auteurs manquent d’ informations pour apprécier les actions politiques que mènent les responsables sur le terrain à leur juste valeur.

Après une séance remarquable d’ échanges fructueux avec le public, le mot de la fin fut pour le président Ahmed youssouf qui invita les djiboutiens à ne pas agir en ordre dispersé mais bien en étant uni comme les cinq doigts d’ une main car c’ est ainsi que nous envisageons le futur de notre pays: Une,Indivisible avec un peuple uni et en harmonie.

La conférence s’ est clôturée à 18h30 par un dou’a du président.
Pour l’ USN-Belgique
L’ équipe du CRP-USN Belgique

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Intervention de Mohamed Issé à la Conférence du 27/09/15 de l’USN à Bruxelles (30/09/15)

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Par Mohamed Issé
Conférence historique de l’USN – Bruxelles, le 28/09/2015 –
Ci-dessous, le texte de mon intervention.

Monsieur le président, Messieurs les membres du haut conseil,
Messieurs les responsables de l’USN
Mesdames, messieurs,
L’union pour le salut national (USN) créée le 16/01/2013, n’a pas encore deux ans d’existence, mais elle a déjà gagné à deux reprises dans ce combat pour la justice et la démocratie qu’elle mène contre le régime en place :
– Une première fois, en remportant haut la main aux élections législatives dès le 22 février 2013
– une seconde fois le 30 décembre 2014, grâce à la signature de l’accord cadre en vue de sortir de l’impasse politique générée par la crise post-électorale et préparer une alternative démocratique.
Si ces succès, en tant que tel, n’ont pas encore permis de franchir le cap, ils ne nous ont pas moins rapproché si près de l’objectif, de l’alternative démocratique, la clé de changement tant attendu par le peuple djiboutien.
Et pour cause, depuis le 30 décembre 20013, alors que le régime pris au piège, se trouve en perte de vitesse tant sur la scène nationale qu’internationale, l’USN ne cesse de gagner en crédibilité et en visibilité sur tous les fronts.
Aujourd’hui la démocratie n’est plus ce privilège réservé aux peuples des pays industrialisés, mais s’impose comme une valeur et une exigence universelle.
Ni la paix ni le progrès n’est possible, sans elle. C’est la raison pour laquelle l’aide au développement aux ACP a été soumise à la conditionnalité politique (ou démocratique). Autrement dit, l’octroi de l’aide ou même la signature d’un accord sont soumis au respect de la démocratie, des droits fondamentaux et à une bonne gouvernance dans le pays en question.
Ceci qui montre combien l’USN est résolument tournée vers l’avenir, contrairement à un régime usée qui ne cherche qu’à garantir le règne d’un individu sans scrupule qui ne pense qu’à sa petite personne. .
Les dictateurs africains abonnés aux mandats à rallonge, contre la volonté du peuple sont vivement conseillés de comprendre une fois pour toute que la dictature n’a plus d’avenir sur le continent africain, que l’organisation des élections libres et transparentes, le respect des droits de l’homme et l’Etat de droit sont indispensables ; c’est là la quintessence du message historique adressé par le président des États-unis, Barak Obama, aux dirigeants africains réunis au siège de l’Union Africaine en Ethiopie Le 28 août 2015..
Si la victoire contre le régime d’Ismail Omar Guelleh est inévitable, cela n’autorise pas pour autant le peuple djiboutien à baisser la garde. Ce dernier est appelé à se mobiliser d’avantage derrière l’USN, non seulement pour éradiquer la dictature mais également pour participer pleinement à l’édification de l’État de droit sur la base de l’unité nationale retrouvée.
L’imminence de la victoire ne devrait pas non plus inciter les dirigeants de l’USN à perdre la vigilance ni à céder à l’euphorie des lendemains car il faudra bien s’atteler aussitôt au déminage du champ des mines légué par le régime d’Ismail Omar Guelleh. Il nous faut nous ressaisir très rapidement en construisant une société fondée sur les valeurs que sont l’égalité, la liberté, l’honnêteté, la justice, le travail, le respect de la parole donnée et la responsabilité.
L’USN qui s’apprête à présider aux destinées du pays, devra rester toujours attentive, car rien n’est définitivement acquis. Il est important de choisir les priorités nationales en fonction des besoins réels du pays.
Il faut aussi apprendre à bien gérer les ressources afin de gagner la confiance des investisseurs, de la communauté internationale et devenir crédible au près des populations.
Monsieur le président, nous avons confiance en vous et au haut conseil de l’USN que vous présidez.

Vive la république de Djibouti !

Vive le peuple Djiboutien !

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Communiqué USN: Renouvellement de la carte d’identité nationale (CNI) et révision des listes électorales, irrégularités (27/09/15)

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Titre : Renouvellement de la carte nationale d’identité (CNI) et révision des listes électorales : Le Haut-Conseil de l’USN se déplace et constate bien des irrégularités.

Après avoir recueilli de nombreux témoignages de terrain, le Haut-Conseil de l’USN a visité les sous-préfectures et la préfecture de la capitale qui accueille plus de 2/3 de la population djiboutienne mais aussi la direction de la population. Il l’a fait jeudi 10 septembre et mercredi 16 septembre. Jeudi 10 septembre 2015, une délégation du Haut-Conseil s’est rendue à la 1ere sous-préfecture et à la préfecture de la capitale ainsi qu’à la direction de la population. Le sous-préfet de la première circonscription a tout simplement refusé de recevoir la délégation et de répondre à ses questions sur les listes électorales, violant ainsi ses obligations professionnelles. En effet, le décret n°93-0023/PRE du 19 mars 1993 fixant les modalités d’établissement des listes électorales ainsi que les conditions de délivrance et de validité des cartes d’électeurs précise en son article 12 : ‘’Tout électeur, tout candidat et tout parti politique régulièrement constitué peut prendre communication et copie des listes électorales’’. Le sous-préfet a renvoyé la délégation au préfet. Or, le préfet s’est porté absent en dépit du rendez-vous donné la veille au député USN Adan Mohamed Abdou et la nouvelle demande de rendez-vous formulée le jour même par les dirigeants de l’USN n’a point obtenu de suite à ce jour. La même situation s’est reproduite à la direction de la population où le directeur s’est absenté de son bureau. Même demande de rendez-vous par les dirigeants et, à ce jour, même silence radio que le préfet de Djibouti.

Mercredi 16 septembre 2015, la délégation du Haut-Conseil s’est rendue aux sous-préfectures 2, 3, 4 et 5 de la capitale. Le chef de la 4eme sous-préfecture s’est enfermé dans son bureau, celui de la troisième sous-préfecture, alors absent du bureau, a donné rendez-vous aux dirigeants de l’USN pour samedi 19 septembre 2015, tandis que les deux autres les ont reçus. Finalement, la délégation de l’USN n’a pas pu rencontrer le sous-préfet de la troisième circonscription de la capitale qui n’a pas honoré le rendez-vous fixé au 19 septembre 2015.

Tout au long de ses visites, la délégation a constaté la présence de nombreux administrés aux sous-préfectures, à la préfecture et à la direction de la population. Elle a pris langue avec eux. Mais, à aucun moment, les dirigeants de l’USN n’ont pu consulter les listes électorales ni en obtenir copie. Cela leur a été refusé par la préfecture et les sous-préfectures.

De ces rencontres comme de ces non-rencontres non moins significatives de la délégation avec les sous-préfets, le préfet et le directeur de la population, de ses contacts avec les administrés présents dans tous les lieux visités, mais aussi et surtout des recoupements de leurs témoignages avec les autres multiples sources de terrain de l’USN, y compris sur les régions de province, il ressort que les listes électorales sont trop souvent gérées de manière irrégulière. Beaucoup de jeunes devenus majeurs sont repoussés lorsqu’ils viennent demander à être inscrits sur les listes électorales, les adultes absents du pays lors de la prétendue refonte électorale de 2008 ne sont pas toujours réinscrits s’ils le demandent et ceux qui déménagent dans une autre circonscription ne voient pas leur demande de transfert sur la liste électorale de leur nouveau lieu de résidence acceptée par la plupart des sous-préfectures. De même, comme signalé plus haut, l’accès aux listes électorales reste de fait interdit à l’opposition. Du reste, cela n’étonne point l’USN pour laquelle la mise en place d’une véritable CENI paritaire est une réforme urgente, comme le prévoit l’accord-cadre du 30 décembre 2014.

Concernant le renouvellement de la carte nationale d’identité (CNI), il est entouré d’une telle opacité qu’il jette de graves doutes sur sa régularité et sa sincérité. Outre les lenteurs et les goulots d’étranglement liés à la conception de l’opération et à la faiblesse de ses moyens humains et techniques, outre la mauvaise qualité technique de la nouvelle CNI et la destination inconnue des frais perçus de 2000 francs Djibouti par carte renouvelée, nous relevons les irrégularités suivantes :

-un grand nombre de personnes attendent depuis des mois le renouvellement de leur CNI pourtant régulièrement déposée,

-un grand nombre de non-Djiboutiens obtiennent la nouvelle CNI par l’intermédiaire du parti au pouvoir, le Rassemblement populaire pour le progrès (RPP), dont les annexes deviennent de véritables antennes administratives, soit autant d’électeurs irrégulièrement créés à son profit par le pouvoir,

-l’immense majorité des Djiboutiens n’ont pas encore renouvelé leur carte nationale d’identité, ce qui ne permet point de tenir la date limite du 31 décembre 2015 pour l’achèvement du renouvellement,

Tous ces constats confirment les doutes et craintes que l’USN a exprimés dans son appel à la suspension du renouvellement de la CNI en date du 18 octobre 2014 et rendent encore plus impérieuse la création d’une commission ad hoc présidée par un haut magistrat respecté, comprenant des représentants de l’administration, de la société civile ainsi que des partis politiques et s’appuyant sur des experts confirmés.

De la même manière, les irrégularités constatées dans la gestion des listes électorales rappellent l’urgence d’une véritable Commission électorale nationale indépendante (CENI) paritaire.

La balle est plus que jamais dans le camp du régime. Le déni et le tout répressif ne sont pas la solution. Bien au contraire. La solution réside dans le respect des engagements pris par le gouvernement dans l’accord-cadre du 30 décembre 2014.

Près de quarante ans après l’Indépendance du 27 juin 1977, les Djiboutiens veulent avec détermination être respectés comme un peuple adulte, entré avec le Monde dans le XXIème siècle. C’est le moindre de leurs droits de peuple souverain. Cela commande plus que jamais l’exercice de la raison et du sens de la responsabilité.

Le président par intérim de l’USN
Omar Elmi Khaireh